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Culture

Enquête sur les effets "néfastes" de TikTok sur les enfants

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Après Meta, la maison mère de Facebook, c'est au tour de TikTok de faire l'objet d'une enquête sur ses techniques utilisées pour encourager les jeunes à passer plus de temps sur l'application (archives). (© KEYSTONE/AP/Kiichiro Sato)

Accusé de nuire à la santé mentale des enfants, Tiktok fait l'objet d'une enquête sur ses algorithmes et méthodes de marketing auprès des jeunes. La procédure a été lancée par des autorités américaines qui peinent à répondre aux défis posés par les réseaux sociaux.

Une coalition de huit Etats américains, dont la Californie et la Floride, ont annoncé mercredi le lancement d'une enquête sur la très populaire application, connue pour ses vidéos courtes, musicales ou parodiques, habilement sélectionnées par des algorithmes en fonction des goûts des utilisateurs.

Les autorités reprochent à TikTok, une filiale du groupe chinois ByteDance, d'inciter les enfants à y passer toujours plus de temps. Aux Etats-Unis, TikTok est accessible aux moins de 13 ans tant qu'ils utilisent une version modifiée pour eux.

"Nos enfants grandissent à l'ère des réseaux sociaux - et beaucoup ressentent le besoin de se mesurer à ces versions filtrées de la réalité qu'ils voient sur leur écran", a déclaré Rob Bonta, le procureur général californien dans un communiqué.

"Nous savons que cela a des effets dévastateurs sur la santé mentale et le bien-être des enfants. Mais nous ne savons pas ce que les entreprises elles-mêmes savaient et depuis quand", a-t-il ajouté.

Dégâts psychologiques

Cette investigation fait suite à celle menée par de nombreux procureurs généraux sur Meta, la maison mère de Facebook. Ils reprochent au géant des réseaux sociaux de promouvoir Instagram auprès des plus jeunes et d'avoir ignoré des rapports internes sur les souffrances que peut susciter l'application, d'après des documents révélés à l'automne par la lanceuse d'alerte Frances Haugen.

Leurs propres recherches "montrent que l'utilisation d'Instagram est associée à des risques accrus de dommages à la santé physique et mentale des jeunes, notamment de dépression, de troubles de l'alimentation et même de suicide", avait alors souligné la procureure générale du Massachusetts Maura Healey.

"Meta n'a pas réussi à protéger les jeunes sur ses plateformes et a choisi à la place d'ignorer voire, dans certains cas, de renforcer des pratiques qui constituent une menace réelle pour la santé physique et mentale - exploitant ainsi les enfants pour faire des profits", avait-elle assené.

TikTok a réagi à l'annonce de l'enquête en promettant de "fournir des informations sur les nombreux mécanismes de sécurité et de protection de la vie privée que nous avons pour les adolescents", a indiqué un porte-parole.

"Nous sommes très soucieux de construire une expérience favorable au bien-être de notre communauté, et nous apprécions que les procureurs généraux se concentrent sur la sécurité des plus jeunes utilisateurs".

"Même numéro" que Meta

Les Etats américains veulent examiner les "techniques utilisées par TikTok pour encourager les jeunes" à y passer plus de temps, à réagir aux contenus et interagir avec les créateurs, ont-ils indiqué dans un communiqué mentionnant la Californie, la Floride, le Kentucky, le Massachusetts, le Nebraska, le New Jersey, le Tennessee et le Vermont. Il s'agit de "protéger les enfants et de soutenir les parents", a assuré le procureur général du Vermont, Thomas Donovan.

En septembre, Instagram a suspendu le développement de sa version destinée aux moins de 13 ans, mais d'une façon générale, les remontrances et accusations des élus et procureurs ont eu peu de conséquences tangibles sur les entreprises concernées.

Les autorités américaines ont eu beau durcir le ton ces dernières années contre les grandes plateformes qui ont accumulé d'immenses pouvoirs économiques et politiques, elles manquent de solutions concrètes et rapides, étant donné les délais dans les tribunaux ou les contraintes pour faire passer de nouvelles lois.

"Je ne crois pas que TikTok ait beaucoup de raisons de s'inquiéter", a commenté l'analyste Carolina Milanesi, de Creative Strategies. "Ils vont devoir faire le même numéro que Meta, c'est-à-dire détailler leurs fonctionnalités pour la sécurité", mais "cela ne va pas avoir d'effet sur les usages".

"Instagram a expliqué qu'il ne crée pas les contenus, ce sont les jeunes qui les mettent en ligne et les regardent. Bien sûr, mais ils ont quand même une responsabilité en termes de gestion des contenus, et c'est là que tout devient flou", a-t-elle conclu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Des labyrinthes de la Fondation Bodmer à voir aux Bains des Pâquis

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Les Bains des Pâquis accueillent une exposition de photographies tirées des oeuvres de la collection de la Fondation Bodmer qui évoquent les labyrinthes (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Une nouvelle exposition photographique est à découvrir dès le 7 octobre et jusqu'à mi-décembre aux Bains des Pâquis. Les 17 images affichées sur le mur de ce lieu de rencontre et de détente montrent des labyrinthes issus des ouvrages de la collection de la Fondation Bodmer.

