web web web web web web web web web web
Canada: un homme armé tue plus de 13 personnes | LFM la radio
Rejoignez-nous

International

Canada: un homme armé tue plus de 13 personnes

Publié

,

le

La police canadienne a déployé de gros moyens pour neutraliser le suspect qui a trouvé la mort lors de son arrrestation après une chasse à l'homme de douze heures. (©KEYSTONE/AP/Tim Krochak)
Un homme armé a tué au moins 13 personnes, dont une policière, pour une raison encore indéterminée dans la nuit de samedi à dimanche en Nouvelle-Ecosse (Canada). Il s'agit de la pire tuerie qu'ait connu le Canada depuis 30 ans.

L'homme de 51 ans, un prothésiste dentaire selon les médias, a trouvé la mort lors de son arrestation à l'issue d'une vaste chasse à l'homme d'une douzaine d'heures dans toute la province de l'est du Canada, a indiqué la police. Il a notamment emprunté une voiture semblable à celles de la police et semé la mort en plusieurs endroits, dans des circonstances et pour une raison encore mystérieuses.

"Je ne peux pas vous donner le détail ce soir mais il y a plus de 10" morts, a indiqué le responsable des enquêtes criminelles de la police fédérale de Nouvelle-Écosse Chris Leather (bien Leather) lors d'une conférence de presse à Dartsmouth, soulignant que l'enquête était encore à une phase préliminaire.

Peu après, la responsable nationale de la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale), Brenda Lucki, a indiqué à plusieurs chaînes que le bilan était d'au moins 13 morts. "Je peux vous annoncer qu'il y a 13 victimes pour l'instant, en plus du suspect, qui sont décédées", a-t-elle indiqué, estimant que la tuerie n'avait a priori pas de caractère terroriste.

Vaste chasse à l'homme

Les motivations du tueur présumé doivent encore être éclaircies par l'enquête. "Il est trop tôt pour parler de motivation", a expliqué M. Leather, responsable des enquêtes criminelles de la GRC de Nouvelle-Écosse. "Il semblait qu'au moins en partie, c'était de nature aléatoire", a-t-il ajouté. Plusieurs victimes "ne semblent pas avoir de lien avec le tireur", selon lui.

La tuerie a commencé samedi en fin de soirée dans la petite commune rurale de Portapique, à une centaine de kilomètres de la capitale Halifax. Plusieurs victimes ont été découvertes devant et à l'intérieur d'une maison où la police a été appelée après des signalements de coups de feu.

L'auteur présumé de ces meurtres avait pris la fuite à l'arrivée de la police, déclenchant une vaste chasse à l'homme d'une douzaine d'heures dans toute la province. Les habitants de la région ont été priés de rester chez eux par les autorités.

L'homme a pris la fuite à bord de plusieurs véhicules, dont l'un ressemblant à une voiture de police. Il portait en outre plusieurs éléments d'un uniforme de policier, a confirmé le porte-parole.

"Violence insensée"

Le suspect a été arrêté dimanche matin, dans des circonstances qui n'ont pas été précisées. "La poursuite s'est terminée ce matin lorsque le suspect a été localisé. Je peux confirmer qu'il est mort", a indiqué M. Leather.

Une autre porte-parole a indiqué que le tireur avait été tué suite à l'intervention d'un agent, sans autre précision. Une policière a été tuée dimanche et un autre policier a été blessé, a précisé la police.

Ce massacre, dont le bilan n'est pas définitif, est d'ores et déjà le pire que le Canada ait connu depuis plus de 30 ans.

Le 6 décembre 1989, un homme avait tué par balles 14 femmes à l'école Polytechnique de Montréal avant de se donner la mort, provoquant ce qui était à l'époque la pire tuerie de masse -et le premier féminicide de l'histoire du pays.

"C'est avec tristesse que j'ai appris l'acte de violence insensé qui a été perpétré en Nouvelle-Écosse et a coûté la vie de nombreuses personnes, y compris celle d'une membre de la Gendarmerie royale du Canada (GRC)", a réagi le Premier ministre, Justin Trudeau, dans un communiqué.

Le Premier ministre de Nouvelle-Ecosse, Stephen McNeil, a pour sa part dénoncé "un des actes violents les plus insensés de l'histoire de notre province".

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Football

Ligue des champions: Okafor en match-winner pour Salzbourg

Publié

le

Noah Okafor félicité par les remplaçants de Salzbourg après le 3-1 (© KEYSTONE/AP/Matthias Schrader)

Avec un brillant Noah Okafor, Salzbourg a fait un pas vers les 8es de finale de la Ligue des champions. Les Autrichiens ont battu Wolfsburg 3-1 dans un groupe G dont ils sont les leaders.

