International
Equateur: président sortant et sa rivale au coude à coude
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2025/02/luisa-gonzalez-ex-deputee-espere-prendre-sa-revanche-apres-une-premiere-joute-electorale-remportee-par-m-noboa-en-2023-le-soutien-que-lui-apporte-lex-president-socialiste-en-exil-rafael-correa-c-1000x600.jpg&description=Equateur: président sortant et sa rivale au coude à coude', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Le président équatorien sortant Daniel Noboa devançait lundi d'une très courte tête sa rivale de gauche Luisa Gonzalez. Cette dernière a réussi un score élevé inattendu, à l'issue du premier tour de la présidentielle dans ce pays miné par le narcotrafic.
Ce pays polarisé et frappé par la violence du trafic de drogue s'achemine vers un second tour en avril, alors même que des sondages de sortie des bureaux de vote avaient prédit que le président sortant dépasserait les 50% nécessaires à la victoire au scrutin organisé dimanche.
Alors que plus de 90% des bulletins de vote avaient été dépouillés lundi matin, M. Noboa récoltait 44,3% des voix et sa rivale 43,8%, pour cette élection mettant aux prises 16 candidats.
C'est une "grande victoire, nous avons gagné (...) nous sommes presque à égalité technique", s'est réjouie devant des partisans extatiques Luisa Gonzalez, avocate de 47 ans et dauphine de l'ancien président socialiste Rafael Correa (2007-2017).
"Si la tendance se maintient (...) nous retournerons aux urnes le 13 avril prochain", a déclaré Diana Atamaint, présidente du Conseil national électoral (CNE).
Plus de 80% de participation
La journée "s'est déroulée dans une absolue normalité", avec une participation de 83,38%, sur les 14 millions d'Equatoriens appelés aux urnes, avait-elle indiqué plus tôt.
Plus de 10 millions de bulletins ayant été dépouillés lundi matin, le résultat officiel devrait être connu dans quelques heures. Daniel Noboa, qui aspirait à gagner en un seul tour, ne s'est pas encore exprimé.
Dans la capitale Quito entourée de volcans, à 2850 mètres au-dessus du niveau de la mer, tout comme dans la ville portuaire de Guayaquil, les feux d'artifice et les klaxons accompagnaient le décompte.
"Je suis venue soutenir le président parce que nous voulons qu'il nous soutienne dans le changement de notre pays", a déclaré à l'AFP Myriam Medrano, une secrétaire de 52 ans dans un hôtel de Quito où une conférence de presse du pouvoir était prévue.
Crise économique
Les Equatoriens espèrent que le prochain gouvernement pourra redresser le pays en crise économique, divisé et qui a basculé dans la violence.
Une lutte féroce fait rage entre une myriade de groupes criminels se disputant le contrôle des voies lucratives qui relient, via des ports équatoriens, les plantations de coca de Colombie et du Pérou à l'Europe ou aux Etats-Unis.
"C'est la pire crise depuis notre retour à la démocratie" il y a presque un demi-siècle, juge l'analyste politique local Leonardo Laso. "La situation dans le pays est très critique, beaucoup d'insécurité, peu de travail, beaucoup de gens qui partent", a déclaré Luis Briones, ingénieur de 56 ans.
"Consolider son triomphe"
A 37 ans, Daniel Noboa, fils d'un milliardaire entrepreneur dans la banane et tenant d'une ligne dure face aux cartels, est l'un des plus jeunes dirigeants du monde.
"L'Equateur a déjà changé et veut continuer de changer, il veut consolider son triomphe", a déclaré cette semaine ce néo-libéral qui se dit de centre-gauche et qui avait créé la surprise en 2023 en se faisant élire, après une campagne marquée par l'assassinat d'un candidat.
Dérives de la politique sécuritaire
Le bilan de Daniel Noboa est toutefois assombri par des critiques d'organisations de défense des droits humains sur les dérives de sa politique sécuritaire.
En décembre, la justice a ordonné la détention provisoire de 16 militaires soupçonnés de la disparition forcée de quatre adolescents dont les corps ont été retrouvés calcinés, une affaire qui a choqué le pays.
