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Les Russes prennent Kherson, continuent leurs bombardements

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Dans le nord du pays, Kharkiv, deuxième ville du pays proche de la frontière russe et déjà frappée par des bombardements meurtriers mardi et mercredi, a été pilonnée toute la nuit, selon les autorités régionales. (© KEYSTONE/AP/Pavel Dorogoy)

Les forces russes, après avoir pris leur première grande ville ukrainienne, intensifient jeudi leur pilonnage sur d'autres villes, accélérant l'exode de la population. Cela à quelques heures de nouveaux pourparlers en vue d'un cessez-le-feu.

"Nous allons reconstruire chaque immeuble, chaque rue, chaque ville", a lancé le président ukrainien Volodymyr Zelensky une semaine après le début de l'invasion russe.

"Vous allez nous rembourser pleinement tout ce que vous avait fait contre notre Etat", a-t-il ajouté à l'adresse de Moscou.

Moscou menace de nouveau

Côté russe, le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov a brandi à nouveau la menace d'un conflit nucléaire, en imputant la responsabilité aux Occidentaux.

"Tout le monde sait qu'une troisième guerre mondiale ne peut être que nucléaire, mais j'attire votre attention sur le fait que c'est dans l'esprit des politiques occidentaux, pas dans celui des Russes", a-t-il dit lors d'un point presse en ligne.

Kherson pris

Sur le terrain, des responsables ukrainiens ont confirmé dans la nuit de mercredi à jeudi que l'armée russe contrôlait Kherson, métropole de 290'000 habitants proche de la péninsule de Crimée, après de violents bombardements.

Son maire, Igor Kolykhaïev, a annoncé avoir discuté avec des "invités armés", sous-entendant des troupes russes. "Nous n'avions pas d'armes et n'étions pas agressifs. Nous avons montré que nous travaillons à sécuriser la ville et essayons de parer aux conséquences de l'invasion", a-t-il écrit sur Facebook.

Le chef de l'administration régionale, Guennadi Lakhouta, a appelé sur Telegram les habitants à rester chez eux, indiquant que "les occupants (russes) sont dans tous les quartiers de la ville et très dangereux".

Marioupol "résiste"

Plus à l'est, à Marioupol, la situation "se dégrade d'heure en heure", a témoigné une de ses habitantes, Maryna, 28 ans.

Ce grand port ukrainien de la mer d'Azov, site clé pour permettre aux forces russes arrivant du Donbass, au nord-est, et de Crimée, au sud-ouest, de se rejoindre, "résiste" pour l'instant, selon l'armée ukrainienne.

Les Russes "n'ont pas atteint leur but principal, qui est de capturer la ville et de pousser jusqu'aux frontières administratives" des régions de Donetsk et Lougansk, partiellement contrôlées par des forces prorusses depuis 2014, a-t-elle affirmé.

Kharkiv pilonnée

Dans le nord du pays, Kharkiv, deuxième ville du pays proche de la frontière russe et déjà frappée par des bombardements meurtriers mardi et mercredi, a été pilonnée toute la nuit, selon les autorités régionales. Une membre ukrainienne de la mission locale de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe fait partie des morts, a indiqué l'OSCE.

A 200 km de Kharkiv, la métropole de Dnipro, centre industriel fort d'un million d'habitants et épargné pour l'instant, se préparait à un assaut russe. Les habitants entassaient des sacs de sable et préparaient des cocktails Molotov.

Les forces russes se trouvaient aussi dans les villes de Tcherniguiv et Nijyne, à quelque 150 km au nord-est et à l'est de Kiev, ainsi qu'à Sumy et Okhtyrka, à quelque 350 km à l'est de la capitale, mais "essaient d'éviter les combats" avec l'armée ukrainienne, selon cette dernière.

Explosions à Kiev

A Kiev, de fortes explosions ont été entendues pendant la nuit de mercredi à jeudi, selon des messages sur les réseaux sociaux. Des milliers de femmes et d'enfants sont réfugiés dans le métro, transformé en abri antiaérien.

