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Kavanaugh intronisé à la cour suprême des Etats-Unis

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Le juge Brett Kavanaugh est devenu le 102e membre de la cour suprême des Etats-Unis (archives). (©KEYSTONE/EPA POOL/MICHAEL REYNOLDS)

Brett Kavanaugh a prêté serment samedi comme juge de la cour suprême des Etats-Unis, moins de trois heures après avoir obtenu au Sénat sa confirmation. Il est ainsi devenu, à 53 ans, le 102e membre à faire son entrée dans la plus haute juridiction américaine.

"C'est une soirée historique", a lancé M. Trump lors d'un rassemblement électoral à Topeka, dans le Kansas. "Je me tiens devant vous aujourd'hui après une formidable victoire pour notre nation, pour notre peuple et pour notre constitution", a déclaré le 45e président américain sous les acclamations de la foule.

Le Sénat a approuvé la nomination du juge Kavanaugh à la cour suprême à une très courte majorité (50-48), mettant un terme à un processus de confirmation chaotique marqué par des accusations d'agression sexuelle contre le magistrat. "J'applaudis et je félicite le Sénat pour la confirmation de notre formidable candidat", a tweeté M. Trump après le vote.

Cris de protestation

Les accusations contre le juge ont accentué les clivages au sein de la société américaine et des milliers de personnes ont protesté contre la confirmation de Brett Kavanaugh à Washington et dans quelques autres villes dont Seattle. Un millier de manifestants ont passé la journée de samedi devant la cour suprême, située à quelques dizaines de mètres du Capitole.

Brandissant des pancartes hostiles au juge Kavanaugh, les protestataires ont scandé des slogans comme "Pas de justice, pas de siège" ou "Votez contre eux". Certains ont exprimé leur colère en frappant sur les portes de bronze du bâtiment de la cour suprême. Finalement, la police a éloigné les manifestants du bâtiment et les a tenus à distance. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées.

Au Sénat, le vote a été plusieurs fois interrompu par des cris de protestation venus de la galerie du public, avant que les perturbateurs ne soient évacués.

Une abstention

Le Sénat, qui donne le feu vert pour les nominations à vie au sein du temple du droit américain, a voté suivant les lignes partisanes - les républicains pour et les démocrates contre -, à l'exception d'un élu démocrate. La républicaine de l'Alaska Lisa Murkowski, qui avait annoncé qu'elle voterait non, s'est finalement abstenue.

L'élue, qui remettra son mandat en jeu en 2022, s'est pourtant attiré les foudres du président. "Elle ne s'en remettra pas. Je pense que les gens de l'Alaska ne lui pardonneront jamais pour ce qu'elle a fait", a déclaré M. Trump.

A 53 ans, le juge Kavanaugh va ainsi rejoindre la plus haute juridiction des Etats-Unis, qui vérifie la constitutionnalité des lois et arbitre les conflits les plus délicats de la société américaine, comme le droit à l'avortement, la peine de mort, l'encadrement des armes à feu, le mariage homosexuel et la protection de l'environnement.

Donald Trump peut crier victoire. Comme promis pendant la campagne, il a fait pencher l'institution dans le camp conservateur en nommant deux juges depuis son entrée en fonctions. Les "progressistes" sont désormais en minorité (quatre sur neuf).

Elections de mi-mandat

C'est un revers pour les démocrates et défenseurs des droits civiques qui s'étaient mobilisés dès sa nomination en juillet pour tenter d'empêcher la confirmation du juge Kavanaugh.

Donald Trump espère que ce succès politique, couplée à une ligne dure sur l'immigration et à une économie en pleine croissance, poussera ses partisans à le remercier dans les urnes lors des "midterms", et à lui offrir une majorité plus confortable au congrès.

"Les républicains vont très bien s'en sortir", a-t-il dit samedi à des journalistes l'accompagnant au Kansas. "Nous bénéficions d'un dynamisme que l'on n'avait pas vu depuis des années".

Les démocrates espèrent, eux, que cette nouvelle polémique mobilisera l'électorat féminin et leur permettra de reprendre le contrôle du congrès. "Aux Américains, à tous les millions de gens outrés par ce qu'il s'est passé ici, il n'y a qu'une réponse: votez", a lancé samedi avant le vote au Sénat le chef de la minorité démocrate, Chuck Schumer.

 

(ATS)

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Combats en Birmanie: la Thaïlande met en garde contre une intrusion

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La Birmanie est proie à une rébellion depuis que l'armée a renversé le gouvernement démocratiquement élu d'Aung San Suu Kyi (archives). (© KEYSTONE/EPA/LYNN BO BO)

La Thaïlande a prévenu vendredi qu'elle n'accepterait aucune "violation" de son sol à la suite de combats près de sa frontière côté birman, où le pouvoir militaire a confirmé le retrait de ses troupes de la ville stratégique de Myawaddy.

