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"Je ne suis pas né capitaine, c'est un travail de longue haleine"

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Un Granit Xhaka la tête basse pendant le match contre le Portugal. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Près de trois semaines après la débâcle contre le Portugal (1-6) en huitièmes de finale de la Coupe du monde, Granit Xhaka évoque la fin en queue de poisson de l'équipe de Suisse au Qatar.

En interview avec Keystone-ATS, le capitaine de la sélection helvétique s'exprime en détail sur la Coupe du monde au Qatar. Il réagit sur le débat qui entoure son rôle au sein de l'équipe nationale.

Xhaka s'est longtemps tu, il a eu besoin de temps pour digérer la sortie manquée à Doha. Après de courtes vacances en famille, il s'est préparé à Londre pour la deuxième partie de la saison de Premier League. Au cours d'un long entretien téléphonique, le milieu de terrain aux 111 sélections a démontré sa détermination. "Personne en Suisse ni à l'étranger ne peut me montrer du doigt en avançant que j'en ai pas assez fait. Je suis très fier de mon parcours."

Il n'a pas besoin d'élan de sympathie, mais les discussions autour de son rôle ont irrité la star d'Arsenal. "Je ne suis pas né capitaine, le bandeau n'est pas le résultat d'un seul bon match, derrière se cache un travail franc de longue haleine. Au cours de ma carrière, j'ai dû écarter beaucoup de grosses pierres de mon chemin."

"Ce fut un match totalement bizarre"

- Granit Xhaka, avez-vous réussi à vous intéresser devant la TV à la suite du Mondial après l'élimination amère de la Suisse ?

"J'ai regardé tous les matches, pas seulement la finale. On aurait pu difficilement imaginer une finale plus spectaculaire. Grandiose, wow ! Les Argentins ont cherché le k.-o. comme contre les Pays-Bas. Et si Martinez n'avait pas réussi son incroyable parade à la 123e minute, les Argentins auraient quitté le terrain amers."

- Retour sur vous. Que reste-t-il après la débâcle contre le Portugal ?

"Très franchement, j'ai eu besoin de plusieurs jours pour digérer ce résultat. Ce fut un match totalement bizarre. Déjà la grande différence dans la performance de nos courses est criante. Les Portugais ont couru dix kilomètres de plus. Ainsi, on n'a aucune chance dans un huitième de finale normal.

- Comme cela a-t-il pu se passer ?

"Comment, pourquoi ? Evoquer des raisons tactiques est trop simple pour moi. La capacité de courir n'a rien à voir avec la tactique. C'est mon opinion. Ma frustration reste grande parce que je suis persuadé que c'était vraiment une bonne occasion, comme rarement connue, de stopper les Portugais. C'est pourquoi c'est si difficile d'accepter l'ampleur de la défaite.

"Nous sommes allés à nos limites"

- La question du pourquoi subsiste. L'engagement dans ce moment le plus important du mondial est confus

- Les Portugais étaient plus frais, plus reposés. Ils avaient changé huit postes par rapport à leur dernier match de poule. Nous avions des joueurs touchés, mais peu d'autres options. Et c'est clair: le duel intensif contre les Serbes nous a coûté beaucoup de force et d'énergie sur le plan mental.

- Vous évoquez le déficit d'énergie. Beaucoup d'observateurs ont tiré le parallèle avec le déroulement du Mondial 2018. Là aussi, après un duel spectaculaire avec les Serbes pour boucler la phase préliminaire, une faible performance avait suivi en huitième de finale contre la Suède.

"Laissez-moi lever le bras. Le coup d'envoi de cette Coupe du monde contre le Cameroun (1-0) était o.-k., pas plus. Aurions-nous continué à jouer de la sorte, nous aurions été déclassés par le Brésil et contre la Serbie, l'issue n'aurait pas été positive. Ainsi, la progression nécessaire est venue, une très bonne performance défensive contre l'un des favoris du tournoi (Brésil) et une performance géante contre les Serbes, bien meilleurs qu'il y a quatre ans en Russie. Nous devions en conséquence aller à nos limites."

- Votre rôle de capitaine a été critiqué par certains commentateurs. Comment encaissez-vous la critique ?

"Cela me dérange que ce soit des gens pas professionnels en relation avec moi qui parle de football. Je ne veux pas y prêter attention et commenter ces paroles. S'ils ont le sentiment que je ne suis pas le bon capitaine, cela ne me préoccupe pas.

- Vous restez capitaine ?

