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Ukraine: Washington fourbit ses armes économiques, Moscou manoeuvre

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Les combats entre les soldats ukrainiens et les rebelles pro-russes durent depuis huit ans dans l'est de l'Ukraine. (© KEYSTONE/EPA/STANISLAV KOZLIUK)

Menaces économiques américaines et bruit de bottes russes: Washington a insisté mardi sur les sanctions que subirait la Russie, en cas d'invasion de l'Ukraine, tandis que Moscou a lancé des manoeuvres militaires aux portes du pays.

A une journaliste qui lui demandait mardi s'il pouvait envisager de sanctionner personnellement le président russe Vladimir Poutine, le président américain Joe Biden a répondu: "Oui", puis "Je peux le concevoir". Si la Russie "envahit tout le pays", ou "même beaucoup moins" que cela, il y aura "d'énormes conséquences" et cela "changerait le monde", a encore indiqué M. Biden.

Il a toutefois fixé, une nouvelle fois, les limites de toute riposte américaine: "Nous n'avons pas l'intention de déployer des forces américaines ou de l'OTAN en Ukraine", qui n'est pas membre de l'alliance militaire occidentale.

Avertissement au Bélarus

Sur le plan économique en revanche, les Etats-Unis sont prêts à taper fort. "Il n'est plus question de réponse graduée. Cette fois, nous commencerons d'emblée par le haut de l'échelle" des sanctions, a dit un haut responsable de la Maison-Blanche mardi.

Washington cherche à renverser le rapport de forces instauré par Vladimir Poutine. Accusé d'avoir massé plus de 100'000 militaires à la frontière de l'Ukraine, le président russe veut bousculer l'emprise américaine sur l'équilibre militaire et stratégique en Europe, et particulièrement à l'est du continent.

Après avoir mis en alerte 8500 militaires susceptibles de renforcer très rapidement les rangs de l'OTAN, les Etats-Unis ont mis en scène mardi une livraison d'équipement militaire à l'Ukraine. Washington a également averti le Bélarus qu'il s'exposait à une riposte "rapide" et "ferme", s'il laissait la Russie utiliser son territoire pour attaquer l'Ukraine.

Les forces armées russes ont quant à elles lancé mardi une nouvelle série de manoeuvres à proximité de l'Ukraine et en Crimée annexée. Pour le Kremlin, c'est Washington qui provoque une nouvelle "exacerbation", que ce soit en mettant des troupes en alerte ou en rapatriant des familles de diplomates américains de l'Ukraine, une initiative imitée mardi par le Canada.

Technologie, dollars, gaz

Washington envisage, selon le haut responsable de la Maison-Blanche, d'interdire l'exportation vers la Russie de technologie américaine. Les Etats-Unis menacent aussi d'asphyxier les banques russes en leur interdisant les transactions en dollars, devise reine des échanges internationaux.

Quant aux éventuelles sanctions contre Vladimir Poutine lui-même, Joe Biden n'a pas précisé leur nature. Lorsque Washington sanctionne des personnalités étrangères, cela passe, le plus souvent, par un gel de leurs avoirs et une interdiction de transaction avec les Etats-Unis.

Reste un point extrêmement délicat, susceptible d'entamer la cohésion entre Occidentaux: les hydrocarbures russes. Les Européens craignent, en cas d'escalade, d'être privés en plein hiver du gaz russe, qui couvre plus de 40% de leurs besoins.

"Nous pensons être prêts à trouver des approvisionnements alternatifs couvrant une majorité significative des potentielles coupes" dans la livraison de gaz russe, a promis le haut responsable américain. La Maison-Blanche a annoncé mardi, fort à propos, que Joe Biden recevrait le 31 janvier l'émir du Qatar.

Réponse écrite

Cet allié des Etats-Unis a d'immenses réserves de gaz naturel. Il est aussi le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié.

La Russie, considérée comme marraine des séparatistes pro-russes que Kiev combat dans l'est du pays depuis huit ans, dément tout projet d'offensive. Mais Moscou lie une désescalade à des traités figeant l'OTAN, de manière à ce que l'Ukraine en particulier n'y adhère jamais. La demande est jugée inacceptable en Europe comme en Amérique. Mais Washington a néanmoins promis de remettre cette semaine une réponse écrite aux Russes.

