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Des fusillades sèment la terreur à Vienne

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Sur place, les forces de police se sont mobilisées en nombre pour sécuriser les lieux. (©APA/ROLAND SCHLAGER)

Une attaque terroriste a fait trois morts, deux hommes et une femme, lundi soir à Vienne. L'assaillant, tué par la police, était un sympathisant de l'État islamique (EI), ont indiqué mardi matin les autorités autrichiennes.

"Les indices recueillis montrent clairement que c'est une personne radicalisée qui se sentait proche de l'EI, a déclaré le ministre de l'intérieur, Karl Nehammer, mardi matin lors d'une conférence de presse dans la capitale.

Les enquêteurs ont accédé à son logement en forçant la porte avec des explosifs, a-t-il précisé, sans souhaiter donner davantage de détails sur le profil de l'attaquant. "Lourdement armé", il était équipé d'un fusil d'assaut et d'une ceinture d'explosifs qui s'est révélée factice, selon le ministre.

M. Nehammer, qui avait affirmé auparavant qu'au moins un autre suspect était en fuite, a dit partir du principe qu'ils étaient "plusieurs" sans pouvoir formellement l'assurer. Les enquêteurs tentent de déterminer s'il est possible qu'il n'y en ait eu qu'un seul, alors "que les tirs ont eu lieux en différents endroits", a-t-il souligné.

Passants visés

Deux hommes et une femme sont décédés au cours de cette attaque et 15 autres personnes ont également été blessées, dont un policier, selon les derniers éléments fournis par les forces de l'ordre. L'une des victimes était un passant et une autre une femme décédée de ses blessures, selon la chaîne de télévision publique ORF.

Les fusillades ont éclaté en début de soirée, à quelques heures de l'entrée en vigueur d'un reconfinement de l'Autriche pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Le drame s'est déroulé en plein coeur de la ville, près d'une importante synagogue et de l'opéra. "Six différents lieux" ont été visés, a précisé la police.

"À ce stade, il n'est pas possible de dire si la synagogue" était la cible des tireurs, a réagi Oskar Deutsch, le président de la communauté israélite de Vienne (IKG).

Sept grièvement blessés

Un des agresseurs a été abattu par la police, intervenue rapidement sur les lieux et dont l'un des membres a été blessé. Le maire de la ville a par ailleurs fait état de quinze personnes hospitalisées, dont sept dans un état grave.

Sur place, les forces de police se sont mobilisées en nombre pour sécuriser les lieux, a constaté l'AFP, tandis que des passants prenaient la fuite. Peu de temps après, les spectateurs de l'opéra quittaient sous escorte la représentation, la dernière avant le confinement.

Les autorités ont appelé les habitants à faire montre de prudence. "Restez à la maison! Si vous êtes dehors, réfugiez-vous quelque part! Restez loin des lieux publics! N'utilisez pas les transports!", a lancé la police sur son compte Twitter.

Des policiers et des soldats ont été mobilisés pour protéger les bâtiments importants de la capitale et les enfants ont été dispensés d'école mardi.

"Attaque répugnante"

Un témoin, interrogé sur une chaîne de télévision, a dit avoir vu "courir une personne avec une arme automatique". Un autre témoin a fait état "d'au moins 50 coups de feu". Selon le témoignage d'une jeune femme recueilli par l'AFP, le quartier a été aussitôt bouclé. Les clients des restaurants et bars du quartier se trouvaient toujours confinés à l'intérieur en milieu de nuit.

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a dénoncé "une attaque terroriste répugnante". "Nous ne nous laisserons jamais intimider par le terrorisme et nous combattrons ces attaques avec tous nos moyens", a-t-il affirmé.

L'Union européenne a elle aussi fustigé "avec force" cette "horrible attaque", selon les mots du président du Conseil européen Charles Michel, évoquant "un acte lâche" qui "viole la vie et nos valeurs humaines". Pour sa part, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a écrit, également sur Twitter: "L'Europe est totalement solidaire de l'Autriche. Nous sommes plus forts que la haine et la terreur".

