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Ikea s'attend à souffrir de pénuries jusqu'en 2022

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Au total, les magasins Ikea ont enregistré un chiffre d'affaires de 41,9 milliards d'euros (44,8 milliards de francs) sur l'exercice annuel du groupe (septembre 2020-août 2021) (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Ikea a redépassé ses ventes d'avant la pandémie mais souffre, et continuera de souffrir, de problèmes d'approvisionnement pendant au moins une bonne partie de 2022, a annoncé jeudi le géant suédois du meuble.

Au total, les magasins Ikea ont enregistré un chiffre d'affaires de 41,9 milliards d'euros (44,8 milliards de francs) sur l'exercice annuel du groupe (septembre 2020-août 2021), a annoncé la holding de tête du groupe, Inter Ikea, dans un communiqué.

Ces ventes record représentent un rebond de 6% par rapport à l'exercice précédent, où les ventes avaient reculé à 39,6 milliards du fait notamment des fermetures de magasins. Le chiffre d'affaires redépasse aussi le niveau de l'exercice pré-pandémie (41,3 milliards).

"Ça n'a pas été simple. Garder les magasins et entrepôts Ikea ouvert a été difficile. Au cours de l'exercice 2021 nous avons observé une chute substantielle de la disponibilité" des produits, reconnaît Inter Ikea.

"Nous n'en sommes pas encore sortis et cela va continuer pendant longtemps encore dans l'exercice 2022", soit septembre 2021-août 2022, précise le groupe.

Des best-sellers de la marque, comme ses armoires Pax ou ses bibliothèques Billy, ont notamment été affectés par le grand chaos en cours dans le transport maritime mondial et l'approvisionnement en général.

Ingka, principal réseau de magasins Ikea, a lui aussi enregistré une hausse de 6% de son chiffre d'affaires annuel, porté par un bond du commerce en ligne et un changement des habitudes des consommateurs lié à la pandémie du coronavirus.

Moins affecté par des fermetures temporaires de magasins, le réseau de franchisés, qui regroupe 378 des 422 magasins Ikea dans le monde, a vu son chiffre d'affaires s'élever à 35,2 milliards d'euros.

La part du commerce en ligne dans ses ventes est passé de 18% à 30%, soit un bond de près de 67%, précise le groupe dans un communiqué séparé.

Tout au long de l'année, la franchise a "constaté une augmentation de la demande de mobilier de travail, de mobilier d'extérieur et de solutions de rangement", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Cette évolution est une conséquence directe de la pandémie et de l'essor du télétravail.

"La façon dont les gens vivent, travaillent et socialisent a radicalement changé", constate Ingka.

Inter Ikea chapeaute douze réseaux de franchisés, dont Ingka, qui représente l'équivalent de plus de 90% du chiffre d'affaires du géant suédois.

Ikea a atteint fin août 225'000 employés, soit 8000 de plus que l'année précédente, avec 775 millions de visiteurs annuels dans ses magasins.

Fondé en 1943 dans le sud de la Suède, le groupe n'est pas coté en Bourse et n'a donc pas d'obligation de communiquer sur sa santé financière. Il a toutefois commencé à publier certains résultats en 2010.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Le pays enterre les victimes des violents affrontements

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Supportrices chiites du Hezbollah pendant les funérailles de trois personnes tuées jeudi. (© KEYSTONE/EPA/NABIL MOUNZER)

Le Hezbollah pro-iranien et son allié, le mouvement Amal, ont enterré vendredi leurs membres tués la veille dans les plus violents affrontements depuis des années au Liban. Ceux-ci ont secoué le centre de Beyrouth et ravivé le spectre de la guerre civile.

Six des sept personnes tuées étaient des membres des deux partis chiites qui avaient organisé jeudi une manifestation devant le Palais de justice de la capitale pour exiger le remplacement du juge chargé de l'enquête sur la gigantesque explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020 (plus de 200 morts).

Ces violences viennent accroître la tension politique dans le pays où le Hezbollah et ses alliés exigent le départ du juge Tareq Bitar.

Refus de répondre aux questions

Malgré les pressions, le magistrat veut poursuivre plusieurs responsables dans le cadre de son enquête sur le "séisme qui a frappé le pays", selon les mots de l'ex-Premier ministre Hassan Diab.

