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Jean Castex démissionne, Elisabeth Borne aux portes de Matignon

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Jean Castex a annoncé lundi avoir remis sa lettre de démission à Emmanuel Macron. (© KEYSTONE/AP/Francois Mori)

Jean Castex a présenté lundi sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a accepté. Elisabeth Borne devrait probablement être nommée à la tête du gouvernement, trente ans après le départ d'Edith Cresson de Matignon, jusqu'alors seule femme à avoir occupé cette fonction.

Jean Castex a annoncé lundi à l'AFP avoir remis sa lettre de démission à Emmanuel Macron. Le chef de l'Etat "l'a acceptée", a ajouté l'Elysée, qui précise que le Premier ministre assure "le traitement des affaires courantes jusqu'à la nomination du nouveau Gouvernement", après une heure d'entrevue avec le président de la République à l'Elysée.

Dimanche, M. Castex avait expliqué que "c'est une nouvelle ère qui s'ouvre" pour lui, "sans remords, ni regrets", après près de deux ans à être "Premier ministre de l'intendance".

Grande favorite

Grande favorite selon plusieurs sources gouvernementales, la ministre du Travail Elisabeth Borne pourrait gravir le perron de l'hôtel Matignon en fin d'après-midi pour prendre ses nouvelles fonctions.

Emmanuel Macron avait assuré il y a une semaine à Berlin qu'il savait déjà le nom de son prochain Premier ministre, doté selon lui d'un profil "social", "écologique" et "productif".

Depuis, les rumeurs allaient bon train. Seule certitude, croyait savoir son entourage: ce sera une femme. D'autant que 74% des Français sont pour, selon un sondage Ifop publié dans le JDD.

Pour le chef du MoDem François Bayrou, allié d'Emmanuel Macron, il faut une personne, homme ou femme, qui ait "du leadership, de l'expérience". Et il faut une empathie assez grande avec le chef de l'Etat car, "quand le président de la République déteste le Premier ministre, les choses ne peuvent que tourner mal", a-t-il souligné dimanche au Grand Jury, citant le cas de François Mitterrand et de son Premier ministre Michel Rocard (1988-1991).

Classe politique "machiste"

Après un weekend dominé par les noms des anciennes ministre Catherine Vautrin (ex-LR), Valérie Létard (centriste) ou Marisol Touraine (ex-PS), c'est celui de la ministre du Travail, Elisabeth Borne, qui bruissait parmi plusieurs conseillers de l'exécutif lundi après-midi.

Cette technicienne tenace, jugée loyale, est perçue par la macronie comme ayant fait ses preuves au gouvernement pendant tout le dernier quinquennat, des Transports au Travail en passant par l'Ecologie.

Outre l'avantage d'être une femme, cette ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal a également le mérite d'appartenir à l'aile gauche de la macronie, un atout à l'heure où s'annoncent de nouvelles réformes sociales, à commencer par "la mère des batailles" sur les retraites.

Plaçant "la justice sociale et l'égalité des chances" au coeur de ses combats, l'hypothèse de sa nomination était toutefois vue avec circonspection par certains lieutenants d'Emmanuel Macron, jugeant le profil de cette ingénieure devenue préfète "pas assez politique", alors qu'elle doit affronter pour la première fois le suffrage universel lors des législatives de juin dans le Calvados.

Une femme à Matignon? Edith Cresson, la seule à avoir occupé le poste (1991-1992), a souhaité dans le JDD "beaucoup de courage" avec une classe politique "machiste".

Changer de méthode

Ce choix est d'autant plus stratégique qu'il vient confirmer l'orientation qu'entend se donner le chef de l'Etat, qui a promis de tenir compte de la colère exprimée par de nombreux Français pendant la crise des "gilets jaunes" et lors de l'élection présidentielle, et de changer de méthode.

"La composition du nouveau gouvernement, l'identité des grands ministres, l'identité du ou de la Première ministre peut avoir une importance très forte sur les élections législatives", avait ainsi souligné dimanche soir sur LCI le sondeur Frédéric Dabi, de l'Ifop, en rappelant que "la nomination d'Edouard Philippe en 2017 avait permis à la majorité présidentielle de casser la droite en plusieurs morceaux".

Mais, relève-t-il, "l'impatience des Français" se focalise surtout "sur des questions d'inflation, de pouvoir d'achat, d'environnement et de sécurité" auxquelles il va falloir répondre dans un contexte anxiogène de crise du Covid et de guerre en Ukraine qui favorisent l'envolée les prix de l'énergie et de l'alimentation.

