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International

Deuil et colère en Russie après la mort de dizaines de soldats

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Aveu rarissime, le ministère russe de la Défense, avec ici son chef Serguei Shoigu, a admis lundi que 63 soldats avaient été tués par une frappe ukrainienne le soir du Nouvel An (archives). (© KEYSTONE/AP/Sergey Fadeichev)

Fleurs et prières: des rassemblements se sont tenus mardi en Russie pour rendre hommage à des dizaines de militaires tués par une frappe dans l'est de l'Ukraine. Un choc qui a déclenché une vague de critiques contre l'armée.

Fait inhabituel en Russie, où les autorités restent discrètes sur les pertes militaires en Ukraine: environ 200 personnes ont participé à un rassemblement autorisé à Samara (centre), d'où étaient originaires certains des soldats tués. Selon des médias locaux, des rassemblements avaient lieu dans d'autres villes de la région, notamment Togliatti et Syzran.

Aveu rarissime, le ministère russe de la Défense a admis lundi que 63 soldats avaient été tués par une frappe ukrainienne le soir du Nouvel An sur un bâtiment où ils étaient stationnés à Makiïvka, ville sous occupation russe dans la région de Donetsk, dont Moscou revendique l'annexion. Kiev évoque un bilan bien plus élevé.

Ces pertes, parmi les plus lourdes subies par Moscou au cours d'une seule attaque depuis le lancement de l'offensive contre l'Ukraine en février 2022, ont suscité un choc en Russie, ainsi qu'une avalanche de critiques de la part de commentateurs nationalistes pourtant favorables à l'intervention militaire.

L'émotion suscitée par ces pertes, nouveau coup dur pour le Kremlin après les revers enregistrés à l'automne, a été renforcée par le fait que les soldats tués étaient des réservistes qui avaient été mobilisés.

"Je n'ai pas dormi depuis trois jours", a déclaré lors de la cérémonie à Samara Ekaterina Kolotovkina, femme d'un général russe et présidente d'une association proche de l'armée, le Conseil des femmes de la 2e armée combinée de la Garde. "Nous sommes en contact permanent avec les femmes de nos gars. C'est très dur, ça fait peur. Mais nous ne pouvons pas être brisés. Le chagrin unit", a-t-elle ajouté.

"Qui sera puni?"

Trois jours après, le président russe Vladimir Poutine n'avait pas encore réagi à la frappe à Makiïvka, annoncée en pleine semaine fériée du Noël orthodoxe, une période traditionnellement joyeuse où les Russes se retrouvent en famille. Selon le ministère russe de la Défense, les missiles ont été tirés par des lance-roquettes multiples HIMARS, une arme fournie par les Etats-Unis aux forces ukrainiennes.

Après les défaites essuyées ces derniers mois par Moscou à Kharkiv (nord-est) et à Kherson (sud), qui avaient donné lieu à des critiques contre l'état-major russe, l'hécatombe de Makiïvka a suscité un nouveau pic de colère et des appels à châtier les responsables.

Plusieurs voix se sont notamment élevées pour dénoncer le fait que des munitions auraient été entreposées dans le même bâtiment servant à loger les soldats, qui étaient par ailleurs autorisés à utiliser leurs téléphones portables, permettant leur géolocalisation par les artilleurs ukrainiens. "Quelles conclusions seront tirées? Qui sera puni?", a lancé le député communiste Mikhaïl Matveïev, élu à Samara.

Plusieurs commentateurs pro-guerre, très suivis sur les réseaux sociaux, contestaient aussi le bilan de 63 morts, sous-estimé selon eux. Le compte Telegram Rybar, qui a plus d'un million d'abonnés, a dénoncé la "naïveté criminelle" ayant conduit à loger les militaires à côté d'un dépôt de munitions dont l'explosion aurait aggravé le bilan.