"Nos ennemis doivent savoir à qui ils ont affaire. Nous ne céderons rien", a réagi de son côté le président français Emmanuel Macron. L'Allemagne a aussi fait part de sa solidarité.

Climat tendu

Cette nouvelle attaque, dans une ville où la criminalité est habituellement très faible, intervient dans un climat très tendu en Europe. En France, trois personnes ont été tuées jeudi dans une attaque au couteau à la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption de Nice (sud-est) par un jeune Tunisien fraîchement arrivé en Europe.

Quelques jours auparavant, la décapitation d'un professeur d'histoire, qui avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves dans un cours sur la liberté d'expression, avait choqué au-delà de la France.

L'Autriche avait été, jusqu'ici, relativement épargnée par la vague d'attentats islamistes survenue en Europe ces dernières années.

En mars 2018, un jeune homme, sympathisant islamiste selon la police, avait attaqué au couteau un membre des forces de l'ordre devant l'ambassade d'Iran à Vienne avant d'être abattu. En juin 2017, un homme né en Tunisie avait tué un couple âgé à Linz. Il avait expliqué avoir voulu faire un exemple, car il se sentait discriminé en tant qu'étranger et musulman.

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Biden "scandalisé" par l'arrestation de Tyre Nichols

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Tyre Nichols est décédé trois jours après son interpellation à Memphis. (© KEYSTONE/AP)

Le président américain Joe Biden s'est dit vendredi "scandalisé" et "profondément meurtri" par la vidéo montrant l'arrestation violente de Tyre Nichols, un jeune Afro-Américain de 29 ans décédé trois jours plus tard. Il s'est entretenu avec la mère de la victime.

"Les images qui ont été publiées ce soir scandaliseront la population, à raison", mais il est nécessaire que les manifestations soient "pacifiques", a-t-il ajouté.

Un long passage à tabac nocturne, à coups de poing, de pied, de matraque: les images montrent les violences infligées durant de longs instants par les cinq policiers noirs, dans le sillage d'un banal contrôle routier à Memphis, dans l'Etat du Tennessee, le 7 janvier.

Tyre Nichols, aspergé de gaz lacrymogène et visé par un pistolet Taser à décharges électrique, tente de s'enfuir mais est rattrapé ensuite par les agents, qui se déchaînent, apparemment insensibles aux supplications de l'automobiliste.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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3,7 millions de dollars pour un maillot de LeBron James

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LeBron James avait porté le maillot lors d'une finale de NBA en 2013 (archives). (© KEYSTONE/AP/Bebeto Matthews)

Un maillot de LeBron James porté lors d'une finale de NBA, durant laquelle il enchaîna les prouesses avec les Miami Heat en 2013, a été vendu pour 3,7 millions de dollars aux enchères vendredi chez Sotheby's à New York. Il s'agit d'un record pour un maillot du joueur.

Avec 37 points et 12 rebonds, LeBron James avait été décisif au soir du 20 juin 2013, lors du septième et dernier match de finale de NBA, permettant aux Miami Heat de s'imposer sur les San Antonio Spurs, pour un deuxième titre d'affilée.

La vente intervient alors que LeBron James, qui évolue maintenant chez les Lakers, est en passe de devenir le meilleur marqueur de l'histoire de la NBA, devant Kareem Abduj-Jabbar (38'387 points). L'acheteur est "un collectionneur privé", a indiqué Sotheby's, sans autre détail.

Robe de Diana

Le marché des objets de collection de sport a le vent en poupe depuis quelques années. Cette nouvelle vente montre que la demande "n'a jamais été aussi forte", s'est félicité Brahm Wachter, qui dirige le département streetwear et objets de collections modernes chez Sotheby's.

Lors de la même séance vendredi à New York, une robe de bal aubergine qui fut portée par la princesse Diana, et créée par le designer Victor Edelstein, a été vendue 604'800 dollars, "après des tours d'enchères féroces", a indiqué Sotheby's sur twitter.

