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Vacances et achats à nouveau possibles en Europe dès le 15 juin

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Archives (KEYSTONE/Christian Beutler)
Passer ses vacances sur les plages italiennes, faire ses courses en France ou rendre visite à sa famille hongroise sera à nouveau possible dès le 15 juin. Les contrôles aux frontières à l'intérieur de l'espace Schengen seront levés.

Le Conseil fédéral a pris acte vendredi de la décision du Département fédéral de justice et police de rouvrir les frontières avec les pays de l'Union européenne, de l'Association européenne de libre-échange et le Royaume-Uni.

La libre circulation des personnes sera entièrement rétablie, l'interdiction du tourisme d'achat levée et les points de passage frontaliers fermés en mars rouverts. Les contrôles aux frontières se limiteront à empêcher la contrebande et la criminalité transfrontalière.

Cinq pays européens ne faisant pas partie de l'espace Schengen, à savoir la Bulgarie, l'Irlande, la Croatie, la Roumanie et Chypre, ainsi que le Royaume-Uni resteront toutefois sur la liste des pays à risque au-delà du 15 juin. L'entrée en Suisse de ressortissants d'Etats tiers à partir de ces pays sera soumise à des restrictions.

Les citoyens de ces six pays et les membres de leur famille - indépendamment de leur nationalité - pourront eux de nouveau entrer en Suisse. Il en ira de même pour les ressortissants d’Etats tiers détachés en Suisse par une entreprise ayant son siège dans l’un de ces pays.

Un assouplissement des restrictions d'entrée à l'égard des Etats tiers n'est pas encore prévu. Le Conseil fédéral prendra une décision sur le sujet ultérieurement, en concertation avec les autres Etats Schengen.

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Inde: Au moins 33 morts et 93 disparus sur le passage du cyclone

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Près d'une centaine de personnes sont encore portées disparues. (© KEYSTONE/EPA/STR)

Au moins 33 personnes ont péri dans l'Ouest de l'Inde mardi, après le passage du cyclone Tauktae qui a provoqué des suspensions locales de la vaccination contre le Covid, dans ce pays ravagé par l'épidémie. Près d'une centaine de personnes étaient portées disparues.

93 personnes étaient toujours portées disparues après le naufrage de leur embarcation au large de Bombay, capitale de l'Etat du Maharashtra, a annoncé la Marine indienne dont deux navires et des hélicoptères aident aux recherches. La barge, avec 273 personnes à bord, desservait des plateformes pétrolières et était partie à la dérive lundi alors que des vents puissants s'abattaient sur la côte occidentale de l'Inde.

Un total de 180 passagers ont pu être secourus dans "des conditions de mer extrêmement difficiles", a précisé la Marine sur Twitter. Les opérations de secours devaient se poursuivre toute la journée, selon le ministère de la Défense.

Des hélicoptères de la marine ont pu porter secours à 137 autres personnes qui se trouvaient à la dérive à bord d'une autre embarcation.

Le cyclone Tauktae, qui a provoqué l'évacuation de plus de 200'000 personnes, a touché terre lundi au Gujarat avec des rafales atteignant 185 km/heure, selon le département météorologique indien.

Effondrements fatals

Sept nouvelles victimes ont été enregistrées, ce qui portait mardi le bilan à 33 morts, pour la plupart des personnes tuées dans l'effondrement de maisons ou de murs, selon le chef du gouvernement du Gujarat Vijay Rupani.

Parmi les victimes, un enfant écrasé par l'effondrement d'un mur, une adolescente tuée quand un toit s'est affaissé ou une femme de 80 ans tuée par la chute d'un poteau électrique.

Plus de 16'500 maisons ont été endommagées, 40'000 arbres arrachés et près de 6000 villages étaient sans électricité.

La tempête tropicale, la plus puissante à frapper la région depuis des décennies, a fait des victimes dans les Etats du Kerala, de Goa, du Maharashtra et du Gujarat. Les vents et les pluies, d'une force redoutable, ont balayé l'Ouest du pays dont les côtes ont été submergées, transformant les rues en rivières et forçant des centaines de milliers de personnes à fuir.

Réchauffement climatique

Le niveau de la mer s'est élevé de trois mètres le long de la côte, ont indiqué les services météorologiques de la ville côtière de Diu, avec des vents de 133 km/h. Selon des experts, la mer d'Arabie connaît davantage de cyclones violents que par le passé, imputables au réchauffement climatique.