Dante, Friedrich Dürrenmatt ou André Alciat, tous ont utilisé la symbolique du labyrinthe dans leurs oeuvres. Les labyrinthes antiques aux figures mythologiques, comme le Minotaure trouvent aussi leur place dans cette exposition automnale.

La Fondation Bodmer avait déjà présenté une exposition sur ce thème au printemps dernier au salon artgenève. Plus de 3000 visiteurs s'étaient déplacés. La Fondation Bodmer collabore régulièrement avec les Bains des Pâquis afin d'ouvrir l'accès aux trésors de sa collection au public le plus large possible.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Septembre Musical attire 15'000 spectateurs

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Les Petits Chanteurs de Vienne se sont notamment produits lors de cette édition de Septembre Musical (archives). (© KEYSTONE/EPA EFE/DAVID DE LA PAZ)

Achevée jeudi, la 76e édition du Septembre Musical Montreux-Vevey a réuni 15'000 spectateurs. Onze concerts payants, dont cinq ont affiché complet, et une trentaine d'événements culturels gratuits ont été proposés entre le 19 et le 29 septembre.

Cette édition a mis à l'honneur l'Autriche avec ses grands compositeurs, mais aussi avec la musique folklorique, la pop et même du rock-metal. Dans leur communiqué de bilan, les organisateurs se réjouissent d'avoir pu attirer 25% de jeunes (enfants et étudiants) parmi leurs spectateurs. Ils expliquent cela par des tarifs adaptés, des médiations culturelles et un concert d'ouverture consacré à "Pierre et le loup" de Serge Prokofiev.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Bons Plans LFM

Le Festival Découvrire s'achève ce samedi à St-Prex

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Festival Découvrire
Le Festival Découvrire tient ses quartiers sur la scène de la Salle du Vieux-Moulin de St-Prex / @morges-tourisme.ch

La 14ème édition du festival Découvrire, débutée mercredi dernier, se terminera ce samedi à la Salle du Vieux-Moulin de St-Prex.

Le rendez-vous humoristique donne une chance à la relève avec des artistes venus de Suisse mais aussi de France et de Belgique. Parmi les artistes du cru : Capucine Lhemanne avec «Je ne suis pas toute seule», et sa galerie de femmes loufoques, vue jeudi sur la scène du Vieux-Moulin. Ce vendredi : Renaud de Vargas avec «Comment on va l'appeler ?». Un spectacle dans lequel on retrouve le sens du comique de situation et des ruptures de ton bien senties propres à l'artiste. Enfin ce samedi, le régional de l'étape sera Lucas Vuilleumier avec «Rien prouvé». Un ensemble de 23 sketches dans lesquels il incarne des membres de sa famille avec pour thème le coming out.

Infos et réservations : www.decouvrire.ch

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Culture

Une nouvelle équipe pour gérer la salle de l'Alhambra

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Entièrement rénovée entre 2012 et 2015, la salle de l'Alhambra à Genève est dédiée aux musiques actuelles (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, la salle de l'Alhambra sera gérée par une nouvelle équipe à partir de 2023. L'association Coralh a obtenu jusqu'en 2025 le mandat de gestion et de coordination de cette salle qui est dédiée aux musiques actuelles.

L'association Coralh succède à l'Association des utilisateurs de l’Alhambra (AdUdA) dont le mandat arrive à son terme, indique vendredi la Ville de Genève dans un communiqué. Le mandat de gestion, qui est renouvelable une fois, est assorti d'une subvention annuelle de 380'000 francs.

La nouvelle équipe est attendue pour insuffler une dynamique notamment en matière de communication et d'ouverture de salle. L'association Coralh regroupe des acteurs chevronnés de la scène culturelle genevoise. Trois employés seront chargés de l'exploitation de cette salle qui a rouvert en 2021 après d'importants travaux de rénovation.

Construit entre 1918 et 1920, l'Alhambra s'appelait à l'origine l'Omnia et présentait à la fois des spectacles vivants et du cinéma. En 1928, c'est la première salle en Suisse à disposer d'une installation sonore. Des grands noms de la chanson s'y sont ensuite produits, dont Josephine Baker, Edith Piaf et Maurice Chevalier.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'engagement des jeunes pour le climat en images sur le Quai Wilson

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L'engagement des jeunes pour le climat, comme ici en 2019 à Genève, est au coeur de la nouvelle exposition photographique à voir sur le Quai Wilson (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Une nouvelle exposition photographique est à découvrir dès samedi et jusqu'à fin octobre sur le Quai Wilson à Genève. Organisée par Terre des Hommes Suisse, cette exposition est consacrée à l'engagement des enfants pour la planète et leur droit à vivre dans un environnement sain.

Les trente panneaux rendent compte de la mobilisation des jeunes en Suisse, au Sénégal, au Pérou, en Bolivie, en Haïti et en Inde à travers des témoignages en images. L'exposition montre comment ces enfants agissent localement contre les effets du changement climatique.

Certains plantent des arbres, d'autres entretiennent des points d'eau. Il est aussi question de sensibilisation sur les pesticides et les plastiques ou encore de jardins potagers scolaires. "Ici et là-bas, les enfants s'engagent pour le climat", est à voir en plein air sur le Quai Wilson. Les panneaux sont en français et en anglais.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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