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International

Fukushima: acquittement confirmé pour trois ex-responsables

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Des militants et soutiens aux personnes déplacées après la catastrophe de Fukushima ont manifesté mercredi devant la Haute Cour de Tokyo. (© KEYSTONE/AP/Eugene Hoshiko)

La justice japonaise a confirmé en appel l'acquittement de trois ex-dirigeants de Tepco, l'opérateur de la centrale de Fukushima. Ils avaient été jugés en 2019 non coupables pour l'accident nucléaire ayant suivi le tsunami de 2011, au grand dam des plaignants.

"Comment puis-je expliquer cette décision aux enfants de Fukushima qui ont tellement souffert?", s'est indignée mercredi Etsuko Kudo, une ancienne habitante de Fukushima âgée de 68 ans interrogée par l'AFP.

"Il y a tellement de gens qui ont dû quitter leur emploi et ne peuvent plus travailler à cause de leur surexposition aux radiations. Il est incroyable que les responsables d'un tel désastre s'en tirent sans être tenus pénalement responsables", a-t-elle ajouté.

Pire accident depuis Tchernobyl

Mme Kudo se tenait devant la Haute Cour de Tokyo avec d'autres militants et soutiens aux personnes déplacées après cette catastrophe survenue dans le Nord-Est du Japon. Il s'agit du pire accident nucléaire après celui de Tchernobyl en URSS (aujourd'hui Ukraine) en 1986.

Le tribunal de première instance de Tokyo avait innocenté en septembre 2019 l'ancien président du conseil d'administration de Tepco, Tsunehisa Katsumata, aujourd'hui âgé de 82 ans, et les anciens vice-présidents Sakae Muto (72 ans) et Ichiro Takekuro (76 ans), accusés de négligence ayant entraîné la mort.

Selon les plaignants, qui avaient fait appel de cette décision, ils auraient dû cesser l'activité de la centrale de Fukushima Daiichi bien avant la catastrophe de 2011, sur la base d'informations faisant état d'un risque de tsunami dépassant ses capacités de résistance.

Les trois anciens responsables de Tepco, seules personnes physiques à être jugées au pénal dans le cadre de ce désastre, risquaient jusqu'à cinq ans de prison.

Milliers de "décès liés"

Les poursuites contre eux s'appuyaient sur le décès de 44 patients d'un hôpital situé à quelques kilomètres de la centrale lors de leur évacuation d'urgence dans des conditions extrêmes le 11 mars 2011 après le tsunami provoqué par un fort séisme de magnitude 9.0.

Si le tremblement de terre et surtout le tsunami ont causé la mort de 18'500 personnes, la catastrophe nucléaire en elle-même n'a fait aucune victime sur le coup.

Cependant, elle est indirectement responsable de plusieurs milliers de "décès liés", reconnus par les autorités japonaises comme des morts dues à la dégradation des conditions de vie des nombreuses personnes évacuées de la région.

Les trois anciens dirigeants de Tepco et un quatrième ancien responsable ont par ailleurs été condamnés l'été dernier au civil, à l'issue d'une procédure distincte lancée par des actionnaires du groupe, à verser des dommages-intérêts record, pour un montant de 13'300 milliards de yens (95 milliards d'euros au cours actuel).

Ce montant astronomique est évidemment bien au-delà de leurs moyens personnels. Mais la justice avait expliqué qu'il correspondait à ce que devait payer Tepco pour faire face aux coûts de démantèlement de la centrale, de décontamination des sols et de stockage de déchets et débris radioactifs, ainsi qu'aux indemnités devant être versées aux habitants affectés par l'accident nucléaire.

Rejet controversé d'eau dans l'océan

L'un des points épineux des travaux de décontamination et de démantèlement de la centrale, qui devraient encore durer plusieurs décennies, concerne la gestion de plus d'un million de tonnes d'eau contaminée accumulée sur le site de la centrale, issue de la pluie, des nappes souterraines et des injections nécessaires pour refroidir les coeurs des réacteurs en fusion.

Cette eau a été traitée mais le tritium, un radionucléide qui n'est dangereux pour l'homme qu'à très hautes doses concentrées, n'a pas pu être éliminé.

