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Coronavirus - Plus d'un million de malades dans le monde

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Image d'illustration (EPA/ETIENNE LAURENT)
Le monde a franchi le cap du million de personnes testées positives au coronavirus. La pandémie explose aux Etats-Unis, où 1169 décès ont été enregistrés en 24 heures, en hausse d'un tiers sur le précédent bilan quotidien.

Les économies sont ravagées par ce fléau, comme le montre un autre chiffre dramatique: en une semaine, 6,6 millions d'Américains ont perdu leur emploi. La moitié de l'humanité est à l'arrêt, soumise à des mesures de confinement parfois extrêmement strictes.

Le nombre des cas confirmés d'infection par le coronavirus dans le monde dépasse le million vendredi, et celui des décès les 52'000, selon un comptage de l'AFP.

L'Europe est le continent le plus touché, mais les Etats-Unis sont en passe de devenir le nouvel épicentre de la pandémie, avec un quart des cas enregistrés. Ces bilans sont probablement bien en-dessous de la réalité, faute de capacités suffisantes de dépistage.

Une hausse énorme

Aux Etats-Unis, le nombre des décès en 24 heures a de nouveau établi un sinistre record: 1169 morts, selon le comptage de l'université américaine Johns Hopkins, qui fait référence.

Ce chiffre constitue une hausse énorme, de près d'un tiers, par rapport au précédent bilan quotidien (884 morts) de la même université.

En chiffres absolus, c'est le bilan sur 24 heures le plus élevé jamais enregistré dans un pays depuis le début de la pandémie. L'Italie a toutefois frôlé le millier de morts (969) le 27 mars avec une population cinq fois moins nombreuse que celle des Etats-Unis. Au total, 5926 personnes sont décédées depuis le début de la pandémie aux Etats-Unis.

Tragédies

L'ampleur de la crise ne dissimule pas les tragédies individuelles: la mort d'un nouveau-né mercredi dans l'Etat du Connecticut a frappé les esprits, les enfants étant jusqu'ici relativement épargnés. Selon les projections de la Maison Blanche, le Covid-19 devrait faire entre 100'000 et 240'000 morts aux Etats-Unis.

La pandémie a entraîné jeudi le report d'un mois (à mi-août) de la convention du parti démocrate, qui doit désigner son candidat à l'élection présidentielle de novembre face au républicain Donald Trump. Le président a annoncé qu'il avait subi un nouveau test jeudi, négatif. C'est la deuxième fois qu'il est testé depuis le début de la crise.

La ville de New York concentre les inquiétudes, avec déjà plus de 1500 morts. le maire de la ville Bill de Blasio a demandé aux habitants de se couvrir le visage pour sortir. Comme auparavant en Italie, en Espagne ou en France, les personnels médicaux demandent des équipements de protection.

"Les soldats ne vont pas à la guerre sans armes, pourquoi les infirmiers travailleraient-ils sans équipement de protection?" Une trentaine d'infirmiers ont organisé jeudi une rare manifestation devant un hôpital new-yorkais, pour dénoncer le manque de masques et de blouses.

Afflux de corps

En Italie, pays le plus endeuillé par la pandémie à ce jour, le plus grand crématorium de Milan a fermé ses portes, débordé par l'afflux de corps. A Bergame, la ville la plus touchée du pays, des corps ont été transportés par camions militaires vers d'autres régions pour être incinérés.

Malgré les mesures de confinement, les bilans ne cessent de s'alourdir: près de 14'000 morts en Italie, 10'000 en Espagne, près de 6'000 aux Etats-Unis. En France, le bilan a été porté à 5'300 morts, dont près de 900 personnes décédées dans des maisons de retraite.

L'ampleur du drame dans ces quatre pays, qui ont chacun dépassé le bilan officiel de décès communiqués pour la Chine continentale (3318) où l'épidémie s'était déclarée, suscitent des soupçons sur l'authenticité des chiffres chinois. Pékin a menti en les sous-évaluant largement, affirme ainsi un rapport confidentiel du renseignement américain, cité par plusieurs parlementaires.