Tauktae frappe l'Inde à l'heure où le pays affronte une deuxième vague de Covid-19 d'une grande violence. Les hôpitaux sont saturés, les personnels soignants à bout de force, l'oxygène et les médicaments manquent.

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Une marée de 5000 migrants en une journée atteint Ceuta, un record

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Des jeunes hommes, mais aussi des enfants et des femmes comptaient parmi ces migrants, venus par la mer, à la nage, utilisant parfois des bouées gonflables ou des canots pneumatiques. (© KEYSTONE/EPA/Mohamed Siali)

Au moins 5000 migrants, dont un millier de mineurs, sont parvenus lundi à atteindre l'enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc voisin, arrivant par la mer ou par voie terrestre. Les autorités espagnoles parlent d'un "record" pour une journée.

Dès les premières lueurs du jour jusque tard dans la nuit de lundi à mardi, les arrivées de migrants, venus des plages marocaines situées à quelques kilomètres au sud de Ceuta, se sont multipliées sur le territoire espagnol situé au nord-ouest du Maghreb, a indiqué un porte-parole de la préfecture de Ceuta. A l'aube, ils n'étaient encore qu'une centaine, mais au fil des heures, le flot n'a cessé de gonfler.

Des jeunes hommes, mais aussi des enfants et des femmes comptaient parmi ces migrants, venus par la mer, à la nage, utilisant parfois des bouées gonflables ou des canots pneumatiques. D'autres encore sont arrivés en marchant, à la faveur de la marée basse.

Dans la nuit de lundi à mardi, le porte-parole de la préfecture a annoncé que 5000 personnes avaient franchi la frontière et que ce chiffre, inédit, pourrait encore augmenter. Parmi eux, un homme a trouvé la mort en se noyant, selon la préfecture.

Renforts espagnols

Interrogée sur leur hébergement, la préfecture a précisé que toutes ces personnes devaient être accueillies dans des hangars sur la plage d'El Tarajal, mais que les autorités se réunissaient pour évaluer la situation, sans précédent.

Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montraient de jeunes migrants, parfois en maillots de bain ou tout habillés, débarquant sur les plages de rochers, sous le regard des forces de l'ordre marocaines, qui ne réagissent pas dans un premier temps, avant de repousser la foule de curieux.

Le ministère espagnol de l'intérieur a annoncé lundi soir dans un communiqué le "renforcement immédiat des effectifs de la garde civile et de la police nationale dans la zone" avec 200 agents supplémentaires.

Rappelant que "les autorités espagnoles et marocaines ont conclu récemment un accord concernant le retour vers leur pays des citoyens marocains qui arrivent à la nage" à Ceuta, le document assure que "les contacts avec les autorités marocaines ont été maintenus" de façon "permanente".

"Crise diplomatique"

Pour le président de l'observatoire du nord pour les droits de l'homme, basé à Fnideq, à quelques kilomètres de Ceuta, cette nouvelle vague de migrations concerne surtout "des mineurs, mais également des familles, tous marocains". Elle "pourrait", selon lui, "être en lien avec la crise diplomatique entre le Maroc et l'Espagne".

Les relations diplomatiques entre Rabat et Madrid se sont tendues depuis l'accueil, à la fin avril, en Espagne du chef des indépendantistes sahraouis du front Polisario, Brahim Ghali, pour y être soigné.

Le conflit au Sahara occidental, ancienne colonie espagnole classée "territoire non autonome" par l'ONU en l'absence d'un règlement définitif, oppose depuis plus de 45 ans le Maroc au front Polisario, soutenu par l'Algérie. Le Polisario réclame un référendum d'autodétermination alors que Rabat, qui considère le Sahara comme une "cause nationale", propose une autonomie sous sa souveraineté.

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Contrairement à Trump, Biden publie sa déclaration fiscale

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Joe Biden et son épouse Jill, professeure à l'université publique, ont payé 157'414 dollars d'impôts fédéraux en 2020 (Archives © KEYSTONE/AP/Manuel Balce Ceneta)

Le président des Etats-Unis Joe et son épouse Jill Biden ont gagné un peu plus de 600'000 dollars en 2020 (542'000 francs), selon la déclaration d'impôt qu'ils ont rendue publique lundi. Le démocrate a renoué avec une tradition interrompue par Donald Trump.