"Chaque maison, une forteresse"

De leur côté, les Ukrainiens ont indiqué avoir fait face à plusieurs attaques depuis le Nouvel An. Lundi, Kiev a de nouveau essuyé des tirs de drones de fabrication iranienne, mais la majorité d'entre eux ont été abattus, selon les autorités. Le président Volodymyr Zelensky a affirmé que son armée avait abattu plus de 80 appareils.

Lundi soir, le gouverneur de la région de Kharkiv (nord-est), Oleg Synegoubov, a aussi indiqué que la deuxième plus grande ville d'Ukraine et sa région avaient été la cible de missiles russes. Mais les combats les plus âpres se déroulent autour de la ville de Bakhmout (est), sans réelle importance stratégique mais que les forces russes, emmenées par le groupe de mercenaires Wagner, s'efforcent de prendre depuis des mois.

Le chef de Wagner, Evguéni Prigojine, un homme d'affaires proche de Vladimir Poutine, a reconnu que les combats étaient difficiles à Bakhmout, affirmant que les Ukrainiens avaient transformé "chaque maison en forteresse". Parfois, ses hommes se battent "pendant des semaines pour (prendre) une maison", a-t-il déclaré dans une interview à l'agence de presse russe Ria-Novosti publiée mardi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

France: le déficit public plus bas que prévu en 2025

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De nombreux économistes s'accordent à dire que le plus difficile politiquement, réduire les dépenses, reste à venir (archives). (© KEYSTONE/EPA AFP POOL/LUDOVIC MARIN / POOL)

Le gouvernement a eu une bonne surprise vendredi avec un déficit public moins élevé qu'attendu en 2025, à 5,1% du produit intérieur brut, ce qui le rend "ambitieux" pour continuer sur cette voie en 2026.

Le chiffre publié par l'Insee a été inférieur de 0,3 point à la prévision du ministère de l'Economie, qui était de 5,4%.

Selon cette première estimation il a ainsi reculé de 0,7 point par rapport à 2024, grâce à des recettes qui "accélèrent du fait de la hausse des impôts", a expliqué l'Institut national de la statistique dans un communiqué.

Cette amélioration a permis de faire baisser le ratio de la dette publique. Il est descendu à 115,6% du PIB fin 2025, soit 1,6 point de mieux que fin septembre.

"Il faut continuer à réduire le déficit" et "les chiffres pour l'année 2025 nous invitent à être ambitieux pour pour la nouvelle baisse du déficit en 2026", a commenté sur TF1 le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel.

Le gouvernement s'est fixé pour 2026 un objectif de déficit aux alentours de 5% du PIB. Il paraissait plus facilement atteignable avant le déclenchement fin février de la guerre au Moyen-Orient, qui devrait avoir des répercussions sur la croissance économique et donc les recettes fiscales.

Interrogé par TF1 sur les premières conséquences économiques en France, principalement via la montée du prix des hydrocarbures, M. Amiel a répondu qu'il était "trop tôt pour qu'on ait la remontée statistique précise des chiffres".

"Pas de cagnotte"

Il a par ailleurs exclu que les chiffres meilleurs que prévu des comptes publics favorisent l'octroi rapide d'aides aux entreprises ou aux consommateurs. "Il n'y a pas de cagnotte. La cagnotte, c'est quand il n'y a pas de déficit", a-t-il souligné.

L'effort pour réduire le déficit est passé très majoritairement, à ce stade, par la hausse des prélèvements. De nombreux économistes s'accordent à dire que le plus facile a été fait, tandis que le plus difficile politiquement, réduire les dépenses, reste à venir.

"Les recettes accélèrent en 2025: elles sont en hausse de 3,9%, après +3,2 % en 2024", relève l'Insee. En particulier, "les impôts courants sur le revenu et le patrimoine accélèrent fortement", de 6,6% en 2025.

"Les dépenses ralentissent: elles augmentent en euros courants de 2,5%, après +4,0% en 2024", a poursuivi l'institut statistique. Mais "leur croissance reste légèrement supérieure à celle du PIB en valeur en 2025 (+2,0%)", si bien qu'en volume, elles ont augmenté de 0,9%.