Le gouvernement japonais a reconfirmé la semaine dernière qu'il comptait démarrer cette année le rejet très progressif de cette eau dans l'océan Pacifique, un projet controversé mais qui a reçu des avis favorables de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui le supervise, et du régulateur nucléaire japonais.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Zelensky rencontrera Trump à Davos à 13h00

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Les présidents Donald Trump et Volodymyr Zelensky doivent se rencontrer ce jeudi à 13h00 à Davos (Archives). (© KEYSTONE/EPA/PRESIDENTIAL PRESS SERVICE HANDOUT)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé au Forum économique de Davos où il rencontrera son homologue américain Donald Trump à 13h00, a indiqué jeudi la présidence ukrainienne.

"Le président de l'Ukraine est arrivé en Suisse pour prendre part au Forum économique mondial et rencontrer le président (Donald) Trump", a indiqué son porte-parole Serguiï Nykyforov, ajoutant qu'il rencontrerait Donald Trump à 13h00 et prononcerait une allocution à 14h30.

Mercredi au WEF, Donald Trump a affirmé que la Russie et l'Ukraine seraient "stupides" de ne pas arriver à un accord pour mettre fin au conflit, qu'il avait promis de régler en une journée en prenant ses fonctions il y a un an.

Et il a répété que les présidents russe et ukrainien étaient proches d'un accord, une affirmation qu'il a souvent répétée même s'il a alternativement blâmé l'un ou l'autre pour l'absence de cessez-le-feu.

"Il ne reste qu'un point à régler" dans les négociations, a affirmé jeudi à Davos l'envoyé spécial américain Steve Witkoff, qui doit se rendre dans la journée à Moscou, avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, pour des discussions avec Vladimir Poutine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Le Real Madrid toujours le club aux plus hauts revenus

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Le Real Madrid demeure le club générant le plus de revenus (© KEYSTONE/AP/Jose Breton)

Avec 1,161 milliard d'euros de revenus générés en 2024/25, nouveau record, le Real Madrid est toujours en tête du classement "Football Money League" publié jeudi par le cabinet Deloitte.

Vainqueur de la dernière Ligue des champions, le Paris St-Germain cède une place pour se retrouver 4e.

Le FC Barcelone, 6e l'année précédente, retrouve le podium (2e) pour la première fois depuis la saison 2019/20 avec près d'un milliard de revenus (974 millions d'euros), devant le Bayern Munich (plus de 860 millions). Le PSG, troisième dans la dernière édition du classement, recule lui d'une place, avec 837 millions d'euros, en légère hausse par rapport à l'année précédente (836 millions).

Liverpool est pour la première fois le club anglais avec les recettes les plus élevées (836 millions), et bondit de la 8e à la 5e place.

En 2026, les 20 clubs de la "Football Money League" ont déclaré des revenus cumulés de 12,4 milliards d'euros, un record et une hausse de 11% par rapport à la saison 2023/24. L'étude de Deloitte se base sur trois sources de revenus pour établir son classement: la billetterie, les droits TV et les revenus commerciaux.

Grâce au Mondial des clubs

Pour la troisième année consécutive, ce sont les revenus commerciaux qui représentent la part la plus importante des recettes des clubs (5,3 milliards d'euros, soit 43% du total). Les revenus des droits TV sont eux en forte hausse, de 10%, et représentent 38% du total des recettes.

Cette hausse, explique Deloitte, s'explique notamment par les droits TV du Mondial des clubs élargi à 32 équipes et dont la première édition s'est déroulée l'été dernier aux Etats-Unis. Les clubs qui ont participé à ce Mondial connaissent une augmentation de 17% de leurs revenus liés aux droits TV.

Du côté du football féminin, les 15 clubs avec le plus de revenus génèrent un total de recettes dépassant les 150 millions d'euros pour la première fois (158 millions). Le classement est dominé par Arsenal, titré en Ligue des champions (25,6 millions), avec une hausse des recettes de 43% par rapport à la saison précédente, devant Chelsea (25,4 millions) et Barcelone (22 millions).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Tuerie d'Uvalde: acquittement d'un policier accusé d'inaction

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Il a fallu attendre 77 minutes et l'arrivée d'une unité spécialisée pour que le tireur soit abattu dans l'école d'Uvalde, au Texas (archives). (© KEYSTONE/EPA UVALDE CONSOLIDATED SCHOOL DISTR/UVALDE CONSOLIDATED S)

Un tribunal américain a acquitté mercredi un ex-policier, jugé pour inaction lors de la tuerie en 2022 dans une école du Texas, à Uvalde. Deux enseignantes et 19 enfants avaient perdu la vie dans le massacre commis par un homme de 18 ans avec un fusil d'assaut.

