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Climat

Catastrophes météo en Europe: 140'000 morts en 40 ans

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Les inondations, ici à Altenahr en Allemagne en août 2021, ont été les catastrophes les plus coûteuses en argent, représentant 44% de la facture totale, selon le rapport de l'Agence européenne de l'Environnement (AEE) (archives). (© KEYSTONE/EPA/FRIEDEMANN VOGEL)

Les évènements météorologiques extrêmes comme les canicules et les inondations ont coûté quelque 142'000 vies et près de 510 milliards d'euros en Europe ces 40 dernières années, selon un rapport paru jeudi. Les coûts par habitant sont les plus élevés en Suisse.

Dans son étude, l'Agence européenne de l'Environnement (AEE), dont le siège est à Copenhague, appelle à continuer de prendre des mesures d'adaptation tant au niveau individuel qu'étatique, un quart seulement des dommages enregistrés étant assurés.

Les évènements "climatiques", principalement les canicules, mais aussi les vagues de froid, sécheresses et feux de forêt, comptent pour 93% du nombre total des morts et pour 22% des dommages financiers, selon le bilan qui repose sur les données de l'organisme CATDAT.

Si les pertes humaines qu'elles ont engendrées sont beaucoup plus faibles, les inondations ont été les catastrophes les plus coûteuses en argent, 44% de la facture totale, devant les tempêtes (34%), selon ce rapport.

Quelques évènements très graves concentrent le gros du bilan : 3% des catastrophes recensées sont ainsi responsables d'environ 60% du coût financier pour la période 1980-2020. A elle seule, la canicule de 2003 a provoqué la mort de quelque 80'000 personnes dans les 32 pays européens étudiés, dont les 27 membres de l'Union européenne ainsi que la Turquie et le Royaume-Uni mais aussi la Suisse.

Dégâts chers en Suisse

Au niveau national, l'Allemagne est le pays européen qui a le plus souffert avec 42'000 morts et des pertes financières s'élevant à 107 milliards d'euros. Suivent la France (26'700 morts et 99 milliards d'euros de dommages) et l'Italie (21'600 et 90). La Suisse a pour sa part enregistré les pertes financières par habitant les plus importantes.

Seuls 23% des biens ayant souffert de dégâts matériels à travers l'Europe étaient assurés, mais les disparités sont énormes : ils étaient par exemple 1% à l'être en Roumanie et en Lituanie contre 55% aux Pays-Bas ou 56% au Danemark.

Les catastrophes comme les tremblements de terre et les éruptions volcaniques ne sont pas incluses dans ces chiffres, car elles ne sont pas météorologiques.

Selon un bilan similaire établi par l'agence météorologique américaine NOAA, les États-Unis ont quant à eux subi 310 catastrophes météorologiques et climatiques depuis 1980, pour des dommages dépassant les 2155 milliards de dollars.

Plus de dégâts, moins de morts

A l'échelle de la planète, l'Organisation météorologique mondiale estime que le nombre des catastrophes météorologiques a augmenté au cours des 50 dernières années, entraînant plus de dégâts matériels mais faisant moins de morts.

Pour l'Europe, l'AEE estime que les données des 40 dernières années ne permettent pas de conclure de façon certaine à un accroissement de ces phénomènes lié au changement climatique du fait des dommages très irréguliers selon les années, mais que le risque va s'accroître dans un avenir très proche.

"Toutes les catastrophes que nous décrivons comme étant liées à la météo et au climat sont influencées par les conditions climatiques. Mais cela ne revient pas à dire qu'elles sont toutes influencées par le changement climatique", a déclaré à l'AFP un expert de l'agence européenne, Wouter Vanneuville.

De récentes études, notamment les travaux du GIEC, montrent que la fréquence et la gravité d'événements comme les sécheresses et les incendies de forêt s'expliquent mieux lorsque le changement climatique est pris en compte, a-t-il toutefois rappelé. Pour d'autres, comme les tempêtes de grêle, on manque encore de preuves.