"Je ne suis pas né capitaine, le bandeau n'est pas le fruit d'un bon match; derrière se cache un travail franc de longue haleine. Au cours de ma carrière, j'ai dû écarter beaucoup de grosses pierres de mon chemin. Personne en Suisse ni à l'étranger ne peut me montrer du doigt en avançant que j'en ai pas assez fait. Je suis très fier de mon parcours. Et les experts ne doivent jamais oublier une chose: en football, tout se décide sur le terrain et rien dans les studios de la TV.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Au tour d'Allegri de relever le défi du Napoli

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Massimiliano Allegri va tenter de relever le défi napolitain. (© KEYSTONE/AP/Antonio Calanni)

Après l'AC Milan et la Juventus Turin, Massimiliano Allegri va entraîner un autre grand nom du football italien. Il s'est engagé avec Naples, qui a annoncé son arrivée en remplacement d'Antonio Conte.

"Naples souhaite la bienvenue à Massimiliano Allegri, au poste d'entraîneur de l'équipe première", a indiqué dans son communiqué le Napoli, officialisant ainsi une nomination donnée pour acquise depuis plusieurs semaines par la presse italienne.

Passé par la Juve (2014-19 et 2021-24) et l'AC Milan (2010-14 et 2025-26), Allegri, 58 ans, a signé un contrat de trois ans jusqu'en 2029 avec le vice-champion d'Italie 2026.

Si son palmarès (cinq titres de champions d'Italie et deux finales de la Ligue des champions avec la Juventus Turin, un titre de champion d'Italie avec l'AC Milan) en fait le meilleur entraîneur italien en activité, son retour à l'AC Milan l'été dernier a été un retentissant échec.

Son équipe, sur le podium depuis le début de la saison, s'est effondrée à partir de mars et a fini à la 5e place du Championnat d'Italie. Elle a ainsi laissé échapper sa qualification pour la Ligue des champions lors de la 38e et dernière journée en s'inclinant à domicile face à Cagliari (2-1). Au lendemain de cette déroute, le 25 mai, Allegri a été renvoyé, comme trois autres membres de la direction sportive du club rossonero.

A Naples, il trouvera une équipe portée par l'Ecossais Scott McTominay, le Belge Kevin De Bruyne et relancée par Conte qui a devancé d'un point l'Inter Milan pour le titre 2025, avant de céder le scudetto au club nerazzuro un an plus tard. Contrairement à l'AC Milan qui enchaîne les désillusions, Naples est dans un cycle positif avec deux titres de champion d'Italie (2023, 2025) et une Supercoupe d'Italie 2025 en quatre ans.

Mais Conte, pressenti de son côté pour prendre les commandes de l'équipe d'Italie n'a pas caché pour expliquer son départ malgré ses bons résultats, hors Ligue des champions (élimination dès la phase de ligue), que l'environnement napolitain était éreintant. Il aura tenu deux ans au pied du Vésuve.

Depuis la fin de la saison 2025-26, neuf des vingt équipes de Serie A ont changé d'entraîneur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nagelsmann démissionne du poste de sélectionneur de la Mannschaft

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Le départ de Julian Nagelsmann n'est pas une surprise après l'élimination de l'Allemagne par le Paraguay. (© KEYSTONE/AP/Martin Meissner)

Quatre jours après l'humiliante élimination en 16es de finale de la Coupe du monde contre le Paraguay, Julian Nagelsmann a présenté sa démission de son poste de sélectionneur de l'Allemagne.

Selon le quotidien Bild et Sky, Julian Nagelsmann, sous contrat jusqu'à l'été 2028, a accepté la demande de la Fédération allemande de démissionner de son poste qu'il occupait depuis septembre 2023, proposition qui lui avait été faite jeudi après une réunion de trois heures pour analyser le nouveau fiasco allemand en Coupe du monde.

La succession de Julian Nagelsmann (38 ans) devrait donc s'ouvrir assez rapidement, avec Jürgen Klopp (59 ans) en grandissime favori. Après des passages à succès sur le banc de Mayence et du Borussia Dortmund, Klopp est devenu une légende à Liverpool, décrochant le titre de champion d'Angleterre en 2020, mettant fin à 30 ans de disette, un an après le sacre en Ligue des champions.

En janvier 2024, il avait annoncé son départ de Liverpool en fin de saison, neuf ans après son arrivée chez les Reds à l'automne 2015. Depuis le 1er janvier 2025, il est sous contrat avec Red Bull en tant que directeur mondial du football, chapeautant les différents clubs détenus par la marque autrichienne de boissons énergisantes.