Deux Suisses étaient titulaires de chaque côté. Le gardien Philipp Köhn, qui a été solide, et Okafor pour Salzbourg, Kevin Mbabu et Renato Steffen pour les visiteurs allemands. La jeune formation autrichienne a marqué grâce à ses pépites Adeyemi (3e) et Okafor (65e/77e), alors que Nmecha avait égalisé (15e).

Outre son doublé - deux réussites sur lesquelles il s'est montré opportuniste -, Okafor a aussi tiré sur la transversale (12e) et a provoqué deux grosses occasions pour son équipe (45e/58e).

Mbabu en difficulté

L'attaquant suisse a vraiment signé une grosse performance, qui n'aura sans doute pas échappé au regard de Murat Yakin.

Par contre, Mbabu a vécu un match difficile: il a été à la faute sur le 1-0 et le 3-1 et a fait preuve d'un déchet inhabituel en phase offensive. Pour sa part, Steffen s'est montré discret.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Le Qatar affrète un vol pour évacuer des athlètes afghanes

Publié

le

Les avions qatariens ont commencé le 31 août leurs vols et partent d'Afghanistan environ deux fois par semaine, transportant des centaines de passagers à chaque fois (archives). (© KEYSTONE/AP/BORIS GRDANOSKI)

Des dizaines d'athlètes afghans, dont plusieurs femmes, ont quitté mercredi leur pays à bord d'un avion effectuant la liaison Kaboul-Doha. Ce départ intervient dans le cadre d'une série d'évacuations organisées par le gouvernement qatarien en coopération avec la FIFA.

"Le vol comportait 369 passagers, dont plus de 55 personnes évacuées en coordination avec la FIFA", a déclaré un haut responsable qatari dans un communiqué. Ces vols semi-réguliers affrétés par le Qatar sont devenus l'une des seules portes de sortie fiables pour les Afghans munis d'un visa ou considérés comme particulièrement menacés après la prise du pouvoir par les talibans.

Après des étudiants en musique et leurs professeurs le 5 octobre, c'était mercredi le tour des stars du sport féminin, dont la basketteuse Tahera Yousofi, d'Hérat - une ville de l'ouest -, attendue au Canada.

"Nous devons quitter ce pays"

"C'est un très beau jour pour nous toutes, parce qu'après de nombreuses semaines d'attente, notre périple peut enfin commencer et nous sommes très heureuses", a dit cette athlète de 28 ans à l'aéroport.

"Le gouvernement taliban ne nous laisse pas jouer et ne nous laisse pas trouver un emploi et, malheureusement, nous devons quitter ce pays", a ajouté celle qui jouait jusqu'à cet été aussi bien en Afghanistan que dans des compétitions internationales.

Lorsque les talibans avaient gouverné l'Afghanistan de 1996 jusqu'à être chassés du pouvoir par une intervention militaire américaine en 2001, le sport était interdit. Depuis leur retour, il est partiellement toléré pour les hommes, mais strictement interdit aux femmes.

Familles en visite rapatriées

Aux côtés des athlètes se trouvaient aussi plusieurs familles, dont des Afghans résidant à l'étranger, en visite dans leur pays quand le retour au pouvoir des talibans en août les a pris de cours. Sef et Zohra Amiri, 22 et 26 ans, qui vivent au Royaume-Uni, avaient ainsi prévu une visite de deux semaines. Elles se sont retrouvées piégées pendant deux mois en Afghanistan.

"Nous avons finalement reçu un appel téléphonique de l'ambassade britannique pour nous aider à sortir d'ici. Maintenant, nous pouvons enfin respirer et nous pouvons aller où nous voulons et faire ce que nous voulons", résume Zohra.

Les avions qatariens ont commencé le 31 août leurs vols et partent d'Afghanistan environ deux fois par semaine, transportant des centaines de passagers à chaque fois.