Economie ou santé

L'Espagne a déploré jeudi 950 décès en 24 heures, un nouveau record dans le pays, qui a aussi enregistré en mars plus de 300'000 nouveaux demandeurs d'emploi.

La Commission européenne a proposé jeudi de créer un instrument pour garantir jusqu'à 100 milliards d'euros les plans nationaux de soutien à l'emploi. Et la Banque mondiale s'est dite prête à mettre sur la table jusqu'à 160 milliards de dollars sur les 15 prochains mois pour aider les pays à répondre aux conséquences sanitaires immédiates de la pandémie et soutenir la reprise économique.

L'Assemblée générale de l'ONU a approuvé jeudi par consensus une résolution appelant à la "coopération internationale" et "au multilatéralisme" pour combattre le Covid-19, premier texte des Nations unies depuis le déclenchement de la pandémie.

En Russie, le président Vladimir Poutine a prolongé jusqu'à la fin du mois le principe de jours chômés imposé depuis une semaine, laissant les autorités régionales fixer les termes du confinement, notamment à Moscou, principal foyer dans le pays.

Des responsables politiques français ont accusé des acheteurs américains d'avoir "surenchéri" pour acheter des livraisons de masques de protection fabriqués en Chine et commandés par la France. Washington a dénoncé des informations "complètement fausses", mais l'échange montre combien il est difficile aux Etats et aux collectivités de s'approvisionner en équipements médicaux.

Et après plusieurs jours de blocage, la Floride a autorisé un paquebot de croisière à accoster au nord de Miami pour débarquer ses passagers dont certains sont atteints du coronavirus. Le Zaandam errait en mer depuis des jours, rejeté par plusieurs ports d'Amérique latine.

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Coronavirus - Plus de 1,5 million de morts dans le monde

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Le Brésil a enregistré plus de 700 morts du coronavirus en un jour pour la première fois depuis la mi-novembre, et a franchi jeudi la barre des 175'000 décès, selon les données officielles. (AP Photo/Bruna Prado)

La pandémie de coronavirus a fait plus de 1,5 millions de morts dans le monde. Elle s'accélère aux Etats-Unis - qui a battu son record absolu de nouveaux cas détectés en une seule journée - comme au Brésil qui a franchi le seuil des 175'000 décès.

Le Covid-19 a fait à ce jour plus d'1,5 millions de morts dans le monde, pour près de 65 millions de cas selon un décompte de l'AFP jeudi. Et depuis le 24 novembre, plus de 10'000 nouveaux morts sont enregistrés par jour en moyenne sur la planète, un niveau jamais atteint auparavant. Mais le début des campagnes de vaccination est annoncé comme imminent dans un certain nombre de pays.

Les Etats-Unis, qui paient le plus lourd tribut à la pandémie avec 276'000 morts du Covid, ont enregistré jeudi plus de 210'000 cas de contaminations en une seule journée, un record absolu depuis le début de la pandémie, selon les données de l'université Johns Hopkins qui font référence.

En Californie, "les hospitalisations ont augmenté de 86% juste au cours des 14 derniers jours", a expliqué le gouverneur de cet Etat américain, Gavin Newsom. Il a annoncé jeudi que les rassemblements et activités non essentielles allaient y être interdites dans toutes les zones où la pandémie risquait de submerger les services hospitaliers.

Flambée

Les responsables sanitaires américains ont averti que les voyages effectués il y a une semaine pour Thanksgiving par des millions d'Américains risquaient de provoquer "une flambée s'ajoutant à la flambée", selon les mots du très respecté immunologue Dr Anthony Fauci. Le Dr Fauci - cible de virulentes attaques de la part du président sortant Donald Trump - est désormais invité par le président élu Joe Biden à faire partie de son équipe sur le Covid-19.

Le Royaume-Uni a passé le cap des 60'000 morts au moment même où son gouvernement annonçait le début de la vaccination la semaine prochaine, pour les résidents et le personnel des maisons de retraite. Il était devenu mercredi le premier pays au monde à approuver l'utilisation du vaccin développé par Pfizer et BioNTech contre le Covid-19.

