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Conjoncture - Scénario encore plus sombre pour une récession historique

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Gita Gopinath, économiste en chef du Fonds monétaire international a dévoilé une prévision de récession de 4,9% cette année pour l’économie mondiale. Archives (KEYSTONE/Laurent Gillieron)
Plus de 12'000 milliards de dollars de perte cumulée pour l'économie mondiale en 2020 et 2021 à cause de la pandémie de coronavirus. Cette "crise pas comme les autres" est bien plus sévère que prévu et la reprise sera plus lente qu'espéré, a prévenu mercredi le Fonds monétaire international.

Gita Gopinath, son économiste en chef, a dévoilé une prévision de récession de 4,9% cette année. C'est bien pire que les 3% anticipés en avril en plein coeur de la pandémie, quand le FMI soulignait déjà qu'il s'agissait de la pire crise depuis la Grande Dépression des années 30.

Et pour certains pays notamment en Europe, la contraction du produit intérieur brut est vertigineuse: -12,5% pour la France, -12,8% pour l'Espagne et l'Italie.

"Un degré élevé d'incertitude entoure" ces prévisions, reconnaît Mme Gopinath alors que l'épidémie n'est pas terminée et que des foyers resurgissent là où elle semblait endiguée, comme en Allemagne où les autorités ont annoncé mardi des reconfinements locaux.

A ce jour, la pandémie de Covid-19 a fait plus de 477'500 morts dans le monde.

Pour l'heure, aucun pays n'échappe au pessimisme ambiant à commencer par la Chine, d'où est parti, fin 2019, le virus mortel. La croissance du géant asiatique ne sera que de 1%, loin des 6,1% réalisés en 2019, qui constituait déjà un plus bas historique du fait de la guerre commerciale avec Washington.

La crise sanitaire va être encore plus dévastatrice pour les Etats-Unis, dépourvus de filet de sécurité sociale et malgré les gigantesques plans d'aide du gouvernement (quelque 3000 milliards de dollars).

Le PIB de la première puissance du monde va ainsi s'effondrer de 8% contre 5,9% estimé en avril. La reprise en 2021 sera, elle, moins soutenue (+4,5%).

Partout ailleurs dans le monde, des chiffres catastrophiques: -10,2% pour les pays de la zone euro et pour le Royaume-Uni, -9,4% dans la région d'Amérique latine et des Caraïbes, -8% en Afrique du Sud, -5,8% au Japon, -4,7% au Moyen-Orient et Asie centrale ou encore -4,5% en Inde.

Dans son rapport, le Fonds prend acte que la pandémie "a eu un impact plus négatif sur l'activité au premier semestre 2020 que prévu".

"Rester vigilants"

En outre, prévient-il, "la reprise devrait être plus progressive que prévu". En 2021, la croissance mondiale devrait ainsi atteindre 5,4% (-0,4%).

C'est environ 6,5 points de pourcentage en moins que dans les projections de janvier avant la propagation du virus dans le monde.

Gita Gopinath a exhorté les gouvernements à "rester vigilants" car la crise n'est pas terminée. "De nombreux pays font déjà beaucoup" pour aider les entreprises et les ménages, a-t-elle souligné mais ils devront veiller à ne pas revenir sur ces aides trop rapidement mais "de manière graduelle", a-t-elle également mis en garde.

Le FMI est particulièrement inquiet de l'impact négatif sur les ménages à faibles revenus, qui "met en péril les progrès significatifs accomplis dans la réduction de l'extrême pauvreté dans le monde depuis les années 1990".

Pire ou meilleur ?

Pour autant, comme pour les projections publiées en avril, "il y a un degré d'incertitude plus élevé que d'habitude autour de cette prévision", observe le FMI.

In fine, cela pourrait se révéler pire ou meilleur.

Meilleur, s'il y a par exemple la découverte d'un vaccin et s'il y a des aides gouvernementales supplémentaires qui accélèreront la reprise.

Au contraire, "de nouvelles vagues d'infections peuvent freiner" la reprise "et resserrer rapidement les conditions financières, provoquant un surendettement", a résumé Gita Gopinath.

Dans les économies où les taux d'infection diminuent, la reprise est actuellement plus longue en raison de la persistance de la distanciation physique au second semestre. Elle est aussi "inégale", souligne Gita Gopinath. Certains secteurs comme les ventes au détail rebondissent quand d'autres comme les services "à forte intensité de contacts, l'hôtellerie, les voyages et le tourisme, restent déprimés", constate-t-elle.

