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Equateur: président sortant et sa rivale au coude à coude

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Luisa Gonzalez, ex-députée, espère prendre sa revanche après une première joute électorale remportée par M. Noboa en 2023. Le soutien que lui apporte l'ex-président socialiste en exil Rafael Correa, condamné par contumace à huit ans de prison pour corruption, divise les électeurs. (© KEYSTONE/EPA/Gianna Benalcazar)

Le président équatorien sortant Daniel Noboa devançait lundi d'une très courte tête sa rivale de gauche Luisa Gonzalez. Cette dernière a réussi un score élevé inattendu, à l'issue du premier tour de la présidentielle dans ce pays miné par le narcotrafic.

Ce pays polarisé et frappé par la violence du trafic de drogue s'achemine vers un second tour en avril, alors même que des sondages de sortie des bureaux de vote avaient prédit que le président sortant dépasserait les 50% nécessaires à la victoire au scrutin organisé dimanche.

Alors que plus de 90% des bulletins de vote avaient été dépouillés lundi matin, M. Noboa récoltait 44,3% des voix et sa rivale 43,8%, pour cette élection mettant aux prises 16 candidats.

C'est une "grande victoire, nous avons gagné (...) nous sommes presque à égalité technique", s'est réjouie devant des partisans extatiques Luisa Gonzalez, avocate de 47 ans et dauphine de l'ancien président socialiste Rafael Correa (2007-2017).

"Si la tendance se maintient (...) nous retournerons aux urnes le 13 avril prochain", a déclaré Diana Atamaint, présidente du Conseil national électoral (CNE).

Plus de 80% de participation

La journée "s'est déroulée dans une absolue normalité", avec une participation de 83,38%, sur les 14 millions d'Equatoriens appelés aux urnes, avait-elle indiqué plus tôt.

Plus de 10 millions de bulletins ayant été dépouillés lundi matin, le résultat officiel devrait être connu dans quelques heures. Daniel Noboa, qui aspirait à gagner en un seul tour, ne s'est pas encore exprimé.

Dans la capitale Quito entourée de volcans, à 2850 mètres au-dessus du niveau de la mer, tout comme dans la ville portuaire de Guayaquil, les feux d'artifice et les klaxons accompagnaient le décompte.

"Je suis venue soutenir le président parce que nous voulons qu'il nous soutienne dans le changement de notre pays", a déclaré à l'AFP Myriam Medrano, une secrétaire de 52 ans dans un hôtel de Quito où une conférence de presse du pouvoir était prévue.

Crise économique

Les Equatoriens espèrent que le prochain gouvernement pourra redresser le pays en crise économique, divisé et qui a basculé dans la violence.

Une lutte féroce fait rage entre une myriade de groupes criminels se disputant le contrôle des voies lucratives qui relient, via des ports équatoriens, les plantations de coca de Colombie et du Pérou à l'Europe ou aux Etats-Unis.

"C'est la pire crise depuis notre retour à la démocratie" il y a presque un demi-siècle, juge l'analyste politique local Leonardo Laso. "La situation dans le pays est très critique, beaucoup d'insécurité, peu de travail, beaucoup de gens qui partent", a déclaré Luis Briones, ingénieur de 56 ans.

"Consolider son triomphe"

A 37 ans, Daniel Noboa, fils d'un milliardaire entrepreneur dans la banane et tenant d'une ligne dure face aux cartels, est l'un des plus jeunes dirigeants du monde.

"L'Equateur a déjà changé et veut continuer de changer, il veut consolider son triomphe", a déclaré cette semaine ce néo-libéral qui se dit de centre-gauche et qui avait créé la surprise en 2023 en se faisant élire, après une campagne marquée par l'assassinat d'un candidat.

Dérives de la politique sécuritaire

Le bilan de Daniel Noboa est toutefois assombri par des critiques d'organisations de défense des droits humains sur les dérives de sa politique sécuritaire.

En décembre, la justice a ordonné la détention provisoire de 16 militaires soupçonnés de la disparition forcée de quatre adolescents dont les corps ont été retrouvés calcinés, une affaire qui a choqué le pays.