Depuis Richard Nixon, il y a un demi-siècle, les présidents américains publient ces documents fiscaux détaillant sources de revenus et impôts acquittés, mais Donald Trump a refusé de se plier à cet exercice de transparence pendant son mandat entre 2017 et 2021.

Joe Biden et son épouse Jill, professeure à l'université publique, ont déclaré l'an dernier un revenu brut de 607'336 dollars. Ils ont payé 157'414 dollars d'impôts fédéraux, soit un taux d'imposition de 25,9%. Ils ont aussi versé 28'794 dollars d'impôts à l'Etat du Delaware, où ils sont domiciliés.

Revenus plus conséquents pour Harris

La vice-présidente Kamala Harris et son conjoint Doug Emhoff, avocat, ont eux fait état de revenus plus conséquents: 1'695'225 dollars, sur lesquels ils ont payé 621'893 dollars d'impôts fédéraux, soit 36,7%. Ils se sont aussi acquittés de 125'004 dollars d'impôts à l'Etat de Californie et M. Emhoff a, seul, versé 56'997 dollars d'impôts à la capitale fédérale Washington.

Doug Emhoff, avocat en vue dans le milieu du divertissement, a pris un congé sans solde au sein de son cabinet, lorsque Kamala Harris a été choisie par Joe Biden comme candidate à la vice-présidence.

Les deux familles de l'exécutif américain verraient leurs impôts augmenter si Joe Biden parvenait à faire passer son plan de dépenses massives d'aide à la famille et à l'éducation, qui doit être financé par une hausse des impôts sur les Américains les plus fortunés.

Selon une enquête du New York Times, qui est parvenu à obtenir des documents fiscaux de Donald Trump, l'ex-président républicain avait réussi à réduire sa facture fiscale à zéro sur 11 des 18 ans d'archives obtenues par le quotidien. Il n'a payé que 750 dollars en 2016 et 2017.

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94% de la déforestation en Amazonie est illégale

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Durant les douze mois qui ont précédé août 2020, la déforestation en Amazonie a augmenté de 9,5%, détruisant une surface supérieure à celle de la Jamaïque, selon des données officielles (Archives © KEYSTONE/AP/LEO CORREA)

La quasi-totalité de la déforestation en Amazonie brésilienne, soit 94%, est illégale, estiment des organisations environnementales dans un rapport publié lundi. Elles pointent le manque de transparence autour de l'utilisation autorisée de la terre dans cette région.

Le rapport a été réalisé par des universitaires et des experts d'organisations environnementales, dont notamment la branche brésilienne du World Wildlife Fund (WWF). Il porte sur la déforestation en Amazonie et dans la région du "Matopiba", englobant des parties des Etats du Maranhao, Tocantins, Piauí y Bahía.

Cette situation est provoquée par l'incapacité des autorités à documenter, par exemple, l'utilisation légale de ces mêmes terres par des agriculteurs, éleveurs ou exploitants forestiers, pointe le rapport. "La différenciation entre déforestation légale et illégale est un facteur clé pour garantir que la production agricole et forestière ne soit pas vérolée de crimes environnementaux", souligne le texte.

Surface comparable à la Jamaïque

Depuis le début de la présidence de Jair Bolsonaro, en 2019, un pic de déforestation a été atteint: durant les douze mois qui ont précédé août 2020, la déforestation en Amazonie a augmenté de 9,5%, détruisant une surface supérieure à celle de la Jamaïque, selon des données officielles.

Malgré la promesse de Jair Bolsonaro d'éliminer la déforestation illégale d'ici à 2030, jugée irréaliste par les rédacteurs du rapport, un projet de loi assouplissant les exigences environnementales dans le cadre de projets agricoles et énergétiques a été approuvé par la chambre des députés du Brésil.

Ce texte, qui doit encore être approuvé par le Sénat, prévoit notamment qu'une simple promesse écrite du respect des normes environnementales sera suffisante pour commencer des travaux de dédoublement de routes ou de lignes électriques.

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Pas de répit en vue au Proche-Orient

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Des centaines de bâtiments ont été endommagés et les coupures d'électricité se sont multipliées à Gaza. (© KEYSTONE/EPA/ATEF SAFADI)

Les bombardements israéliens sur la bande de Gaza ont repris de plus belle lundi, au terme d'une semaine noire ayant fait 200 morts dans l'enclave palestinienne. Aucune trêve ne se dessine entre Israël et le mouvement Hamas qui continue ses tirs de roquettes.

