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La campagne de trop

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Le directeur des équipes nationales Pierluigi Tami lundi matin à l'entraînement à Lisbonne: "J'avais eu un mauvais pressentiment", a-t-il dit. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le lundi de Pentecôte aura bien été celui de la gueule de bois pour l'équipe de Suisse. Au lendemain de la gifle reçue devant le Portugal, les raisons d'espérer sont bien minces.

L'équipe qui a éliminé l'automne dernier l'Italie à la course à la qualification directe pour la Coupe du monde au Qatar nage dans des eaux de plus en plus troubles. Trois jours après leur défaite 2-1 en République tchèque, un échec qui faisait tache contre l'équipe présumée la plus faible de ce groupe de Ligue des nations, les Suisses ont sombré à Lisbonne avec une défaite 4-0, la plus cinglante depuis quatorze ans. Devant Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers, les joueurs de Murat Yakin ont lâché mentalement. Depuis les tribunes, on voyait presque des juniors perdus dans un monde d'adultes.

L'Everest en tongs

Jeudi, l'équipe de Suisse affrontera une Espagne en mal de points après ses deux nuls contre le Portugal (1-1) et la République tchèque (2-2) avec une défense décapitée. Fabian Schär sera suspendu, Nico Elvedi est blessé et Manuel Akanji, qui éprouve une gêne à son genou, ne semble pas emballé à l'idée de rejouer cette saison alors qu'il s'apprête à finaliser un transfert dans un grand club. Affronter l'Espagne avec une charnière composée de Fabian Frei et d'Eray Cömert, les deux derniers défenseurs centraux valides, s'annonce une tâche aussi ardue que l'escalade de l'Everest en tongs.

"J'avais un mauvais pressentiment avant le rassemblement", avoue Pierluigi Tami. Les craintes du directeur des équipes nationales étaient fondées. Cette campagne de juin est bien celle de trop pour l'équipe de Suisse. "Le groupe est en difficulté, ajoute le Tessinois. Il ne faut pas se cacher: nous rencontrons des problèmes. Des joueurs ne sont pas arrivés en bonne condition. Le salut passe par une prise de conscience. Chacun doit faire un pas vers l'avant. Il ne sera, par ailleurs, que collectif. Nous devons élever le curseur. Contre le Portugal, l'organisation et la concentration ont été déficientes."

Un capitaine sous pression

La question des relations pour le moins tumultueuses entre le sélectionneur et le capitaine s'invite également au débat. L'équipe de Suisse s'est qualifiée pour la Coupe du monde sans Granit Xhaka. Avec son capitaine, elle a déjà perdu trois matches cette année, en Angleterre, en République tchèque et au Portugal, et n'a obtenu qu'un nul à Zurich contre le Kosovo.

S'il est sans doute un peu trop réducteur d'affirmer que l'équipe de Suisse est plus forte sans Granit Xhaka, il n'en demeure pas moins que la situation commence à peser. Murat Yakin n'entend pas laisser à son capitaine les libertés qui pouvaient être les siennes dans le coeur du jeu avec Vladimir Petkovic. Il est vrai aussi que Granit Xhaka n'a pas fait grand-chose lors des quatre matches livrés cette année en sélection pour s'affirmer comme le leader incontesté de l'équipe. Il risque très vite de se heurter à une véritable concurrence à mi-terrain si Denis Zakaria retrouve à l'automne la plénitude de ses moyens.

Murat Yakin affirmait il y a deux mois que Xhaka, Zakaria et Remo Freuler pouvaient être associés à mi-terrain. Cette certitude est-elle toujours de mise aujourd'hui ? Elle sera, en tout cas, mise à l'épreuve si le sélectionneur persiste dans son système en 4-2-3-1 qui offre à Xherdan Shaqiri la meilleure option pour briller. Même si son autonomie risque de ressembler de plus en plus à celle d'un joueur du dimanche, sa présence demeure indispensable. Le joueur de Chicago est le seul en mesure d'inspirer le jeu. Le problème est qu'il ne l'a fait que lors du premier quart d'heure à Lisbonne...

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Xabi Alonso quitte le Real Madrid, Alvaro Arbeloa le remplace

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Xabi Alonso n'aura passé que huit mois à la tête du Real Madrid. (© KEYSTONE/AP/Altaf Qadri)

Xabi Alonso n'est plus l'entraîneur du Real Madrid. Le club espagnol a annoncé lundi la résiliation du contrat de l'entraîneur de 44 ans, d'un commun accord. Il est remplacé par Alvaro Arbeloa.

