Rejoignez-nous

Coronavirus

Coronavirus - Plus d'1,5 million de cas en Amérique latine

Publié

,

le

Le Brésil, le plus grand pays d'Amérique latine et peuplé de 212 millions d'habitants, a franchi le seuil des 40'000 morts et des 800'000 cas confirmésEPA/Antonio Lacerda
Plus d'1,5 million de malades du Covid-19 ont été recensés en Amérique latine, désormais sous la menace d'une crise alimentaire. Les marchés chutaient à nouveau vendredi, les investisseurs craignant une deuxième vague épidémique aux Etats-Unis.

Nouvel épicentre de la pandémie, l'Amérique latine et les Caraïbes déplorent plus de 73'000 morts, dont plus de la moitié au Brésil.

Le plus grand pays d'Amérique latine, peuplé de 212 millions d'habitants, a franchi le seuil des 40'000 morts et des 800'000 cas confirmés. En dépit de la forte progression de l'épidémie, les centres commerciaux ont rouvert à Rio de Janeiro et Sao Paulo. Le Brésil se situe au deuxième rang mondial en termes de contaminations, derrière les Etats-Unis.

En Amérique latine, la pandémie "peut nous ramener 13 ans en arrière", a averti Alicia Barcena, secrétaire générale de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC). "Nous devons voir comment éviter que la crise sanitaire ne devienne une crise alimentaire", a-t-elle ajouté.

Au fur et à mesure que les familles se retrouvent obligées d'avoir recours à tous les moyens pour survivre, des millions d'enfants supplémentaires pourraient être forcés de travailler dans le monde, a averti l'ONU. "En temps de crise, le travail des enfants devient un mécanisme d'adaptation pour de nombreuses familles", a expliqué la directrice générale de l'Unicef, Henrietta Fore dans un communiqué.

Les Bourses chutent

Sur les marchés, la remontée spectaculaire des Bourses européennes et américaine entamée après le plongeon de mars a subi un brusque coup d'arrêt face aux craintes d'une deuxième vague.

Vendredi, la Bourse de Tokyo chutait de plus de 2% et les places chinoises subissaient également des pertes importantes. Jeudi, Wall Street avait connu sa pire séance en trois mois, le Dow Jones cédant 6,90%. Les Bourses européenes avaient aussi dévissé.

"Le risque de deuxième vague de l'épidémie inquiète" aux Etats-Unis, a indiqué à l'AFP Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

Les Etats-Unis ont enregistré 941 morts supplémentaires liées au coronavirus dans les dernières 24 heures, portant à 113'774 le nombre de décès dans le pays, selon le comptage jeudi de l'université Johns Hopkins. La hausse du nombre d'hospitalisations dans plusieurs Etats, dont le Texas et la Caroline du Nord, fait craindre une deuxième vague qui ferait encore plus de dégâts et viendrait ralentir la lente reprise économique.

Accélération en Afrique

Outre l'Amérique latine, la pandémie s'accélère aussi en Afrique. "Il a fallu 98 jours pour atteindre la barre des 100'000 cas et 18 seulement pour franchir celle des 200'000" atteinte dès mardi, a souligné jeudi le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique.

"Même si ces cas enregistrés en Afrique représentent moins de 3% du total mondial, il est clair que la pandémie s'accélère" sur le continent, a-t-elle ajouté.

Dans le monde, le Covid-19 a fait plus de 417'000 morts, et infecté plus de 7,4 millions de personnes. Des chiffres officiels sans doute largement inférieurs à la réalité, selon la communauté scientifique.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché. Le cap des 2 millions de personnes infectées a été franchi et le pays continue à enregistrer autour de 20'000 nouveaux cas chaque jour.

Réouverture des frontières de l'UE

Mais en Europe, où les nouvelles hospitalisations et les chiffres des décès sont en chute libre, Bruxelles a préconisé la levée de toutes les restrictions de voyage au sein de l'Union européenne et de l'espace Schengen dès le 15 juin, et la réouverture des frontières extérieures de l'UE dès le 1er juillet aux voyageurs des Balkans occidentaux.

La Commission s'est aussi prononcée pour une réouverture "partielle et progressive" des frontières extérieures de l'UE et de l'espace Schengen après le 30 juin. Le dernier mot sur les frontières appartient toutefois aux Etats.

Le déconfinement se poursuit sur le Vieux Continent. En Espagne, un des pays les plus touchés par la pandémie, le Championnat de football a repris jeudi, après trois mois d'interruption, avec un derby de Séville à huis clos, dans un contexte de haute vigilance sanitaire.