Avec le départ massif d'Afghans éduqués de la classe moyenne et de fonctionnaires de l'ancien gouvernement, les talibans redoutent une "fuite des cerveaux", qui pourrait ralentir la reconstruction de leur pays après 20 ans de guerre. Mais les autorités talibanes ont dit qu'elles ne s'opposeraient pas à ces départs organisés par plusieurs pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Culture

Spectacle jugé transphobe: Netflix face à la grogne de ses employés

Publié

le

Comique afro-américain, Dave Chappelle a déjà été accusé par le passé de se moquer des personnes transgenres mais reste extrêmement populaire aux Etats-Unis. (© KEYSTONE/AP/Charles Sykes)

La direction de Netflix se préparait mercredi à faire face à un rassemblement devant son siège de Los Angeles, à l'appel de militants LGBTQ. Ceux-ci reprochent à la plateforme son soutien à l'humoriste Dave Chappelle et ses propos jugés transphobes par certains.

Dans son spectacle "The Closer" diffusé par Netflix, la star du stand-up répond aux critiques l'ayant déjà accusé par le passé de s'être moqué des personnes transgenres, en affirmant que "le genre est un fait" et que ses détracteurs sont "trop sensibles".

"Nous respectons la décision de tout employé qui choisira de débrayer et reconnaissons que nous avons encore du travail à accomplir tant au sein de Netflix que pour notre contenu", a écrit le géant du streaming mercredi dans un communiqué à l'AFP. La plateforme "comprend la profonde blessure qui a été causée".

"Une liste de demandes fermes" sera présentée à Ted Sarandos, co-directeur exécutif de Netflix en charge des contenus, lors du rassemblement. L'une des organisatrices, Ashlee Marie Preston, a affirmé que le lieu de la manifestation avait dû être déplacé pour accommoder une mobilisation "écrasante". Les organisateurs n'ont pas précisé le contenu de leurs demandes mais Mme Preston a mentionné "la sécurité et la dignité de toutes les communautés marginalisées".

Terra Field, une employée transgenre de Netflix, a quant à elle appelé l'entreprise à faire précéder "The Closer" d'un avertissement sur son contenu et à promouvoir davantage de "comédiens et de talents queer et transgenres". "Un lieu de travail ne peut pas être un bon endroit si on doit trahir sa communauté", écrit-elle dans un billet de blog.

Le spectacle de Dave Chappelle a été condamné par certains groupes LGBTQ comme GLAAD, déplorant, études à l'appui, l'impact négatif que la diffusion de stéréotypes sur les minorités pouvait avoir.

"J'ai foiré"

Dans un mémo adressé aux salariés, Ted Sarandos avait estimé que ce qui était diffusé "à l'écran ne se traduisait pas directement en conséquences néfastes dans le monde réel" et que le principe de la liberté d'expression primait. Mais il a fini par admettre mardi soir s'être trompé dans des interviews à plusieurs publications spécialisées d'Hollywood: "J'ai foiré".

"J'aurais dû avant tout reconnaître qu'une partie de nos salariés souffraient, et qu'ils se sentaient vraiment blessés par une décision commerciale que nous avions prise", a déclaré M. Sarandos au site The Hollywood Reporter. Le patron de Netflix a toutefois réaffirmé qu'à son avis, le spectacle de Dave Chappelle ne devait pas être retiré de la plateforme.

Trois employés, dont Terra Field, ont été mis à pied pour avoir fait irruption dans une réunion virtuelle de cadres, avant d'être réintégrés. Un autre salarié a été licencié pour avoir divulgué des informations confidentielles sur le coût de "The Closer".

Soutien de célébrités

L'appel au débrayage et au rassemblement ont reçu le soutien de célébrités du petit écran comme Jameela Jamil ("The Good Place") et Jonathan Van Ness ("Queer Eye"), qui ont enregistré une vidéo d'encouragement. Hannah Gadsby, dont le spectacle "Nanette" diffusé par Netflix racontait son expérience de l'homophobie en tant que femme lesbienne, a fustigé de son côté le "culte d'un algorithme amoral" par la plateforme.

Comique afro-américain, Dave Chappelle a déjà été accusé par le passé de se moquer des personnes transgenres mais reste extrêmement populaire aux Etats-Unis.

Dans cette polémique, l'humoriste met en avant son expérience en tant qu'homme noir. Il estime ainsi que les hommes gays blancs "font partie d'une minorité jusqu'au moment où ils ont de nouveau besoin d'être blancs". Et il affirme que les communautés LGBTQ ont fait plus de progrès en quelques années que les Noirs en plusieurs décennies.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Accablé par des sénateurs, Bolsonaro se dit "coupable de rien"

Publié

le

Le discours anticonfinement de Jair Bolsonaro et son déni face à la gravité du Covid-19 font partie des points sur lesquels la CPI a enquêté. (© KEYSTONE/EPA/JOEDSON ALVES)

Accusé d'avoir "délibérément exposé" les Brésiliens à une "contamination de masse" par le Covid-19 par une commission d'enquête du Sénat (CPI), le président Jair Bolsonaro s'est dit "coupable d'absolument rien". La CPI a demandé mercredi son inculpation.

