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International

Centrale de Zaporijjia: accusations mutuelles de bombardements

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"Il y a en a qui considèrent qu'une centrale nucléaire est une cible militaire légitime, ce qui est incroyable", a déploré le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi alors que l'Ukraine et la Russie s'accusent mutuellement de bombardements (archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRISTIAN BRUNA)

La Russie et l'Ukraine se sont à nouveau accusées mutuellement dimanche d'avoir bombardé la centrale nucléaire de Zaporijjia, située dans le Sud ukrainien et occupée militairement par l'armée russe. Le chef de l'AIEA a jugé la situation "gravissime".

Depuis plusieurs mois, Moscou et Kiev s'accusent mutuellement de bombardements sur le site de la plus grande centrale nucléaire d'Europe, proche de la ligne de front.

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi a estimé que les frappes du weekend - "une bonne douzaine" - étaient "absolument délibérées, ciblées", sans en attribuer la responsabilité aux forces russes ou ukrainiennes, - et a jugé la situation "gravissime", dans un entretien à la chaîne française BFMTV.

"Bâtiment spécial"

Pour le ministère russe de la Défense, "le régime de Kiev ne cesse pas les provocations afin de créer la menace d'une catastrophe à la centrale nucléaire de Zaporijjia". Samedi et dimanche, les forces ukrainiennes ont tiré plus d'une vingtaine d'"obus de grand calibre" sur la centrale, affirme le communiqué du ministère.

Ceux-ci ont notamment explosé entre les blocs énergétiques numéro 4 et 5 et visé le toit d'un "bâtiment spécial" situé à proximité de ces blocs, selon la même source. Ce "bâtiment spécial" abrite un dépôt de combustible nucléaire, a précisé un responsable du producteur russe d'électricité nucléaire Rosenergoatom, Renat Kartchaa, cité par l'agence officielle russe TASS.

Malgré ces bombardements, "le niveau de radiations dans la zone de la centrale reste conforme à la norme", souligne le communiqué du ministère russe de la Défense.

Pour sa part, l'agence nucléaire ukrainienne a accusé la Russie d'avoir bombardé le site de la centrale. "Ce matin du 20 novembre 2022, à la suite de nombreux bombardements russes, au moins 12 frappes ont été enregistrées sur le site de la centrale nucléaire de Zaporijjia", a déclaré Energoatom, accusant les Russes d'"organiser une fois de plus un chantage nucléaire et mettre le monde entier en danger".

"Arrêtez cette folie"

"Il y a en a qui considèrent qu'une centrale nucléaire est une cible militaire légitime, ce qui est incroyable", s'est indigné Le directeur général de l'AIEA. "Qui que ce soit, arrêtez cette folie!", a exhorté M. Grossi, en insistant: "Les gens qui font ça savent où ils frappent. C'est absolument délibéré, ciblé".

"La centrale est sur la ligne de front, il y a des activités militaires très difficiles à cerner, il y a des effectifs russes et des effectifs ukrainiens en opération", a rappelé M. Grossi.

L'AIEA, qui dispose de deux inspecteurs sur place dans la centrale, est en train de procéder à une évaluation. "Il y a eu des dégâts dans des endroits assez délicats", a estimé M. Grossi, précisant que les réacteurs n'avaient pas été touchés mais "plutôt la zone où se trouvent les combustibles frais et usés".

Etat des lieux lundi matin

"On compte pouvoir faire un état des lieux demain (lundi) matin très tôt", a-t-il ajouté, précisant que les inspecteurs n'avaient pas pu sortir dimanche, car la situation était trop dangereuse.

Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu dimanche avec le chef de l'AIEA sur la situation de la centrale de Zaporijjia et "parlera probablement" au président ukrainien Volodymyr Zelensky, selon la présidence française.

La Russie, qui mène une offensive en Ukraine depuis le 24 février, occupe militairement le territoire de la centrale. Le président russe Vladimir Poutine en a revendiqué l'annexion, tout comme celle de quatre régions ukrainiennes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Partage de virus et vaccins: négociations à l'OMS prorogées d'un an

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a affirmé que des "avancées réelles" ont été observées cette semaine dans les négociations à Genève pour un système de partage des virus et des vaccins (PABS) (archives). (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

Les membres de l'OMS admettent leurs divisions dans les négociations sur un système de partage des virus et des vaccins en cas de pandémie (PABS). Vendredi soir à Genève, incapables de consensus en un an, ils ont décidé de proroger les discussions d'un an additionnel.

Au terme d'une nouvelle semaine de pourparlers, pays riches et pays en développement n'ont pu arriver à un accord. La prolongation devra être formellement approuvée lors de l'Assemblée mondiale de la santé qui démarre le 18 mai à Genève. La prochaine série de discussions aura lieu en juillet.

"Vous avez montré un engagement fort", a affirmé le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Des avancées réelles ont été observées" mais "des différences importantes" subsistent, a-t-il ajouté.

Les Etats doivent aboutir à une annexe à l'accord historique arraché l'année dernière. Celle-ci est importante parce qu'elle conditionne le processus de ratification de cet arrangement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Un des trois porte-avions US au Moyen-Orient a quitté la région

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Le plus grand porte-avion du monde, le Gerald Ford ici lors de sa dernière escale en Croatie fin mars, est en mer depuis 10 mois. Outre un incendie dans la buanderie, il a notamment connu des soucis de toilettes. (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

L'USS Gerald Ford, porte-avions américain déployé au Moyen-Orient pour la guerre en Iran, a quitté la région, a indiqué un responsable américain vendredi, deux autres de ces bâtiments y restant positionnés.