Estimée entre 80'000 et 120'000 dollars par Sotheby's, la robe était "notamment connue pour avoir fait partie d'une vente aux enchères de 80 robes" de la collection personnelle de la princesse pour des oeuvres caritatives en 1997, a expliqué la société.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les républicains étalent leurs divisions mais réélisent leur cheffe

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Ronna McDaniel a dû faire face pour la première fois à des concurrents. (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Le parti républicain américain a reconduit pour un quatrième mandat sa présidente Ronna McDaniel vendredi en Californie. La réunion a une fois de plus souligné les profondes divisions qui minent le camp conservateur avant l'élection présidentielle de 2024.

Aux commandes depuis 2016, cette proche de l'ancien président des Etats-Unis Donald Trump a été réélue par 111 voix sur 167 exprimées, lors du comité national du parti à Dana Point en Californie.

Avec une victoire dès le premier tour, elle s'est épargné l'humiliation vécue par Kevin McCarthy au début janvier, forcé d'accorder d'importantes concessions à la frange la plus dure du parti pour accéder à la présidence de la chambre des représentants, après 14 votes successifs.

Mais ce scrutin n'en a pas moins révélé les fractures du "Grand Old Party" (GOP), échaudé par sa contre-performance lors des élections de mi-mandat en novembre, où il n'a gagné qu'une fragile majorité à la chambre des représentants et a échoué à reconquérir le Sénat.

"Machine à perdre"

Lesté par les ennuis judiciaires, Donald Trump a déjà déclaré sa candidature pour reconquérir la Maison-Blanche en 2024, mais sa mainmise sur le parti est de plus en plus contestée. Les candidats qu'il a soutenus en novembre ont pour la plupart échoué à se faire élire, transformant l'ex-président et son goût immodéré pour la provocation en "machine à perdre" aux yeux de beaucoup.

Sa protégée Ronna McDaniel avait jusqu'ici toujours été réélue sans aucune opposition. Mais cette fois-ci, elle a dû se défaire d'Harmeet Dhillon, une avocate qui a récolté 51 voix en capitalisant sur l'amertume de nombreux républicains afin de forger une alliance inattendue.

A la veille du vote à bulletins secrets, le gouverneur de Floride Ron DeSantis, dont les ambitions présidentielles ne font guère de doute, s'est ainsi prononcé en sa faveur.

Plus qu'un soutien à M. Trump, la réélection de Mme McDaniel sonne comme un moyen de "bloquer la frange la plus extrême du parti de prendre le contrôle" du GOP qui soutenait Mme Dhillon, analyse pour l'AFP la politologue Wendy Schiller. Selon elle, cette élection d'habitude peu passionnante s'est transformée en "bataille par procuration" entre Donald Trump et Ron DeSantis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Combats acharnés pour le contrôle de Vougledar

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Des immeubles d'habitation endommagés dans la ville reprise de Lyman, région de Donetsk, Ukraine orientale. Lyman a été reprise par les forces armées ukrainiennes en octobre. Avant le début des combats actifs, la population de Lyman comptait environ 41'000 habitants. (© KEYSTONE/EPA/OLEG PETRASYUK)

Des combats acharnés sont en cours vendredi pour le contrôle de Vougledar, une ville de l'est de l'Ukraine dont les forces russes tentent de s'emparer, tandis que Vladimir Poutine s'en est pris aux "néonazis" ukrainiens le jour de la commémoration de l'Holocauste.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a souligné de son côté, lui aussi à l'occasion de la journée internationale des victimes du génocide perpétré par les nazis contre les Juifs, que "l'indifférence et la haine" continuaient de tuer, faisant allusion sans le nommer à l'assaut que la Russie a déclenché le 24 février 2022.

Il a en outre dénoncé l'"hypocrisie" du Comité international olympique (CIO) et invité son chef, Thomas Bach, à visiter Bakhmout, l'un des points les plus chauds de la guerre avec la Russie, dans l'est de l'Ukraine.

Et ce "pour qu'il voit de ses propres yeux que la neutralité n'existe pas", a-t-il ajouté, dans une allusion au fait que, malgré des appels répétés de Kiev à bannir les sportifs russes et bélarusses des JO 2024 prévus à Paris, le CIO a déclaré mercredi "étudier" la possibilité de les autoriser à participer sous bannière neutre.

