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Économie

La fusée européenne Ariane 6 réalise son premier vol commercial

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Ariane 6 avait effectué son vol inaugural en juillet dernier (archives). (© KEYSTONE/AP European Space Agency/STEPHANE CORVAJA)

La fusée europénne Ariane 6 a placé jeudi en orbite un satellite militaire embarqué pour le compte de la France, un premier vol commercial lourd d'enjeux pour la souveraineté spatiale européenne.

La manoeuvre a été effectuée à l'heure prévue, un peu plus d'une heure après le décollage réalisé depuis Kourou, en Guyane française.

Après avoir vu son décollage plusieurs fois repoussé, dont lundi au dernier moment, le lanceur s'était élancé, sous une météo pluvieuse, avec à son bord le satellite militaire d'observation de la Terre CSO-3.

Ariane 6 avait disparu dans les nuages quelques secondes après le décollage.

Le public d'officiels était bien plus clairsemé que lors de la dernière tentative, le 3 mars, de nombreuses personnes n'ayant pas pu rester en Guyane. Dans la salle Jupiter, au sein du CSG, l'assemblée suivait le déroulement de la mission, les équipes retenant leur souffle jusqu'à la mise en orbite.

Après la dernière tentative, Arianeespace avait assuré que la fusée Ariane 6 et son passager, le satellite CSO-3, étaient "dans des conditions stabilisées et en sécurité".

Le lancement avait été avorté lundi, trente minutes avant l'heure prévue, en raison du dysfonctionnement d'une vanne sur un des tuyaux d'avitaillement.

Le lanceur était pourtant sur son pas de tir et le portique mobile qui protège la fusée avait été retiré.

Cette vanne est un "dispositif lourd" de 150 kg, avait expliqué le président exécutif d'Arianespace, David Cavaillolès. Or, les tests effectués avant le tir "montraient qu'on avait un comportement anormal". Par conséquent, "la seule bonne décision était d'interrompre la chronologie jusqu'à permettre de comprendre le dysfonctionnement et le traiter".

Initialement prévue en décembre, la mission avait déjà été reportée au 26 février, puis au 3 mars, une pratique courante dans le secteur spatial.

Cette mission, hautement symbolique, vise à sceller la souveraineté retrouvée de l'Europe spatiale, en plein contexte de rapprochement entre les Etats-Unis et la Russie.

Le satellite CSO-3 (pour "composante spatiale optique"), qu'Ariane 6 a placé sur une orbite à 800 kilomètres, doit compléter la mini-constellation de surveillance de la Terre pour le ministère français de la Défense et améliorer ses capacités de renseignement.

Pour cette mission, la fenêtre de tir était à la seconde près, l'armée française souhaitant une orbite précise pour optimiser la qualité des prises de vues.

"Garder notre place"

En Europe, seules la France et l'Italie disposent de satellites militaires, respectivement cinq avec celui lancé jeudi et deux, alors que les Etats-Unis comme la Chine comptent "des centaines" de satellites militaires ou civils et militaires, selon Philippe Steininger, auteur du livre "Révolutions spatiales" et consultant du Cnes, l'agence spatiale française.

Le satellite CSO-3 attendait depuis 2022 d'être lancé; ses deux prédécesseurs, CSO-1 et CSO-2, ont été envoyés en 2018 et 2020 par des vaisseaux russes Soyouz.

Après le dernier vol d'Ariane 5 en 2023, Ariane 6 a décollé pour la première fois en juillet 2024. Ce premier vol embarquant un satellite commercial doit sécuriser l'accès autonome des Européens à l'espace, dont ils ont été privés pendant plusieurs mois puisqu'ils n'utilisent plus de Soyouz depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022.

L'autre fusée européenne légère, Vega-C, n'a repris les vols qu'en décembre 2024, après avoir été immobilisée pendant deux ans dans la foulée d'un accident ayant entraîné la perte de satellites.

Le secteur est aussi bousculé par la montée en puissance de SpaceX, l'entreprise d'Elon Musk, qui a renforcé son influence en devenant un membre éminent de l'administration de Donald Trump.

"L'Europe doit assurer sa propre sécurité", avait défendu lundi le directeur du transport spatial de l'Agence spatiale européenne, Toni Tolker-Nielsen, en insistant sur la nécessité de viser plus de lancements annuels avec Ariane 6, jusqu'à 12, contre cinq prévus en 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

L'économie de la zone euro s'est repliée de 0,2% au 1er trimestre

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Cette révision est liée à une chute de l'activité en Irlande plus importante qu'estimé (archives). (© KEYSTONE/AP/MICHAEL PROBST)

L'économie de la zone euro s'est contractée au 1er trimestre, selon une estimation révisée publiée vendredi par Eurostat. L'institut avait initialement fait état d'une croissance quasi-nulle en début d'année.

Selon cette nouvelle estimation, le Produit intérieur brut (PIB) des 21 pays partageant la monnaie unique a reculé de 0,2% sur les trois premiers mois de l'année, par rapport au trimestre précédent, au lieu d'une croissance de 0,1% précédemment annoncée.

Cette révision d'une ampleur inhabituelle est liée à une chute de l'activité économique en Irlande (-12,1%) encore plus importante qu'estimé initialement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Nouvelles règles pour le commerce en ligne

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Le Conseil fédéral veut augmenter la sécurité des produits achetés en ligne (archives). (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Le commerce en ligne devrait être mieux surveillé. Le Conseil fédéral a mis en consultation vendredi un projet afin de renforcer la sécurité des produits. Une nouvelle taxe pourrait être introduite sur les produits commandés à l'étranger.