Course au vaccin

Dans la course pour la mise au point d'un vaccin, à laquelle participent universités et laboratoires du monde entier, les grandes manoeuvres se poursuivent.

L'Etat brésilien de Sao Paulo a annoncé la signature d'un accord avec le laboratoire chinois Sinovac Biotech pour la production d'un vaccin, qui sera testé auprès de 9000 volontaires dès juillet. "Les études montrent que ce vaccin pourrait être distribué d'ici juin 2021" si les essais s'avèrent concluants, a assuré le gouverneur de Sao Paulo, Joao Doria.

Aux Etats-Unis, la société de biotech Moderna a annoncé que son vaccin expérimental, cofinancé par le gouvernement américain, entrera dans la troisième et dernière phase des essais cliniques en juillet sur 30'000 volontaires.

Moderna et l'université d'Oxford, qui a aussi lancé un essai à grande échelle sur 10'000 volontaires et attend des premiers résultats en septembre, sont parmi les tout premiers dans la course mondiale au vaccin.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Coronavirus

Genève lance sa campagne automnale de rappel de vaccination

Publié

le

Genève privilégie le nouveau vaccin bivalent de Moderna pour les rappels de vaccination contre le Covid-19 de cet automne (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Genève lance sa campagne automnale de vaccination contre le Covid-19. Cette vaccination de rappel s'effectuera prioritairement avec un nouveau vaccin bivalant qui cible la souche initiale et le variant omicron du coronavirus. Elle est fortement recommandée pour toutes les personnes vulnérables.

Les inscriptions sur la plateforme en ligne seront ouvertes dès vendredi, indique mardi le Département de la santé (DSPS) dans un communiqué. Les premières injections se feront dès lundi 10 octobre dans l'un des sept centres de vaccination ainsi qu'auprès d'une centaine de cabinets médicaux et de pharmacies.

Cette campagne vise principalement à protéger les personnes vulnérables contre les formes graves de la maladie et ses complications. La recommandation s'adresse aux personnes de plus de 65 ans, à celles qui présentent un risque individuel élevé et aux professionnels de la santé. La vaccination de rappel n'est pas recommandée pour les enfants et adolescents de moins de 16 ans.

Selon le DSPS, la vaccination de rappel peut être effectuée quels que soient les vaccins préalablement reçus. Mais un délai d'au moins quatre mois après une infection ou une précédente vaccination doit être respecté avant le rappel de cet automne. La vaccination est toujours gratuite.

Avec le changement de saison, il faut s'attendre à une hausse de la circulation du virus. En parallèle à la vaccination, il est dès lors important de maintenir les bons réflexes en matière d'hygiène.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Coronavirus

Vaud lance sa campagne automnale de vaccination contre le Covid-19

Publié

le

La vaccination de rappel demeure gratuite (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Vaud lance sa campagne automnale de vaccination et propose à la population une dose de rappel avec un nouveau vaccin Moderna bivalent. Dès aujourd’hui, les personnes âgées de 65 ans et plus et les personnes vulnérables peuvent s'inscrire pour recevoir gratuitement leur injection de rappel, a annoncé mardi le canton.

Les premières administrations de vaccin bivalent se feront uniquement à partir du 10 octobre, précise-t-il. Les personnes de 16 à 64 ans qui souhaitent bénéficier d'un rappel pourront s'inscrire prochainement. Le nouveau vaccin Moderna dit "bivalent" cible la souche originelle du Covid plus une souche d'Omicron.

Le rappel doit être administré au moins quatre mois après la dernière vaccination ou après la guérison, et ce pour tous les groupes d'âge, souligne-t-on encore.

Sept centres et des pharmacies renforcées

"Ces deux dernières années ont montré que l'automne est propice à une hausse de la transmission du Covid-19, en raison de la multiplication des contacts étroits dans les espaces clos lorsqu'il fait froid. Vaud est bien armé pour faire face à cette augmentation des contaminations puisque plus de 98% de sa population présente des anticorps, grâce notamment à un excellent taux de vaccination", écrivent les autorités cantonales.

La vaccination est offerte sur l'entier du territoire vaudois, avec des centres à Nyon (CMC), Gland (clinique de la Lignière), Rennaz (HRC), Payerne (HIB), Morges (eHc) et Lausanne (Unisanté et Bois-Cerf). Des pharmacies renforcées à Avenches, Clarens, Lausanne, Orbe, Prilly, Rolle, Signy, Vallorbe et Yverdon complètent ce dispositif.

