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Google: la justice européenne confirme une amende de 2,4 milliards d'euros

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La Commission européenne accuse Google d'avoir abusé de sa position dominante dans la recherche en ligne pour favoriser son comparateur de prix Google Shopping dans 13 pays européens (archives). (© KEYSTONE/EPA/JOHN G. MABANGLO)

La justice européenne a confirmé mercredi une amende de 2,4 milliards d'euros (2,53 milliards de francs) infligée par Bruxelles à Google. Le géant américain est accusé de pratiques anticoncurrentielles sur le marché des comparateurs de prix.

Le tribunal de l'UE, basé à Luxembourg, a rejeté un recours du géant américain de l'internet en constatant qu'il avait bien "abusé de sa position dominante en favorisant son propre comparateur de produits par rapport aux comparateurs concurrents". Google a toutefois la possibilité de contester cette décision devant la juridiction supérieure, la cour de justice de l'UE.

L'amende infligée par la Commission européenne en juin 2017, avait constitué à l'époque un montant record, dépassé depuis. Ce dossier est l'un des trois gros contentieux ouverts par Bruxelles à l'encontre du géant américain des moteurs de recherche et qui font l'objet de batailles judiciaires au long cours.

La Commission, gardienne de la concurrence au sein de l'UE, accuse Google d'avoir abusé de sa position dominante dans la recherche en ligne pour favoriser son comparateur de prix Google Shopping dans 13 pays européens et lui assurer une position hégémonique en rendant ses concurrents moins visibles pour les consommateurs.

"Positionnement privilégié"

Google Shopping a bénéficié "d'une présentation et d'un positionnement privilégiés" tandis que les résultats des comparateurs concurrents étaient relégués dans les pages de résultats de recherches "par le biais d'algorithmes de classement", a indiqué le tribunal dans un communiqué.

"Google reste en défaut de démontrer des gains d'efficience liés à cette pratique qui compenseraient ses effets négatifs pour la concurrence", a-t-il estimé.

L'enquête avait été ouverte en 2010, après des plaintes déposées par des rivaux comme l'américain TripAdvisor ou le comparateur français Twenga.

Outre le paiement de l'amende, il avait été demandé à Google de remédier au problème sous peine d'astreintes, alors même que le recours en justice se poursuivait. La société a dû modifier l'affichage des résultats de recherches afin de donner plus de place aux services concurrents.

Mais ces derniers restent insatisfaits, s'estimant toujours traités de façon inéquitable.

En saisissant la justice en septembre 2017, Google avait affirmé que l'UE avait "tort sur le plan du droit, des faits et de l'économie". Le géant de l'internet estime que les sanctions à son encontre ont surtout pour effet de brider l'innovation, au détriment des consommateurs.

"Un bon jour pour la concurrence"

"C'est un bon jour pour la concurrence sur les marchés numériques. Ce verdict envoie un signal clair que même les entreprises du "Big Tech" ne peuvent pas faire ce qu'elles veulent. Les règles sont les règles, même pour Google", a réagi Markus Ferber, député européen, porte-parole pour les affaires économiques du Groupe PPE (droite).

L'affaire constituait un test majeur pour la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, qui avait subi l'an dernier un échec retentissant devant la justice européenne face à Apple, dont elle dénonçait les avantages fiscaux en Irlande.

Selon des experts, cette décision pourrait encourager Bruxelles à ouvrir de nouvelles procédures ciblant d'autres activités de Google notamment dans le domaine des locations de vacances ou des annonces d'emplois pour des griefs similaires.

Plusieurs amendes

Dans une autre affaire, Google a contesté fin septembre devant la justice européenne une amende record de 4,3 milliards d'euros infligée en juillet 2018 par Bruxelles au sujet de son système d'exploitation Android pour téléphones mobiles, accusé d'asseoir la suprématie de son moteur de recherche et de son navigateur Chrome.

La Commission européenne avait aussi sanctionné Google d'une amende de 1,5 milliard d'euros en mars 2019 pour des pratiques anticoncurrentielles de sa régie publicitaire AdSense.