Cette nouvelle réglementation vise à suivre le développement du commerce en ligne. Aujourd’hui, des produits sont offerts et vendus à toute heure du jour et de la nuit. De nombreux vendeurs qui proposent des produits ont leur siège en dehors de l'UE et de la Suisse. La Suisse s'adapte également à deux nouveaux règlements européens.

L’objectif est d’imposer des obligations particulières aux fournisseurs en ligne. Il faudra notamment publier des indications permettant d’identifier le produit ainsi que des mises en garde et des informations relatives à la sécurité et désigner un point de contact.

Quant aux autorités de surveillance du marché, elles disposeront de nouveaux instruments de contrôle. Le projet prévoit par exemple la création d'un système d'information et d'alerte, l’acquisition de produits sous nom fictif et le blocage de l’accès à des offres en ligne en cas de non-respect des prescriptions.

Le Conseil fédéral pourra prévoir la mise en place d’une taxe de surveillance à prélever sur les produits commandés en ligne livrés depuis l’étranger.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

France: le déficit commercial réduit à 5,6 milliards d'euros

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Le déficit commercial français s'est réduit en avril grâce à une forte hausse des exportations (archives). (© KEYSTONE/EPA/CAROLINE BLUMBERG)

Le déficit commercial de la France s'est réduit de 800 millions d'euros pour s'établir à 5,6 milliards d'euros (5,1 milliards de francs) en avril.

Cela s'explique par une forte hausse des exportations et une réduction des importations en énergie depuis le Moyen-Orient, ont indiqué vendredi les douanes.

Les exportations ont atteint 54,6 milliards d'euros en avril (+1,7 milliard d'euros) tandis que les importations ont progressé plus modérément, à 60,2 milliards d'euros (+900 millions d'euros).

Les livraisons de matériels de transport (+700 millions d'euros), notamment de produits aéronautiques, ainsi que des équipements électriques, électroniques et informatiques (+600 millions) ont été les locomotives des exportations en avril.

Côté importations, les hausses s'expliquent "par la croissance des approvisionnements en hydrocarbures naturels (+400 millions), en produits informatiques, électroniques et optiques (+400 millions), ainsi qu'en produits chimiques, parfums et cosmétiques (+300 millions)".

Après un mois de mars marqué par une forte augmentation (de 1,3 milliard d'euros) du déficit commercial, alourdi par la hausse des prix énergétiques liée à la guerre au Moyen-Orient, les importations depuis cette zone, principalement en énergie, se sont "réduites de moitié" en avril, soulignent les douanes.

Il s'agit de leur niveau le plus bas depuis décembre 2020.

La France a compensé en s'approvisionnant auprès d'autres pays fournisseurs, principalement aux Etats-Unis et en Afrique.

Ainsi, la balance commerciale s'est améliorée avec le Proche et Moyen-Orient (+800 millions) mais s'est détériorée avec l'Afrique (-600 millions) et, dans une moindre mesure l'Amérique (-100 millions).

Au sein de l'Union européenne, les importations sont stables, la baisse des achats depuis l'Allemagne (-600 millions) étant en partie compensée par une hausse depuis l'Italie (+300 millions).

Cumulée sur 12 mois, de mai 2025 à avril 2026, la balance commerciale française "reprend son redressement" à -58,3 milliards d'euros.

Par ailleurs, le solde des transactions courantes, qui intègre la balance des biens, celle des services et des revenus, s'est établi à -200 millions d'euros en avril, se réduisant par rapport à mars (-900 millions d'euros), a indiqué vendredi la Banque de France.

Le déficit des échanges de biens a diminué à 3,9 milliards d'euros, après 4,1 milliards en mars, aidé par l'excédent des échanges de biens hors énergie (+600 millions d'euros) tandis que la facture énergétique demeure élevée et augmente (4,5 milliards d'euros en avril après 4,2 milliards d'euros en mars).

Quant au surplus des échanges de services, il a atteint 4,5 milliards d'euros en avril, en augmentation par rapport au mois précédent (3,9 milliards).

afp/rr

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

SEF 2026: Sergio Ermotti réaffirme sa volonté de rester en Suisse

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Sergio Ermotti a une nouvelle fois démenti les rumeurs de délocalisation du siège d'UBS. (archive) (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Présent au Swiss Economic Forum (SEF) à Interlaken, le directeur général d'UBS, Sergio Ermotti, a une nouvelle fois démenti les rumeurs de délocalisation et réaffirmé son attachement à la Suisse comme siège du groupe.

"Nous voulons absolument rester en Suisse et y prospérer", a affirmé jeudi Sergio Ermotti au Swiss Economic Forum (SEF) à Interlaken. Selon lui, une UBS forte renforce la Suisse, et une Suisse forte renforce UBS.

Le différend qui oppose le numéro un bancaire suisse à la Confédération concernant le renforcement des fonds propres a alimenté à plusieurs reprises des rumeurs de délocalisation. Alors que le Conseil fédéral exige que les filiales étrangères d'UBS soient intégralement couvertes avec des fonds propres, la banque s'y oppose fermement.

Les premières discussions sur la "Lex UBS" ont débuté au Parlement au niveau des Commissions et le processus démocratique suit désormais son cours. M. Ermotti a souligné qu'UBS entendait contribuer à ce que la décision finale repose sur des faits plutôt que sur "les émotions et les discours alarmistes". Et lorsque le Parlement aura tranché, UBS "acceptera et respectera" sa décision.

Concernant l'initiative populaire de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions!", soumise au vote le 14 juin, le patron de la banque aux trois clés a déclaré "qu'elle n'était pas la bonne solution". Il a toutefois insisté sur la nécessité de prendre au sérieux les préoccupations de la population avant qu'elles ne débouchent sur des initiatives plus radicales.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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