L'avancée militaire russe intervient alors que des négociations russo-ukrainiennes doivent commencer jeudi à 15h00 locales (14h00 suisse), à la frontière bélarusso-polonaise, a précisé le négociateur russe Vladimir Medinski, qui la veille avait évoqué que les discussions devraient porter sur une cessez-le-feu.

De premiers pourparlers lundi, à la frontière ukraino-bélarusse, n'avaient donné aucun résultat tangible. Kiev réclamait l'arrêt immédiat de l'invasion, tandis que Moscou semblait attendre une reddition.

Washington soutient la diplomatie

Les Etats-Unis "soutiendront les efforts diplomatiques" de Kiev pour obtenir un cessez-le-feu avec Moscou, même si "c'est beaucoup plus difficile d'y parvenir quand les tirs résonnent et les chars avancent", a déclaré le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

Le secrétaire d'Etat, qui sera dans les prochains jours en Pologne, dans les pays baltes et en Moldavie pour réaffirmer le soutien des Etats-Unis face à la Russie, a alerté sur un "coût humain" d'ores et déjà "ahurissant". "Des centaines sinon des milliers de civils ont été tués et blessés", a-t-il déploré.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a redouté lui aussi que "le pire soit devant nous", avec "une logique de siège" des villes ukrainiennes, déjà employée par les Russes en Syrie et en Tchétchénie.

Un million de réfugiés

Le pilonnage meurtrier des villes ukrainiennes suscite une vive émotion dans le monde. Manifestations anti-guerre et élans de solidarité avec les Ukrainiens se sont multipliés, au vu des bombardements et de l'exode hors d'Ukraine de plus d'un million de personnes, selon les derniers chiffres du Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU.

Ils fuient d'abord vers la Pologne, la Hongrie, la Roumanie et la Moldavie, mais certains commencent aussi à arriver en train à Berlin depuis Varsovie. La maire de capitale allemande, Franziska Giffey, s'attend à prendre en charge jusqu'à 20'000 réfugiés.

Le chef humanitaire de l'ONU, Martin Griffiths, a indiqué à l'AFP avoir récolté 1,5 milliard de dollars d'aide d'urgence pour l'Ukraine.

Moscou au ban du monde

L'isolement de la Russie est apparu clairement mercredi à l'Assemblée générale des Nations unies: les 193 pays membres ont voté à une écrasante majorité une résolution qui "exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine". Seuls cinq pays s'y sont opposés, 35 s'abstenant, dont la Chine.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), le Britannique Karim Khan, a annoncé mercredi soir l'"ouverture immédiate" d'une enquête pour crimes de guerre contre la Russie.

Effondrement du rouble

Les sanctions économiques infligées à Moscou par le camp occidental sont de plus en plus dures.

L'UE a confirmé que sept banques russes seraient, à compter du 12 mars, exclues du système de messagerie Swift, un rouage-clé de la finance internationale, tandis que la Banque mondiale a coupé tous ses programmes d'aide en Russie et au Bélarus.

Les agences de notation financière Fitch et Moody's ont rétrogradé la Russie dans la catégorie des pays risquant de ne pas pouvoir rembourser leur dette.

Après avoir perdu plus du tiers de sa valeur en devises étrangères, le rouble plongeait à nouveau de plus de 11% jeudi matin.

Moscou multiplie les mesures pour défendre son économie, mais aussi pour étouffer toute voix opposée à la guerre: la radio indépendante Ekho Moskvy s'est sabordée jeudi après avoir été interdite d'antenne mardi. Ses équipes compte exister encore sur des plateformes étrangères comme YouTube.

Conséquence de l'isolement économique de la Russie, les prix des hydrocarbures et de l'aluminium, dont Moscou est un gros exportateur, poursuivaient leur envolée. Le baril de pétrole WTI dépassait les 115 dollars, un record depuis 2008.

