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International

Gaza: la Défense civile fait état d'au moins 36 morts

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Plus de 50 otages, selon l'armée israélienne, sont toujours détenus dans la bande de Gaza, dont une trentaine sont décédés. En photo, une manifestation pour leur retour en Israël, il y a une dizaine de jours. (archives) (© KEYSTONE/EPA/ABIR SULTAN)

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 36 personnes avaient été tuées samedi par les forces israéliennes dans différents endroits, six d'entre elles près d'un centre d'aide. L'armée a fait état de tirs de sommation en direction de "suspects".

Les forces israéliennes ont par ailleurs annoncé samedi avoir ramené au cours d'une opération spéciale à Gaza le corps d'un otage thaïlandais enlevé lors de l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, qui a déclenché la guerre il y a vingt mois jour pour jour.

Israël fait face à une pression internationale pour mettre fin à la guerre à Gaza où la situation humanitaire est désastreuse et sa population menacée de famine du fait des restrictions imposées par Israël sur l'aide, selon l'ONU.

Par ailleurs, un navire humanitaire avec à son bord douze militants parmi lesquels l'activiste écologiste suédoise Greta Thunberg a atteint samedi les côtes égyptiennes et se rapproche de la bande de Gaza, selon les organisateurs.

"Menaces directes"

Samedi vers 07H00 (06h00 en Suisse), "six personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées par les forces d'occupation israéliennes, près du rond-point d'Alam", où des habitants s'étaient rassemblés pour obtenir de l'aide humanitaire du centre américain situé à environ un kilomètre, dans le gouvernorat de Rafah (sud), a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.

Un habitant de Gaza, Samir Abou Hadid, a raconté à l'AFP que des milliers de personnes s'étaient rassemblées près du rond-point, et "au moment où certaines tentaient d'avancer vers le centre d'aide, les forces d'occupation israéliennes ont ouvert le feu à partir de véhicules blindés stationnés près du centre, tirant en l'air, puis sur des civils".

L'armée israélienne a indiqué à l'AFP que des soldats dans la région de Tel al-Sultan pendant la nuit avaient "appelé des suspects à s'éloigner, mais comme ils continuaient à avancer, mettant les troupes en danger, les soldats ont répondu par des tirs de sommation". Elle a ajouté être "au courant d'informations faisant état de victimes".

Compte tenu des restrictions imposées aux médias dans la bande de Gaza et des difficultés d'accès à mesure que les combats s'étendent, il est extrêmement difficile de confirmer de façon indépendante les bilans et les circonstances des morts dont fait état la Défense civile.

Plusieurs drames sont survenus récemment à proximité de ce centre d'aide géré par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël, avec laquelle l'ONU refuse de travailler en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.

La GHF a indiqué dans un communiqué avoir été contrainte de suspendre la distribution d'aide samedi, en raison de "menaces directes" du Hamas contre ses employés, mais souligné qu'elle ne se laisserait pas décourager et reprendrait la distribution "sans délai".

"Effondrement du système de santé"

Le porte-parole de la Défense civile a rapporté d'autres bombardements à travers le territoire, avec un bilan total d'au moins 36 morts depuis l'aube.

De son côté, dans un communiqué publié samedi, l'Organisation mondiale de la Sante (OMS) a mis en garde contre "l'effondrement du système de santé de la bande de Gaza", où "il n'y a déjà plus aucun hôpital en service dans le nord" du territoire.

Le Hamas a publié dans un communiqué la photo de l'otage israélien Matan Zangauker semi-allongé, avec un bras recevant une perfusion, image collée sur un sac poubelle d'où le sang coule, avec le message suivant en hébreu et en anglais: "il ne reviendra pas vivant".

Dans la soirée, des milliers de personnes ont manifesté à Tel-Aviv pour réclamer la libération des otages et un cessez-le-feu.

Réagissant à la publication de la photo par le Hamas, la mère de l'otage, Einav Zangauker, a lancé devant la foule: "Je ne peux plus supporter ce cauchemar. L'ange de la mort, (le Premier ministre Benjamin) Netanyahu, continue de sacrifier les otages", selon une vidéo l'AFP.

L'armée israélienne a par ailleurs indiqué avoir récupéré dans la région de Rafah le corps de l'otage thaïlandais Nattapong Pinta, enlevé lors de l'attaque du 7-Octobre, dans le kibboutz Nir Oz, et "tué en captivité", selon le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.

Dans la soirée, l'armée a annoncé avoir mené une autre opération à Gaza-ville, au cours de laquelle elle dit avoir tué Assaad Abou Charia, chef de l'organisation terroriste Kataeb al-Moudjahidine.