Au total, la Commission réclame donc au groupe de Mountain View (Californie) quelque 8,2 milliards d'euros, en additionnant les trois procédures, ce qui en fait l'une des firmes les plus lourdement sanctionnées par Mme Vestager.

En revanche, Google a obtenu gain de cause mercredi au Royaume-Uni face à une plainte en nom collectif qui l'accusait d'utilisation illégale de données personnelles sur des iPhones, et lui demandait un à trois milliards de livres de dommages et intérêts pour les utilisateurs.

Constatant la lenteur des enquêtes et des recours judiciaires, l'UE est en train d'élaborer une nouvelle législation pour enfin mettre au pas les géants du numérique.

Bruxelles a présenté en décembre 2020 un projet de réglementation (DSA/DMA) qui prévoit des obligations et interdictions assorties de sanctions dissuasives. Le texte est actuellement examiné par le Parlement européen et les États membres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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DeChambeau, Scheffler et Homa se partagent la tête après 2 tours

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Scottie Scheffler est l'un des trois co-leaders du Masters d'Augusta (© KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE)

Les Américains Bryson DeChambeau, Scottie Scheffler et Max Homa se partageaient la tête du Masters d'Augusta à l'issue du deuxième tour vendredi. La légende Tiger Woods a pour sa part passé le cut.

DeChambeau, lauréat de l'US Open 2020, Scheffler, vainqueur du Masters en 2022, et Homa, ont rendu respectivement des cartes de 73, 72 et 71 pour terminer le tour à - 6, avec deux longueurs d'avance sur le Danois Nicolai Hojgaard, seul quatrième.

Sous une brise gênante, Tiger Woods a passé le cut à Augusta pour la 24e fois consécutive, un record. La veille, le "Tigre" avait assuré que "le corps va bien", lui qui à 48 ans se remet d'une opération à la cheville droite subie en avril 2023 et souffre toujours de douleurs liées à son accident de voiture de 2021.

"C'était très difficile (...) C'était un bon défi. J'ai dû reculer plusieurs fois. Je n'avais jamais vécu ça à Augusta avant", a déclaré de son côté Bryson DeChambeau à propos des conditions de jeu de vendredi.

Même son de cloche chez le no 1 mondial Scottie Scheffler, qui s'est néanmoins dit "fier" de son tournoi jusque-là. "J'ai vraiment bien frappé la balle", s'est pour sa part félicité l'invité-surprise Max Homa, lui aussi "fier" de sa performance et de sa gestion du parcours.

Woods 22e

Quant à Tiger Woods, il pointe au 22e rang (+1), fort de son nouveau record, dépassant Gary Player et Fred Couples. "Je vais envoyer un message à Freddy et le titiller un petit peu", s'est amusé le "Tigre", qui participe à son premier Majeur depuis avril 2023 et son opération de la cheville.

Plus bas dans le classement pointe le no 2 Rory McIlroy qui, à + 4 (35e), voit le seul Majeur qui manque à son palmarès s'éloigner encore une fois. Le tenant du titre, l'Espagnol Jon Rahm, qui peut devenir en cas de succès le quatrième joueur à remporter deux Masters consécutifs après Woods, Jack Nicklaus et Nick Faldo, a dégringolé au 44e rang (+ 5).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les personnes âgées vivant seules, un foyer sur cinq en 2050

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Plus de 10 millions de personnes âgées vivront seules en 2050, selon les projections de l'Institut national de recherche sur la population et la sécurité sociale (image prétexte) (© KEYSTONE/EPA/KIMIMASA MAYAMA)

Un ménage japonais sur cinq sera composé en 2050 d'une personne âgée vivant seule, a indiqué vendredi une étude. Ce alors que le Japon est confronté aux problèmes de la prise en charge d'une population vieillissante.

En 2050, 10,8 millions de personnes âgées vivront seules, soit 20,6% des ménages, selon des projections de l'Institut national de recherche sur la population et la sécurité sociale.

Ces chiffres représentent une augmentation notable par rapport à 2020, lorsque 7,37 millions de personnes âgées vivant seules, soit 13,2% des ménages, ont été recensées, selon ces projections publiées par l'Institut tous les cinq ans. Les jeunes Japonais se marient de plus en plus tard, ou choisissent de ne pas avoir d'enfants car ils n'ont pas les moyens d'assurer leur éducation.