Le défi de la gauche

Pour l'heure, le bloc présidentiel est crédité de quelque 26% d'intentions de vote aux législatives et conserverait une majorité à l'Assemblée nationale, défié toutefois par la Nouvelle union populaire écologique et sociale entre LFI, EELV, PS et PCF (Nupes), qui obtiendrait 28% et le Rassemblement national (24%) de Marine Le Pen.

Ces oppositions accusent M. Macron de "casse sociale", fustigeant notamment la réforme de la retraite à 64-65 ans annoncée.

Le chef de LFI Jean-Luc Mélenchon, qui a recueilli 22% des voix au premier tour de la présidentielle, a lui annoncé dimanche vouloir porter le Smic à 1500 euros net en cas de succès de Nupes aux législatives. Lui-même candidat au poste de Premier ministre en cas de victoire de sa coalition aux législatives, il a ironisé lundi sur Twitter: "Grande tension avant la nomination de mon prédécesseur. Sera-t-elle de droite ou bien de droite ? Personne ne veut le job. C'est un CDD de mission d'intérim."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Conférence de Lugano: "Pas trop tôt pour parler de reconstruction"

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Le consul honoraire pour l'Ukraine en Suisse Andrej Lushnycky doute que le président ukrainien Volodymyr Zelensky, représenté sur la photo, puisse assister à la conférence de Lugano les 4 et 5 juillet (archives). (© KEYSTONE/EPA/LUDOVIC MARIN / POOL)

Il n'est pas trop tôt pour parler de la reconstruction en Ukraine, selon son consul honoraire en Suisse Andrej Lushnycky. Il décrit la conférence de Lugano, qui aura lieu les 4 et 5 juillet, comme le point d'orgue après les sommets de l'UE, de l'OTAN et du G7.

La conférence de Lugano aura pour objectif la reconstruction de l'Ukraine après la guerre déclenchée par la Russie en février. "Les conditions ne sont certes pas idéales, mais il faut se préparer", a déclaré le consul dans une interview publiée samedi dans Le Temps.

"Des plans A, B voire C doivent être prêts à être mis à exécution" quand la guerre s'arrêtera, a-t-il poursuivi. Et de préciser qu'il attend de la conférence qu'un financement soit discuté et une feuille de route établie, tenant compte des critères écologiques.

"Le défi consistera à trouver un équilibre entre les intérêts des entreprises locales et ceux des investisseurs étrangers. Des mesures de transparence sont indispensables pour assurer la bonne gouvernance des projets", a déclaré l'homme de 52 ans.

Il a concédé que l'Ukraine connaît des problèmes de corruption, "un cancer dans chaque société". Il s'est toutefois montré optimiste: "La volonté d'intégration européenne et l'énorme solidarité que vit le pays sont autant d'incitations à faire des progrès rapides et décisifs sur ce plan."

M. Zelensky pas présent physiquement

Andrej Lushnycky ne pense pas que le président ukrainien Volodymyr Zelensky pourra assister physiquement à la conférence de Lugano. Mais il trouverait important que le président de la Confédération Ignazio Cassis se rende à Kiev, notamment pour "réaliser l'ampleur du désastre de la guerre". "On ne revient pas indemne d'une telle visite."

Concernant le statut de candidat à l'adhésion à l'UE récemment accordé à l'Ukraine, M. Lushnycky s'est dit conscient que le processus sera long. Consul honoraire depuis 2014, il est aussi président de la Société ukrainienne de Suisse et membre du conseil du Congrès mondial des Ukrainiens. Il est arrivé en Suisse à l'âge de 20 ans pour étudier à l'Université de Fribourg.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Nouvelles violences, tentative de "coup d'Etat" pour le président

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Le président Guillermo Lasso a décrit les manifestations qui secouent l'Equateur comme une tentative de "coup d'Etat". (© KEYSTONE/EPA/Jose Jacome)

Pour la deuxième journée consécutive, de violents affrontements ont éclaté vendredi après-midi autour du Parlement à Quito entre manifestants indigènes et forces de l'ordre. Le président équatorien Guillermo Lasso a dénoncé une tentative de "coup d'Etat".

Comme la veille, aux jets de pierres, mortiers d'artifice et objets de toutes sortes lancés par les protestataires, les forces de l'ordre ripostaient au canon à eau et avec des grenades lacrymogènes et assourdissantes, a constaté l'AFP en fin d'après-midi. Mais vers 18h00 locales, les affrontements avaient nettement baissé d'intensité. Des heurts isolés se poursuivaient ici et là avec de petits groupes de manifestants.