Malgré les mesures drastiques et notamment les états d'urgence autorisant les militaires à patrouiller dans les rues, le taux d'homicides est resté élevé, à 38 pour 100'000 habitants en 2024, après un record de 47 en 2023.

Narcotrafic

En 2018, avant la vague de criminalité liée au narcotrafic qui a poussé des dizaines de milliers d'Equatoriens à fuir leur pays et effrayé investisseurs et touristes, le taux d'homicides était de six pour 100'000 habitants.

Concentré sur le financement de la coûteuse guerre contre le narcotrafic, l'Etat affiche une dette publique atteignant environ 57% du PIB. Le taux de pauvreté dans le pays s'élève à 28%.

Gonzalez espère une revanche

Luisa Gonzalez, ex-députée, espère prendre sa revanche après une première joute électorale remportée par M. Noboa en 2023. Le soutien que lui apporte l'ex-président socialiste en exil Rafael Correa, condamné par contumace à huit ans de prison pour corruption, divise les électeurs.

Avocate évangélique, elle aspire à être la première présidente élue d'Equateur avec un programme promettant plus de sécurité, teinté de respect des droits humains.

Lors du premier tour, les forces de sécurité étaient largement déployées près des bureaux de vote. Le jour du scrutin, un policier a été tué et un autre blessé lors d'une "attaque armée" dans la ville portuaire de Guayaquil, selon la police.

"Il y a des rapports de renseignement qui disent qu'il y a des risques et qu'ils veulent me tuer, mais il y a un défi plus grand ici. Il y a le défi de transformer le pays", a déclaré Luisa Gonzalez lors d'un entretien à l'AFP à la veille de l'élection.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

"J'avais 26 guerriers et ils sont devenus des légendes"

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Sélectionneur du Paraguay, Gustavo Alfaro est fier de ses "guerriers" (© KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW)

Le sélectionneur du Paraguay Gustavo Alfaro a estimé qu'il avait "26 guerriers" qui "sont devenus des légendes". Son équipe a éliminé l'Allemagne aux tirs au but en 16e de finale du Mondial lundi.

"Ils ont réalisé un match extraordinaire. J'avais 26 guerriers avant le match et ils sont devenus des légendes après. Peut-être que nous serons éliminés au prochain tour, peut-être pas. On verra. Mais ce match a été épique", a martelé le sélectionneur argentin de l'Albirroja.

"Mes garçons donnent leur coeur sur le terrain", a-t-il avancé. "Nos adversaires sont formés dans les meilleures académies d'Europe. Nous, nous venons de la terre rouge. Le maillot que nous portons, ce sont les bandes de la terre rouge. Et c'est sur cette terre que nous apprenons à jouer, pieds nus, avec les sacrifices faits par nos parents pour que leurs enfants, leurs fils puissent accomplir leurs rêves. Nous venons de ces endroits".

Comme c'est souvent le cas avec le Paraguay, a-t-il souligné, "on dirait que si nous ne souffrons pas, ça ne compte pas. Alors qu'elle semblait acquise, il a fallu aller jusqu'au sixième penalty pour décrocher la qualification".

Un jour férié

Gustavo Alfaro a dédié la victoire et la qualification aux Paraguayens "qui savent l'énorme effort que cela nous a coûté d'arriver jusqu'ici". "Cette qualification est pour eux. Pour ceux qui ont toujours cru en nous, pour ceux qui nous ont accompagnés et nous ont fait sentir leur soutien à chaque instant. Eux aussi font partie de cette réussite et ils la méritent", a-t-il conclu.

Après la qualification de la sélection, le président paraguayen Santiago Peña a décrété un jour férié mardi. "C'est ça le pouvoir merveilleux du foot", a réagi le sélectionneur en apprenant que mardi serait férié. "Il faut que les gens en profitent, que tout le Paraguay en profite."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

"Vlado" sur la route de l'équipe de Suisse

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Vladimir Petkovic est à la tête de l'Algérie depuis deux ans. (© KEYSTONE/EPA/BENJAMIN FANJOY)

La Suisse s'apprête à retrouver Vladimir Petkovic, que beaucoup considèrent comme le plus grand sélectionneur de son histoire. Désormais à la tête de l'Algérie, il affrontera ses anciens protégés.