"Nos soldats montent la garde le long de la frontière, montrant ainsi que nous sommes prêts à protéger et à ne laisser personne violer notre souveraineté", a déclaré à des journalistes le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Parnpree Bahiddha-Nukara, venu vendredi à Mae Sot, cité sise à la frontière avec la Birmanie.

"La Thaïlande a clairement indiqué qu'elle ne permettrait à personne de violer son territoire, qu'elle ne l'accepterait pas", a-t-il ajouté, alors que des Birmans se sont pressés par centaines ces derniers jours à la frontière pour fuir les combats.

Les forces de l'Union nationale Karen (KNU) combattant les militaires au pouvoir ont annoncé jeudi que les troupes gouvernementales avaient quitté Myawaddy, une localité stratégique pour le commerce avec la Thaïlande.

Quelque 200 soldats birmans sont partis de cette ville pour se réfugier sur un pont la reliant à Mae Sot, avait déclaré à l'AFP Padoh Saw Taw Nee, le porte-parole de la KNU.

Zaw Min Tun, le porte-parole de la junte, a confirmé jeudi soir aux médias nationaux que ces militaires "avaient dû se retirer" de leur base, invoquant la sécurité de leurs familles.

Pourparlers

Il a souligné, auprès de la BBC en langue birmane, que les autorités birmanes et thaïlandaises étaient en pourparlers "à leur sujet" mais n'a pas fourni leur nombre. Certains combattants de la KNU sont entrés à Myawaddy, a-t-il par ailleurs reconnu, sans donner plus de détails.

La Thaïlande a une frontière de 2400 kilomètres de long avec la Birmanie, où le coup d'Etat militaire de 2021 a rallumé le conflit avec les minorités ethniques.

Vendredi matin, le calme régnait de nouveau autour de la Moei, la rivière qui sépare les deux pays, ont constaté sur place des journalistes de l'AFP.

Un soldat thaïlandais a raconté qu'il avait entendu des coups de feu et des explosions en Birmanie pendant sa garde de nuit à la frontière.

Vendredi, côté birman, un haut-parleur diffusait des prières bouddhistes.

Défaite humiliante

Sept blindés thaïlandais transportant des troupes sont arrivés vendredi matin pour assurer la relève, soulevant des nuages de poussière sur la route.

Une poignée de camions sont parvenus à entrer en Thaïlande en provenance de Birmanie par le "2e pont de l'amitié", selon des journalistes de l'AFP. Aucun n'a été vu circulant dans l'autre sens.

Une source au sein de la KNU a affirmé que ses combattants et les "Forces de défense du peuple" alliées avaient affronté l'armée vendredi à Kawkareik, à environ 40 kilomètres de Myawaddy par la route, sans autres précisions.

Un habitant de la ville voisine de Kyonedoe a assuré que deux civils avaient été blessés par des tirs d'artillerie dans la nuit de jeudi à vendredi.

La junte birmane envoyait pour sa part des renforts vers Myawaddy, ont déclaré des sources militaires à l'AFP jeudi.

La prise complète de cette localité constituerait une défaite humiliante pour les généraux birmans au pouvoir, après une série de revers sur le champ de bataille ces derniers mois, notamment dans le nord et l'ouest de la Birmanie.

Il y a deux jours, un groupe ethnique armé de l'Etat de Rakhine (ouest) a appelé la population de la capitale régionale Sittwe à en partir, prévenant qu'une "bataille décisive" se préparait.

Des affrontements secouent cet Etat depuis que l'armée d'Arakan (AA) a attaqué les forces de sécurité en novembre, mettant fin à un cessez-le-feu largement respecté depuis le coup d'État militaire de 2021.

La junte tient Sittwe mais, ces dernières semaines, les combattants de l'AA ont progressé dans les districts environnants, l'encerclant pratiquement.

"Bataille décisive"

"Je voudrais conseiller aux personnes qui sont bloquées dans les zones ennemies comme Sittwe et Kyaukpyu de venir et de rester dans nos zones libérées dès que possible", a lancé le chef de l'AA, Twan Mrat Naing, dans un discours mercredi.

"Nous devons nous préparer à une bataille décisive", a-t-il ajouté.

La Thaïlande a quant à elle fait savoir qu'elle se préparait à accueillir jusqu'à 100'000 Birmans.

La Birmanie est proie à une rébellion depuis que l'armée a renversé le gouvernement démocratiquement élu d'Aung San Suu Kyi. Mais la junte fait actuellement face à la menace la plus grande qu'elle ait jamais connue.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Formule 1: la saison 2025 commencera en Australie

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24 Grands Prix en 2025 aussi pour la F1 (© KEYSTONE/EPA/ALI HAIDER)

Le calendrier 2025 de la F1 est déjà dévoilé ! La saison comportera 24 Grands Prix, les mêmes qu'en 2024, mais débutera mi-mars en Australie, ont indiqué les organisateurs du championnat.