Mais les responsables politiques refusent d'être interrogés même si les autorités ont reconnu que les énormes quantités de nitrate d'ammonium qui ont explosé avaient été stockées pendant des années sans précaution.

Vendredi, dans un prêche au cours des funérailles de deux membres du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, Hachem Safieddine, haut responsable de la formation, a accusé le parti chrétien des Forces Libanaises d'avoir "délibérément provoqué un massacre" la veille, afin d'entraîner "une nouvelle guerre civile".

Funérailles

Des centaines de personnes ont participé aux funérailles des deux membres du Hezbollah, dont les cercueils étaient enveloppés du drapeau jaune du parti et encadrés par des combattants en treillis. Un troisième membre du Hezbollah a été inhumé au nord de Beyrouth.

Le mouvement Amal a de son côté enterré trois de ses membres, dont l'un, âgé de 26 ans, au milieu de tirs nourris lors de funérailles dans un village du Liban, alors que les femmes jetaient des fleurs sur le cercueil.

La septième victime est une mère de cinq enfants, tuée d'une balle perdue alors qu'elle se trouvait chez elle et comptabilisée parmi les "martyrs" du Hezbollah.

Francs-tireurs sur les toits

Les deux formations chiites accusent les Forces Libanaises d'avoir déployé des francs-tireurs sur les toits des immeubles environnants et d'avoir visé leurs partisans qui s'approchaient des quartiers chrétiens jouxtant le secteur.

Les Forces Libanaises ont démenti et réclamé une enquête officielle, accusant le Hezbollah d'avoir "envahi" les quartiers chrétiens.

Vendredi, le journal Al-Akhbar, proche du Hezbollah, a publié en première page un portrait du chef des Forces Libanaises, Samir Geagea, en uniforme nazi, avec une moustache à la Hitler, l'accusant d'avoir "planifié, préparé et exécuté un grand crime".

Armée déployée

La tension restait vive vendredi, décrété jour de deuil national. L'armée libanaise s'est déployée en force dans le quartier de Tayouné, théâtre des affrontements.

"Nous sommes revenus comme en 1975", date de début de la guerre civile, a déploré Fawzi Saghir, un concessionnaire de voitures à Tayouné.

Circonstances confuses

Jeudi, des centaines de miliciens d'Amal et du Hezbollah se sont déployés dans ce secteur proche du Palais de Justice, près de l'ancienne ligne de démarcation lors de la guerre civile (1975-1990).

Les circonstances exactes des violences restent confuses. L'armée a fait état "d'échanges de tirs" "au moment où les manifestants étaient en route pour protester". Le ministre de l'Intérieur Bassam Mawlawi a lui affirmé que des "francs-tireurs" avaient tiré sur les manifestants.

"Sérieux changements" réclamés

Moscou a appelé vendredi les acteurs de la crise à "faire preuve de retenue" et Ryad a appelé les dirigeants libanais à "de vrais et sérieux changements". Le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, a pour sa part plaidé pour une "enquête impartiale" sur l'explosion.

La manifestation jeudi a eu lieu après le rejet par la Cour de cassation des recours de députés et ex-ministres, permettant au juge Bitar de reprendre son enquête.

Il ne pourra cependant pas le faire avant mardi, alors que s'ouvre une nouvelle session parlementaire pendant laquelle les députés jouissent de l'immunité.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Shiffrin va cumuler vitesse et technique

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Mikaela Shiffrin veut cumuler technique et vitesse cet hiver (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Mikaela Shiffrin veut de nouveau cumuler épreuves techniques et de vitesse, y compris aux JO de Pékin, a-t-elle expliqué vendredi.

L'Américaine s'était focalisée la saison dernière sur le slalom et le géant après une année 2020 cauchemardesque.

"Dans l'idéal, je suivrai le même programme que lors des années qui ont précédé la saison dernière", a confié à la presse la triple lauréate du gros Globe de cristal, qui excelle en technique mais a aussi remporté deux de ses 69 succès en Coupe du monde en descente et quatre en super-G.

Après une année 2020 sans victoire - une disette inédite depuis 2011 -, marquée par le décès brutal de son père en février puis par la pandémie et une blessure au dos, la skieuse du Colorado a décroché trois succès début 2021 (un en géant et deux en slalom). Elle garde dans le viseur le record de 86 victoires établi par Ingemar Stenmark.