Le Japon est confronté à un défi démographique, le nombre grandissant des personnes âgées entraînant des coûts croissants des soins médicaux et de la prise en charge de la dépendance, alors que le pays fait face à une diminution de la population active pouvant financer ces dépenses.

De nombreuses personnes âgées ont des enfants ou des membres de leur famille qui peuvent s'occuper d'elles, même si elles vivent seules, relève l'Institut. "Cependant, dans une trentaine d'années, la proportion de foyers composés d'une personne âgée sans enfants vivant seule" devrait augmenter, alors que les fratries pourvoyeuses d'aidants familiaux devraient parallèlement diminuer, selon l'étude.

La population du pays a diminué de 595'000 habitants à 124 millions en 2023, selon les statistiques du gouvernement publiées vendredi. Cette diminution a été compensée par l'arrivée d'étrangers, la population des citoyens japonais ayant perdu 837'000 habitants pour s'établir à 121 millions. Le gouvernement japonais a tenté sans succès de ralentir le déclin démographique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trump "veut ramener l'Amérique aux années 1800", tacle Harris

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La menace d'un durcissement majeur sur l'IVG existe, selon la vice-présidente américaine Kamala Harris (archives). (© KEYSTONE/AP/Stephanie Scarbrough)

En matière d'avortement, Donald Trump "veut ramener l'Amérique aux années 1800", a taclé Kamala Harris vendredi lors d'un déplacement en Arizona. La justice de cet Etat vient d'estimer applicable une interdiction quasi-totale de l'IVG, vieille de 160 ans.

"Voici à quoi ressemble un second mandat de Trump: plus d'interdictions, plus de souffrances et moins de liberté", a lancé la vice-présidente américaine. "Comme il l'a fait en Arizona, il veut ramener l'Amérique aux années 1800."

A quelques mois de la présidentielle de novembre, l'avortement s'impose comme un enjeu majeur de la campagne aux Etats-Unis et notamment dans cet Etat-clé du sud-ouest, où Joe Biden a battu Donald Trump avec seulement 10'000 voix d'avance en 2020. Car la Cour suprême de l'Arizona a jugé mardi applicable une loi de 1864, qui interdit l'avortement dès la conception, sauf dans le cas où la mère court un danger mortel.

Le viol et l'inceste ne sont pas considérés comme des exceptions valables. Ce texte remontant à la guerre de Sécession, un temps où les femmes n'avaient pas le droit de vote, fait polémique et embarrasse jusque dans les rangs républicains. Son application réelle reste très incertaine, notamment car la procureure générale d'Arizona a juré de ne poursuivre aucun médecin ou femme impliquée dans une IVG.

Stratégie pour supprimer les droits des femmes

Mais la menace d'un durcissement majeur existe. Mme Harris a dépeint cette décision comme "l'une des plus grandes répliques" du tremblement de terre survenu en 2022, lorsque la Cour suprême des Etats-Unis a annulé la protection constitutionnelle du droit à l'avortement.

Ce renversement, décidé par des magistrats conservateurs pour certains nommés par Donald Trump, n'était "que le premier acte d'une stratégie plus vaste visant à supprimer les droits et libertés des femmes (...), Etat par Etat", a dénoncé la vice-présidente démocrate. "Donald Trump est l'architecte de cette crise des soins de santé", a-t-elle poursuivi. "Et ce n'est pas un fait qu'il cache. En fait, il s'en vante."

Boulet électoral

L'Arizona fait partie de la poignée d'Etats-clés qui décideront de l'élection présidentielle. Les démocrates y font de l'avortement un argument massue en faveur d'une réélection de Joe Biden, jusqu'ici distancé par Donald Trump dans les sondages.

Une vaste campagne publicitaire d'au moins un million de dollars doit cibler cet Etat du sud-ouest pour présenter le président démocrate en ardent défenseur de l'IVG. Depuis deux ans, une vingtaine d'Etats américains ont interdit ou sévèrement restreint l'accès à l'avortement.