Malgré les mesures drastiques et notamment les états d'urgence autorisant les militaires à patrouiller dans les rues, le taux d'homicides est resté élevé, à 38 pour 100'000 habitants en 2024, après un record de 47 en 2023.
Narcotrafic
En 2018, avant la vague de criminalité liée au narcotrafic qui a poussé des dizaines de milliers d'Equatoriens à fuir leur pays et effrayé investisseurs et touristes, le taux d'homicides était de six pour 100'000 habitants.
Concentré sur le financement de la coûteuse guerre contre le narcotrafic, l'Etat affiche une dette publique atteignant environ 57% du PIB. Le taux de pauvreté dans le pays s'élève à 28%.
Gonzalez espère une revanche
Luisa Gonzalez, ex-députée, espère prendre sa revanche après une première joute électorale remportée par M. Noboa en 2023. Le soutien que lui apporte l'ex-président socialiste en exil Rafael Correa, condamné par contumace à huit ans de prison pour corruption, divise les électeurs.
Avocate évangélique, elle aspire à être la première présidente élue d'Equateur avec un programme promettant plus de sécurité, teinté de respect des droits humains.
Lors du premier tour, les forces de sécurité étaient largement déployées près des bureaux de vote. Le jour du scrutin, un policier a été tué et un autre blessé lors d'une "attaque armée" dans la ville portuaire de Guayaquil, selon la police.
"Il y a des rapports de renseignement qui disent qu'il y a des risques et qu'ils veulent me tuer, mais il y a un défi plus grand ici. Il y a le défi de transformer le pays", a déclaré Luisa Gonzalez lors d'un entretien à l'AFP à la veille de l'élection.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Etats-Unis: explosion dans une raffinerie de pétrole du Texas
Une explosion s'est produite lundi dans la raffinerie de pétrole Valero de Port Arthur, au Texas (sud des Etats-Unis), selon les autorités qui ont demandé aux riverains de se mettre à l'abri.
"Afin de garantir la sécurité de tous les résidents dans le secteur et compte tenu de la récente explosion à la raffinerie Valero, un ordre immédiat de confinement sur place est donné", ont alerté les responsables de la gestion des urgences de Port Arthur, précisant qu'une vaste zone entourant la raffinerie était concernée.
"Il y a actuellement un incendie dans une unité de la raffinerie Valero de Port Arthur, au Texas. Tout le personnel a été recensé", a indiqué l'entreprise dans un communiqué.
Les médias locaux ont montré de hautes flammes et un panache de fumée noire s'élevant de la raffinerie, et des riverains ont rapporté une forte détonation qui a fait vibrer les vitres.
Située à environ 140 kilomètres à l'est de Houston, la raffinerie de Port Arthur emploie près de 800 personnes pour "traiter du pétrole brut lourd et soufré ainsi que d'autres matières premières en essence, diesel et carburant pour avions", faisant transiter environ 435'000 barils par jour, indique le site internet de Valero.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Venezuela: manifestation contre les "salaires de la faim"
Des centaines de salariés et de retraités ont manifesté lundi à Caracas pour exiger une augmentation des salaires "de la faim" et des pensions "de la mort", gelés depuis quatre ans alors que l'inflation a très fortement réduit le pouvoir d'achat.
Le salaire minimum - sans les primes - avoisine actuellement les 28 centimes de dollar par mois et la hausse des prix annuelle dépasse les 600%. La dernière augmentation date de 2022.
"Ce n'est plus un salaire !", a déclaré à l'AFP Pilar Navarro, une retraitée de 72 ans. "Qu'est-ce qu'on va faire avec cette pension qui ne suffit à rien ? Sans mon fils qui m'aide, je ne pourrais pas acheter mes médicaments", explique-t-elle.
Bien que le revenu puisse atteindre 150 dollars grâce à des primes de l'Etat, il reste insuffisant face aux 645 dollars que coûte, selon des estimations privées, le panier de base alimentaire pour une famille.
"Free the salario", pouvait-on lire sur une pancarte pendant la manifestation, une allusion ironique au slogan officiel "Free Maduro", utilisé par le pouvoir pour demander la libération du président Nicolas Maduro, capturé par l'armée américaine le 3 janvier et incarcéré à New York.