Vidéo à l'appui diffusée sur son compte Twitter, la police a dénoncé l'intrusion de manifestants dans l'ambassade d'Egypte, voisine du lieu des affrontements, à partir de laquelle "ils attaquent les forces de l'ordre avec des explosifs".

"Jusqu'à obtenir des résultats"

"Le but de toutes ces violences est de perpétrer un coup d'Etat", a estimé M. Lasso, dans une allocution sur les médias publics, appelant la communauté internationale à agir "contre cette tentative de déstabilisation de la démocratie en Equateur".

Près de 14'000 manifestants indigènes sont mobilisés dans tout le pays pour protester contre la hausse du coût de la vie et exiger notamment une baisse des prix des carburants, d'après la police qui estime leur nombre à près de 10'000 dans la capitale.

Les violences ont fait six morts et des dizaines de blessés, alors que Quito est en grande partie paralysée et ses accès bloqués par de nombreux barrages routiers. Le leader du mouvement, Leonidas Iza, chef de la Confédération des nationalités indigènes d'Equateur (Conaie), organisation fer de lance des manifestations, a prévenu vendredi dans un entretien avec l'AFP que la mobilisation durera "jusqu'à obtenir des résultats".

"Par tous les moyens légaux"

"Iza ne contrôle plus la situation. Il n'a plus aucun contrôle sur les manifestations et la criminalité que ses actions irresponsables ont générées", a accusé le président Lasso, prévenant que le gouvernement utiliserait "tous les moyens légaux à sa disposition pour affronter les vandales".

Il a cependant encore répété être "ouvert pour parvenir à un dialogue avec des résultats concrets", appelant ses "frères et soeurs indigènes" à "retourner dans leurs communautés".

"Les petits producteurs sont en mauvaise posture, les prix sont élevés, nous nous battons pour survivre", criait Carlos Pilla, un indigène originaire de Tungurahua (sud). "Si nous avons une réponse positive aujourd'hui, nous partirons aujourd'hui même, en paix et la tête haute".

"Trompés"

"Nous ne pouvons plus retenir la colère du peuple. L'indignation échappe à notre contrôle et au contrôle de nos organisations", a affirmé de son côté le leader de la Conaie, jugeant que les indigènes "se sont sentis trompés" par des mois des discussions sans résultat avec le gouvernement sur la hausse du coût de la vie.

"Ils ne veulent pas dialoguer (...) Ils ne veulent pas la paix. Jusqu'à présent, la seule chose qu'ils ont montrée, ce qu'ils veulent la violence", a dénoncé dans la matinée le ministre des Affaires gouvernementales, Francisco Jimenez, sur une radio locale.

L'armée a de son côté indiqué que des soldats qui assuraient la sécurité d'un convoi routier ont été "agressés par un groupe violent" jeudi à Caspigasi, en banlieue de Quito, et que 17 militaires ont été gravement blessés.

L'objectif de ce convoi, venu du nord-ouest de Quito, "était de permettre le flux logistique de plus de 1000 camions qui sont bloqués sur cette route", ce qui affecte sérieusement l'approvisionnement de la capitale, selon l'armée, alors que certains quartiers commencent à souffrir de pénuries.

Soutien des militaires

Le gouvernement assure que les demandes des manifestants, juste sur les carburants, coûteraient à l'Etat plus d'un milliard de dollars par an. Pour compliquer la donne, et d'éventuelles discussions, Guillermo Lasso, diagnostiqué positif au Covid-19, est depuis mercredi contraint à l'isolement.

Le président conservateur au pouvoir depuis un an, voit dans cette révolte une tentative de le renverser. Entre 1997 et 2005, trois présidents équatoriens ont dû quitter le pouvoir sous la pression des autochtones.

Il peut toutefois compter sur le soutien des militaires qui ont mis en garde les manifestants, les accusant de représenter un "grave danger" pour la démocratie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les pays du Commonwealth sont libres d'abandonner la monarchie

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A l'ouverture du sommet du Commonwealth à Kigali, l'héritier à la Couronne britannique a reconnu que les racines du Commonwealth "plongent profondément dans la période la plus douloureuse de notre histoire". (© KEYSTONE/EPA/EUGENE UWIMANA)

Le prince Charles a affirmé vendredi à Kigali, en ouverture de la réunion des dirigeants du Commonwealth, que les Etats membres étaient libres d'abandonner le giron de la monarchie et exprimé sa "tristesse" pour le passé esclavagiste de la Grande-Bretagne.

Ce sommet (CHOGM) se tient au Rwanda, qui a intégré le Commonwealth en 2009, au moment où l'association aux 54 Etats membres est traversée par de profondes interrogations, dans une période de transition pour la monarchie britannique et de remise en question du passé colonialiste.