Les pays tributaires de ces secteurs seront "probablement profondément affectés pendant une période prolongée", souligne l'économiste.

Pour les économies luttant encore pour endiguer la pandémie, les mesures de confinement continuent de peser.

Par ailleurs, la possibilité de "résultats alternatifs" ne s'explique pas seulement par l'évolution de la pandémie", constate le FMI.

En effet, l'ampleur du récent rebond des marchés financiers soulève des interrogations tant elle semble "déconnectée" des changements dans les perspectives économiques.

Enfin, au-delà de la pandémie, d'autres risques compromettent l'économie mondiale, souligne le FMI, citant "l'escalade des tensions entre les Etats-Unis et la Chine", "l'effilochage des relations entre l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la coalition des producteurs de pétrole" ou encore "les troubles sociaux".

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Le Covid-19 a fait plus de 9300 morts en Suisse en 2020

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La quasi-totalité des personnes décédées du Covid-19 en 2020 souffraient d'une maladie concomitante (image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Covid-19 a tué 9305 personnes en Suisse en 2020, lors de la première année de la pandémie. 96,1% d'entre elles souffraient d'au moins une maladie concomitante, qui n'était toutefois pas la cause du décès, selon l'Office fédéral de la statistique (OFS).

La principale maladie non mortelle accompagnant une infection au coronavirus était une maladie de l'appareil cardio-respiratoire (68,9%), en particulier des infections cardiaques ou pulmonaires, précise l'OFS dans sa statistique provisoire des causes de décès pour 2020 publiée vendredi.

Par ailleurs, un quart des personnes décédées (22,4%) souffraient de démence, 13,5% de diabète sucré et 9,7% d'une tumeur maligne. L'OFS précise qu'il peut y avoir plusieurs maladies concomitantes par cas de Covid-19.

Plus des deux tiers des victimes (6544) ont succombé à la maladie durant la deuxième vague, en novembre et décembre. Durant le semi-confinement de mars-avril, l'OFS a dénombré 1890 décès dus au coronavirus. La pandémie a essentiellement frappé les plus de 65 ans.

Différence avec l'OFSP

Les chiffres de l'OFS montrent une grande différence avec ceux publiés par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Ce dernier avait fait état de 6907 décès. La divergence vient de bases de données différentes.

L'OFSP se base sur le système d'annonce des cabinets médicaux et publie ses données sous la pression du temps. Les statistiques des causes de décès de l'OFS se basent pour leur part sur les données des offices d'état-civil auxquels les médecins adressent les certificats de décès mentionnant les causes principales des décès et les maladies concomitantes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L’OFSP annonce 23'348 nouveaux cas de coronavirus en sept jours

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L’Office fédéral de la santé publique a annoncé mardi 23'348 nouveaux cas de coronavirus en sept jours. (archives) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé mardi 23'348 nouveaux cas de coronavirus en sept jours. On déplore 35 décès supplémentaires et 290 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 37'738 cas sur le même laps de temps. Le même jour, il dénombrait 30 décès et 421 hospitalisations supplémentaires. En une semaine, le nombre de nouveaux cas a ainsi reculé de 38,1%. Les hospitalisations ont dans le même temps baissé de 31,1%.

601 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 6,10% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 76,20%.

Depuis le début de la pandémie, 3'972'610 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 22'364'779 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 13'534 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 56'671.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'enquête continue après des éléments pointant le marché de Wuhan

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Le marché de Wuhan est privilégié comme point de départ de la transmission du SARS-CoV-2 des animaux à l'homme (archives). (© KEYSTONE/EPA/ROMAN PILIPEY)

Des études publiées mardi ont conclu que la pandémie de Covid-19 a commencé sur le marché de Wuhan en Chine. C'est un élément à ajouter "à l'enquête scientifique" sur les origines de la pandémie mais pas une preuve définitive, a souligné l'OMS mercredi.

"Toutes les hypothèses restent sur la table", a expliqué le docteur Michael Ryan, en charge des situations d'urgence à l'OMS lors d'un point de presse à Genève.

"C'est une histoire de détective scientifique (...) chaque nouvelle pièce d'information ajoute au tableau d'ensemble et chaque nouvelle information, nouvelle science ou nouvelle étude peut faire avancer une hypothèse ou une autre", a reconnu le docteur Ryan. Mais il ajoute que "toutes les hypothèses restent sur la table jusqu'à ce qu'on puisse prouver que l'une de ces hypothèses est la bonne explication".