Mais cette victoire idéologique s'est transformée en boulet électoral pour les républicains. Les sondages montrent que la majorité des Américains soutiennent l'avortement, ce qui fragilise le parti conservateur dans les urnes. Même les électeurs du Kansas, Etat pourtant ancré à droite, ont récemment soutenu le droit à l'IVG dans un référendum.

Conscient du risque politique, Donald Trump joue désormais la retenue, en rappelant que chaque Etat est libre de légiférer sur le sujet. "La Cour suprême de l'Arizona est allée trop loin dans sa décision sur l'avortement", a-t-il répété vendredi sur son réseau Truth Social.

"Assez de cette manipulation!"

Le Parlement d'Arizona, dominé par les républicains, doit "agir aussi vite que possible" pour adopter une nouvelle loi, a-t-il estimé. "Nous devons idéalement avoir les trois exceptions pour le viol, l'inceste et la vie de la mère. C'est important!"

Dans sa publication, il a présenté les démocrates comme des "extrémistes", en répétant un mensonge selon lequel la gauche américaine soutient "l'exécution des bébés, dans certains cas après la naissance". A Tucson, Mme Harris l'a renvoyé à son alliance de fait avec les électeurs évangéliques, partisans d'une interdiction totale de l'avortement, et au flou qu'il a longtemps entretenu sur la question.

"Les amis de Donald Trump au Congrès américain tentent de faire passer une interdiction nationale", a-t-elle rappelé. "Et maintenant, Trump veut nous faire croire qu'il ne signera pas d'interdiction nationale? Assez de cette manipulation!"

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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"VIVE LA LIBERTÉ, BORDEL... !": Milei rencontre Musk au Texas

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Le patron de Tesla, SpaceX et X, Elon Musk, a publié sur le réseau social une photo de lui avec le chef d'Etat argentin, Javier Milei, tous deux pouces en l'air. (© X)

Le président argentin Javier Milei a tweeté vendredi "VIVE LA LIBERTÉ, BORDEL... !" après une rencontre avec Elon Musk dans l'usine Tesla du milliardaire, au Texas, dans le sud des Etats-Unis.

"Libertad!" ("liberté", en espagnol), a écrit Elon Musk vendredi sur son réseau social X (ex-Twitter), en réponse à un message de Javier Milei contenant une photo des deux hommes se serrant la main dans une salle de réunion et cette phrase: "VIVE LA LIBERTÉ, BORDEL... !".

Le patron de Tesla, SpaceX et X a aussi publié une autre photo de lui avec le chef d'Etat en blouson de cuir, tous deux pouces en l'air, et le message "Pour un futur enthousiasmant !".

Les deux personnalités ont visité l'usine puis ont discuté de "la nécessité de libérer les marchés et de défendre les idées de liberté" et de "l'importance d'éliminer les obstacles bureaucratiques qui éloignent les investisseurs", selon un communiqué de la présidence argentine. "Le président et l'homme d'affaires américain ont convenu d'organiser prochainement un grand événement en Argentine pour promouvoir les idées de liberté", a-t-elle ajouté.

Austérité

Sarcastique, belliqueux, pontifiant, prompt à l'auto-célébration... Javier Milei, investi en décembre, inonde les réseaux sociaux de messages et mèmes, dans une communication non-stop, entre tribune, défouloir et journal de bord, qui rappelle celle de Donald Trump en son temps ou encore celle d'Elon Musk.

Le président assène à l'économie de son pays un choc d'austérité qu'il décrit lui-même comme le "plus grand ajustement budgétaire de l'histoire de l'Argentine, de l'humanité", mais lui vaut de nombreuses manifestations.

Elon Musk a racheté Twitter fin 2022 dans l'objectif affiché de "libérer" la plateforme. En pratique, il a largement assoupli la modération des contenus et laissé revenir des personnalités auparavant bannies, suscitant la colère de nombreuses associations de défense des droits humains et le départ de nombreux annonceurs.

Il affiche régulièrement ses opinions politiques, largement pro-républicaines, et s'est entretenu, en public ou en privé, avec de nombreuses personnalités politiques de droite ou d'extrême droite, comme le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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