Le plus grand porte-avions du monde se trouve actuellement dans la zone de commandement américain pour l'Europe, selon ce responsable, qui a estimé à vingt le nombre de navires de la marine américaine restant déployés au Moyen-Orient. Ce décompte inclut les porte-avions USS Abraham Lincoln et USS George Bush.

Le Ford est en mer depuis plus de dix mois. Avant d'être dépêché vers le Moyen-Orient, il a participé aux opérations américaines dans les Caraïbes, où Washington a mené une intense campagne de frappes aériennes contre des bateaux présentés comme impliqués dans le narcotrafic, saisi des pétroliers sous sanctions, et, surtout, capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro début janvier.

L'imposant bâtiment a été redirigé par Donald Trump vers le Moyen-Orient mi-février. Fin mars, il avait un temps fait escale en Croatie pour des opérations de maintenance après le déclenchement d'un incendie dans la buanderie principale deux semaines plus tôt, blessant deux marins.

Il a aussi été confronté à de sérieux problèmes avec ses installations sanitaires, la presse américaine rapportant des canalisations bouchées et de longues files d'attente aux portes des toilettes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

RDC: l'ex-président Kabila dénonce des sanctions "injustifiées"

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L'ancien président de la République démocratique du Congo a dénoncé les sanctions des Etats-Unis (archive). (© KEYSTONE/AP/JEROME DELAY)

Les Etats-Unis ont sanctionné l'ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila. Ils l'accusent de soutenir le groupe armé M23. Vendredi, M. Kabila a dénoncé une décision "profondément injustifiée".

Washington a accusé jeudi M. Kabila, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, de chercher à "déstabiliser le gouvernement de RDC" et d'apporter un soutien financier au M23, groupe antigouvernemental soutenu par le Rwanda, qui s'est emparé de vastes pans de territoires dans l'est du pays et clame sa volonté de renverser le régime du président Félix Tshisekedi.

M. Kabila "a appris avec étonnement la décision du gouvernement américain le visant, décision qu'il considère profondément injustifiée, politiquement motivée et fondée sur des accusations non étayées de preuves irréfutables", selon ce communiqué transmis à l'AFP.

Sur liste noire

L'ex-président, qui se trouve désormais sur la liste noire des personnalités frappées de sanctions économiques par le service gouvernemental américain OFAC, "rassure le peuple congolais" de "sa détermination à ½uvrer sans relâche, envers et contre toute forme de pression, pour mettre fin à la dictature", ajoute le texte.

De son côté, Kinshasa a salué vendredi un "acte important en faveur de la lutte contre l'impunité", qui "restreint les capacités de mobilisation financière" et "de soutien logistique susceptibles d'alimenter et de prolonger la guerre".

Fin septembre, la justice congolaise avait condamné M. Kabila par contumace à la peine de mort pour "complicité" avec le M23 et sa branche politique, l'Alliance fleuve Congo (AFC).

La décision américaine "se fonde sur le narratif du pouvoir de Kinshasa qui avait été incapable de soutenir les accusations formulées contre lui par la moindre preuve devant la justice militaire congolaise", a estimé M. Kabila.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp / belga

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Culture

L'Oscar du réalisateur Pavel Talankine perdu dans un vol Lufthansa

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Pavel Talankine (au centre) a jugé "totalement incompréhensible que (les autorités américaines) considèrent un Oscar comme une arme" (archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRIS TORRES)

La compagnie aérienne Lufthansa a annoncé vendredi qu'elle recherchait une statuette des Oscars égarée, appartenant au réalisateur russe Pavel Talankine. Les services de sécurité américains l'auraient empêché de l'emporter à bord d'un vol au départ de New York.

Pavel Talankine, qui a remporté un Oscar pour son documentaire 'Mr Nobody contre Poutine', n'a pas été autorisé à emporter la statuette en cabine lors d'un vol depuis l'aéroport JFK mercredi, a rapporté le site d'actualité cinématographique Deadline.

Les responsables de l'Agence de sécurité dans les transports (TSA) lui ont dit que la statuette pouvait être utilisée comme une arme et il a été contraint de l'enregistrer en soute dans une boîte en carton, selon Deadline. A son arrivée en Allemagne, la statuette dorée avait disparu.

"Nous regrettons profondément cette situation", a déclaré Lufthansa dans un communiqué. "Notre équipe traite cette affaire avec le plus grand soin et la plus grande urgence, et nous menons une recherche exhaustive afin de nous assurer que l'Oscar soit retrouvé et restitué aussi rapidement que possible".

"Jamais de problème"

Pavel Talankine, 35 ans, vidéaste dans une petite école russe de province, a créé la sensation lorsqu'il a remporté en mars l'Oscar du meilleur long métrage documentaire au côté du réalisateur américain David Borenstein.

Composé d'images que M. Talankine avait fait sortir clandestinement de Russie, "Mr Nobody contre Poutine" retrace l'introduction, dans les écoles russes, de cours patriotiques pro-guerre sous la présidence de Vladimir Poutine, dans le contexte de l'offensive de Moscou en Ukraine.

Le réalisateur a déclaré à Deadline qu'il avait pris l'avion au moins une douzaine de fois avec la statuette sans aucun problème. "C'est totalement incompréhensible qu'ils considèrent un Oscar comme une arme", a-t-il déclaré à son arrivée à Francfort jeudi matin, ajoutant que lors de ses précédents vols, il "l'avait emporté en cabine, et il n'y avait jamais eu le moindre problème".

Un agent de Lufthansa lui avait proposé de l'accompagner jusqu'à la porte d'embarquement et de garder la statuette pendant le vol, mais ce plan a été rejeté par un responsable de la TSA, selon Deadline.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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