Evénements plus fréquents

En Europe, les modèles climatiques prévoient des événements plus fréquents et plus graves que ce soit des tempêtes, des inondations, des glissements de terrain humides ou des sécheresses et des feux de forêt, a prévenu M. Vanneuville.

"Pour certains types de phénomènes, comme les tempêtes non tropicales, le signal climatique en Europe n'est pas clair et il n'est donc pas certain qu'ils augmentent. Mais pour d'autres, comme les sécheresses (non seulement en Méditerranée, mais dans la plupart des régions d'Europe), les prévisions climatiques indiquent une intensification", a-t-il expliqué.

Des mesures prises aussi bien au niveau individuel qu'étatique sont essentielles pour éviter les risques liés aux phénomènes extrêmes et limiter les dommages, recommande l'AEE.

"Après 2003, des canicules similaires ont causé moins de morts grâce à la mise en place de mesures d'adaptation", comme l'installation de climatiseurs, souligne l'agence.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Climat

Réchauffement record et menaces sur l'observation de la Terre

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Le nombre de jours de canicules marines est passé de 36 jours par an sur la période 2007-2016 à 58 jours par an entre 2016 et 2025 (archives). (© KEYSTONE/PHOTOPRESS/WWF INTERNATIONAL)

Le réchauffement planétaire s'intensifie et la montée des eaux s'accélère, alertent jeudi un groupe de scientifiques du climat de premier plan. Ils craignent la disparition de plusieurs systèmes d'observation du climat en raison de choix budgétaires et géopolitiques.

Plus de 70 scientifiques, issus de 17 pays, dont plusieurs auteurs du GIEC, le groupe d'experts du climat mandatés par l'ONU, ont mis à jour douze indicateurs-clés du réchauffement planétaire, dans la quatrième édition d'une étude de référence désormais publiée tous les ans.

"Ces indicateurs constituent un suivi essentiel des signes vitaux d'un patient présentant des symptômes de plus en plus inquiétants", souligne Peter Thorne, professeur de géographie physique à l'université de Maynooth (Irlande) et membre du GIEC.

Mais ils sont aujourd'hui "fragilisés ou menacés par des choix géopolitiques" ou "portant sur les financements publics", a souligné Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue française et ancienne coprésidente d'un groupe de travail du GIEC.

En 2025, le réchauffement de la planète a atteint 1,39 degré Celsius par rapport à la période préindustrielle (1850-1900), dont 1,37 degré attribuable à l'homme, estiment les chercheurs.

+0,27 degré par décennie

Avec un rythme de 0,27 degré de réchauffement d'origine anthropique par décennie, la "rapidité du réchauffement causé par l'homme reste à son plus haut niveau à ce jour", note l'étude, publiée dans la revue Earth System Science Data.

Le "déséquilibre énergétique de la Terre", différence entre l'énergie solaire qui entre et celle qui est renvoyée vers l'espace, a doublé ces dernières décennies.

"Sans influence humaine, il devrait être proche de zéro, mais il augmente depuis les années 1970 et atteint aujourd'hui un niveau record", explique Piers Forster, professeur de climatologie physique à l'université de Leeds et coordinateur du rapport.

Le réchauffement rapide est dû à la combinaison de deux principaux facteurs: des émissions de gaz à effet de serre, majoritairement dues à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, à un niveau record, et la réduction de la pollution par les aérosols, qui fait baisser l'effet refroidissant lié à la réflexion du rayonnement solaire par ces particules.

Certes, "certains éléments indiquent que la croissance des émissions de CO2 ralentit", est-il rapporté. Mais cela ne suffira pas pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré, comme inscrit dans l'accord de Paris en 2015.

+1,5 degré en 2030

Sans baisse du rythme des émissions, le seuil sera atteint autour de 2030, estiment les experts. "Étant donné que les émissions de gaz à effet de serre sont toujours en hausse, maintenir le réchauffement climatique en dessous de ce seuil semble désormais impossible", résume Aurélien Ribes, climatologue chez Météo-France.