La Russie est aussi désormais quasi-bannie du monde sportif et culturel. Dernière mesure d'exclusion en date: le Comité international paralympique (CIP) a exclu jeudi les sportifs russes et bélarusses des Jeux d'hiver qui démarrent vendredi à Pékin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le prince héritier devient Premier ministre, consolide son pouvoir

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Mohammed ben Salmane dirige de facto le royaume depuis sa nomination comme prince héritier en 2017 (archives). (© KEYSTONE/EPA EFE / G20 ORGANIZATION/G20 ORGANIZATION / HANDOUT)

Le très influent prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane s'est vu attribuer de nouveaux pouvoirs mardi en devenant Premier ministre du royaume pétrolier. Ce poste est traditionnellement occupé par le roi lui-même.

Mohammed ben Salmane, qui est le dirigeant de facto du royaume, a été nommé "Premier ministre", a indiqué un décret du roi Salmane, son père, publié par l'agence de presse officielle Spa. En Arabie saoudite, le roi est chef d'Etat et président du Conseil des ministres.

"Son Altesse royale, le prince Mohammed ben Salmane sera le Premier ministre, par exception à la disposition de l'article (56) de la loi fondamentale sur la gouvernance et aux dispositions pertinentes contenues dans la loi du Conseil des ministres", a écrit l'agence SPA.

Rumeurs sur l'état de santé du roi

Mohammed ben Salmane était auparavant vice-Premier ministre sous son père, le roi Salmane, ainsi que ministre de la Défense. Il est remplacé au poste de ministre de la Défense par son frère cadet, Khaled ben Salmane, qui était auparavant vice-ministre de la Défense, d'après la même source.

Les ministères de l'Intérieur, des Affaires étrangères et de l'Energie, n'ont pas été touchés par le remaniement gouvernemental, selon le décret royal.

Le prince Mohammed, qui a eu 37 ans le mois dernier, est en première ligne pour succéder à son père à la tête de la première économie du monde arabe. Celui qu'on surnomme MBS devrait devenir de loin le plus jeune de la dynastie saoudienne à accéder au trône après la mort de son père, âgé et affaibli.

Depuis sa nomination comme prince héritier en 2017, il dirige de facto cette puissance régionale pétrolière. Ces dernières années, des rumeurs croissantes ont circulé sur l'état de santé du roi, 86 ans, qui a été hospitalisé deux fois cette année, le plus récemment en mai, selon des informations de presse.

Interlocuteur incontournable

Mohammed ben Salmane a bousculé une Arabie saoudite atone avec des réformes tous azimuts tout en réprimant brutalement l'opposition, mais il reste un interlocuteur incontournable à l'international.

Avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie, en février dernier, le royaume saoudien - et le prince héritier en particulier - cherchaient à surmonter l'isolement diplomatique imposé par la plupart des pays occidentaux après l'assassinat en 2018 du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul.

Après son élection, le président américain Joe Biden avait même déclassifié un rapport concluant que "MBS" avait "validé" l'assassinat de Jamal Khashoggi, un critique du pouvoir, ce que les autorités saoudiennes ont toujours démenti.

Mais depuis l'invasion russe et l'envolée des prix de l'énergie, M. Biden, l'ex-Premier ministre britannique Boris Johnson ainsi que d'autres dirigeants occidentaux se sont rendus dans le royaume, l'un des premiers exportateurs de pétrole au monde, pour tenter de convaincre Ryad de pomper davantage de brut.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Nouvelles manifestations nocturnes en Iran malgré la répression meurtrière

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Alors que les manifestations se poursuivent en Iran, des manifestations de soutien ont également eu lieu dans plusieurs pays, comme ici à Istanbul (archives). (© KEYSTONE/EPA/SEDAT SUNA)

Pour la 12e nuit consécutive, les Iraniens sont descendus dans la rue mardi dans plusieurs villes du pays pour protester contre la mort d'une jeune femme arrêtée par la police des moeurs, malgré la répression qui a fait des dizaines de morts.

Malgré les appels internationaux à cesser le recours à la force contre les manifestants, le pouvoir est resté ferme face aux protestataires accusés d'être des "émeutiers" qui "portent atteinte à la sécurité et aux biens publics".

Les protestations ont lieu tous les soirs depuis le 16 septembre, date à laquelle l'Iranienne de 22 ans, Mahsa Amini, est morte à l'hôpital, trois jours après son arrestation à Téhéran pour non respect du code vestimentaire strict pour les femmes en République islamique d'Iran, qui doivent se couvrir les cheveux en public.