"Pour toute dépense supplémentaire qui serait engagée, il y aura à l'euro près l'annulation d'une autre dépense qui était prévue", a promis M. Amiel.

La réduction du déficit que vise le gouvernement est jugée indispensable pour contenir la hausse de la dette publique de la France. Celle-ci atteint 3.460,5 milliards d'euros fin 2025, contre 3.484,1 milliards fin septembre.

La France, avec les perturbations sur les marchés financiers dues à la guerre au Moyen-Orient, a vu monter ces dernières semaines les taux d'intérêt sur ses emprunts obligataires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Sabalenka en finale contre Gauff à Miami

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Aryna Sabalenka en verve sur la côte Est américaine en ce début de printemps. (© KEYSTONE/AP/Marta Lavandier)

La no 1 mondiale Aryna Sabalenka a dominé, comme en finale à Indian Wells, sa rivale Elena Rybakina 6-4 6-3 afin de se qualifier pour la finale du tournoi WTA 1000 de Miami.

Sabalenka, tenante du titre, est en lice pour le "Sunshine Double", le doublé américain Indian Wells et Miami, et devra pour cela dominer l'Américaine Coco Gauff en finale samedi.

Jeudi, elle a de nouveau dominé sa dauphine au classement mondial, qui l'avait battue en finale de l'Open d'Australie au mois de janvier.

Leur duel, la principale rivalité du tennis féminin actuel, a cette fois rapidement tourné en faveur de la Bélarusse, qui a réussi à breaker sur ses deux occasions en première manche.

Un long jeu sur le service adverse finalement remporté a parfaitement lancé son deuxième set (2-0) face à la Kazakhe.

L'Américaine Coco Gauff avait elle dominé la Tchèque Karolina Muchova 6-1 6-1 en début de journée pour atteindre sa première finale en Floride.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le Salvador instaure la perpétuité pour les criminels mineurs

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Le président du Salvador Nayib Bukele continue de se montrer impitoyable avec les criminels présumés. (© KEYSTONE/EPA EFE/RODRIGO SURA)

L'Assemblée législative du Salvador a approuvé jeudi la création d'une peine d'emprisonnement à perpétuité pour les mineurs "meurtriers, violeurs et terroristes".

Cette mesure s'inscrit dans le cadre de la "guerre" contre les gangs menée depuis quatre ans par le président Nayib Bukele, accusé par plusieurs ONG de commettre des "crimes contre l'humanité".

"La peine de prison à perpétuité est intégrée dans la liste des peines exceptionnelles applicables aux mineurs enfreignant la loi pénale", énonce le texte.

La réforme établit "l'inapplicabilité de la procédure spéciale pour mineurs", auparavant mise en place en cas de crime grave, mais prévoit des "réévaluations périodiques" de la peine, afin de déterminer le niveau de dangerosité et la possibilité d'une réinsertion, en vue d'une éventuelle "liberté surveillée".

Elle étend aux jeunes de moins de 18 ans la portée de la réforme constitutionnelle adoptée le 18 mars par les députés, qui instaure l'emprisonnement à vie - peine jusque-là interdite par la Constitution - pour les "meurtriers, violeurs et terroristes". Jusque-là, la peine maximale au Salvador était de 60 ans de réclusion.

Le Parlement a également prolongé jeudi de 30 jours l'état d'exception qui autorise les arrestations sans mandat judiciaire, en place depuis quatre ans dans le cadre de la lutte contre les gangs.

A ce jour, selon des sources officielles, 91'650 membres présumés de gangs ont été arrêtés. Environ 8000 d'entre eux ont été libérés et déclarés innocents.