Le défi du successeur de Nagelsmann s'annonce immense, alors que l'Allemagne reste sur trois monumentales humiliations en Mondiovision, en phase finale de Coupe du monde: deux éliminations au 1er tour en 2018 et en 2022, et une sortie en 16es de finale il y a quatre jours à Foxborough près de Boston contre le très modeste Paraguay (1-1, 4 tab à 3).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Guy Parmelin supporte l'équipe de Suisse à Vancouver

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Guy Parmelin est venu encourager l'entraîneur de la Nati Murat Yakin avant le match contre l'Algérie. (© Keystone/PETER KLAUNZER)

Le président de la Confédération Guy Parmelin a assisté à Vancouver au match des seizièmes de finale de la Coupe du monde opposant l'équipe nationale suisse à l'Algérie. "Allez la Suisse !", écrit-il sur les réseaux sociaux. Sa casquette fait déjà le buzz.

"Switzerland Great Since 1291", tel est le slogan inscrit sur le couvre-chef rouge vif que M. Parmelin portait au stade de Vancouver. Cette inscription doit sans doute être comprise comme une allusion au président américain Donald Trump. Le républicain aime porter une casquette arborant son slogan politique: "Make America Great Again".

La casquette du ministre de l'économie a-t-elle également attiré l'attention du sélectionneur national Murat Yakin? Sur une photo que M. Parmelin a jointe à son message, on peut en tout cas voir le président de la Confédération, casquette sur la tête, discuter avec le coach de la Nati sur la ligne de touche.

Sur X, Guy Parmelin a fait part de sa fierté d'être au côté de l'équipe nationale à Vancouver. Pour le match, le Vaudois a pris place dans les tribunes à côté du président de la FIFA, le Valaisan Gianni Infantino.

A la fin de la rencontre, M. Parmelin a félicité les joueurs de la Nati. "Bravo à l'équipe de Suisse pour cette remarquable performance ! Une nouvelle qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde, qui récompense le travail, l'engagement et la détermination de toute l'équipe. Let's go !", a-t-il lancé, toujours sur les réseaux sociaux.

Au prochain tour, la Suisse affrontera le vainqueur du match entre la Colombie et le Ghana.

Le président de la Confédération est actuellement en Amérique du Nord dans le cadre d'une mission économique et scientifique. Il a rencontré lundi le représentant américain au Commerce Jamieson Greer. Après les Etats-Unis et le Mexique, il doit aussi se rendre au Mexique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mondial: L'Argentine et la Colombie favorites

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Lionel Messi et l'Argentine doivent assurer leur rang face au Cap-Vert. (© KEYSTONE/AP/Charlie Riedel)

Les trois derniers 16es de finale du Mondial ont lieu vendredi en Amérique du Nord.

Championne du monde en titre, l'Argentine devrait se défaire du Cap-Vert, tandis que le vainqueur entre la Colombie et le Ghana pourrait affronter la Suisse au tour suivant.

Pour sa première participation à la Coupe du monde, le Cap-Vert pouvait difficilement espérer mieux. Invaincus en phase de groupe (3 nuls), les Requins bleus s'apprêtent à affronter une montagne à Miami (samedi à 00h en Suisse): l'Argentine de Lionel Messi, meilleur buteur de l'histoire de la compétition (19). Il s'agit probablement le duel le plus déséquilibré de ces 16es de finale, mais les Cap-Verdiens veulent croire en leur étoile, à l'image de leur exemplaire gardien Vozinha. L'Albiceleste a cependant toutes les cartes en main pour mettre un point final à la jolie aventure des Requins bleus.

Si elle parvient à battre l'Algérie (vendredi 05h en Suisse). l'équipe de Murat Yakin aura les yeux rivés sur Kansas City, où se joue le dernier 16e de finale qui désignera son adversaire pour le tour suivant entre la Colombie et le Ghana (03h30 en Suisse). Invaincue dans le groupe K (deux victoires et un nul contre le Portugal), la Colombie a validé son retour au premier plan après avoir manqué l'édition 2022 et abordera cette confrontation en favorite. Elle devra trouver la clé du verrou défensif des Black Stars, mis en place par son ex-sélectionneur Carlos Queiroz, qui était sur le banc de la Tricolor entre février 2019 et décembre 2020.

Enfin, le duel entre l'Australie et l'Egypte à Arlington s'annonce plus indécis (20h en Suisse). Au classement FIFA, seuls deux rangs séparent ces sélections (27e contre 29e, avantage australien), qui sont en quête d'un premier succès en phase finale de Coupe du monde. Tant les Pharaons que les Socceroos n'ont remporté qu'un seul match en phase de groupes, mais les Australiens ont concédé une défaite (2-0 contre les Etats-Unis) alors que Mohamed Salah et ses coéquipiers sont toujours invaincus.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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