Des vaccinations vont commencer

L'Agence américaine des médicaments a aussi été sollicitée par Pfizer/BioNTech et, depuis lundi, par Moderna. En cas de feu vert, les deux vaccins pourraient être disponibles à la fin de l'année aux Etats-Unis. M. Biden et les anciens présidents américains Barack Obama, George W. Bush, Bill Clinton se sont dits prêts à se faire vacciner publiquement contre le Covid-19 afin d'encourager leurs concitoyens à faire de même.

En Russie, Vladimir Poutine a demandé que les vaccinations "à grande échelle", gratuites, commencent "à la fin de la semaine prochaine". Le Spoutnik V, développé par le centre de recherches Gamaleïa de Moscou, est dans la troisième et dernière phase d'essais cliniques auprès de 40'000 volontaires. Ses créateurs le disent efficace à 95%, comme le Pfizer/BioNTech.

Fermer les écoles à Rio?

Au Brésil, un comité scientifique a notamment recommandé cette semaine que Rio de Janeiro ferme toutes ses écoles et interdise de rester sur les plages. Le Brésil a enregistré plus de 700 morts du coronavirus en un jour pour la première fois depuis la mi-novembre, et a franchi jeudi la barre des 175'000 décès, selon les données officielles qui y confirment une accélération de la pandémie.

Le président d'extrême droite Jair Bolsonaro, avait remis en question dès le début de la pandémie les mesures préventives. Mais pour l'infectiologue Julio Croda, de l'Université de Mato Grosso do Sul, interrogé par l'AFP, "si des mesures de prévention ne sont pas prises faute de leadership, nous allons assister à une tragédie".

Le Mexique, aux 128 millions d'habitants, enregistre aussi plus d'un million de cas confirmés et un peu plus de 107'000 décès. Et les hospitalisations restent en hausse dans la capitale, Mexico.

Fatigue au Québec

Espoir déçu au Québec, dans l'est du canada: le Premier ministre, François Legault, a annoncé jeudi qu'il annulait sa décision de permettre à tous les Québécois de se rassembler pendant quatre jours à Noël, à dix personnes maximum. Ce ne sera plus permis dans les régions se trouvant en "zone rouge", comme Montréal ou Québec, où habitent 80% des 8 millions de Québécois.

M. Legault a évoqué des personnels de santé québécois "fatigués, très fatigués".

La situation est contrastée en Europe. Un nombre record de près d'un millier de morts en 24 heures a été enregistré en Italie, où le gouvernement a durci les conditions de déplacement à l'intérieur du pays pour les fêtes de fin d'année. En France, où le virus a encore fait plus de 300 morts en 24 heures mais où le nombre de malades en réanimation diminue, la vaccination sera gratuite pour tous, a annoncé le Premier ministre Jean Castex.

Au total 1'500'038 décès, pour 64'774'705 cas, ont été recensés dans le monde depuis le début de la pandémie en Chine en décembre.

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Décès de Valéry Giscard d'Estaing

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L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est décédé à l'âge de 94 ans (archives). (©KEYSTONE/AP/MARKUS SCHREIBER)

L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort mercredi à l'âge de 94 ans des suites du Covid-19, a annoncé sa famille. Il dirigea la France de 1974 à 1981 en lui apportant un élan de modernité.

Plus jeune président de la Ve République lors de son élection (48 ans) en 1974, "VGE" avait été hospitalisé à plusieurs reprises ces derniers mois pour des problèmes cardiaques. Il est décédé dans sa maison familiale d'Authon, dans le centre de la France.

Pendant son mandat, Giscard, un centriste, avait eu une action modernisatrice sur le pays, promulguant d'importantes réformes de société comme l'autorisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) ou l'abaissement du droit de vote à 18 ans. Il fut aussi le premier président non gaulliste de la Ve République, après l'emblématique général de Gaulle et son héritier politique Georges Pompidou.