Le niveau des mers s'est élevé de 23 cm entre 1901 et 2025, selon les dernières mesures, à un rythme qui a doublé, désormais de 3,84 mm par an.

Le nombre annuel de jours de vagues de chaleur marines a plus que triplé depuis 1991 et a atteint 65 jours en 2025.

Ce rapport annuel fournit à la communauté internationale les données les plus à jour, en utilisant les méthodologies du GIEC et sans attendre ses prochains rapports, attendus à partir de 2028.

Il s'appuie sur une quarantaine d'ensembles de données provenant de satellites et d'un large éventail d'instruments terrestres, maritimes et aériens, notamment des stations météorologiques, des navires, des bouées et des ballons-sondes.

Programmes en péril

Mais en raison de coupes budgétaires, plusieurs programmes satellitaires et d'observation de la Terre sont en péril, notamment aux Etats-Unis.

"Les observations océaniques, en particulier, sont largement financées par un seul pays et ce dernier a récemment annoncé son intention de cesser de les financer", déclare Samantha Burgess, du centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme.

Ces observations sont "absolument essentielles" pour comprendre comment les océans absorbent la chaleur et comment cela influence les régimes météorologiques et la circulation océanique. Mais "il ne s'agit malheureusement pas que d'un seul pays", ajoute-t-elle.

Le rapport note également que le financement de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a diminué, que celui du Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC) a été réduit de moitié et que le Système mondial d'observation du climat "est également menacé".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Blatten: surveillance renforcée du glacier d'Oigschtchummun

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Le glacier d'Oigschtchummun, situé sur la commune de Blatten, demeure sous étroite surveillance alors que la réouverture de la route menant à Flaflerap est annoncée pour le 26 juin (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le glacier d'Oigschtchummun demeure sous surveillance, à Blatten. Divers systèmes de mesures et d'observations permettent d'analyser son évolution en temps réel. La route entre Blatten et Flaflerap rouvrira, elle, le 26 juin sous conditions.

Un radar interférométrique permet de détecter précocement une accélération ou des mouvements affectant d’importantes masses glaciaires. Cet outil mis sur pied par le Service des dangers naturels (SDANA) ne permet toutefois pas d’identifier de manière fiable les plus petites ruptures, également susceptibles d’atteindre la route cantonale.

Pour combler cette lacune, un radar Doppler sera installé d’ici à l’ouverture de la route. Couplé à une signalisation lumineuse, il permettra d’alerter immédiatement les usagers et de fermer automatiquement la route, en cas de danger, précise l'Etat du Valais, dans un communiqué diffusé mercredi.

Réouverture de la route

Depuis décembre 2025, les spécialistes ont en effet constaté une progression du front glaciaire et documenté plusieurs ruptures de glace, dont certaines ont atteint un volume de près de 10'000 mètres cubes. Face à cette évolution, des vols de reconnaissance, des relevés de terrain et des modélisations ont été effectués.

Fermée chaque année durant la saison hivernale, la route reliant Blatten à Fafleralp pourra rouvrir à la circulation, dès le 26 juin à 8h00. A cette date, les travaux d’asphaltage de la route provisoire de secours en direction de Blatten seront également terminés.

Piétons et cyclistes interdits

La vitesse maximale autorisée sera fixée à 30 km/h. La procédure d'autorisation d'emprunter cette route d'urgence reste inchangée soit: obtenir une autorisation de circulation délivrée par la commune de Blatten.

Les véhicules lents (catégorie G), les vélos et les piétons ne sont pas autorisés à emprunter ce tronçon en raison d'un temps de réaction insuffisant, en cas de chutes d'éléments (pierre, gravats, glace), indique, de son côté, la commune de Blatten. Il sera également interdit de s'arrêter sur ledit tronçon.

Certains sentiers pédestres inaccessibles

Une ligne de transports publics sera mise en service, dès le 27 juin. En raison d'une capacité de transport, en minibus, limitée, les trajets seront soumis à réservation obligatoire.