Dans ce pas de deux entre les Etats-Unis et la Russie, voulu par Vladimir Poutine, les Européens cherchent à se faire entendre. "La discussion entre les Etats-Unis et la Russie est-elle une bonne chose? Oui. Cette discussion a-t-elle donné des résultats concrets? Je n'en ai pas vu", a lancé le président français Emmanuel Macron, décidé à avoir son propre canal de communication avec Vladimir Poutine. Il aura vendredi un entretien téléphonique avec son homologue russe.

"S'il devait y avoir une agression" de la Russie contre l'Ukraine, "la riposte sera là et le coût sera très élevé", a toutefois averti mardi le dirigeant français, affichant sa cohésion avec les Américains en la matière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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H&M annonce une perte inattendue au quatrième trimestre

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La fermeture des magasins H&M en Russie a notamment pesé sur les résultats du groupe, tout comme la restructuration en cours. (Archives) (© KEYSTONE/EPA/ANATOLY MALTSEV)

Le géant suédois de l'habillement H&M a annoncé vendredi une chute des deux tiers de son bénéfice net lors de son exercice 2022, en raison de son retrait de Russie et d'une conjonction d'autres facteurs défavorables, avec une perte inattendue au dernier trimestre.

Lors de son exercice légèrement décalé (décembre 2021-novembre 2022), le numéro 2 mondial du secteur a souffert à la fois de son retrait de Russie, de la hausse des matières premières et du prix du fret, d'un dollar élevé, et de son choix de ne pas répercuter la totalité des hausses sur le consommateur pour défendre ses parts de marché, explique sa dirigeante Helena Helmersson dans le rapport financier du groupe.

Le quatrième trimestre a été marqué par une perte nette de 864 millions de couronnes (77 millions de francs), inattendue des analystes qui misaient sur des bénéfices nettement positifs, selon les agences Bloomberg et Factset.

H&M précise avoir été affecté au dernier trimestre par des frais de restructuration liés aux suppressions d'emplois annoncées fin novembre.

Sur l'ensemble de l'exercice annuel, le chiffre d'affaires du groupe progresse de 12%, à 223,5 milliards de couronnes, mais de seulement 6% hors effets de change.

Le nombre de magasins du groupe (H&M, COS, Monki...) a été réduit à 4465 fin novembre, soit 336 de moins qu'un an plus tôt, avec près de la moitié de l'impact lié au retrait de Russie et du Bélarus.

Dans le même temps, le bénéfice net annuel a chuté de 68%, à un peu moins de 3,6 milliards de couronnes.

H&M explique que l'accumulation de facteurs défavorables a eu un effet négatif de cinq milliards au total sur ses profits.

"Notre décision de cesser l'activité en Russie, qui était un marché important et rentable, a eu un effet négatif significatif sur nos résultats", a souligné Helena Helmersson.

"La hausse des matières premières et des coûts du transport, combinée à un dollar historiquement élevé, se sont traduits par des hausses des coûts d'achat", explique-t-elle, citant également les frais de restructuration et la hausse des prix de l'énergie.

"Plutôt que de répercuter la totalité du surcoût sur nos clients, nous avons choisi de renforcer encore notre position de marché", avance la dirigeante.

2023 devrait toutefois être meilleur, selon H&M.

Depuis la fin de l'exercice fin novembre, "les facteurs extérieurs sont toujours difficiles mais vont dans la bonne direction", selon la patronne.

"Avec nos investissements et nos gains d'efficacité, il y a de très bonnes bases pour que 2023 soit une année de hausse des ventes et de rentabilité améliorée", explique-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Rémy Cointreau: ventes en baisse au troisième trimestre

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La vente de Cognac, l'activité la plus importante, a notamment reculé aux Etats-Unis. (Archives) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Rémy Cointreau a annoncé une baisse des ventes au troisième trimestre, mais sur les neuf premiers mois de 2022 les recettes sont en hausse de 20,2% à 1,3 milliard d'euros (quasiment autant en francs), incluant un effet "très positif" des devises.

Dans un communiqué, le groupe français de spiritueux aux 14 marques affirme que ses objectifs annuels sont "confirmés".

Sur le seul troisième trimestre (d'octobre à décembre), les ventes ont reculé de 0,7% et de 6% à données comparables (hors effets de changes et de périmètre) sur un an, après deux années très dynamiques.

Le chiffre d'affaires du cognac, son activité la plus importante, a baissé de 11% sur le trimestre à données comparables, avec une "normalisation de la consommation" aux Etats-Unis. En revanche, le groupe a observé une "forte hausse des expéditions vers la Chine en amont du Nouvel An chinois".