"Vlado", c'est tout simplement le recordman de matches dirigés sur le banc de la Suisse: 78 entre 2014 et 2021. C'est aussi l'un des meilleurs bilans comptables de l'histoire de la sélection, avec ses 53,8% de victoires. Ses prestigieux prédécesseurs, Ottmar Hitzfeld (49,2%), Köbi Kuhn (43,8%) et Roy Hodgson (53,7%), ne font pas mieux. Son successeur Murat Yakin (43,5%) non plus.

Le Tessinois d'adoption restera à jamais celui ayant mené la Suisse au-delà de ce plafond de verre contre lequel elle semblait destinée à se fracasser éternellement. A Bucarest, en 8es de finale de l'Euro 2021, son équipe écartait contre toute attente les champions du monde français au terme d'un match qu'il n'est plus nécessaire de raconter.

Une légende inachevée

Il faut néanmoins se souvenir que quelques jours avant le miracle, Petkovic était dans l'oeil du cyclone. La mauvaise entrée en matière contre le Pays de Galles (1-1) et la déroute contre l'Italie (3-0) avaient pratiquement sonné le glas de celui qui avait déjà échoué à deux reprises en 8es de finale d'une grande compétition (Euro 2016 contre la Pologne, Mondial 2018 contre la Suède).

Mais l'histoire est parfois bien maligne, et c'est dans ce contexte tendu - il avait même signé une lettre ouverte exhortant la Suisse à l'union sacrée - que le "Mister" réussissait l'impensable. Il fut à quelques penalties d'enluminer un peu plus sa légende, la Suisse s'inclinant finalement devant l'Espagne en quart de finale.

Après cette élimination qui lui avait permis de dépasser le mythique Karl Rappan au nombre de matches dirigés, Petkovic mettait fin à son aventure helvétique. Lassé des critiques d'une partie de la presse alémanique, qui lui a toujours reproché sa communication sommaire, il décidait de retourner au football de club, chez les Girondins de Bordeaux.

"C'est avec le coeur lourd que nous devons le laisser partir", se désolait alors le directeur des équipes nationales Pierluigi Tami. L'aventure en Gironde devait toutefois tourner au vinaigre pour "Vlado", licencié pour "faute grave" en février 2022, après six mois de résultats catastrophiques dans un club au bord de la faillite, aujourd'hui relégué en quatrième division française.

Toujours incompris?

Mais Vladimir Petkovic a su rebondir. Nommé sélectionneur de l'Algérie deux ans plus tard, il a ramené les Fennecs au Mondial pour la première fois depuis 2014. Même s'il convient de rappeler que l'augmentation de cinq à neuf billets réservés au continent africain a facilité sa tâche.

Son excellent bilan comptable - 23 victoires en 32 matches, seulement 4 défaites -, ne l'empêche pas d'être la cible de certaines critiques venant de la presse et d'anciens internationaux algériens. Il a pourtant atteint les objectifs fixés par sa fédération en ralliant les quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations en janvier, après deux éliminations au premier tour. Mais sa prolongation de contrat jusqu'en 2028, juste avant la Coupe du monde, a fait grincer quelques dents.

"Cela fait deux ans qu'il est là, mais on ne voit aucune identité de jeu claire", a notamment déclaré Islam Slimani, le meilleur buteur de l'histoire de la sélection, après la victoire in extremis contre la Jordanie (2-1), lors de la deuxième journée de la phase de groupes du Mondial.

Face à ses anciens protégés

Terrassée par un triplé de Lionel Messi en ouverture, l'Algérie est passée par toutes les émotions samedi pour décrocher son billet pour les 16es de finale. Le match nul spectaculaire contre l'Autriche (3-3) l'a finalement placée sur la route de l'équipe de Suisse.

