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International

France: Bayrou remet la réforme des retraites "en chantier"

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François Bayrou a affirmé qu'il n'y aurait "aucun tabou, pas même l'âge" de départ en retraite, fixé à 64 ans lors de la réforme, projet-phare du président Emmanuel Macron, qui avait provoqué un fort mécontentement populaire. (© KEYSTONE/AP/Thibault Camus)

Le nouveau 1er ministre français François Bayrou a rouvert mardi le débat sur une réforme contestée des retraites voulue par Emmanuel Macron. Une ouverture à gauche destinée à éviter une censure similaire à celle qui avait fait tomber le précédent gouvernement.

M. Bayrou, soutien de la première heure du président Macron depuis l'élection de ce dernier en 2017, a annoncé à l'Assemblée la "remise en chantier" d'une réforme centrale pour le président français. Cette réforme avait repoussé en 2023 de 62 à 64 ans l'âge de la retraite, malgré l'hostilité d'une majorité de l'opinion publique.

"Je choisis de remettre ce sujet en chantier, avec les partenaires sociaux, pour un temps bref", a déclaré le Premier ministre de 73 ans, ajoutant dans son discours de politique générale qu'il n'y aurait "aucun tabou, pas même l'âge" de départ.

Réforme appliquée si pas d'accord

La réforme contestée s'appliquera toutefois si les partenaires sociaux ne s'accordent pas sur une solution alternative de financement des retraites dans un délai de trois mois.

Cet exercice d'équilibriste devrait permettre à M. Bayrou, nommé Premier ministre mi-décembre sans majorité à l'Assemblée nationale, d'arracher une forme de neutralité à la gauche modérée, sans braquer pour autant ses partisans du centre et de la droite, partisans d'un effort collectif pour assurer un financement pérenne des retraites.

Soumettre la réforme au Parlement

Mais le chef des socialistes Olivier Faure a assuré après le discours de M. Bayrou que son parti censurerait jeudi le gouvernement, sauf si le Premier ministre accepte de façon "claire" que la question des retraites soit soumise au Parlement, "qu'il y ait accord ou pas accord" entre les partenaires sociaux.

La gauche radicale du parti La France insoumise (LFI) a en effet déposé mardi une motion de censure contre le gouvernement signée par 57 autres députés, issus de ses rangs mais aussi des groupes communiste et écologiste.

Sans l'appui des socialistes, le texte a toutefois peu de chances d'être adopté. Le parti d'extrême droite Rassemblement national (RN), le plus important dans l'hémicycle, a confirmé pour sa part qu'il ne voterait pas la censure pour éviter "la politique du pire".

Les débats ont en tout cas confirmé le fossé désormais creusé entre les socialistes et LFI, malgré le pacte électoral passé l'été dernier. "Le plus tôt vous serez parti, le mieux cela sera. Car le plus tôt le président Macron s'en ira", a lancé la présidente du groupe LFI Mathilde Panot à M. Bayrou.

"Retrouver la stabilité"

M. Bayrou a estimé devant l'Assemblée que "l'injonction que le pays nous assigne, c'est de retrouver la stabilité". La France traverse en effet une période d'instabilité politique inédite depuis des décennies.

M. Bayrou doit naviguer sur la scène politique éclatée issue des législatives anticipées organisées après la dissolution surprise de l'Assemblée par le président Emmanuel Macron en juin. L'hémicycle est fracturé en trois blocs (alliance de gauche / macronistes et centristes / extrême droite), dont aucun ne dispose de la majorité absolue.

Faire passer le budget

Représentant historique d'une politique centriste, M. Bayrou a pour premier défi de faire passer un budget pour 2025, sous la pression des oppositions et des marchés financiers.

Le premier ministre a annoncé à ce propos que son gouvernement visait un déficit public à 5,4% du PIB en 2025, contre 6,1% attendus pour 2024. La France a affiché la pire performance des Vingt-Sept à l'exception de la Roumanie, très loin du plafond de 3% autorisé par les règles de l'UE.