Connexions perturbées

Selon des médias d'opposition basés hors d'Iran, les manifestations ont repris mardi soir dans différentes villes. Mais des militants ont affirmé que les perturbations des connexions Internet rendaient de plus en plus difficile la transmission des images. Dans une vidéo partagée en ligne par la chaîne de télévision Manoto (opposition), une femme est montrée sans foulard sur la tête et agitant les bras en l'air dans le quartier de Narmak à Téhéran.

A Sanandaj, chef-lieu de la province du Kurdistan (nord-ouest), d'où était originaire Mahsa Amini, des femmes sont vues en train d'enlever leur foulard alors qu'un homme brûle une banderole avec une photo du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, à Chiraz (sud), selon des informations de l'Iran International TV, basée à Londres.

"Les restrictions à Internet restent en vigueur, mais certaines vidéos sur les manifestations parviennent à sortir", a déclaré le Centre pour les droits humains en Iran, basé à New York. Pour limiter les protestations, les autorités ont bloqué l'accès à Instagram et à WhatsApp en Iran. Les connexions Internet sont elles perturbées.

60 personnes tuées

Selon un dernier bilan donné mardi par l'agence de presse iranienne Fars, "environ 60 personnes ont été tuées" depuis le début des manifestations le 16 septembre. La police, citée par l'agence officielle Irna, a fait état de 10 policiers morts mais il n'était pas clair si ceux-ci figuraient parmi les 60 morts.

L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo, a elle fait état lundi soir d'"au moins 76 morts" dont "six femmes et quatre enfants", affirmant avoir obtenu des "vidéos et des certificats de décès confirmant des tirs à balles réelles sur des manifestants".

Les femmes sont à l'avant-garde des manifestations en Iran. Depuis le début des manifestations, elles sont vues sur plusieurs vidéos diffusées par des ONG ou des militants, enlevant leur foulard, montant sur des toits de voitures ou dansant.

D'autres vidéos ont montré ces derniers jours la police anti-émeute frappant des manifestants à coups de matraque et des étudiants déchirant de grandes photos du guide suprême iranien Ali Khamenei et de son prédécesseur, l'imam Khomeiny, fondateur de la République islamique.

Et d'après des défenseurs des droits humains, les policiers ont aussi tiré des plombs et à balles réelles sur les protestataires qui ont lancé des pierres, incendié des voitures de police et mis le feu à des bâtiments publics.

Mardi, le ministre de la Santé Bahram Einollahi a accusé les manifestants d'avoir détruit 72 ambulances. L'opposition à l'étranger accuse les autorités d'utiliser les ambulances pour transporter les forces de sécurité.

"Complots étrangers"

Les responsables iraniens ont démenti tout contact physique entre la police des moeurs et la jeune Mahsa Amini après son arrestation à Téhéran, et disent attendre les résultats de l'enquête.

Ils ont fait état de l'arrestation de plus de 1200 manifestants depuis le 16 septembre. Des ONG internationales ont fait aussi état de l'arrestation de militants, d'avocats et de journalistes.

Les autorités en Iran dénoncent des "complots étrangers" derrière le mouvement de contestation, pointant du doigt les Etats-Unis, leur ennemi juré.

Les Occidentaux, l'ONU et les ONG internationales ont eux appelé l'Iran à cesser la répression. Mardi, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a dénoncé "le recours à la violence contre les femmes pour exercer ce qui devrait être une liberté fondamentale".

Les protestations sont les plus importantes depuis celles de novembre 2019, provoquées par la hausse des prix de l'essence en Iran, qui avaient été sévèrement réprimées (230 morts selon un bilan officiel, plus de 300 selon Amnesty International).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Des dégâts "considérables" à Cuba après le passage de l'ouragan Ian

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L'ouragan Ian, photographié par la NASA alors qu'il s'apprêtait à toucher Cuba. (© KEYSTONE/AP)

Ian, un ouragan de catégorie 3, a provoqué des dégâts "considérables" lors de son passage dans l'ouest de Cuba, avec des rafales jusqu'à 208 km/h et des pluies torrentielles. Il est désormais en route vers la Floride aux Etats-Unis.