Cette tuerie reste aujourd'hui la pire en milieu scolaire commise aux Etats-Unis depuis une quinzaine d'années. Elle a marqué la mémoire collective américaine au fer rouge, à cause du jeune âge des enfants décédés - neuf ans pour certains - mais aussi en raison des lenteurs de la police pour réagir.

En effet, malgré la mobilisation de 376 agents issus de multiples forces, il avait fallu attendre 77 minutes et l'arrivée d'une unité spécialisée pour que le tireur soit abattu.

Adrian Gonzales, policier du district scolaire d'Uvalde, comptait parmi les premiers agents sur les lieux. Il était accusé de mise en danger de la vie d'autrui, tout particulièrement d'enfants, n'ayant pas "engagé [le combat], distrait ou retardé le tireur".

Frustration

"Nous, le jury, déclarons l'accusé Adrian Gonzales non coupable", a lu le juge lors de l'audience qui se déroulait à Corpus Christi, à quelque 320 km d'Uvalde, après plusieurs heures de délibérations.

Des familles de victimes ont exprimé leur frustration à l'issue de l'acquittement, un rare dossier de mise en cause des forces de l'ordre en ce qui concerne leur réaction face à une tuerie de masse.

"Ils ont encore laissé tomber les enfants", a réagi Javier Cazares, père de Jackie Cazares, une écolière morte dans l'attaque.

L'ancien chef de la police du district scolaire d'Uvalde, Pete Arredondo, est poursuivi pour abandon et mise en danger d'enfants. Il sera jugé séparément.

En janvier 2024, le département américain de la justice avait reconnu une "cascade d'échecs" dans la réaction des forces de l'ordre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le procès de trois militants de Tiananmen s'ouvre à Hong Kong

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Quelque 70 personnes ont fait la queue jeudi matin pour entrer au tribunal de première instance de West Kowloon, où des dizaines de policiers étaient déployés. (© KEYSTONE/AP/Chan Long Hei)

Le procès pour atteinte à la sécurité nationale de trois militants qui organisaient chaque année des commémorations à Hong Kong de la répression de Tiananmen s'est ouvert jeudi. Ils encourent jusqu'à 10 ans de prison.

Hong Kong, "région administrative spéciale" de Chine, a longtemps été le seul endroit du territoire chinois où il était possible de commémorer publiquement la répression sanglante, le 4 juin 1989, des manifestations pro-démocratie de la place Tiananmen, à Pékin.

Mais les autorités ont interdit les veillées depuis 2020, date à laquelle Pékin a imposé à l'ancienne colonie britannique une législation drastique sur la sécurité nationale, après les manifestations pro-démocratie massives, parfois violentes, de l'année précédente.

Les trois ex-dirigeants de l'alliance de Hong Kong, organisation désormais dissoute, sont poursuivis pour "incitation à la subversion". Quelque 70 personnes ont fait la queue jeudi matin pour entrer au tribunal de première instance de West Kowloon, où des dizaines de policiers étaient déployés.

"Subversion"

Le procès, qui devrait durer 75 jours, se déroulera sans jury. Les accusés Chow Hang-tung et Lee Cheuk-yan, détenus depuis leur arrestation en 2021, ont plaidé non coupable au début de l'audience. Le troisième, Albert Ho, a plaidé coupable.

L'alliance avait à plusieurs reprises appelé à "mettre fin au régime de parti unique" en Chine, ce que les procureurs considèrent comme de la subversion, selon un document judiciaire publié mercredi.

Amnesty International a souligné jeudi que le procès constituait une nouvelle mesure pour réduire au silence la dissidence à Hong Kong. "Cette affaire ne concerne pas la sécurité nationale. Il s'agit de réécrire l'histoire et de punir ceux qui refusent d'oublier les victimes de la répression de Tiananmen", a déclaré Sarah Brooks, directrice régionale adjointe de l'organisation de défense des droits de l'homme.

Le procès de Tiananmen suit la condamnation le mois dernier du magnat des médias pro-démocratie Jimmy Lai. Il a été reconnu coupable de complot en vue de collusion avec des forces étrangères, mais sa peine n'a pas encore été déterminée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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