A 150 km de Bakhmout, à Vougledar, une cité minière qui comptait 15'000 habitants avant l'invasion russe, des affrontements "sérieux, brutaux" ont lieu et les troupes russes se sont "implantées dans le sud-est et l'est de la ville", a affirmé un responsable des autorités prorusses de la région orientale de Donetsk, Ian Gagine.

Le porte-parole de l'armée ukrainienne pour la zone Est, Serguiï Tcherevaty, a confirmé "des combats féroces", tout en assurant que les Russes avaient été repoussés.

Intensification des attaques russes

"L'ennemi cherche en effet à remporter un succès dans ce secteur mais il n'y parvient pas grâce aux efforts des forces de défense de l'Ukraine", a-t-il dit à la télévision. "L'ennemi exagère, et c'est un euphémisme, sa réussite", a-t-il poursuivi, concluant: "face à ses pertes, l'ennemi recule".

"L'encerclement et la libération à venir" de cette localité permettront de "changer le rapport de forces sur le front" en ouvrant la voie à une offensive vers Pokrovsk et Kourakhové, des localités situées plus au nord, a jugé le chef de séparatistes de Donetsk, Denis Pouchiline.

L'Ukraine a fait savoir cette semaine que les soldats russes, en supériorité numérique, avaient intensifié leurs attaques dans l'est, en particulier sur Vougledar et Bakhmout, cette dernière étant leur cible depuis des mois.

Selon l'Institute for the Study of War, la Russie cherche à "disperser" les forces ukrainiennes afin de "créer les conditions d'une opération offensive décisive".

Les militaires russes et les hommes du groupe paramilitaire Wagner ont récemment pris Soledar, au nord de Bakhmout, un premier succès depuis de longs mois et une série d'humiliants revers pour le Kremlin.

"Les Russes avancent, il y a des tirs constants, nuit et jour, ils essaient de trouver des points faibles dans notre défense", a témoigné auprès de l'AFP Iouri, un soldat ukrainien de 44 ans, dans une tranchée de Bakhmout.

Toujours dans l'est, à Tchassiv Iar, deux personnes ont été tuées vendredi et au moins cinq blessées dans des tirs de l'artillerie russe, ont signalé les autorités locales.

Plus au nord, dans la région de Kharkiv, le pilonnage du village de Dvoritchna a fait deux autres morts, a annoncé la présidence ukrainienne.

La ville méridionale de Kherson a également été la cible des obus russes, selon la même source.

La Russie a mobilisé des centaines de milliers de réservistes et de repris de justice pour essayer de percer les lignes ukrainiennes et de conquérir le reste du Donbass, une vaste zone industrielle de l'est de l'Ukraine.

60 chars polonais de plus

Dans ce contexte, le président Zelensky a salué la décision annoncée par la Pologne de livrer à son pays 60 chars supplémentaires, dont la moitié seront une version modernisée du T-72 soviétique, après les 14 Leopard 2 de fabrication allemande déjà promis.

Parallèlement, le gouvernement belge s'est engagé à octroyer à l'Ukraine de nouveaux financements pour en particulier la fourniture de missiles, de mitrailleuses, de munitions et de véhicules blindés.

Quant à l'armée de l'air ukrainienne, elle a jugé vendredi que le F/16 de fabrication américaine "pourrait être le meilleur candidat" pour "devenir le seul type" d'appareil polyvalent dans sa flotte, selon son porte-parole Iouri Ignat.

Le président ukrainien réclame des avions de chasse et des missiles de longue portée, autant d'armes que les Occidentaux refusent jusqu'ici de fournir.

De son côté, l'Union européenne a décidé de prolonger de six mois ses sanctions imposées à la Russie lorsqu'elle a annexé la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014 et prépare de nouvelles mesures contre Moscou.

Le président français Emmanuel Macron a toutefois souligné vendredi qu'il continuerait à "parler à la Russie".