"Même s'il y a de nouveaux visages, certains ont joué avec moi. Je connais ces joueurs", a lâché Petkovic à propos de ses anciens protégés et futurs adversaires. Parmi les 26 hommes de Murat Yakin, ils sont en effet 17 à avoir évolué sous les ordres du "Mister". Mais eux aussi, le connaissent sans doute par coeur.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

250 ans des Etats-Unis: la France illumine la statue de la Liberté

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Inaugurée en 1886 dans la baie de New York, la statue de la Liberté, conçue par le sculpteur alsacien Auguste Bartholdi, est l'un des plus célèbres monuments des Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/AP/PAMELA SMITH)

L'anniversaire des 250 ans des Etats-Unis va donner lieu à une création artistique inédite imaginée par la France autour de la statue de la Liberté. Cette illumination sera diffusée par la chaîne américaine ABC, a-t-on appris lundi auprès du consul général à New York.

En mettant en valeur le célèbre monument offert par la France il y a 140 ans, "nous avons voulu faire quelque chose de marquant" pour célébrer "une amitié toujours très solide et profonde" entre les deux pays, a détaillé auprès de l'AFP Cédrik Fouriscot.

Cet événement, décrit par le consulat comme une "création artistique monumentale imaginée par un artiste français" dont le nom est pour le moment tenu secret, sera enregistré en amont et diffusé le 3 juillet au soir par ABC en ouverture de sa programmation spéciale pour les 250 ans.

Inaugurée en 1886 dans la baie de New York, la statue de la Liberté, conçue par le sculpteur alsacien Auguste Bartholdi, est l'un des plus célèbres monuments des Etats-Unis. Elle accueille environ quatre millions de visiteurs chaque année.

L'événement, entièrement financé par du mécénat privé, a été pensé pour mettre en lumière "l'excellence de la France à travers sa technologie et ses artistes", a ajouté M. Fouriscot. Il a nécessité l'autorisation spéciale du Service des parcs nationaux, qui gère le monument, au terme d'une négociation qui a duré plusieurs mois.

Dans le cadre des célébrations des 250 ans, la France a également dépêché la Patrouille de France aux Etats-Unis pour une mission exceptionnelle qui a démarré en juin et s'achèvera le 5 juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

L'Allemagne éliminée

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La détresse de la "Mannschaft" après une élimination bien inattendue. (© KEYSTONE/AP/Petr David Josek)

A la fin, ce n'est plus l'Allemagne qui gagne ! A Boston, la "Mannschaft" a traversé un nouveau cauchemar. Elle a été éliminée par le Paraguay en 16e de finale de la Coupe du monde.

L'Allemagne s'est inclinée 4-3 aux tirs au but après avoir été incapables de passer l'épaule lors des 120 minutes de jeu malgré une domination sans partage. Avant de céder aux tirs au but après les tentatives ratées de Kai Harvertz, de Nick Woltemade et de Jonathan Than, la "Mannschaft" avait été lésée par la VAR. L'arbitrage vidéo a, en effet, annulé un but de Tah à la 102e pour une faute sur le gardien qui n'avait rien d'évident.

Mais Julian Nagelsmann ne peut pas plaider les circonstances atténuantes. Le sélectionneur n'a pas su bâtir une équipe capable de désarçonner l'adversaire, de trouver les espaces, de donner un cadre précis à des individualités qui brillent souvent de mille feux en club. Il serait étonnant que l'ancien mentor du Bayern Munich demeure à la barre de la sélection après un tel échec.

Contre toute attente, c'est bien le Paraguay qui avait pris la main juste avant la pause. L'attaquant de Strasbourg Julio Enciso ouvrait le score de la tête sur une action qui devait beaucoup à Miguel Almiron. Le no 10 du Paraguay avait réussi un magnifique décalage pour permettre à Matias Galarza d'adresser un centre parfait pour Enciso.

L'équipe qui avait été déclassée par les Etats-Unis lors de son entrée en lice dans ce tournoi pouvait croire à l'exploit tant les Allemands, malgré une domination sans partage, peinaient à créer le danger devant la cage. Mais à la 54e, le centre de Florian Wirtz trouvait cette fois la tête de Kai Havertz pour le 1-1. Malgré une nouvelle tête de l'attaquant d'Arsenal pour une chance en or, l'Allemagne ne pouvait s'épargner des prolongations de tous les dangers.

Après sa qualification sur sa... troisième balle de match lors de la séance des penalties, le Paraguay attend le vainqueur de France - Suède avec l'espoir, pourquoi pas, de renverser à nouveau une montagne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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