"Le Real Madrid annonce que, d'un commun accord entre le club et Xabi Alonso, il a été décidé de mettre fin à son mandat d'entraîneur de l'équipe première", a écrit le géant espagnol dans un bref communiqué.

L'ex-défenseur espagnol Alvaro Arbeloa, champion du monde en 2010 aux côtés de Xabi Alonso et jusqu'ici à la tête de l'équipe réserve, va le remplacer sur le banc, a annoncé le Real dans un second communiqué.

Cette double annonce intervient au lendemain de sa défaite en finale de Supercoupe d'Espagne face au FC Barcelone (3-2). Xabi Alonso quitte donc la capitale espagnole seulement huit mois après son arrivée en grande pompe en provenance du Bayer Leverkusen.

Venu pour relancer le Real Madrid, son ancien club comme joueur, avec un projet collectif ambitieux, l'ancien milieu de terrain était menacé depuis le début de l'hiver après une série de mauvais résultats.

La situation n'est pas critique

La défaite dimanche face à l'éternel rival a sûrement été jugée comme celle de trop par les dirigeants madrilènes, qui ne lui ont pas accordé le temps qu'il réclamait pour faire progresser son équipe.

La révolution tactique promise lors du dernier Mondial des clubs aux Etats-Unis, dans la lignée de ses succès en Allemagne, n'aura jamais réellement pris, malgré des débuts très encourageants avec 13 victoires sur les 14 premiers matches.

La situation du Real, deuxième de Liga à quatre points du FC Barcelone, et bien parti pour finir dans le top 8 de la phase de ligue de la Ligue des champions, synonyme d'une qualification directe pour les huitièmes de finale, est loin d'être désastreuse.

Mais les résultats, et surtout le niveau collectif affiché par le géant madrilène, sont globalement jugés insuffisants dans la capitale espagnole, où deux défaites de rang peuvent avoir la tête d'un entraîneur.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne-Sport: Theo Bair blessé

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Absence forcée pour Theo Bair (© KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)

Coup dur pour le Lausanne-Sport à quelques jours de la reprise de Super League: son attaquant canadien Theo Bair (26 ans) sera absent de six à huit semaines. Il est blessé à une cheville.

Bair a dû quitter ses coéquipiers à la 79e minute lors d'un match amical le 8 janvier face à Neuchâtel Xamax. Il a été victime d’un traumatisme à la cheville touchant la syndesmose.

L'international canadien est le meilleur buteur du LS en Super League, avec six réussites.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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France: Rolland Courbis est décédé à l'âge de 72 ans

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Rolland Courbis lors de son bref passage au FC Sion (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Figure bien connue du football français, Rolland Courbis est décédé à l'âge de 72 ans, ont annoncé sa famille et RMC. Cet ancien défenseur et entraîneur avait aussi brillé comme consultant.

Comme joueur, Courbis a fêté trois titres de champion de France avec Marseille (1972) et Monaco (1978, 1982), ainsi qu'un titre de champion de Grèce avec Olympiakos (1974). Il s'est ensuite lancé dans une longue carrière d'entraîneur et a notamment dirigé Toulon, Bordeaux, Toulouse, Marseille et Montpellier. A l'étranger, il a aussi notamment entraîné très brièvement le FC Sion (deux matches en 2012).

Cet homme - qui avait une gouaille, un humour et une voix qui ont marqué les esprits - a longtemps aussi été une figure médiatique reconnue, notamment sur les antennes de la radio RMC. Il avait aussi sa part d'ombre, ayant été impliqué dans plusieurs affaires judiciaires qui lui ont valu plusieurs condamnations, dont de la prison ferme.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Serie A: Inter Milan et Naples ont fait 2-2 dans le choc

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McTominay marque son premier but malgré Akanji (© KEYSTONE/EPA/MATTEO BAZZI)

L'Inter Milan et Naples ont fait 2-2 dans le choc au sommet de la 20e journée de Serie A. L'équipe de Yann Sommer et Manuel Akanji a ainsi manqué l'occasion de s'échapper en tête du classement.

Les nerazzurri ont marqué par Dimarco (9e) et Calhanoglu (73e/penalty). Mais le tenant du titre a égalisé deux fois grâce à McTominay (26e/81e). L'Inter compte 43 points, soit trois de plus que l'AC Milan. Naples et l'AS Rome et Naples sont à quatre longueurs.

L'AC Milan a pour sa part arraché le nul 1-1 sur la pelouse de la Fiorentina grâce à Nkunku (90e). Pour la première fois de la saison, Ardon Jashari était titulaire chez les rossoneri. Il a été remplacé après une heure de jeu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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