Dans 14 des Etats membres, la Reine Elizabeth II est la cheffe de l'Etat, et certains d'entre eux n'ont pas caché leur volonté de prendre leurs distances avec la monarchie, dans le sillage de la Barbade qui s'est officiellement proclamée république en novembre 2021.

"Le Commonwealth compte en son sein des pays qui ont eu des liens constitutionnels avec ma famille, certains qui continuent d'en avoir et de plus en plus qui n'en ont pas", a déclaré le prince Charles, qui représente sa mère la reine Elizabeth II, cheffe du Commonwealth.

"Je tiens à dire clairement, comme je l'ai déjà dit, que le régime constitutionnel de chaque membre, en tant que république ou monarchie, relève uniquement de la décision de chaque Etat membre", a-t-il insisté, devant des dizaines de dirigeants parmi lesquels les Premiers ministres britannique Boris Johnson et canadien Justin Trudeau.

L'héritier à la Couronne britannique a également reconnu que les racines du Commonwealth "plongent profondément dans la période la plus douloureuse de notre histoire".

"Je ne peux décrire la profondeur de ma tristesse personnelle face à la souffrance de tant de gens, alors que je continue à approfondir ma compréhension des effets durables de l'esclavage", a-t-il déclaré.

"Préjugé"

Le CHOGM se tient en pleine polémique sur un accord d'expulsion de migrants clandestins du Royaume-Uni vers le Rwanda, qui a suscité l'indignation de nombreuses ONG de défense des droits humains, de l'ONU et de l'Eglise anglicane.

Selon la presse britannique, le prince Charles a également manifesté en privé son désaccord avec ce dispositif, qu'il a qualifié de "consternant".

Le gouvernement britannique a promis de persister sur ce programme d'expulsions, bloqué à la dernière minute le 14 juin par une décision de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

Le prince Charles a rencontré vendredi matin Boris Johnson. Mais le Premier ministre britannique a indiqué qu'il ne détaillerait pas la teneur de l'entretien.

M. Johnson a dit aux médias britanniques à Kigali qu'il était "confiant" dans le fait que le programme fonctionnerait.

"Nous allons contiuer avec cette politique et... le partenariat avec le Rwanda est un bon moyen d'avancer", a-t-il ajouté.

Boris Johnson a fait l'éloge des "pas de géant" réalisés par le Rwanda, petit pays d'Afrique de l'Est qui a connu depuis la fin du génocide de 1994 un développement économique spectaculaire. Il est toutefois régulièrement critiqué pour sa politique en matière de droits humains.

En amont du CHOGM, 23 ONG ont rappelé dans une lettre ouverte leurs "graves préoccupations" à ce sujet.

Parallèlement, la République démocratique du Congo voisine avait demandé au Royaume-Uni de condamner le Rwanda, qu'il accuse d'"agression" dans l'est du Congo et de soutenir le groupe armé du M23.

Secrétaire générale réélue

La secrétaire générale du Commonwealth, la Britannico-Dominicaine Patricia Scotland, a été réélue de justesse vendredi après-midi pour un nouveau mandat de deux ans, mettant fin à plusieurs mois de campagne parfois tendue.

La ministre jamaïcaine des Affaires étrangères, Kamina Johnson Smith, briguait le poste, avec le soutien du Royaume-Uni qui avait exprimé son mécontentement à l'égard de la gestion de Mme Scotland.

Le CHOGM doit s'achever samedi, lors d'une journée qui verra l'intégration de deux nouveaux membres, le Togo et le Gabon.

"De nouvelles nations cherchent à se joindre, ce qui montre tout ce que vous devez savoir sur la santé et la vitalité de notre Commonwealth", a déclaré Boris Johnson.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le combiné nordique sauve sa place, la parité progresse

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Le combiné nordique a obtenu un sursis olympique (© KEYSTONE/EPA/KIMIMASA MAYAMA)

Le combiné nordique a sauvé sa place au programme des JO 2026 de Milan, qui se rapprocheront encore de la parité avec 47% de participation féminine. Le CIO l'a annoncé.

Plus faible audience des derniers Jeux d'hiver à Pékin, cet alliage de saut à ski et de ski de fond était sur la sellette en raison de ses épreuves uniquement masculines et de sa base géographique étroite, quatre pays s'étant partagé les 27 dernières médailles attribuées.

Malgré "cette situation extrêmement préoccupante", la commission exécutive du CIO a décidé de maintenir ces trois épreuves en 2026, soit les individuelles sur petit et grand tremplin et l'épreuve par équipes.