Fervent européen

Il fut aussi un fervent européen, travaillant avec son "ami" le chancelier Helmut Schmidt à faire tourner le moteur franco-allemand, ou dans les années 2000 quand il présidait la convention pour l'Europe en vue de l'établissement, avorté, d'une consitution européenne. Son goût pour les affaires internationales l'a poussé à être le père des réunions du G7, le club des pays industrialisés.

Le président Emmanuel Macron a rendu hommage à la mémoire de son prédécesseur, saluant un chef d'Etat dont "le septennat transforma la France". "Les orientations qu'il avait données à la France guident encore nos pas. Serviteur de l'Etat, homme politique de progrès et de liberté, sa mort est un deuil pour la nation française", a ajouté Emmanuel Macron dans un message de condoléances.

Les anciens présidents français, Nicolas Sarkozy et François Hollande, ont eux aussi salué la mémoire de leur prédécesseur. "Valéry Giscard d'Estaing aura toute sa vie oeuvré au renforcement des liens entre les nations européennes, cherché et réussi à moderniser la vie politique et consacré sa grande intelligence à l'analyse des problématiques internationales les plus complexes", a estimé Nicolas Sarkozy dans un message posté sur les réseaux sociaux.

La France "perd un homme d'Etat qui a fait le choix de l'ouverture au monde", a regretté pour sa part François Hollande dans un communiqué.

Un seul mandat

Rompant avec le style solennel de ses prédecesseurs, "VGE" avait adopté des postures modernes et voulait s'afficher proche des gens, au risque de s'exposer aux procès en démagogie comme lorsqu'il s'invitait à dîner chez les Français ou jouait de l'accordéon.

Il n'avait effectué qu'un seul septennat, battu par le socialiste François Mitterrand en 1981 après une seconde partie de mandat marquée par la crise économique et des affaires, comme celle des "diamants de Bokassa".

Figure de la vie politique française, incarnation du centre droit et tombeur du gaullisme, M. Giscard d'Estaing avait été élu à l'Elysée en mai 1974 à l'âge de 48 ans. Il était alors le plus jeune président français depuis Louis-Napoléon Bonaparte.

Grand vent de modernité

"Pour des générations entières, notamment pour ceux qui se sont engagés auprès de lui dans leur jeunesse, il a fait souffler un grand vent de modernité sur la société française et fait naître un immense espoir de dépassement et de rassemblement", a réagi auprès de l'AFP François Bayrou, qui fit avec lui ses premiers pas en politique et qui fut son successeur à la tête du parti centriste UDF, et selon qui "il reste l'immense souvenir d'intelligence et rires partagés, en même temps qu'une grande nostalgie".

Après sa défaite, "VGE" reste une figure du centre-droit avant de s'effacer du paysage politique français dans les années 1990. Il y revient en 2001 en prenant la tête de la Convention pour l'Europe, chargée de rédiger une constitution européenne, qui sera rejetée par référendum (55% de non) en 2005.

L'une de ses dernières apparitions publiques remonte au 30 septembre 2019 lors des obsèques à Paris d'un autre président de la République, Jacques Chirac, qui fut son Premier ministre de 1974 à 1976.

Après avoir été hospitalisé à plusieurs reprises récemment, "son état de santé s'était dégradé et il est décédé des suites du Covid-19", a indiqué sa famille dans un communiqué transmis à l'AFP. Ses obsèques se dérouleront "dans la plus stricte intimité familiale."

Il a aussi fait parler de lui en mai, visé par une enquête pour agression sexuelle après la plainte d'une journaliste allemande qui l'accusait d'attouchements pendant une interview un an plus tôt.

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L'année 2020 parmi les plus chaudes

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Le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) Petteri Taalas (à droite ici avec le conseiller fédéral Alain Berset) appelle à davantage d'efforts contre le réchauffement climatique dans les différents pays. (Image d'archive - ©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'année 2020 sera probablement l'une des trois plus chaudes jamais observées. Toutes celles qui ont suivi l'accord de Paris ont été plus affectées par le changement climatique, a fait remarquer mercredi à Genève l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Cette année, la température devrait être supérieure de 1,2°C par rapport à la période préindustrielle, explique le secrétaire général Petteri Taalas. Il ajoute que la menace que ce chiffre dépasse 1,5% d'ici quatre ans est d'environ 20%. La situation n'est pas cohérente avec l'accord de Paris et "davantage d'efforts sont requis", explique également le secrétaire général.