"Le centre de l'ouragan a quitté le territoire national à 09h50 (15h50 en Suisse) aux environs de Puerto Esperanza", dans la province de Pinar del Rio (sud-ouest), a indiqué l'Institut de météorologie de Cuba (Insmet).

Aucune victime n'était pour l'heure à déplorer, selon les autorités cubaines, mais les vents violents et les pluies intenses persistaient dans l'ouest de l'île où plusieurs localités montraient des visages de désolation, ont constaté des journalistes de l'AFP.

A Consolacion del Sur, à 145 km au sud-ouest de la Havane, Caridad Fernandez, 65 ans, a vu le toit de sa maison gravement endommagé et l'eau est entrée par la porte principale. "Tout est abîmé", déplore la sexagénaire.

40'000 personnes évacuées

Ian a touché Cuba à 04h30 (10h30 en Suisse) dans la localité de La Coloma, un village de pêcheurs de la province de Pinar del Rio - à 190 km de La Havane -, avant de traverser l'île du sud au nord, laissant sur son passage maisons effondrées, toits arrachés et cultures inondées.

Quelque 40'000 personnes ont été évacuées dans cette province et "les dégâts sont considérables", a indiqué la responsable du Parti communiste local, Yamilé Ramos. "Des maisons et des fermes de tabac ont été touchées, des routes coupées, des arbres déracinés", a-t-elle expliqué.

Des rafales de vent ont atteint 208 km/h à San Juan y Martinez, une zone de plantations de tabac. Des "pluies fortes et intenses", avec un cumul de plus de 200 millimètres d'eau, ont été enregistrées dans cette zone. Des inondations ont frappé les zones côtières au sud-ouest de l'île, selon l'Insmet.

Avant de toucher terre, Ian s'était renforcé en "ouragan majeur" de catégorie 3 sur l'échelle de Saffir-Simpson, graduée jusqu'à 5. Dans la capitale, où vivent 2,1 millions de personnes, le vent s'est renforcé avec des rafales jusqu'à 180 km, selon l'Insmet, et de fortes pluies. Deux maisons se sont partiellement effondrées, selon Alexis Acosta, l'intendant du quartier de la vieille Havane.

Réduction de la vitesse

Selon le Centre national des ouragans (NHC) des Etats-Unis, un "virage" de l'ouragan est prévu vers le nord-nord-est avec "une réduction de la vitesse ce soir (mardi) et mercredi".

Le "centre de Ian devrait se déplacer sur le sud-est du golfe du Mexique dans quelques heures, passer à l'ouest de l'archipel des Keys" au sud de la Floride, "puis s'approcher de la côte ouest de la Floride (...) mercredi et mercredi soir", a précisé le NHC dans son dernier bulletin.

L'état d'urgence a été décrété dans toute la Floride et les autorités multiplient les préparatifs. Certaines des modélisations effectuées prévoient maintenant un atterrissage au sud de la baie de Tampa (...) Dans certaines zones, il y aura des inondations catastrophiques et des vagues de tempête mortelles", a prévenu le gouverneur Ron DeSantis.

Il a demandé aux habitants de faire des provisions et se préparer à des coupures de courant, tout en mobilisant 7000 membres de la Garde nationale. "Tenez compte des ordres d'évacuation (...) Mère Nature est un adversaire très redoutable", a-t-il exhorté. Le président américain Joe Biden a approuvé une aide d'urgence fédérale pour 24 des 67 comtés de Floride.

Ian succède à l'ouragan Fiona, qui a ravagé samedi la côte atlantique du Canada, faisant trois morts, après les Caraïbes la semaine dernière où sept personnes avaient péri.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Six courses sprint prévues en 2023

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Il y aura six sprints en 2023 (© KEYSTONE/EPA/MATTEO BAZZI)

La Formule 1 passera à six courses sprint qualificatives en 2023, contre trois actuellement. La FIA et le promoteur de la F1 Formula One l'ont annoncé.