Il a participé à "l'attaque contre le kibboutz Nir Oz, où il fut l'un des principaux instigateurs du massacre, et a été directement impliqué dans l'enlèvement et l'assassinat de Shiri, Ariel et Kfir Bibas", famille devenue le symbole de la tragédie des otages en Israël, ainsi que dans celui de l'otage thaïlandais ramené de Gaza en Israël samedi, selon le communiqué de l'armée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

En Hongrie, les députés renoncent à 40% de leur salaire

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Les députés hongrois ont accepté de diminuer de 40% leur salaire pour soulager les finances publiques (archive). (© KEYSTONE/AP/Zsolt Szigetvary)

Les députés hongrois ont accepté lundi de diminuer de 40% leurs revenus pour contribuer à soulager les finances publiques. Ils souhaitent aussi renvoyer l'image de probité réclamée par le nouveau Premier ministre Peter Magyar dans un contexte budgétaire tendu.

"Il s'agit d'humilité", avait déclaré le conservateur le mois dernier à RTL pour justifier cette mesure, adoptée à l'unanimité des 189 parlementaires présents, rapidement après sa victoire aux législatives d'avril.

A partir du mois prochain, le salaire de base des députés hongrois sera de 3'690 euros brut (3'395 francs), les économies réalisées représentant, selon la majorité conservatrice, un an de frais de fonctionnement du parlement.

Le remboursement des factures de téléphone mobile est supprimé, parallèlement à des coupes dans les indemnités parlementaires pour le loyer des bureaux, le logement et le personnel.

Peter Magyar a lié cette réforme aux nécessaires économies à réaliser dans un contexte de nécessaire sobriété et de lutte contre la corruption dans ce pays membre de l'Union européenne (UE).

Durant les seize ans de pouvoir du nationaliste Viktor Orban, elle a coûté au moins 186 milliards d'euros à la Hongrie selon Ferenc Biro, le chef de l'Autorité pour l'intégrité, un organisme national.

Dans un entretien accordé dimanche à un collectif citoyen mobilisé sur les questions démocratiques ("De Akciokozosseg"), ce responsable a affirmé que l'ancien gouvernement lui avait demandé de ne pas accomplir sa mission de contrôle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

SFR: après l'accord de rachat, les prix et l'emploi inquiètent

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Le groupe, numéro 1 des télécoms en France, devra assurer la migration des abonnés SFR sur son réseau et maintenir, voire améliorer, la qualité de ses services pour fidéliser ses clients existants. (© KEYSTONE/AP/REMY DE LA MAUVINIERE)

Après le rachat annoncé de leur rival SFR, les opérateurs français ont tenté lundi de répondre aux inquiétudes suscitées par cette transaction inédite, qui fait craindre une hausse des prix dans les télécoms et des destructions d'emplois.

Au terme de plusieurs mois de négociations, Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange se sont mis d'accord samedi soir avec Altice France pour racheter SFR pour 20,35 milliards d'euros (à peine moins en francs au cours du jour), une transaction sans précédent devant encore être avalisée par les autorités de la concurrence qui devraient être saisies cette semaine.

"Cette transaction et la valeur créée par cette transaction ne viennent absolument pas d'hypothèses de prix qui augmenteraient", a assuré lundi Christel Heydemann, directrice générale d'Orange, lors d'une conférence téléphonique.

Selon elle, son groupe, numéro 1 des télécoms en France, devra assurer la migration des abonnés SFR sur son réseau et maintenir, voire améliorer, la qualité de ses services pour fidéliser ses clients existants.

"On est évidemment déterminés à gagner, à rester leader en France, et donc la concurrence entre les trois opérateurs restera à l'issue de cette transaction aussi intense qu'elle l'a été par le passé", a-t-elle soutenu, estimant que cette opération allait renforcer ses concurrents sur le volet des services aux entreprises.

Iliad (Free) a fait écho à cette position.

"On va avoir d'autant plus de moyens, d'autant plus de moyens financiers pour investir, afin de se différencier", a affirmé son directeur général, Thomas Reynaud. L'opération va "renforcer la concurrence".

Selon Thomas Husson, analyste du cabinet Forrester, cette opération peut être vue comme "un signal" pour l'Europe. "A l'heure où l'on parle d'investissement dans l'IA, dans le cloud, dans les réseaux et de souveraineté numérique", il s'agit "d'avoir des acteurs qui ont une taille critique à un niveau pan-européen", dit-il à l'AFP.

Garantie "insuffisante"

Pour les consommateurs, "il y aura probablement des promotions un peu moins intenses qu'aujourd'hui" mais pas forcément "une hausse drastique des prix", comme on a pu le constater avec "les mouvements de consolidation en Europe par le passé", tel qu'en Irlande et en Allemagne, avance de son côté Sylvain Chevallier, analyste télécoms et associé du cabinet de conseil BearingPoint.

Les trois opérateurs se sont engagés à maintenir les 8.000 emplois concernés par le rachat jusqu'à début 2029 mais l'incertitude demeure sur la suite.

"Les collaborateurs chez SFR sont inquiets et on tient évidemment à les rassurer", a déclaré Christel Heydemann. "Je le redis, notre angle sera d'engager les collaborateurs parce qu'on va devoir les motiver, les retenir, parce que le travail à faire (...) pour la migration des réseaux est colossal", a-t-elle ajouté.

Du côté de Bouygues Telecom, Edward Bouygues, directeur général délégué du groupe Bouygues, a lui aussi souligné qu'"une attention particulière serait apportée aux aspects sociaux de la transaction, en particulier l'emploi".