Rémy Cointreau vise au total une nouvelle année de "forte croissance" à données comparables en 2022-2023, évoquant toutefois "une poursuite de la normalisation de la consommation au quatrième trimestre".

Il s'attend à un effet "favorable" de l'évolution des devises, et précise que l'amélioration de sa marge opérationnelle courante attendue sur l'exercice se fera principalement grâce au premier semestre.

Le groupe veut par ailleurs "poursuivre sa stratégie centrée sur le développement de ses marques à moyen terme, et portée par une politique d'investissement soutenue en marketing et communication".

Rémy Cointreau avait annoncé un bénéfice net en très forte hausse de 67% à 223,8 millions d'euros au premier semestre de son exercice décalé 2022-2023.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Un astéroïde de la taille d'un camion a frôlé la Terre

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L'astéroïde est passé à 3600 km de la surface de la Terre. (© KEYSTONE/AP)

Un petit astéroïde de la taille d'un camion, qui a soudainement surgi de l'obscurité il y a quelques jours avec la Terre en ligne de mire, nous a frôlés sans faire de dégâts jeudi, a indiqué la NASA. Il s'est approché à 3600 km de la surface terrestre.

Contrairement à ce qui a été vu maintes fois dans les films hollywoodiens, aucune mission mondiale visant à le faire exploser ou dévier de sa trajectoire avec des missiles n'a été nécessaire. Au lieu de cela, l'astéroïde 2023 BU est passé sans incident avant de repartir dans l'obscurité de l'espace.

L'objet, repéré pour la première fois samedi depuis un observatoire en Crimée, s'est approché le plus près de la pointe sud de l'Amérique du Sud vers 01h29 vendredi (heure suisse), selon les scientifiques qui le suivaient.

A son point le plus proche, soit 3600 kilomètres de la surface de la Terre, il se trouvait beaucoup plus près que de nombreux satellites géostationnaires orbitant autour de la planète.

Une des plus proches

C'est l'astronome amateur Guennadi Borissov, le découvreur de la comète interstellaire Borissov en 2019, qui a tiré la sonnette d'alarme samedi. Des dizaines d'observations ont ensuite été réalisées par des observatoires à travers le monde, confirmant l'arrivée de 2023 BU.

Le système d'évaluation des risques d'impact de la NASA, Scout, a rapidement exclu une collision avec la Terre. "Malgré les très rares observations, il a néanmoins été en mesure de prédire que l'astéroïde ferait une approche extraordinairement proche de la Terre", a déclaré Davide Farnocchia, ingénieur de navigation au Jet Propulsion Laboratory (JPL), qui a développé Scout.

Il s'agit "d'une des approches les plus proches par un objet géocroiseur [un astéroïde ou une comète dont l'orbite croise celle de la Terre, ndlr] jamais enregistrées", complète-t-il.

Si les calculs avaient été erronés, cependant, l'humanité s'en serait probablement bien sortie, selon les scientifiques. L'astéroïde, qui mesure entre 3,5 et 8,5 mètres de diamètre, se serait désintégré en grande partie dans notre atmosphère, ne faisant retomber potentiellement que quelques débris sous forme de petites météorites.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nouvelle opération SOS marsouin du Pacifique, une espèce en danger

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Le petit cétacé argenté est facilement reconnaissable aux cercles obscurs qui entourent ses yeux et sa bouche (archives). (© KEYSTONE/AP www.whaletrackers.com/CHRIS JOHNSON, EARTHOCEAN)

La course contre la montre a repris au large du Mexique contre l'extinction du marsouin du Pacifique, le mammifère marin le plus menacé au monde en raison de la pêche illégale soutenue par la demande en Chine. Long de 1,5 mètre, il est le plus petit cétacé au monde.

La marine mexicaine et un bateau de Sea Shepherd, ONG soutenue par Leonardo Di Caprio, ont repris mercredi la mer dans le golfe de Californie à un "moment critique", ont indiqué jeudi les organisateurs. Il ne resterait plus qu'une vingtaine d'individus dans le golfe, son unique sanctuaire au monde, d'après Sea Shepherd.

L'"opération miracle" a permis de réduire de 70% la pêche illégale du phocoena sinus. "C'est encourageant, mais nous devons faire mieux", a déclaré la responsable de Sea Shepherd.