Eviter le sort de Barnier

Le Premier ministre cherche à éviter de subir le même sort que son prédécesseur conservateur Michel Barnier, dont le gouvernement avait été renversé au bout de trois mois par une alliance des députés de gauche et d'extrême droite. M. Barnier avait tenté, en vain, d'obtenir un engagement de "non-censure" de l'extrême droite, là où M. Bayrou mise sur la gauche et particulièrement les socialistes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Zelensky rencontrera Trump à Davos à 13h00

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Les présidents Donald Trump et Volodymyr Zelensky doivent se rencontrer ce jeudi à 13h00 à Davos (Archives). (© KEYSTONE/EPA/PRESIDENTIAL PRESS SERVICE HANDOUT)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé au Forum économique de Davos où il rencontrera son homologue américain Donald Trump à 13h00, a indiqué jeudi la présidence ukrainienne.

"Le président de l'Ukraine est arrivé en Suisse pour prendre part au Forum économique mondial et rencontrer le président (Donald) Trump", a indiqué son porte-parole Serguiï Nykyforov, ajoutant qu'il rencontrerait Donald Trump à 13h00 et prononcerait une allocution à 14h30.

Mercredi au WEF, Donald Trump a affirmé que la Russie et l'Ukraine seraient "stupides" de ne pas arriver à un accord pour mettre fin au conflit, qu'il avait promis de régler en une journée en prenant ses fonctions il y a un an.

Et il a répété que les présidents russe et ukrainien étaient proches d'un accord, une affirmation qu'il a souvent répétée même s'il a alternativement blâmé l'un ou l'autre pour l'absence de cessez-le-feu.

"Il ne reste qu'un point à régler" dans les négociations, a affirmé jeudi à Davos l'envoyé spécial américain Steve Witkoff, qui doit se rendre dans la journée à Moscou, avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, pour des discussions avec Vladimir Poutine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Le Real Madrid toujours le club aux plus hauts revenus

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Le Real Madrid demeure le club générant le plus de revenus (© KEYSTONE/AP/Jose Breton)

Avec 1,161 milliard d'euros de revenus générés en 2024/25, nouveau record, le Real Madrid est toujours en tête du classement "Football Money League" publié jeudi par le cabinet Deloitte.

Vainqueur de la dernière Ligue des champions, le Paris St-Germain cède une place pour se retrouver 4e.

Le FC Barcelone, 6e l'année précédente, retrouve le podium (2e) pour la première fois depuis la saison 2019/20 avec près d'un milliard de revenus (974 millions d'euros), devant le Bayern Munich (plus de 860 millions). Le PSG, troisième dans la dernière édition du classement, recule lui d'une place, avec 837 millions d'euros, en légère hausse par rapport à l'année précédente (836 millions).

Liverpool est pour la première fois le club anglais avec les recettes les plus élevées (836 millions), et bondit de la 8e à la 5e place.

En 2026, les 20 clubs de la "Football Money League" ont déclaré des revenus cumulés de 12,4 milliards d'euros, un record et une hausse de 11% par rapport à la saison 2023/24. L'étude de Deloitte se base sur trois sources de revenus pour établir son classement: la billetterie, les droits TV et les revenus commerciaux.

Grâce au Mondial des clubs

Pour la troisième année consécutive, ce sont les revenus commerciaux qui représentent la part la plus importante des recettes des clubs (5,3 milliards d'euros, soit 43% du total). Les revenus des droits TV sont eux en forte hausse, de 10%, et représentent 38% du total des recettes.

Cette hausse, explique Deloitte, s'explique notamment par les droits TV du Mondial des clubs élargi à 32 équipes et dont la première édition s'est déroulée l'été dernier aux Etats-Unis. Les clubs qui ont participé à ce Mondial connaissent une augmentation de 17% de leurs revenus liés aux droits TV.

Du côté du football féminin, les 15 clubs avec le plus de revenus génèrent un total de recettes dépassant les 150 millions d'euros pour la première fois (158 millions). Le classement est dominé par Arsenal, titré en Ligue des champions (25,6 millions), avec une hausse des recettes de 43% par rapport à la saison précédente, devant Chelsea (25,4 millions) et Barcelone (22 millions).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Tuerie d'Uvalde: acquittement d'un policier accusé d'inaction

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Il a fallu attendre 77 minutes et l'arrivée d'une unité spécialisée pour que le tireur soit abattu dans l'école d'Uvalde, au Texas (archives). (© KEYSTONE/EPA UVALDE CONSOLIDATED SCHOOL DISTR/UVALDE CONSOLIDATED S)

Un tribunal américain a acquitté mercredi un ex-policier, jugé pour inaction lors de la tuerie en 2022 dans une école du Texas, à Uvalde. Deux enseignantes et 19 enfants avaient perdu la vie dans le massacre commis par un homme de 18 ans avec un fusil d'assaut.