"L'argument décisif" a été "la situation des athlètes masculins, pour qui les Jeux olympiques ne sont que dans trois ans et demi et qui s'y préparent déjà depuis de nombreuses années", a expliqué Karl Stoss, président de la commission du programme olympique.

La reconduction de ce sport au programme des JO 2030 - dont la ville-hôte n'est pas encore connue - dépendra en revanche "d'une évolution positive significative, notamment en ce qui concerne la participation et l'audience", précise le CIO.

Il n'est pas non plus question pour l'heure d'inclure des épreuves féminines, puisque les femmes "n'ont connu qu'un seul Championnat du monde à ce jour, avec la participation d'athlètes de dix fédérations nationales seulement", ajoute l'organisation.

Malgré cette entorse persistante à la féminisation, les JO 2026 progresseront vers la parité avec 47% de participation féminine contre 45,4% à Pékin, et quatre épreuves féminines supplémentaires.

Côté nouveautés et comme décidé en juillet 2021, le ski-alpinisme fera ses premiers pas olympiques avec un sprint hommes, un sprint femmes et un relais mixte.

En ski alpin, l'épreuve parallèle par équipes mixtes - largement critiquée pour son inéquité faute de pouvoir tracer des parcours identiques - va elle disparaître.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nouvelle manifestation après le report de la candidature à l'UE

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Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté vendredi soir à Tbilissi, capitale de la Géorgie, pour l'adhésion à l'Union européenne. (© KEYSTONE/AP/Shakh Aivazov)

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté vendredi soir à Tbilissi, capitale de la Géorgie, contre la politique du gouvernement et pour l'adhésion à l'Union européenne, après l'échec du pays à obtenir le statut de candidat à l'UE.

Les manifestants, agitant des drapeaux géorgiens et européens, se sont rassemblés autour du Parlement où ils ont fait retentir l'hymne de l'Union européenne, a constaté un journalite de l'AFP sur place.

Plusieurs organisations pro-européennes et l'ensemble des formations d'opposition avaient appelé à manifester pour accentuer la pression sur le parti au pouvoir Rêve géorgien, accusé de dérive autoritaire et avoir détérioré la relation avec Bruxelles.

"Quelles que soient les promesses faites par le gouvernement géorgien, nous ne croyons pas qu'il respectera sa parole", ont affirmé les organisateurs de la manifestation sur Facebook.

"Le peuple géorgien doit défendre son choix européen", ont-ils souligné.

Tbilissi a posé sa candidature à l'adhésion à l'UE avec l'Ukraine et la Moldavie, après que la Russie a lancé son offensive contre son voisin ukrainien.

Jeudi, les dirigeants européens ont décidé d'accorder le statut de candidat officiel à Kiev et Chisinau et se sont dits "prêts à accorder le statut de candidat" à Tbilissi une fois que des réformes importantes auront été menées.

Le Conseil européen a toutefois "décidé de reconnaître la perspective européenne de la Géorgie", ce que la présidente géorgienne Salomé Zourabichvili a qualifié de geste "historique".

"Nous sommes prêts à travailler avec détermination au cours des prochains mois pour obtenir le statut de candidat", a-t-elle écrit jeudi sur Twitter.

Pour sa part, le parti Rêve géorgien du milliardaire Bidzina Ivanichvili a défendu son bilan démocratique et accusé l'opposition de chercher à "renverser les autorités en organisant des manifestations anti-gouvernementales".

Lors d'une conférence de presse, le Premier ministre géorgien, Irakli Garibachvili, a lui aussi assuré vendredi que son gouvernement était "mobilisé" pour remplir les conditions de l'UE et obtenir le statut de candidat "le plus vite possible".

120'000 dans la rue

Lundi, au moins 120'000 personnes sont descendues dans les rues de Tbilissi pour demander l'adhésion à l'Union européenne de cette ex-république soviétique du Caucase, un record depuis des décennies.

La semaine dernière, la Commission européenne avait déclaré qu'elle évaluerait d'ici à la fin de 2022 "la manière dont la Géorgie remplit un certain nombre de conditions avant de lui accorder le statut de candidat".

Parmi les priorités identifiées par la Commission figurent notamment la fin de la polarisation politique, les progrès en matière de liberté des médias, de réformes judiciaires et électorales.

La Géorgie veut depuis des années de rejoindre l'UE et l'Otan. Sur fond de ces ambitions, une courte guerre l'a opposé en 2008 à la Russie, qui a reconnu dans la foulée l'indépendance de deux territoires séparatistes géorgiens.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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