La stratégie de Nayib Bukele a fait chuter les homicides à des niveaux historiquement bas dans ce pays d'Amérique centrale, mais est accusée d'avoir conduit à de graves violations des droits humains. Dans un rapport de juillet 2024, Human Rights Watch a ainsi fait état de la détention de plus de 3000 enfants et adolescents dans le cadre de cet état d'exception.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

IA: 1er succès judiciaire d'Anthropic contre l'administration Trump

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Anthropic a gagné une manche en justice face à l'administration Trump. (© KEYSTONE/AP/Patrick Sison)

Une juge fédérale a suspendu jeudi les sanctions de l'administration Trump contre Anthropic, estimant qu'elles avaient probablement violé la liberté d'expression en punissant la société pour avoir exprimé des réserves sur l'usage de sa technologie par le Pentagone.

La juge californienne Rita Lin a accordé cette "injonction préliminaire" réclamée par Anthropic, créateur du chatbot Claude, qui a pour effet de geler la directive présidentielle du 27 février qui ordonnait à toutes les agences fédérales de cesser immédiatement d'utiliser les technologies de la société.

La décision, consultée par l'AFP, suspend aussi celle du ministre de la Défense Pete Hegseth qui avait désigné Anthropic comme un "risque pour la chaîne d'approvisionnement" du Pentagone, une étiquette jusqu'alors réservée à des entreprises étrangères de pays rivaux des Etats-Unis.

Les deux décisions de l'administration Trump, qui avaient suscité une large vague de soutien du secteur de la tech envers Anthropic, sont suspendues sept jours pour permettre au gouvernement de faire à son tour appel via une procédure d'urgence, avant l'examen de l'affaire au fond à plus long terme.

La juge précise toutefois que le Pentagone reste libre de cesser d'utiliser Claude et de migrer vers d'autres fournisseurs d'IA.

"Si cette procédure judiciaire était nécessaire pour protéger Anthropic, nos clients et nos partenaires, notre priorité reste de travailler de manière productive avec le gouvernement pour que tous les Américains bénéficient d'une IA sûre et fiable", a déclaré un porte-parole d'Anthropic.

"Punir Anthropic"

La rupture entre le Pentagone et Anthropic avait été actée au terme d'un bras de fer qui avait conduit l'entreprise de San Francisco à publiquement refuser que Claude soit utilisé pour la surveillance de masse des citoyens américains ou pour opérer des armes autonomes.

Comme elle l'avait laissé entendre à l'audience mardi à San Francisco, la juge a estimé que ces sanctions "semblent conçues pour punir Anthropic" et constituaient probablement des représailles inconstitutionnelles, justifiant leur suspension en urgence.

Le 27 février, Donald Trump avait qualifié la société d'"entreprise radicale de gauche woke" sur son réseau Truth Social, tandis que Pete Hegseth dénonçait sur X sa "rhétorique sanctimonieuse" et son "idéologie de la Silicon Valley".

La juge estime que les documents internes du Pentagone montrent qu'Anthropic a été désignée comme "risque" en raison de son "attitude hostile dans la presse".

Dans sa décision, la magistrate juge par ailleurs que cette désignation, prévue par le Congrès américain pour parer à des actes de sabotage clandestins chez les fournisseurs étrangers de l'armée, a probablement été prise hors du processus légal.

Un autre recours d'Anthropic suit son cours devant une juridiction fédérale de Washington.

D'anciens hauts gradés - parmi lesquels un ex-patron de la CIA - des acteurs de l'industrie de la tech, dont Microsoft et, à titre privé, des employés d'OpenAI et Google, ainsi que des militants de la liberté d'expression, avaient déposé des mémoires en soutien au recours d'Anthropic à San Francisco.

En l'état, les modèles d'IA d'Anthropic sont les seuls autorisés dans le cadre du traitement d'informations classifiées par le Pentagone et ils ont vraisemblablement été utilisés dans les frappes contre l'Iran ou l'enlèvement du président du Venezuela.

Le contrat entre le Pentagone et OpenAI n'est, lui, pas encore opérationnel.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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