Les données de cette année se rapprochent de celles records de 2016 et dépassent pour le moment celles de l'année dernière, alors même qu'un épisode de courant froid La Niña est observé actuellement. La chaleur à la surface des océans a atteint des sommets et plus de 80% de ces zones ont fait face à une canicule marine, selon l'évaluation provisoire du climat, sur des indications qui portent jusqu'à fin octobre.

Les conséquences pour les écosystèmes ont été importantes, alors que ceux-ci souffrent déjà de l'absorption de près d'un quart des concentrations de CO2. Malgré les restrictions et confinements liés à la pandémie, les émissions ont augmenté, avait affirmé il y a quelques semaines l'OMM.

Les situations extrêmes ont notamment à nouveau affecté l'Arctique, qui s'est réchauffé deux fois plus rapidement que la moyenne depuis environ 35 ans. La banquise dans cette zone a été la moins importante jamais observée pour juillet et octobre et la deuxième la moins épaisse pour septembre. Autre problème, incendies, ouragans et inondations ont été répandus et ont fait des centaines de victimes.

Des millions de personnes ont été affectées et environ dix millions d'entre elles ont notamment été déplacées, selon des données qui portent jusqu'à fin juin. La pandémie a empêché de lancer des évacuations adaptées dans certains pays avant des désastres naturels, en raison de la distanciation physique préconisée.

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Les skieurs français pourraient être isolés au retour de Suisse

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Une quarantaine de 7 jours pourrait être imposées aux skieurs français au retour de l'étranger. (Image d'illustration - ©KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

Le gouvernement envisage de mettre en place une période d'isolement de 7 jours pour les Français qui seront allés skier à l'étranger pendant les fêtes, a affirmé le Premier ministre Jean Castex. Des contrôles seraient menés aux frontières de l'Espagne et de la Suisse.

Pour "empêcher les Français d'aller se contaminer dans les stations" de ski des pays limitrophes comme la Suisse ou l'Espagne, qui gardent leurs stations de ski ouvertes, "on va instaurer une quarantaine", a indiqué le Premier ministre, avec "des contrôles aléatoires à la frontière".

Les préfets des départements limitrophes "pourraient ordonner un isolement de sept jours" pour les Français qui rentreraient d'une station de ski suisse ou espagnole. "La conclusion à en tirer, c'est que je ne vais pas en Suisse" pour skier, a ajouté Jean Castex. Interrogé pour plus de précisions, Matignon a affirmé: "c'est à la main des préfets" et "cela ne concerne pas les travailleurs transfrontaliers".

Le gouvernement envisage aussi de demander des tests négatifs à présenter aux aéroports d'arrivée, pour les voyageurs. Toutes ces modalités seront précisées dans un décret attendu dans les jours à venir, selon Matignon.

Dès le 24 décembre en Autriche

La Premier ministre a précisé que ces mesures restrictives seront mises en place si la Suisse et l'Espagne décident de garder leurs stations ouvertes.

Les Autrichiens pourront eux skier depuis le 24 décembre, a annoncé mercredi le gouvernement. Toutefois, les hôtels, les bars et les restaurants ne vont rouvrir que le 7 janvier, ce qui va de facto limiter l'affluence de touristes étrangers sur les pistes.

Equité

Emmanuel Macron avait annoncé mardi qu'il envisageait de prendre "des mesures restrictives et dissuasives" pour empêcher les Français d'aller skier à l'étranger, notamment en Suisse, à Noël, alors que les remontées mécaniques seront fermées en France.

Le chef du gouvernement a précisé qu'il aurait préféré "une harmonisation européenne" sur la question de l'ouverture des stations de ski, mais que si la France, l'Italie et l'Allemagne se sont "alignées" sur une fermeture, "les Espagnols et les Suisses à ce jour ne s'orientent pas vers ces décisions".