"Nous savons que nous avons fait ce qu'il fallait dès le début", a-t-il insisté, au cours d'une cérémonie officielle dans l'Etat du Ceara (nord-est). Le rapport final de la CPI, présenté mercredi, désigne pourtant le président d'extrême droite comme ayant été "le principal responsable des erreurs du gouvernement pendant la pandémie" qui a fait plus de 600'000 morts au Brésil.

Outre le "crime contre l'humanité", qui pourra être jugé à la Cour Pénale Internationale de La Haye, le rapporteur Renan Calheiros a retenu neuf chefs d'accusation allant du "charlatanisme" à l'"incitation au crime" en passant par les "infraction aux mesures sanitaires" et la "prévarication". "Le président a commis de nombreux crimes et il va payer", a déclaré le président de la CPI, Omar Aziz, à l'ouverture de la session de mercredi.

Ces accusations gravissimes devraient néanmoins avoir une portée surtout symbolique pour l'heure, Jair Bolsonaro bénéficiant de soutiens au Parlement à même de lui éviter l'ouverture d'une procédure de destitution. De même, le procureur général Augusto Aras, un de ses alliés, peut faire barrage à toute inculpation.

L'impact politique pourrait toutefois s'avérer désastreux pour cet ancien capitaine de l'armée, dont la popularité est déjà au plus bas. Il est à cet égard loin d'être assuré d'être réélu dans un an, tant il est largement distancé dans les sondages par l'ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

Pour les sénateurs, les crimes cités dans le rapport sont "intentionnels", le gouvernement Bolsonaro ayant délibérément décidé de ne pas prendre les mesures nécessaires pour contenir la circulation du virus, espérant que la population atteigne "l'immunité collective", une stratégie "à haut risque", selon la CPI.

"Instrument de vengeance"

"À l'issue de six mois de travaux intenses, cette Commission parlementaire a recueilli des preuves qui montrent que le gouvernement fédéral (...) a agi avec lenteur dans le combat contre la pandémie causée par le coronavirus, exposant délibérément la population à un risque réel d'infection de masse", résume ce rapport accablant de près de 1'2000 pages lu dans une version abrégée par Renan Calheiros.

La CPI a notamment dénoncé le "retard délibéré" dans l'acquisition de vaccins, le gouvernement Bolsonaro ayant préféré promouvoir des "traitements précoces" inefficaces comme l'hydroxychloroquine contre le virus, avec des "conséquences tragiques" pour la population.

Le rapporteur avait dans un premier temps prévu d'inclure deux autres chefs d'accusation, pour "homicide" et "génocide de populations indigènes", mais les a retirés au dernier moment, pour s'assurer que son rapport sera approuvé par vote la semaine prochaine. La commission a également demandé l'inculpation de quatre ministres et de deux ex-ministres. Trois fils du président ont aussi été ciblés par la CPI pour "incitation au crime" par le biais de la diffusion de fausses informations.

"Ce rapport est un instrument de vengeance contre Bolsonaro et sa famille, c'est évident, que ni mes frères, ni moi, et encore moins le président, n'avons commis le moindre crime", a déclaré le sénateur Flavio Bolsonaro, l'aîné de la fratrie, peu avant la présentation du texte.

"Grippette"

Le rapport va être transmis au Parquet, seul compétent pour inculper les personnes incriminées par la CPI. Dans le cas de Jair Bolsonaro, les spécialistes jugent cette inculpation peu probable, puisqu'elle est du ressort du procureur général.

La CPI a enquêté sur les responsabilités du gouvernement dans la grave pénurie d'oxygène qui a causé la mort de dizaines de patients par asphyxie à Manaus (nord). La Commission s'est également penchée sur des soupçons de corruption dans l'achat de vaccins, ainsi que sur les relations entre Brasilia et des mutuelles de santé privées accusées de promouvoir le "traitement précoce".

L'une d'elles, Prevent Senior, est soupçonnée d'avoir mené à l'insu de ses patients des expériences avec ce type de traitements et d'avoir fait pression sur ses médecins pour les prescrire à des "cobayes humains".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Navalny honoré pour sa défense de la liberté en Russie

Publié

le

Principal opposant à Vladimir Poutine, Alexeï Navalny est incarcéré pour fraude dans une affaire largement considérée comme relevant de la répression politique (Archives). (© KEYSTONE/AP Moscow City Court)

Le prix Sakharov 2021 de défense de la liberté de pensée a été décerné mercredi à l'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny par le Parlement européen. Ce dernier a salué son combat "sans répit" pour la démocratie et contre la corruption dans son pays.