Quelques cabinets médicaux ayant déjà vacciné en 2021 proposeront également cette prestation dans des régions de montagne éloignées d'un centre de vaccination.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Coronavirus

Le vaccin anti-Covid ne réduit pas la fertilité

Publié

le

Selon Swissmedic, le vaccin contre le Covid-19 ne réduit pas le nombre de spermatozoïdes. Le virus peut en revanche l'influencer (Archives). (© KEYSTONE/AP PA JOURNAL OF SCIENCE/STR)

Il n'existe aucune preuve scientifique d'une quelconque influence des vaccins à ARNm sur la fertilité humaine. Le coronavirus peut en revanche avoir des effets, selon une étude de Swissmedic.

L'Institut suisse des produits thérapeutiques s'est penché sur le sujet, en collaboration avec dix autorités partenaires, suite à plusieurs demandes de citoyens et de journalistes. Il a étudié le lien entre les faibles taux de natalité constatés dans certains pays et le vaccin Covid-19, indique-t-il samedi dans un communiqué.

L'étude couvre une population d'environ 800 millions d'habitants. Aucun des pays sollicités n'a actuellement vu ou évalué un signal dans ce sens. Ni la littérature spécialisée publiée ni la surveillance du marché mondial n'indiquent qu'il existe un lien entre la vaccination et l'infertilité.

D'autres raisons

Dans certains pays, des changements dans le taux de natalité ont été observés à la fois dans le contexte de la pandémie et du début de la campagne de vaccination. En Suède et dans les pays germanophones, le taux de natalité a fortement augmenté au cours de l'année 2021 et a de nouveau fortement baissé début 2022.

Dans ces pays, la cause de cette baisse serait le report d'un éventuel désir d'enfant, car on craignait les effets négatifs de la vaccination sur la fertilité. Un document de travail de l'Institut fédéral allemand pour la recherche démographique énumère comme cause de la baisse de la natalité aussi bien la crise sanitaire que les incertitudes économiques qu'elle engendre, écrit Swissmedic.

Moins de spermatozoïdes

Dans d'autres pays, comme l'Espagne, le Japon, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis, une baisse significative des taux de fertilité a été observée neuf mois après le début de la pandémie, donc avant le lancement de la campagne de vaccination. Comme l'évolution de ces taux de fertilité varie fortement d'un pays à l'autre, il semble difficile de prouver un lien de cause à effet entre la vaccination et la fertilité, écrit Swissmedic.

Certaines études indiquent toutefois que ce n'est pas la vaccination, mais une infection au Covid-19 qui peut réduire temporairement la fertilité chez les hommes. Il existe des indices selon lesquels la production de spermatozoïdes serait partiellement réduite.

Des troubles de l'érection ou un manque de testostérone serait aussi constaté chez les hommes infectés par le coronavirus. Il fallait ensuite au moins 60 jours pour que ces hommes redeviennent aussi fertiles que s'ils n'avaient pas été infectés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Coronavirus

"La fin de la pandémie est en vue" selon le chef de l'OMS

Publié

le

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime désormais que la pandémie pourrait se terminer bientôt si les efforts adaptés sont menés (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

"La fin de la pandémie est en vue". Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a appelé mercredi à Genève à ne pas relâcher les efforts. La semaine dernière, le nombre de nouvelles victimes a été le plus bas depuis mars 2020.

"Nous n'avons jamais été en meilleure position de mettre un terme à la pandémie", a affirmé à la presse M. Tedros qui est sorti pour la première fois de son habituelle prudence. "Nous n'y sommes pas encore", a-t-il toutefois ajouté. Depuis deux ans, M. Tedros a toujours affirmé que les Etats et les citoyens pouvaient mettre un terme à la pandémie, estimant toutefois que cette étape était encore loin d'être atteinte.

Et le directeur général d'affirmer également que le moment "serait le pire" pour arrêter les efforts pour réduire la prévalence du coronavirus, alors que la pandémie ralentit depuis plusieurs semaines. Une telle situation pourrait aboutir à "davantage de variants, de victimes, de perturbations et d'incertitudes", dit le directeur général qui a rendu hommage à ceux qui ont oeuvré à l'OMS contre le coronavirus.

Il a rappelé l'importance de vacciner tout le personnel de santé et les groupes vulnérables. "De la vigilance et de la préparation, c'est ce dont nous avons besoin", a renchéri le chef du programme d'urgence à l'OMS Michael Ryan.