"Vaquita marina"

Connu comme le "panda des mers", le marsouin du Pacifique a été décimé par les filets des pêcheurs. Il a été la victime collatérale de la pêche du poisson totoaba, dont la "vessie-nageoire" se vend jusqu'à 8000 dollars le kilogramme en Chine en raison de ses supposées vertus médicinales.

La "vaquita marina" ("petite vache marine"), comme le marsouin est appelé en espagnol, est considérée comme une espèce en voie d'extinction depuis 1996.

L'acteur américain Leonardo di Caprio a produit un film sur la lutte contre l'extinction des "vaquitas" et des totoabas, "Sea of Shadow". "Quand les cartels mexicains de la drogue et les trafiquants chinois unissent leurs forces pour braconner le poisson totoaba, leurs méthodes criminelles menacent de détruire virtuellement toute vie marine dans la région", indique le "pitch" du film.

L'"opération miracle" a été lancée en 2015 pour sauver le petit cétacé argenté facilement reconnaissable aux cercles obscurs qui entourent ses yeux et sa bouche".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Israël frappe Jénine et Gaza, au moins 10 morts

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Selon des sources palestiniennes, la bande de Gaza a été touchée par au moins 15 frappes israéliennes (archives). (© KEYSTONE/AP/YOUSEF MASOUD)

Au moins 10 Palestiniens ont été tués lors d'opérations israéliennes jeudi et vendredi en Cisjordanie et à Gaza. La dernière a été présentée comme une réponse à des tirs de roquettes du Hamas.

Il s'agit de la séquence la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la flambée de violence entre l'armée israélienne et le Djihad islamique à Gaza, lors de laquelle 49 Palestiniens au moins ont péri en trois jours d'août 2022.

L'armée israélienne a annoncé vendredi avoir mené au moins deux séries de bombardements contre la bande de Gaza, en réponse à des tirs de roquettes depuis l'enclave palestinienne. Aucune victime n'a été signalée à ce stade. Les explosions ont notamment touché la ville de Gaza, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Jeudi, neuf Palestiniens avaient été tués à Jénine lors d'un raid israélien décrit par l'armée comme une opération contre des activistes islamistes dans le camp de réfugiés de cette ville du nord de la Cisjordanie occupée. L'autorité palestinienne a dénoncé "un massacre" et annoncé mettre fin à la coopération sécuritaire avec Israël, une première depuis 2020.

Blinken au Proche-Orient

Le département d'Etat américain a dit regretter cette décision, jugeant "très important que les parties maintiennent voire approfondissent leur coordination sécuritaire". Le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken, doit se rendre lundi et mardi en Israël et Cisjordanie pour insister, selon Washington, sur "la nécessité urgente de prendre des mesures de désescalade".

Un dixième Palestinien a été abattu jeudi à Al-Ram, près de Ramallah, a indiqué le ministère israélien de la santé.

Concernant le raid à Jénine, l'ONU n'a pas recensé un bilan aussi élevé en une seule opération israélienne en Cisjordanie depuis qu'elles ont commencé à comptabiliser en 2005 les victimes du conflit israélo-palestinien.

"Depuis le début de l'année, nous continuons d'observer les niveaux élevés de violence et les tendances négatives qui ont caractérisé 2022", a regretté l'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland. Il a jugé "essentiel de faire baisser immédiatement les tensions".

"Crimes"

Selon l'armée israélienne, le raid mené dans le camp de Jénine était une "opération de contre-terrorisme" visant des membres de l'organisation Djihad islamique, qui, d'après le ministre de la défense Yoav Gallant, planifiaient une attaque en Israël.

La ministre palestinienne de la santé Mai al-Kaila a accusé les soldats d'avoir tiré du gaz lacrymogène à l'intérieur de l'unité pédiatrique de l'hôpital gouvernemental local, ce que l'armée a démenti. "Le gaz a atteint le service pédiatrique, posant un danger pour les enfants, qui ont été transférés vers un endroit sûr loin des affrontements", a indiqué le directeur de l'hôpital.

"Personne n'a tiré du gaz lacrymogène volontairement dans un hôpital [...] mais l'opération se déroulait non loin de l'hôpital et il est possible que du gaz lacrymogène soit entré par une fenêtre ouverte", a affirmé à l'AFP un porte-parole militaire israélien.

La diplomatie saoudienne a "vivement" dénoncé "l'incursion" israélienne, que le Qatar a qualifiée de "prolongement des crimes odieux" contre "le peuple palestinien sans défense".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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