"C'est leur droit mais je vais continuer à protéger mes concitoyens en les empêchant d'aller se contaminer", a-t-il insisté. Il a ajouté qu'il s'agissait aussi de rétablir "un principe d'équité vis-à-vis des gestionnaires des stations de ski françaises".

Déception italienne

En Allemagne, la Suisse est considérée comme un pays à risque depuis le 24 octobre. Les personnes qui rentrent en Allemagne après un passage en Suisse doivent observer une quarantaine de dix jours.

Le président du Conseil supérieur de la santé italien Franco Locatelli a récemment qualifié de décevante la décision de la Suisse de laisser ouvertes ses stations de ski. Au journal La Stampa, M. Locatelli a déclaré qu'il espère une fermeture des domaines skiables jusqu'à la fin de l'année. A défaut, il exige une quarantaine pour les personnes de retour de l'étranger.

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Nouvelle-Zélande: Jacinda Ardern déclare "l'urgence climatique"

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La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a proclamé mercredi un état d'"urgence climatique" devant le Parlement national(©AP Photo/Nick Perry)

La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a proclamé mercredi un état d'"urgence climatique" devant le Parlement. Elle a souligné la nécessité d'une action rapide en ce domaine dans l'intérêt des générations futures.

"Lorsque nous faisons des déclarations, c'est souvent qu'il y a une menace pour la vie, une menace pour les biens, et des urgences concernant la sécurité civile", a déclaré la dirigeante de centre-gauche. "Si nous ne réagissons pas au changement climatique, nous continuerons à subir ces urgences sur nos côtes".

"Votez en faveur de cette déclaration, tenez-vous du bon côté de l'histoire, faites partie de la solution que nous devons apporter collectivement à la prochaine génération", a-t-elle exhorté. Les parlementaires ont adopté la déclaration d'urgence climatique, largement symbolique, par 76 votes contre 43.

Le Parlement britannique était devenu, le 1er mai 2019, le premier dans le monde à déclarer l'"urgence écologique et climatique", suivi par l'Irlande. Selon The Climate Mobilisation, un lobby américain faisant la promotion de ces déclarations, une dizaine de parlements ont fait de même, tout comme 1800 collectivités locales dans le monde.

"Faux et trompeur"

Pour le Parti national néo-zélandais (opposition de centre-droit), cette déclaration peut nuire, "en faisant croire aux gens que quelque chose s'est produit, alors que ce n'est pas le cas", a déclaré sa dirigeante, Judith Collins, à Radio New Zealand. "C'est assez faux et trompeur."

La Nouvelle-Zélande fait partie des pays qui se sont engagés à atteindre l'objectif de neutralité carbone pour les gaz à effet de serre d'ici 2050. Le pays, qui compte moins de cinq millions d'habitants, s'est également engagé à produire 100% d'énergie renouvelable d'ici 2035.

Le gouvernement de Jacinda Ardern, qui avait fait campagne sur les thèmes environnementaux avant son arrivée au pouvoir en 2017, est cependant accusé par certains de ne pas faire assez pour renforcer la réputation "propre, verte" du pays.

Politiques climatiques "insuffisantes"

Le groupe Climate Action Tracker -qui évalue les engagements des principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre- estime que les politiques climatiques de la Nouvelle-Zélande sont "insuffisantes" pour atteindre ses objectifs dans le cadre de l'accord de Paris sur le climat de 2015.

Greenpeace de son côté relève que l'objectif de neutralité carbone pour 2050 ne concerne pas le méthane, afin de préserver un secteur agricole vital pour Wellington. C'est l'une des principales sources d'émissions de gaz à effet de serre du pays.

"Quand la maison brûle, il ne sert à rien de déclencher l'alarme si on ne combat pas l'incendie," a critiqué l'une de ses représentantes, Kate Simcock. "Lutter contre l'incendie en Nouvelle-Zélande signifie lutter contre les émissions agricoles."

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