Les manifestants prévoyaient de protester devant le ministère du Travail mais ils ont été bloqués par un groupe de motards partisans du pouvoir et par des policiers antiémeutes.
Les syndicats demandent un salaire minimum de 200 dollars et que les ressources pétrolières générées depuis l'intervention américaine soient utilisées à cette fin.
"Si de l'argent du pétrole est entré (...) il doit être utilisé pour augmenter les salaires", a réclamé la syndicaliste Griselda Sanchez.
De nombreux économistes, toutefois, s'accordent à dire que le Venezuela n'est pas en mesure de porter les salaires au niveau réclamé par les travailleurs.
En parallèle, des partisans du pouvoir ont manifesté pour demander la levée totale des sanctions internationales, accusées d'être à l'origine de tous les problèmes économiques du Venezuela.
Washington a partiellement assoupli ces mesures après la chute de Nicolas Maduro. Sans sanctions, "nous pouvons mieux traiter la question des salaires", a déclaré Diosdado Cabello, le puissant ministre de l'Intérieur.
La crise économique et politique a conduit presque huit millions de Vénézuéliens à quitter leur pays depuis 2013.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Colombie: le crash d'un avion militaire fait au moins 66 morts
Au moins 33 personnes sont mortes et des dizaines ont été blessées dans le crash au décollage, dans le sud de la Colombie, d'un avion militaire avec 125 personnes à bord, ont indiqué les autorités locales.
La chute de l'appareil, un Hercules C-130, est survenue vers 10h00 heure locale (16h00 en Suisse) peu après son décollage de Puerto Leguizamo (sud), dans le département de Putumayo, près de la frontière avec l'Equateur, pour des raisons encore inconnues.
Le crash a causé la mort de 58 soldats, six membres de l'armée de l'air et deux policiers, selon un nouveau bilan communiqué par une source militaire.
Nous faisons "tout notre possible" pour évacuer les soldats blessés. "Nous avons pris en charge 81 blessés", avait déclaré plus tôt Carlos Claros, secrétaire du gouvernement de Puerto Leguízamo, à la chaîne RCN.
Le chef de la force aérospatiale colombienne, le général Carlos Fernando Silva Rueda, a auparavant évoqué en conférence de presse la présence de 114 militaires et 11 membres d'équipage à bord de l'avion.
Jhon Gabriel Molina, le gouverneur du Putumayo, a fait état dans une vidéo partagée sur Facebook "de grandes difficultés pour évacuer les victimes" à partir du petit aéroport.
Sur des images de l'AFP, on peut voir les débris de l'avion rongé par les flammes, entouré d'une épaisse fumée noire et de végétation.
"Aucun indice d'une attaque"
Le président colombien Gustavo Petro a déploré un "accident affreux qui n'aurait jamais dû se produire" et évoqué la nécessité de moderniser la flotte militaire, sans préciser si cela avait un lien particulier avec l'accident.
Il a également partagé une vidéo dans laquelle on voit un appareil tenter de prendre de l'altitude avant de s'écraser au sol.
"J'ai entendu une explosion dans les airs et, quand j'ai regardé, l'avion arrivait près de la maison de ma parcelle", a raconté à l'AFP Noé Mota, un habitant de la région.
La Colombie et l'Equateur combattent de puissants groupes liés au trafic de drogue qui opèrent dans la zone frontalière, où une forte activité militaire et des bombardements ont été enregistrés ces dernières semaines.
Plus tôt dans la journée, le ministre de la Défense Pedro Sanchez avait annoncé le crash. Les causes ne sont pas encore identifiées mais, selon le ministre, "il n'y a aucun indice d'une attaque de la part d'acteurs illégaux".
Il a précisé sur X qu'"en conséquence de l'incendie de l'aéronef, une partie des munitions transportées par la troupe a explosé".
Cela "correspond à ce que l'on entend dans certaines vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux", a-t-il expliqué.
Cette catastrophe aérienne est la deuxième en moins d'un mois impliquant un C-130 Hercules en Amérique du Sud.