La pandémie constitue toujours une urgence sanitaire de portée internationale. Le Comité d'urgence, constitué d'experts indépendants mandatés par l'organisation, doit se réunir à nouveau dans un mois si M. Tedros ne le convoque pas avant. Il pourrait alors décider de recommander au directeur général de considérer différemment le statut de l'épidémie de coronavirus.

Pacifique occidental et Europe

Des responsables rappellent que la fin de la pandémie ne signifiera pas pour autant la fin du virus. "Nous nous attendons à de nouvelles vagues, mais celles-ci n'ont pas à se refléter dans de nouveaux décès", a affirmé une épidémiologiste de l'organisation, Maria Van Kerkhove.

D'autant plus que le virus continue de circuler de manière importante dans les différents pays. Le nombre de cas et de victimes est probablement sous-estimé, ajoute Mme Van Kerkhove.

Mais les nouvelles infections ont reculé la semaine dernière de 25%, selon les données publiées mercredi par l'OMS. Plus de 3,1 millions de nouvelles infections ont été identifiées. Au total, le Pacifique occidental et l'Europe ont chacun dû faire face à plus d'1 million de cas additionnels.

Davantage de victimes en Afrique seulement

Toutes les régions ont pu s'appuyer sur un recul. Celui-ci va de 15% en Europe à un tiers en Afrique et un peu plus dans le Pacifique occidental.

Côté nouveaux décès, le nombre a atteint un peu moins de 11'000, en recul de 20%, le nombre le plus bas depuis mars 2020. Seule l'Afrique a dû faire face à une augmentation, alors que l'Europe, avec 31% de réduction, a elle obtenu la plus importante diminution.

Le variant Omicron rassemble à nouveau presque tous les séquençages sur un mois. Au total, environ 6,5 millions de personnes ont succombé au coronavirus depuis le début de la pandémie. Près de 610 millions ont été infectées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Coronavirus

Le monde est revenu 5 ans en arrière avec le Covid-19

Publié

le

Le SARS-CoV-2 a fait reculer l'espérance de vie sur terre de plus d'un an et demi entre 2019 et 2021, de 73 ans à 71,4 (archives). (© KEYSTONE/AP NIAID/NIH)

Confronté à une superposition de crises sans précédent, en particulier le Covid-19, le monde est revenu cinq ans en arrière en matière de développement humain, s'alarme l'ONU jeudi. Cette situation alimente "méfiance" et "frustration" à travers la planète.

Pour la première fois depuis sa création il y a plus de 30 ans, l'indice de développement humain, qui prend en compte espérance de vie, éducation et niveau de vie, a reculé deux années de suite, en 2020 et en 2021, relève le rapport du Programme de l'ONU pour le développement (PNUD).

"Cela veut dire que nous mourons plus tôt, que nous sommes moins éduqués et que nos revenus baissent", énumère son patron Achim Steiner lors d'un entretien avec l'AFP. "Avec ces trois paramètres, vous pouvez avoir une idée de pourquoi les gens commencent à être désespérés, frustrés, inquiets pour l'avenir", insiste-t-il.

Alors que l'indice progressait de façon continue depuis des décennies, il est revenu en 2021 à son niveau de 2016, "effaçant" des années de développement. En cause en particulier, le Covid-19, mais aussi les catastrophes climatiques qui se multiplient, et des crises qui se superposent sans donner le temps aux populations de reprendre leur souffle.

90% des pays touchés

"Nous avons vécu des catastrophes avant, nous avons eu des conflits avant, mais la confluence de ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui est un recul majeur pour le développement de l'humanité", insiste le patron du PNUD.

Ce recul est quasi universel, touchant plus de 90% des pays de la planète, même si les inégalités entre pays sont toujours flagrantes. En haut de la liste, se trouvent toujours la Suisse, la Norvège et l'Islande. Et tout en bas, le Soudan du Sud, devant le Tchad et le Niger.

Et si certains pays commencent à se remettre des impacts de la pandémie, beaucoup d'autres en Amérique latine, en Afrique sub-saharienne, en Asie du Sud ou dans les Caraïbes n'ont pas eu le temps de se relever que s'abattait déjà une nouvelle crise: la guerre en Ukraine.

Avec son impact majeur sur la sécurité alimentaire et énergétique - pas encore pris en compte dans l'indice qui s'arrête à 2021-, "sans aucun doute, la perspective pour 2022 est sombre", a relevé Achim Steiner.

Le recul de l'indice de développement humain est en grande partie tiré par la baisse de l'espérance de vie de plus d'un an et demi entre 2019 et 2021 (71,4 ans en 2021 contre 73 ans en 2019), alors que quelques mois sont gagnés chaque année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X