Melbourne accueillera la manche inaugurale de la 76e édition du championnat du monde de Formule 1 du 14 au 16 mars, puis le paddock se rendra en Chine la semaine suivante, avant de faire étape à Suzuka (Japon) début avril. Bahreïn, théâtre du lancement de la saison depuis plusieurs années, a été décalé à mi-avril, une semaine avant la course en Arabie saoudite. Ce changement est motivé par le ramadan, qui aura lieu en mars l'an prochain.

Contrairement à cette année, ces deux manches retrouveront le format habituel d'un week-end de F1 avec la course le dimanche. Seul le GP de Las Vegas en fin de saison aura lieu un samedi. Le reste du calendrier 2025 sera très semblable à celui de 2024, avec quelques dates légèrement modifiées comme le Grand Prix d'Espagne à Barcelone avancé à début juin ou celui de Hongrie repoussé après la course en Belgique, juste avant la trêve estivale.

Trois "triple headers" (trois week-ends de course consécutifs) seront au programme avec les enchaînements Japon, Bahreïn, Arabie saoudite en avril, puis Imola, Monaco, Barcelone fin mai-début juin, enfin Las Vegas, Qatar, Abu Dhabi pour conclure la saison fin novembre-début décembre.

La F1 n'a en revanche pas encore dévoilé le nombre de sprints ni les circuits qui les organiseront. Les dates et le lieu des tests de pré-saison sont également inconnus, même s'ils auront probablement lieu à Bahreïn comme ces dernières années.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Pas de classiques ardennaises pour Roglic

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Primoz Roglic: forfait pour les classiques ardennaises (© KEYSTONE/EPA/Juan Herrero)

Primoz Roglic est forfait pour les classiques ardennaises, a indiqué son équipe Bora-Hansgrohe. Le Slovène est convalescent après ses chutes au Tour du Pays basque début avril.

Il ne prendra donc pas le départ de la Flèche Wallonne mercredi et de Liège-Bastogne-Liège le 21 avril. Le vainqueur du dernier Giro avait chuté dans les 3e et 4e étapes du Tour du Pays basque.

"Primoz est resté avec nous toute la semaine pour soigner ses nombreuses blessures et son genou", a déclaré Dan Lorang, directeur de la performance dans sa formation. "Nous voulons qu'il se remette complètement de ses blessures, car notre grand objectif reste le Tour de France". Lundi sur Instagram, Roglic avait dévoilé une photo de son corps, recouvert d'une dizaine de pansements.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

JPMorgan: résultats meilleurs qu'attendu au 1er trimestre

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JPMorgan Chase a enregistré des résultats trimestriels meilleurs qu'attendu par le marché. L'établissement américain a tiré profit des commissions perçues dans la gestion d'actifs et la banque d'investissement, mais s'inquiète d'une inflation persistante. (archives) (© KEYSTONE/AP/Seth Wenig)

La banque américaine JPMorgan Chase a annoncé des résultats trimestriels meilleurs qu'attendu par le marché. L'établissement a tiré profit des commissions perçues dans la gestion d'actifs et la banque d'investissement, mais s'inquiète d'une inflation persistante.

Cette publication montre cependant une situation contrastée entre la gestion d'actifs et la banque d'investissements dont les commissions ont augmenté, et les revenus nets d'intérêts (NII) qui ont reculé de 4%. Les NII sont la différence entre les intérêts perçus sur les prêts consentis aux clients et les intérêts versés aux épargnants et aux créanciers.

Jamie Dimon, patron de la banque cité vendredi dans le communiqué, explique cette contreperformance des NII par une "compression des marges sur les dépôts et (par) un solde des dépôts inférieur, en particulier dans la banque de détail". Dans les échanges électroniques avant l'ouverture de la Bourse de New York, l'action JPMorgan reculait de 1,60%.

Attentes surpassées

Sur les trois premiers mois de l'année, l'établissement a engrangé un chiffre d'affaires en hausse de 9% à 41,93 milliards de dollars (38,2 milliards de francs) et enregistré un bond de 6% de son bénéfice net à 13,42 milliards, d'après un communiqué. C'est mieux que le consensus des analystes qui tablaient, respectivement, sur 41,69 et 12,18 milliards de dollars.

Rapporté par action et hors éléments exceptionnels --référence pour les marchés--, le bénéfice net ressort à 4,44 dollars. Le consensus anticipait 4,25 dollars. M. Dimon, considéré comme l'un des plus puissants dirigeants au monde, a par ailleurs relevé que "de nombreux indicateurs continu(aient) d'être favorables".

"Cependant, en regardant vers l'avenir, nous restons en alerte face à un nombre important de forces incertaines", a-t-il ajouté, citant notamment "un grand nombre de pressions inflationnistes persistantes, qui pourraient se poursuivre". Il a également mentionné "un paysage mondial inquiétant - des guerres terribles et de la violence qui continuent à causer de la souffrance, et des tensions géopolitiques qui grossissent".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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