Pour un 3e titre en slalom

Ses Mondiaux réussis en février dernier à Cortina d'Ampezzo, avec quatre podiums en quatre courses dont un titre en combiné, dessinent aussi son ambition pour les Jeux olympiques (4-20 février 2022). Elle visera à Pékin une troisième médaille d'or consécutive en slalom.

"Je veux disputer chaque course, si je me qualifie", a annoncé la championne, précisant néanmoins qu'il faudrait "réévaluer" son état physique comme mental en cours de saison, tant les Jeux sont à la fois épuisants et aléatoires.

"Dès que l'on atterrit, il y a le décalage horaire. Et ensuite il faut courir un jour, s'entraîner le suivant, courir de nouveau, s'entraîner, recourir", "le tout pendant deux ou trois semaines si l'on arrive plus tôt", sans pouvoir "planifier beaucoup de récupération".

Pression

Par ailleurs, notamment sur ces pentes chinoises que découvriront les concurrents, "la météo peut tout changer" et les possibilités de reprogrammation sont limitées. "Donc vous pouvez tout faire bien, être reposée, prête à y aller fort, et échouer totalement pour des raisons qui échappent à votre contrôle", a-t-elle expliqué.

D'où la "pression" particulière de l'événement, a poursuivi Mikaela Shiffrin. "Vous espérez aller aux Jeux", "l'apogée" d'une carrière sportive, "et pourtant c'est très inconfortable, tout le long", et "c'est une sorte de métaphore pour toute ma carrière", a raconté celle qui lutte pour rester "au sommet" de son sport.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Coronavirus

Italie: mobilisation pacifique contre le certificat Covid

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Manifestation contre le passeport sanitaire au Cirque Maxime à Rome. (© KEYSTONE/EPA/RICCARDO ANTIMIANI)

Des milliers d'opposants à l'obligation du passeport sanitaire pour travailler, entrée en vigueur vendredi en Italie, se sont mobilisés dans le pays pour manifester et bloquer l'entrée des ports ou des entrepôts. Cela sans incidents majeurs à déplorer.

Seules quelques perturbations sont venues, aux premières heures de cette journée couperet, du secteur des transports et de la logistique, où localement jusqu'à 40% des effectifs ne sont pas vaccinés.

Vendredi matin, environ 300 dockers avaient dressé un piquet de grève à une entrée du port de Gênes pour empêcher les camions de livrer, selon un photographe de l'AFP. "Aujourd'hui c'est vraiment difficile de décharger", témoignait Marco, un chauffeur-routier de 50 ans, cité par l'agence Ansa. "Moi j'ai fait le vaccin pour travailler".

A Trieste (nord-est), "le port fonctionne" malgré le rassemblement de plus de 6500 opposants, a assuré le président de la région Frioul-Vénétie Julienne, Massimiliano Fedriga. "Bien sûr il y a quelques difficultés à certains points de passage, mais il fonctionne". Même constat dans le Sud à Naples et dans les ports de l'Adriatique, à Bari et Brindisi notamment.

"Citoyens, pas marionnettes", "Pas de passeport sanitaire, pas de discrimination", pouvait-on lire sur des banderoles à Trieste.

A Venise, le réseau des célèbres navettes fluviales "vaporetto" a lui aussi fonctionné normalement, de même que les transports publics de Rome ou Milan. A Settala, près de Milan, une trentaine de salariés ont empêché l'accès à un site de la société de livraison DHL.

Hausse des congés maladie

Par ailleurs le quart des 400'000 travailleurs agricoles italiens et étrangers ne sont pas vaccinés, selon la confédération agricole Coldiretti. "Avec la récolte des olives, des pommes et les vendanges, cela peut créer quelques difficultés", a reconnu Romano Magrini, un responsable de Coldiretti, joint par l'AFP.

A la mi-journée, l'assurance sociale italienne a fait d'une hausse de 23% des congés maladie d'un vendredi sur l'autre.

En vertu du texte de loi adopté par le gouvernement de coalition de Mario Draghi, tout employé n'ayant pas été vacciné ou n'ayant pas récemment guéri du Covid-19 doit montrer à son employeur la preuve d'un test négatif qu'il a lui-même payé, sous peine d'être déclaré absent et privé de salaire.