Le 27 février, près de La Paz, un C-130 bolivien transportant des billets de banque s'était écrasé à l'atterrissage. Bilan : 24 morts.
Le Hercules C-130 est un avion quadrimoteur à turbopropulseurs construit par l'américain Lockheed Martin. Connu pour sa capacité à opérer à partir de pistes de fortune, il est largement utilisé par les armées du monde entier et peut transporter aussi bien des troupes que des véhicules.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Décharges sauvages: le procès Nestlé suspendu jusqu'à mardi
Le procès de Nestlé Waters, poursuivi pour des infractions en lien avec des décharges sauvages dans les Vosges, a été suspendu lundi quelques heures après son ouverture devant le tribunal de Nancy. Une partie des pièces versées à l'accusation a été annulée.
L'audience reprendra mardi à 13h30.
Le tribunal a fait droit aux demandes de la défense d'annuler une grande partie des pièces du dossier, notamment toutes les analyses de taux de microplastiques et rapports d'ingénieurs commandées par le parquet durant l'enquête préliminaire.
"Il ne reste pas grand chose" dans la procédure, a souligné le président du tribunal, Didier Gastaldi. Le tribunal a dû tirer "des conséquences des lacunes de la procédure", a-t-il poursuivi. Elle comportait des "irrégularités" et des "biais méthodologiques importants", a souligné Michèle Anahory, l'un des quatre avocats de Nestlé.
La société Nestlé Waters Supply Est est notamment poursuivie pour avoir, autour de quatre décharges, "laissé s'écouler dans les eaux superficielles et souterraines" des "particules de microplastiques" à des concentrations "rendant toute vie aquatique impossible et ayant des effets nuisibles sur la santé, la flore et la faune".
Recensées dans quatre communes proches de Vittel, les substances controversées représentent l'équivalent de 126 piscines olympiques. Elles sont parfois enfouies sous 10 à 15 mètres de hauteur, selon l'enquête.
Le fond pas abordé
Le fond du dossier n'a pas été abordé lundi à l'audience, où une question de nullités était posée au tribunal: "Nestlé a contredit les analyses (commandées) par le parquet", qui mettaient en avant d'immenses quantités de microplastiques autour des décharges, et a apporté "ses propres analyses, que nous contestons aussi avec nos experts", a résumé François Zind, avocat de plusieurs associations.
Selon Christophe Michaud, un des quatre avocats du géant suisse de l'agroalimentaire, la pollution des nappes phréatiques est une "illusion" et les analyses qui mettaient en lumière des proportions "incommensurables" de microplastiques sont "erronées". Les conserver "serait débattre sur un terrain miné par des vices de procédure", a-t-il avancé.
Par ailleurs, "trois laboratoires, tous reconnus, démontrent l'absence de pollution des eaux", a-t-il poursuivi.
"Nestlé cherche surtout à contester les analyses qui fondent les poursuites pénales", a estimé Florence Dole, avocate des parties civiles. Ces dernières ont demandé un complément d'information, sous la forme d'une nouvelle expertise indépendante.
Le procureur Amaury Lacôte s'est joint à cette demande, estimant qu'il apparaissait "nécessaire d'ordonner une nouvelle analyse contradictoire" à celles de Nestlé Waters, sans quoi il ne serait "pas possible de prendre une décision équilibrée".
Le tribunal ne s'est toutefois pas prononcé sur ce point.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
-
CultureIl y a 3 jours
Dessiner au péril de sa liberté: trois auteurs exposent à Morges
-
CultureIl y a 2 jours
Une exposition pour faire des frontières une zone de rencontres
-
SportIl y a 3 jours
Hommage aux victimes de l'incendie de Chiètres à la Kerzerslauf
-
SuisseIl y a 3 jours
Les Vert-e-s exigent la sortie des énergies fossiles
-
CultureIl y a 2 jours
Festival m4music: XOXO. sacré "Demo of the Year"
-
InternationalIl y a 1 jour
Iran: Trump évoque des "négociations", Téhéran nie
-
InternationalIl y a 2 jours
Nouveau record pour LeBron James, Durant dépasse Jordan
-
SuisseIl y a 3 jours
Protégée depuis 150 ans, la forêt reste toutefois sous pression