La première des deux études publiées mardi dans la prestigieuse revue Science est une analyse géographique montrant que les premiers cas détectés en décembre 2019 se concentraient autour du marché. La seconde est une analyse génomique du virus des premiers cas, montrant qu'il est très peu probable que le virus ait largement circulé chez les humains avant novembre 2019.

Le débat fait rage depuis le début de la pandémie entre les experts, qui cherchent encore quasiment trois ans plus tard à élucider le mystère de l'origine du virus. Outre le camp défendant la thèse du marché il y a aussi les tenants de la théorie d'une fuite d'un laboratoire de la ville.

"Comment mieux se préparer à l'avenir"

La docteure Maria van Kerkhove, en charge de coordonner la lutte contre le Covid-19 au sein de l'OMS, a souligné qu'il restait encore beaucoup à faire. "Pour nous, ce qui est vraiment critique est d'enquêter plus avant en Chine, d'enquêter plus avant à Wuhan et sur les marchés de Wuhan", a insisté la docteure.

Elle a rappelé notamment que l'OMS aimerait avoir accès à des échantillons sérologiques de gens qui travaillaient sur les marchés, de ceux qui étaient en contact avec les animaux susceptibles de transmettre la maladie, mais aussi avoir plus d'informations sur les animaux vendus sur ces marchés, les fermes où ils étaient élevés, etc.

"Nous avons besoin de faire plus d'études en Chine et ailleurs", a-t-elle martelé, alors que les autorités chinoises n'ont pour l'instant autorisé qu'une seule enquête conjointe sur place et n'ont pas donné l'accès aux données sérologiques demandées par l'OMS.

"Le but n'est pas seulement de savoir comment cette pandémie a commencé, mais c'est de savoir comment mieux se préparer pour l'avenir", a rappelé la docteure.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L’OFSP annonce 37'738 nouveaux cas de coronavirus en sept jours

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L’OFSP annonce 37'738 nouveaux cas de coronavirus en sept jours (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé mardi 37'738 nouveaux cas de coronavirus en sept jours. On déplore 30 décès supplémentaires et 421 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 49'757 cas sur le même laps de temps. Le même jour, il dénombrait 32 décès et 478 hospitalisations supplémentaires. En une semaine, le nombre de nouveaux cas a ainsi reculé de 24,2%. Les hospitalisations ont dans le même temps baissé de 11,9%.

615 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 7,90% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 76,70%.

Depuis le début de la pandémie, 3'949'245 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 22'297'650 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 13'499 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 56'356.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Biden, presque remis du Covid-19, dit se sentir "très en forme"

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Joe Biden est âgé de 79 ans (archives). (© KEYSTONE/AP/Patrick Semansky)

Le président américain Joe Biden, quasiment remis du Covid-19, a dit lundi se sentir "très en forme". Il espère être pleinement de retour au travail dans la semaine.

D'une voix légèrement enrouée, le démocrate de 79 ans s'est réjoui devant des journalistes d'avoir eu deux bonnes nuits de sommeil d'affilée à la fin d'une rencontre avec des chefs d'entreprises sur la fabrication de micropuces, à laquelle il assistait par vidéoconférence. "En fait, mon chien a même dû me réveiller ce matin", a-t-il souri.

Confiné depuis son test positif jeudi, M. Biden a affirmé espérer sortir de l'isolement pour retourner au travail "d'ici à la fin de la semaine". Joe Biden avait continué à travailler, mais avait allégé ses horaires durant sa convalescence.

Symptômes légers

Le 46e président des Etats-Unis d'Amérique semble avoir eu des symptômes légers. La Maison-Blanche a tout fait pour rassurer sur son état de santé et sa capacité à gouverner, même confiné.

Plus tôt, le médecin personnel de M. Biden avait déclaré qu'il ne présentait pratiquement plus de symptômes de la maladie, dans une lettre diffusée par la Maison-Blanche. "Ses symptômes ont désormais pratiquement totalement disparu", avait écrit le Dr Kevin O'Connor.

Le président, très légèrement enroué, souffre encore d'une petite congestion nasale, avait précisé le médecin.

L'âge de Joe Biden, qui a bénéficié d'une vaccination complète et de deux rappels contre le coronavirus, le classe dans la catégorie des personnes à risque de développer un cas grave de la maladie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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