Le président américain Joe Biden a exprimé son soutien à un "cessez-le-feu", lors d'un nouvel entretien téléphonique avec le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, alors que les protagonistes sont restés sourds jusque-là aux appels à cesser les hostilités.

Une nouvelle réunion en urgence et à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU doit se tenir mardi. Elle a été décidée après l'opposition des Etats-Unis d'Amérique, pour la troisième fois en une semaine, à l'adoption d'une déclaration du conseil appelant à "une cessation des violences".

La journée a été marquée par des bombardements israéliens soutenus par air et par mer sur l'enclave palestinienne, tandis que dans le sud d'Israël, les sirènes d'alarme n'ont cessé de retentir pour alerter de tirs de roquettes en provenance du territoire palestinien limitrophe.

Le Hamas menace

Le Croissant-Rouge qatari a affirmé que ses bureaux à Gaza avaient été endommagés à Gaza. Le ministère palestinien de la santé a indiqué que ses locaux avaient été touchés de même que la seule clinique pratiquant des dépistages du Covid-19 dans l'enclave minée par la pauvreté et sous blocus israélien depuis près de 15 ans.

Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, a menacé de tirer de nouvelles roquettes en direction de Tel-Aviv si l'aviation israélienne ne cessait "pas de cibler des civils".

Les missiles israéliens ont laissé par endroits des cratères dans la chaussée et fortement endommagé le réseau électrique, plongeant de nouveau Gaza dans la quasi-obscurité. L'armée a dit avoir ciblé des tunnels souterrains et les maisons de commandants du Hamas, affirmant que certaines servaient à "stocker des armes".

Depuis le début des hostilités, le 10 mai, 200 Palestiniens ont été tués à Gaza dont au moins 59 enfants, et plus de 1300 blessés, selon un bilan palestinien. Côté israélien, 10 personnes ont été tuées, dont un enfant, et 294 blessées après des tirs de roquettes.

Roquettes du Liban

Le Programme alimentaire mondial a annoncé une aide d'urgence pour plus de 51'000 personnes à Gaza, où quelque 40'000 habitants ont dû fuir leur maison. Benyamin Netanyahou a appelé la population, en particulier les habitants du sud d'Israël, à "limiter leurs activités en extérieur".

Les groupes armés palestiniens ont tiré plus de 3350 roquettes vers le sol israélien depuis le 10 mai, un rythme inédit. Une majorité a été interceptée par le système anti-missile "Dôme de fer".

Sur un autre front, de nouvelles roquettes ont été tirées du sud du Liban vers Israël, mais ne sont pas tombées en territoire israélien, a indiqué l'armée israélienne. Elle a fait état de tirs de représailles en direction du "point de lancement" des projectiles.

En Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, le président Mahmoud Abbas a plaidé devant l'émissaire américain Hady Amr pour une "intervention" de Washington. "Les Etats-Unis sont engagés dans une diplomatie silencieuse et intensive et nos efforts se poursuivront", a tweeté le conseiller pour la sécurité nationale, Jake Sullivan.

Vingt morts en Cisjordanie

Les présidents français et égyptien Emmanuel Macron et Abdel Fattah-Al-Sissi travaillent eux à une médiation visant à obtenir un cessez-le-feu et comptent solliciter l'appui de la Jordanie. Un autre canal s'est ouvert, via l'ONU, aidé du Qatar et de l'Egypte.

Le nouveau conflit a éclaté le 10 mai avec un barrage de roquettes du Hamas sur Israël en "solidarité" avec les centaines de manifestants palestiniens blessés dans des heurts avec la police israélienne sur l'esplanade des mosquées à Jérusalem-Est. La menace d'expulsion de familles palestiniennes au profit de colons israéliens dans ce secteur palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans est à l'origine des violences.

Les hostilités se sont étendues à la Cisjordanie, où des affrontements avec l'armée israélienne ont fait 20 morts en une semaine, selon un dernier bilan palestinien.

En Israël, les tensions restent vives dans les villes "mixtes", où vivent juifs et Arabes israéliens. Les policiers y sont déployés en force pour éviter de nouveaux dérapages.

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