Un employé qui parviendrait à se rendre sur son lieu de travail sans son passeport sanitaire encourt jusqu'à 1500 euros d'amende. Plus de 85% des Italiens âgés de plus de 12 ans ont reçu au moins une dose, mais jusqu'à trois millions d'autres, non vaccinés, risquent de se voir refuser l'accès à leur lieu de travail.

Pari en partie gagné

En rendant le passeport sanitaire obligatoire, l'exécutif veut encourager les réfractaires à se faire immuniser. Pari en partie gagné puisque 560'000 nouveaux certificats avaient été téléchargés mercredi et 860'000 jeudi.

Mario Draghi espère limiter le risque de foyers épidémiques et éviter de nouveaux confinements en Italie, l'un des pays européens les plus durement touchés par la pandémie avec plus de 130'000 morts et une chute de son PIB de 8,9% en 2020.

Croissance prévue de l'économie

Le programme de vaccination lancé en décembre l'an dernier a permis de maintenir les taux d'infection à un bas niveau et la 3e économuie de la zone euro devrait connaître une croissance de 5,8% cette année, selon les dernières prévisions du FMI.

A Rome, où une manifestation anti-passeport sanitaire avait dégénéré en affrontements violents samedi dernier, un rassemblement a réuni pacifiquement dans l'après-midi quelques milliers de personnes sur la place du Circo Massimon selon des journalistes de l'AFP. Des manifestants offraient des roses aux forces de l'ordre en signe d'apaisement.

Samedi, les syndicats ont appelé à un défilé anti-fasciste pour dénoncer l'attaque du siège de la Cgil, la principale confédération du pays, lors de la manifestation anti-passeport sanitaire du 9 octobre, imputée à un petit groupe d'extrême droite, Forza Nuova.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Décollage de la plus longue mission spatiale habitée de la Chine

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Les trois astronautes avant leur dépar. (© KEYSTONE/AP)

Trois astronautes, dont une femme, ont décollé très tôt samedi pour la station spatiale chinoise en construction selon des images diffusées en direct par la télévision publique CCTV. Ils devraient y rester six mois, une durée record pour le géant asiatique.

Leur vaisseau Shenzhou-13 a été propulsé durant la nuit à 00h23 par une fusée Longue-Marche 2F, depuis le centre de lancement de Jiuquan dans le désert de Gobi (nord-ouest). Les trois astronautes vont rejoindre Tianhe ("Harmonie céleste"), le seul module déjà en orbite sur les trois qui constitueront à terme la station spatiale.

La mission de l'équipage consiste à poursuivre la construction de la station, à vérifier ses différents équipements et à mener quelques expériences scientifiques. Ils réaliseront par ailleurs deux, voire trois sorties dans l'espace.

Leur séjour permettra de doubler le record de durée pour une mission habitée chinoise, établi en septembre par les astronautes de la mission précédente, Shenzhou-12, qui étaient restés trois mois dans Tianhe.

Le nouvel équipage comprend deux hommes: le général Zhai Zhigang (55 ans), qui fut le premier Chinois à effectuer une sortie extravéhiculaire en 2008, et Ye Guangfu (41 ans), dont c'est le premier vol dans l'espace.

Ils feront équipe avec Wang Yaping (41 ans), qui participe à une nouvelle mission habitée, huit ans après un premier voyage en 2013, qui avait fait d'elle la deuxième Chinoise dans l'espace.

Connue pour avoir donné lors de son précédent séjour un cours de physique en direct à 60 millions d'écoliers grâce à une liaison vidéo, elle renouvellera l'expérience lors de cette mission Shenzhou-13. Elle deviendra la première Chinoise à effectuer une sortie dans l'espace.

Cette mission est la cinquième sur les 11 (habitées et non-habitées) qui seront nécessaires au total à la construction de la station spatiale chinoise, qui devrait être achevée fin 2022.

Appelée Tiangong ("Palais céleste"), elle sera semblable en taille à l'ancienne station soviétique Mir (1986-2001). Sa durée de vie sera d'au moins 10 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Au moins 41 morts dans un attentat-suicide à Kandahar

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Intérieur de la mosquée attaquée. Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans sont confrontés à une vague d'attentats sanglants menés par l'EI. Sa branche locale, l'État islamique-Khorasan (EI-K), a ciblé ces dernières semaines les talibans et la minorité chiite afghane. (© KEYSTONE/AP/Sidiqullah Khan)

Au moins 41 personnes ont été tuées lors de la prière du vendredi dans un attentat-suicide contre une mosquée chiite de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, le berceau des talibans. Ces derniers sont ainsi défiés en plein coeur de leur fief traditionnel.