Même après la réouverture de la route, les mesures de protection déjà décidées resteront en vigueur. Une zone interdite sera mise en place au sud de la rivière Lonza. Certains sentiers pédestres demeureront inaccessibles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

El Niño de retour dans le Pacifique, risques météo extrêmes à venir

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En 2019, plusieurs mois de sécheresse en Afrique australe, déclenchés par le phénomène météorologique El Niño, ont eu un impact dévastateur sur plus de 27 millions de personnes et provoqué la pire crise alimentaire de la région depuis des décennies, selon l’agence alimentaire des Nations unies. (© KEYSTONE/AP/TSVANGIRAYI MUKWAZHI)

Un nouvel épisode d'El Niño s'est formé dans l'océan Pacifique équatorial, ouvrant la voie à plusieurs mois de sécheresses et d'inondations. Identifié mercredi par l'Agence météorologique japonaise, il pourrait compter parmi les plus puissants jamais observés.

Le retour d'El Niño ravive les craintes de nouvelles températures extrêmes à l'échelle mondiale. D'autant plus que l'Organisation météorologique mondiale (OMM) avait déjà averti qu'il pourrait s'agir d'un "super El Niño".

Bien qu'il s'agisse d'un phénomène naturel, l'OMM souligne que ce type d'événement se produit désormais dans le contexte d'une planète réchauffée par l'activité humaine, ce qui peut accentuer les phénomènes extrêmes.

El Niño: derniers épisodes en 2023 et 2024

El Niño se caractérise par une hausse des températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial. Il se produit d'ordinaire tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois.

Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / bloomberg / belga / afp

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Climat: les conditions extrêmes deviennent "la norme"

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Le mois de mai a engendré des situations "particulièrement difficiles" en France, au Royaume-Uni, en Irlande et au Portugal, selon Copernicus (archives). (© KEYSTONE/AP/ANNA SZILAGYI)

Les phénomènes extrêmes deviennent "la norme" en Europe, s'alarme l'observatoire climatique européen Copernicus dans un rapport publié mercredi. Le mois de mai se classe deuxième après le record de chaleur de mai 2024.

"En Europe, une vague de chaleur inhabituellement précoce et intense montre à quelle vitesse les phénomènes climatiques extrêmes sont en train de devenir la norme plutôt que l'exception", a affirmé Samantha Burgess, climatologue de Copernicus, citée dans un communiqué.

Le mois de mai a établi de nombreux nouveaux records mensuels sur le continent et engendré des situations "particulièrement difficiles" en France, au Royaume-Uni, en Irlande et au Portugal, rappelle Copernicus.

"Bien que remarquable, ce phénomène s'inscrit dans le cadre du réchauffement rapide de l'Europe et de la tendance à long terme à des vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et survenant plus tôt dans la saison", explique l'institut européen dans son bilan mensuel du climat mondial.

A l'échelle mondiale, mai 2026 reste toutefois derrière mai 2024 en terme de températures. Terres et mers confondues, la température moyenne a été de 15,81 degrés Celsius, soit 1,42 degré au-dessus des valeurs estimées pour la période préindustrielle (1850-1900), avant que la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz ne réchauffe durablement le climat, montre ce rapport.

El Niño redouté

Le climat a été mis sous pression par des températures "exceptionnellement élevées" de l'eau dans le Pacifique tropical, alors que le Pacifique équatorial "poursuit sa transition vers des conditions El Niño, attendues dans les mois à venir", explique Copernicus.

El Niño est l'une des phases d'un cycle naturel dans l'océan Pacifique, qui se manifeste certaines années et démarre habituellement au printemps, affectant progressivement dans les mois suivants les températures, les vents et le climat dans le reste du globe.

Pour certaines régions, cela se traduit par des sécheresses, comme en Australie ou en Indonésie. D'autres, comme le Pérou, devront se préparer à des pluies diluviennes.

Le dernier épisode date de 2023/2024. Sa survenance est probable à 80% entre juin et août, a alerté début juin l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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