La garantie jusqu'en 2029 "paraît très faible et insuffisante au regard des milliers de personnes concernées", a commenté auprès de l'AFP, Olivier Louise, secrétaire général de l'Union CFTC du groupe Bouygues, chargé du secteur télécoms.

Par ailleurs, ces maintiens de postes ne concernent à priori que les salariés d'Altice. "On aimerait qu'il y ait aussi des garanties sur l'emploi chez les trois acquéreurs", a-t-il poursuivi.

"On ne peut pas exclure la défense des intérêts des salariés des autres opérateurs", a abondé Laurent Zagorac, responsable de la branche télécoms à la CGT chez Orange.

Olivier Lelong, délégué syndical central CFDT chez SFR s'était lui inquiété dimanche des conséquences du rachat pour "les sous-traitants et les boutiques partenaires de SFR".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Federer disputera une exhibition à New York

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Roger Federer avait fait ses adieux à l'US Open en 2019, après une défaite en quarts contre Grigor Dimitrov. (© KEYSTONE/EPA/JASON SZENES)

Roger Federer va refouler le court Arthur-Ashe, où se déroulera l'US Open du 30 août au 13 septembre. L'homme aux 20 titres en Grand Chelem disputera une exhibition cinq jours avant le début du tournoi principal.

Le Bâlois de 44 ans fera son retour sur le court Arthur-Ashe lors d'un match d'exhibition aux côtés d'Andy Roddick, vainqueur de l'US Open 2003 et l'un de ses anciens rivaux, ainsi que d'autres légendes du tennis et vainqueurs du tournoi new-yorkais, comme Andre Agassi et John McEnroe. D'autres célébrités et surprises mémorables agrémenteront la soirée - qui débutera à 19h heure locale le mardi 25 août - promettent les organisateurs.

La dernière participation de Federer à Flushing Meadows remonte à 2019. Il reste le seul joueur (dames et messieurs confondus) à avoir remporté cinq titres consécutifs en simple (2004-2008) dans le tournoi.

"L'US Open a toujours été l'un des tournois les plus importants pour moi", a déclaré Federer, cité dans le communiqué des organisateurs. "Tant de moments inoubliables de ma carrière se sont déroulés à New York, et le court Arthur-Ashe occupe une place particulière dans mon c½ur. Revenir ici et partager cette soirée avec Andy, Andre et John la rend encore plus spéciale. Je suis impatient de célébrer ces souvenirs, de revoir les fans et de passer une soirée inoubliable ensemble."

En janvier, l'homme aux 20 titres en Grand Chelem avait déjà effectué son retour à Melbourne lors de l'Australian Open pour y disputer un double d'exhibition avec Andre Agassi, ainsi que les Australiens Patrick Rafter et Lleyton Hewitt, tous anciens numéros un mondiaux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Lassana Diarra a trouvé un accord avec la FIFA

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Lassana Diarra a trouvé un accord avec la FIFA (© KEYSTONE/AP/MICHEL EULER)

L'ex-international français Lassana Diarra a trouvé un accord avec la FIFA, a appris l'AFP de source proche du dossier lundi.

Il réclamait 65 millions d'euros de dommages et intérêts à la Fédération internationale et à la Fédération belge dans une affaire liée aux droits des transferts

Le 4 octobre 2024, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), saisie par Lassana Diarra, avait jugé que des règles de la FIFA encadrant les mutations entre clubs étaient "contraires" au droit de l'Union européenne et "de nature à entraver la libre circulation" des footballeurs professionnels, bouleversant ainsi le système de transferts.

L'ancien joueur des Bleus (35 sélections) avait annoncé en octobre dernier se tourner vers la justice belge pour mettre en oeuvre l'arrêt de la CJUE.

Contactée par l'AFP, la FIFA a indiqué qu'"à la suite de l'accord global auquel ils sont parvenus, M. Lassana Diarra et la FIFA ont mis fin à toutes les procédures judiciaires les opposant", ajoutant que la FIFA "ne reconnait aucune faute, et n'a réalisé aucun paiement d'indemnité".

Les avocats de Lassana Diarra ont eux indiqué ne pas pouvoir faire de commentaire à ce stade.

Action collective

L'origine de cette affaire est la contestation par Diarra des conditions de son départ du Lokomotiv Moscou, en 2014. En raison d'une réduction drastique de son salaire, Diarra avait quitté le club moscovite, mais ce dernier avait jugé la rupture abusive et lui avait réclamé 20 millions d'euros, ramenés à 10,5 millions.

Conséquence: le club belge de Charleroi avait finalement renoncé au recrutement du Français par crainte d'avoir à assumer une partie de ces pénalités, conformément au règlement de la FIFA étudié par la CJUE. A la suite de la décision de la CJUE appelée "arrêt Diarra", la FIFA a ajusté sa réglementation sur les transferts de joueurs.

La fondation Justice for Players s'est également lancée dans une action collective ("class action") visant à plus de justice dans les transferts, une initiative rejointe par différents syndicats nationaux de footballeurs professionnels, dont le syndicat français (UNFP).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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