"Six sprints feront partie du championnat à partir de 2023, porté par le succès de ce nouveau format introduit pour la première fois en 2021", a déclaré le PDG de la F1, Stefano Domenicali, cité dans un communiqué conjoint de la FIA et de Formula One.

Depuis deux saisons, le but de ces courses est d'offrir du spectacle sur trois jours avec des qualifications "normales", c'est-à-dire contre la montre le vendredi, qui définissent l'ordre de départ d'une course de 100km le samedi, qui elle-même définit la grille de départ du GP le dimanche.

Testé trois fois en 2021 et trois fois en 2022, le nouveau format de course sprint le samedi est désormais renouvelé pour six nouveaux événements en 2023.

Les dates auxquelles ces courses se tiendront n'ont pas été communiquées.

"Les sprints apportent une dynamique passionnante au format du week-end de course et se sont avérées populaires au cours des deux dernières saisons", a défendu le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, cité dans le communiqué.

La F1 voulait déjà doubler leur nombre en 2022 - mais la FIA avait préféré défendre un nombre "raisonnable à la lumière des pressions (réd: financières) déjà exercées sur les écuries pour cette saison avec l'introduction de changements majeurs dans les règlements" - et avait donc décidé d'en rester à trois.

Après l'Émilie-Romagne (24 avril) et l'Autriche (10 juillet), la dernière course sprint qualificative de la saison doit se disputer au Brésil le week-end du 13 novembre.

Plus tôt ce mois, la Formule 1 a publié le calendrier des courses pour 2023, qui comptera un nombre record de 24 GP, dont Monaco - un temps menacé de disparition - mais sans le GP de France.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Coronavirus: l'EMA évalue un vaccin de Moderna contre Omicron

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S'il est approuvé, le sérum deviendra le deuxième vaccin anti-Covid adapté à ces sous-variants d'Omicron autorisé au sein de l'UE. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé mardi avoir commencé à évaluer un vaccin contre le Covid-19 de Moderna ciblant les sous-lignages d'Omicron BA.4 et BA.5, alors qu'une nouvelle vague est redoutée sur le continent.

S'il est approuvé, le sérum deviendra le deuxième vaccin anti-Covid adapté à ces sous-variants d'Omicron autorisé au sein de l'UE.

L'EMA a indiqué avoir "entamé l'évaluation d'une demande d'autorisation d'une version adaptée de Spikevax", ciblant à la fois la souche Covid-19 d'origine et les types BA.4 et 5.

Le régulateur européen n'a en revanche pas précisé quand l'approbation de la dose de rappel pourrait avoir lieu.

L'EMA a approuvé trois vaccins "bivalents", qui emploient tous la technologie de l'ARN messager.

Deux vaccins, l'un de Moderna et l'autre de Pfizer/BioNTech, ciblent la souche originale du virus et le variant BA.1 d'Omicron. Un vaccin de Pfizer/BioNTech cible la souche originale et les sous-variants BA.4 et BA.5 d'Omicron.

Omicron et ses sous-variants ont été dominants tout au long de 2022, prenant rapidement la place des variants précédents. Aujourd'hui, c'est essentiellement le sous-variant BA.5 d'Omicron qui domine en Europe et aux Etats-Unis.

Les vaccins anti-Covid approuvés il y a près de deux ans offrent une certaine protection contre Omicron et ses sous-variants, moins nocifs mais plus contagieux que la souche originale, mais des sérums plus ciblés et efficaces contre les nouveaux sous-lignages étaient très attendus.

Le Royaume-Uni, le Canada et les États-Unis ont également approuvé des sérums ciblant Omicron.

Le régulateur européen a averti la semaine dernière que la pandémie de Covid-19 "était toujours en cours" et a exhorté les pays à instaurer des programmes de rappels de vaccins avant l'hiver lorsqu'une remontée des cas est attendue.

Les autorités sanitaires européennes ont par ailleurs recommandé au début du mois que les personnes âgées et les personnes à risque de forme grave du Covid-19 soient en première ligne pour l'administration de vaccins adaptés au variant Omicron.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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