"Il a combattu sans répit la corruption du régime de Vladimir Poutine. Cela lui a coûté sa liberté et presque sa vie", a indiqué sur Twitter le président du Parlement européen, l'Italien David Sassoli.

"Au nom du Parlement européen, je demande sa libération immédiate et inconditionnelle", a officiellement réclamé dans l'hémicycle strasbourgeois l'eurodéputée écologiste finlandaise Heidi Hautala, vice-présidente de l'institution. "Les autorités russes doivent cesser tout harcèlement, toute intimidation et toute attaque contre l'opposition, la société civile et les médias", a-t-elle ajouté.

Les autorités russes n'ont pas réagi dans l'immédiat mercredi après-midi.

Pour le Fonds de lutte contre la corruption, l'organisation fondée par Alexeï Navalny, interdite en Russie depuis l'été, ce prix récompense tous les Russes luttant pour "la vérité". "Ce prix Sakharov c'est bien sûr un prix pour vous, les gens pas indifférents qui même dans les périodes les plus sombres, ne craignent pas de dire la vérité", a réagi sur Twitter l'organisation.

"Voix forte de la Russie"

Sur fond de tensions entre la Russie et les Occidentaux, le choix d'Alexeï Navalny a immédiatement été salué par le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg. Ce prix est "la reconnaissance du rôle important qu'il a joué depuis de nombreuses années pour défendre les valeurs de la démocratie et être une voix forte en Russie", a dit le chef de l'Alliance atlantique devant la presse à Bruxelles.

La candidature de M. Navalny était soutenue par le PPE (droite), principal groupe politique du Parlement européen, et le groupe centriste Renew, troisième force politique. De leur côté, les groupes S&D (gauche) et écologistes avaient proposé d'honorer les femmes afghanes se battant pour l'égalité et leur liberté face au régime des talibans, à qui le Parlement européen a également "rendu hommage".

Le Parlement européen témoigne ainsi de son engagement auprès des Russes et des Afghans aspirant à "une vie sans peur", a souligné Heidi Hautala. L'ex-présidente par intérim de Bolivie, Jeanine Añez, actuellement emprisonnée, avait également été présélectionnée pour recevoir ce prix.

Antichambre du Nobel

Principal opposant à Vladimir Poutine, Alexeï Navalny est incarcéré pour fraude dans une affaire largement considérée comme relevant de la répression politique. Il avait failli mourir empoisonné en août 2020, ce que les Occidentaux ont attribué aux services russes. Moscou a nié toute implication. Navalny avait été soigné en Allemagne, ce qui avait tendu les relations entre Berlin et Moscou, puis il avait été emprisonné dès son retour en Russie.

Après l'intellectuel ouïghour Ilham Tohti, condamné à la prison à vie en Chine pour "séparatisme", lauréat en 2019, le prix portant le nom du grand dissident de l'URSS Andreï Sakharov avait été attribué en 2020 à "l'opposition démocratique" au président Alexandre Loukachenko au Bélarus et reçu par sa cheffe de file Svetlana Tikhanovskaïa.

Lancé en 1988, le prix Sakharov "pour la liberté de l'esprit" récompense chaque année des personnes ou organisations défendant les droits humains et les libertés fondamentales. Il est doté d'une somme de 50'000 euros, soit près de 55'000 francs. A plusieurs reprises le prix a fait office d'antichambre du Nobel de la paix, comme pour le gynécologue congolais Denis Mukwege et la Yazidie Nadia Murad, la jeune Pakistanaise Malala Yousafzai ou encore Nelson Mandela, premier lauréat du prix Sakharov.

Co-lauréat du Nobel de la Paix cette année, le journaliste russe Dmitri Mouratov, rédacteur en chef de Novaïa Gazeta, l'un des derniers médias ouvertement critiques du pouvoir en Russie, a affirmé qu'il aurait pour sa part remis le Nobel de la Paix à Alexeï Navalny, bête noire du président russe. Le prix Sakharov sera remis officiellement lors d'une cérémonie dans l'hémicycle du Parlement européen à Strasbourg le 15 décembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Balance

Certains de vos projets vont être contrariés par des événements extérieurs. Surtout efforcez-vous de rester lucide, sans vous énerver…

Les Sujets à la Une

X