Cette tuerie reste aujourd'hui la pire en milieu scolaire commise aux Etats-Unis depuis une quinzaine d'années. Elle a marqué la mémoire collective américaine au fer rouge, à cause du jeune âge des enfants décédés - neuf ans pour certains - mais aussi en raison des lenteurs de la police pour réagir.

En effet, malgré la mobilisation de 376 agents issus de multiples forces, il avait fallu attendre 77 minutes et l'arrivée d'une unité spécialisée pour que le tireur soit abattu.

Adrian Gonzales, policier du district scolaire d'Uvalde, comptait parmi les premiers agents sur les lieux. Il était accusé de mise en danger de la vie d'autrui, tout particulièrement d'enfants, n'ayant pas "engagé [le combat], distrait ou retardé le tireur".

Frustration

"Nous, le jury, déclarons l'accusé Adrian Gonzales non coupable", a lu le juge lors de l'audience qui se déroulait à Corpus Christi, à quelque 320 km d'Uvalde, après plusieurs heures de délibérations.

Des familles de victimes ont exprimé leur frustration à l'issue de l'acquittement, un rare dossier de mise en cause des forces de l'ordre en ce qui concerne leur réaction face à une tuerie de masse.

"Ils ont encore laissé tomber les enfants", a réagi Javier Cazares, père de Jackie Cazares, une écolière morte dans l'attaque.

L'ancien chef de la police du district scolaire d'Uvalde, Pete Arredondo, est poursuivi pour abandon et mise en danger d'enfants. Il sera jugé séparément.

En janvier 2024, le département américain de la justice avait reconnu une "cascade d'échecs" dans la réaction des forces de l'ordre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le procès de trois militants de Tiananmen s'ouvre à Hong Kong

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Quelque 70 personnes ont fait la queue jeudi matin pour entrer au tribunal de première instance de West Kowloon, où des dizaines de policiers étaient déployés. (© KEYSTONE/AP/Chan Long Hei)

Le procès pour atteinte à la sécurité nationale de trois militants qui organisaient chaque année des commémorations à Hong Kong de la répression de Tiananmen s'est ouvert jeudi. Ils encourent jusqu'à 10 ans de prison.

Hong Kong, "région administrative spéciale" de Chine, a longtemps été le seul endroit du territoire chinois où il était possible de commémorer publiquement la répression sanglante, le 4 juin 1989, des manifestations pro-démocratie de la place Tiananmen, à Pékin.

Mais les autorités ont interdit les veillées depuis 2020, date à laquelle Pékin a imposé à l'ancienne colonie britannique une législation drastique sur la sécurité nationale, après les manifestations pro-démocratie massives, parfois violentes, de l'année précédente.

Les trois ex-dirigeants de l'alliance de Hong Kong, organisation désormais dissoute, sont poursuivis pour "incitation à la subversion". Quelque 70 personnes ont fait la queue jeudi matin pour entrer au tribunal de première instance de West Kowloon, où des dizaines de policiers étaient déployés.

"Subversion"

Le procès, qui devrait durer 75 jours, se déroulera sans jury. Les accusés Chow Hang-tung et Lee Cheuk-yan, détenus depuis leur arrestation en 2021, ont plaidé non coupable au début de l'audience. Le troisième, Albert Ho, a plaidé coupable.

L'alliance avait à plusieurs reprises appelé à "mettre fin au régime de parti unique" en Chine, ce que les procureurs considèrent comme de la subversion, selon un document judiciaire publié mercredi.

Amnesty International a souligné jeudi que le procès constituait une nouvelle mesure pour réduire au silence la dissidence à Hong Kong. "Cette affaire ne concerne pas la sécurité nationale. Il s'agit de réécrire l'histoire et de punir ceux qui refusent d'oublier les victimes de la répression de Tiananmen", a déclaré Sarah Brooks, directrice régionale adjointe de l'organisation de défense des droits de l'homme.

Le procès de Tiananmen suit la condamnation le mois dernier du magnat des médias pro-démocratie Jimmy Lai. Il a été reconnu coupable de complot en vue de collusion avec des forces étrangères, mais sa peine n'a pas encore été déterminée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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