Selon des témoins, plusieurs explosions ont frappé la mosquée Fatemieh, dans le centre de Kandahar, la deuxième plus grande ville du pays, au moment de la grande prière hebdomadaire du vendredi.

"Nous nous préparions pour la prière, quand nous avons entendu des tirs. Deux personnes ont pénétré dans la mosquée et ont tiré sur les gardes qui ont tiré en retour. L'un d'eux s'est fait exploser dans la mosquée, après lui, deux autres se sont aussi fait exploser", a indiqué Sayed Rohullah, employé de sécurité à la mosquée, faisant état d'un troisième kamikaze à l'extérieur de l'édifice.

Cette attaque survient exactement une semaine après un attentat-suicide contre une mosquée chiite de Kunduz (nord-est), revendiqué par l'organisation djihadiste Etat islamique (EI) et qui a fait plusieurs dizaines de victimes.

Attaque pas revendiquée

Un responsable taliban local a confirmé qu'il s'agissait d'un "attentat-suicide" et qu'une enquête avait été ouverte. L'opération, menée par plusieurs hommes non identifiés, n'a pas été revendiquée à ce stade. Si elle était revendiquée par l'EI, ce serait la première fois que ce groupe frappe à Kandahar.

"Selon les informations recueillies dans nos hôpitaux, 41 personnes ont été tuées et environ 70 blessées", a indiqué Hafiz Abdulhai Abbas, responsable de la santé à Kandahar.

Besoin urgent de sang

"Nous sommes débordés. Il y a trop de cadavres et de blessés amenés à notre hôpital. Nous avons un besoin urgent de sang. Nous avons prié tous les médias locaux de Kandahar de demander aux gens de venir donner du sang", a-t-il ajouté.

Une quinzaine d'ambulances se sont rendues sur place, alors que les forces de sécurité talibanes ont été déployées aux abords du site, dont l'accès restait bloqué, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Nous sommes attristés d'apprendre qu'une explosion a eu lieu dans une mosquée de la confrérie chiite (...) de la ville de Kandahar, dans laquelle un certain nombre de nos compatriotes ont été tués et blessés", a tweeté le porte-parole taliban du ministère de l'Intérieur, Qari Sayed Khosti.

Vagues d'attentats

Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans sont confrontés à une vague d'attentats sanglants menés par l'EI. Sa branche locale, l'État islamique-Khorasan (EI-K), a ciblé ces dernières semaines les talibans et la minorité chiite afghane.

Vendredi dernier, à Kunduz, à la même heure, un kamikaze avait déclenché un gilet explosif dans la foule lors de la grande prière du vendredi à la mosquée chiite de Gozar-e-Sayed, tuant au moins une quarantaine de fidèles. L'attentat de Kunduz est l'attaque la plus meurtrière depuis le départ des troupes américaines du pays le 30 août.

Chiites considérés comme hérétiques

L'EI-K, groupe sunnite rival des talibans qui se présente comme le seul garant d'une vision rigoriste de l'islam, a ciblé à de nombreuses reprises ces dernières années la minorité chiite, considérée comme "hérétique" - et en particulier les hazaras.

Les talibans eux-mêmes s'en sont souvent pris dans le passé aux chiites, qui représentent entre 10% et 20% de la population afghane (environ 40 millions d'habitants au total). Mais depuis leur arrivée au pouvoir, ils se sont dits déterminés à garantir leur sécurité.

Défi aux talibans

Cette attaque, en plein fief taliban, est "un défi lancé aux talibans qui prétendent détenir le contrôle du pays", analyse Abdul Sayed, chercheur spécialisé dans le suivi des groupes djihadistes afghans pour la plateforme ExTrac.

"S'ils ne peuvent pas protéger Kandahar d'une attaque de l'EI-K, comment pourraient-ils protéger le reste du pays de l'EI-K?", demande l'analyste.

Dans un tweet, l'ONU a "condamné la dernière atrocité visant une institution religieuse et des fidèles" et demandé à ce que les responsables de cette attaque "rendent des comptes"

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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