Poutine dénonce "les néonazis en Ukraine"

"Oublier les leçons de l'Histoire conduit à la répétition de terribles tragédies. La preuve en est les crimes contre les civils, le nettoyage ethnique (et) les actions punitives organisées par les néonazis en Ukraine", a dénoncé le même jour dans un communiqué Vladimir Poutine.

Une rhétorique dont le chef de l'Etat russe est coutumier pour défendre l'offensive militaire russe.

"Le jour de la libération du camps hitlérien allemand de la mort Auschwitz-Birkenau, souvenons-nous que Poutine est en train de construire de nouveaux camps à l'est", a vertement réagi le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki. La cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna a fustigé les déclarations "consternantes" et "choquantes" de M. Poutine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Des Barbie mises aux enchères font le bonheur des cheveux blancs

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La poupée la plus en vue de la journée est sans aucun doute une Barbie de 1960, jamais commercialisée en France, acquise dans l'après-midi pour 300 euros, le plus gros lot adjugé vendredi (Archives). (© KEYSTONE/AP/Toby Talbot)

L'emblématique Barbie, sa concurrente Tressy ou sa déclinaison française Cathie: elles étaient 500 au total exposées vendredi à Pau pour la plus grande vente aux enchères de poupées-mannequins jamais réalisée en Europe.

La collection était celle d'une habitante d'Orthez, à l'ouest de Pau, qui a depuis 1980 précieusement conservé ses poupées, de marque américaine ou française, modèles des années 1960 à 1990, dont les cheveux blonds, bruns ou roux tranchent avec ceux grisonnants des visiteurs du jour.

Mais en l'entamant, cette Béarnaise aujourd'hui âgée de 85 ans n'avait pas d'ambition mercantile, précise Patrice Carrère, le commissaire-priseur. "Cette collection, elle sent le plaisir, elle a été entamée trop tôt pour être spéculative", déclare-t-il.

Dès vendredi matin, les visiteurs ont défilé devant les 320 lots qui seront mis aux enchères l'après-midi. Premières Barbies, poupées Tressy, mais aussi leur version française Cathie, de la marque Bella, s'étalent sur des tables, dans leurs emballages rose, ou derrière des vitrines pour les plus précieuses. Tenues de rechange sous blister, accessoires, petites chaussures et même quelques mannequins hommes complètent le tout.

La poupée la plus en vue de la journée est sans aucun doute une Barbie de 1960, jamais commercialisée en France, acquise dans l'après-midi pour 300 euros, le plus gros lot adjugé vendredi.

Pop culture

Laurence et Patrick, autoentrepreneurs d'une soixantaine d'années, sont venus de Vendée "pour les voir en vrai". Liste des lots en main, ils scrutent attentivement les détails. "On aimerait pouvoir tout acheter, c'est que du bonheur", sourit Laurence, devenue collectionneuse des Barbie qu'elle "n'a jamais eues étant petite".

Apparue en France en 1963, à la Foire de Lyon, la Barbie est d'abord un reflet de son époque et des transformations de la mode au fil des années. "Elle est devenue très fantaisiste dans les années 1990", souligne Marc Charbonnier.

Elle éclipsera vite la traditionnelle poupée de porcelaine, avec ses "formes féminines prononcées", retrace-t-il. Skipper, la petite soeur de Barbie, fait ensuite son apparition pour contenter "les familles les plus conservatrices" avec son apparence plus enfantine, sourit Marc Charbonnier.

Constituée à une époque où Internet n'existait pas, la collection mise aux enchères reflète, selon le professionnel, "la fascination immuable de l'être humain pour sa reproduction en miniature".

Hormis les quelques personnes présentes dans la salle de vente à Pau, les enchères - qui devaient atteindre un total de 20'000 euros, selon la fourchette basse des estimations - ont surtout séduit des acheteurs via Internet. "C'est d'une singularité absolue, une vente comme ça, c'est rarissime, s'enthousiasme Patrice Carrère. Elle est la tête de pont d'un nouveau mécanisme, celui de l'arrivée sur le marché de la pop culture."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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