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La chaleur accable de nouveau l'Europe occidentale

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La canicule favorise les incendies, comme ici au Portugal. (© KEYSTONE/EPA/NUNO ANDRE FERREIRA)

Accablée par des températures atteignant les 43 degrés en Espagne et au Portugal, l'Europe occidentale faisait face mardi à une deuxième vague de chaleur en à peine un mois. L'impact se révèle très préoccupant sur les sols et les glaciers.

La multiplication de ces phénomènes est une conséquence directe du réchauffement climatique selon les scientifiques, les émissions de gaz à effet de serre augmentant à la fois leur intensité, leur durée et leur fréquence.

"Une nouvelle vague de chaleur, la deuxième cette année, s'installe en Europe occidentale. Elle affecte principalement l'Espagne et le Portugal mais devrait s'intensifier et s'étendre", a déclaré, à Genève, Clare Nullis, porte-parole de l'Organisation météorologique mondiale.

Elle a alerté sur la situation critique de "sols très, très secs" et l'impact des températures sur les glaciers des Alpes : "C'est une très mauvaise saison pour les glaciers", a-t-elle insisté, un peu plus d'une semaine après l'effondrement en Italie d'un énorme bloc du glacier de la Marmolada, fragilisé par le réchauffement climatique, qui a fait onze morts.

En Espagne, les températures ont de nouveau franchi la barre des 40°C dans une grande partie de la moitié ouest du pays et notamment dans des zones habituellement tempérées. 43,3°C ont été enregistrés à Cordoue (sud) en milieu d'après-midi puis 43,5°C à Ribadavia (Galice, nord-ouest) vers 18h00, selon l'agence météo (Aemet).

Presque 44 degrés

A Mérida (sud-est) il a fait logiquement encore plus chaud : 43,9°C. Le pic de cette vague de chaleur devrait durer jusqu'à jeudi.

À Madrid, cette chaleur était extrêmement difficile à supporter dans les bureaux non climatisés.

"C'est un enfer", soupirait, la sueur au front, Dania Arteaga, une Vénézuélienne de 43 ans, entre deux coups de raclette pour nettoyer les vitrines d'un magasin du centre de la capitale espagnole.

Joaquín Abad, un plombier de 46 ans, en est venu à "écourter ses journées de travail" pour supporter la chaleur qui "empire d'année en année".

Favorisés par ces températures exceptionnelles, plusieurs incendies faisaient rage dans le pays, dont un avait déjà brûlé 2.500 hectares de végétation en Estrémadure (ouest).

Selon le gouvernement, entre le 1er janvier et le 3 juillet, 70.354 hectares de forêt sont partis en fumée en Espagne, soit près du double (+87%) de la moyenne des dix dernières années.

- reprises de feux au Portugal -

Au Portugal, attisés par des températures caniculaires et des vents violents, les feux de forêt qui avaient frappé le centre du pays ce week-end se sont de nouveau embrasés mardi, provoquant l'évacuation de plusieurs villages et mobilisant plus d'un millier de pompiers.

D'après des images des télévisions locales, pompiers et habitants s'efforçaient de freiner l'avancée des flammes qui menaçaient plusieurs localités des communes de Leiria, Pombal, Ourém ou Alvaizere, à un peu plus d'une centaine de kilomètres au nord de Lisbonne.

Selon le site de l'Autorité nationale de protection civile, cinq foyers mobilisaient dans cette même région quelque 1.200 pompiers, plus de 300 véhicules et une douzaine d'avions ou hélicoptères.

Le risque d'incendie avait déjà poussé les autorités à fermer le parc naturel très touristique de Sintra, à l'ouest de Lisbonne, alors que la mercure est monté jusqu'à 43,1 degrés dans le centre du pays.

"Les prévisions météorologiques des prochains jours demeurent extrêmement préoccupantes pour le risque d'incendies", a réaffirmé mardi le Premier ministre Antonio Costa, alors que les températures devaient dépasser les 40 degrés dans une grande partie du territoire.

Le thermomètre est monté jusqu'à 43,1 degrés Celsius près de la ville d'Abrantes (district de Santarém).

- Les ministres mobilisés en France -

En France, où cet épisode de forte chaleur devrait se prolonger au moins jusqu'en début de semaine prochaine, les températures étaient comprises mardi entre 36 et 38 degrés, voire 39 degrés, sur la façade atlantique, le Sud-Ouest et la basse vallée du Rhône.

La Première ministre Elisabeth Borne a appelé le gouvernement à se mobiliser face à l'"impact très rapide" de la chaleur "sur l'état de santé des populations, en particulier des personnes les plus vulnérables".

Les températures élevées devraient ensuite se propager à d'autres parties d'Europe occidentale ou centrale. En Suisse, la canicule doit s'installer dès mercredi, avec un premier pic jeudi, selon les météorologues.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Législatives en France: l'extrême droite veut la majorité absolue pour gouverner

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"La réalité, c'est qu'au Rassemblement national, tout est approximations ou reniements", a dénoncé le Premier ministre Gabriel Attal sur le média franceinfo. (© KEYSTONE/EPA AFP POOL/STEPHANE DE SAKUTIN / POOL)

A douze jours du premier tour des législatives en France, le chef de file de l'extrême droite Jordan Bardella a déclaré mardi qu'il ne briguerait pas le poste de Premier ministre s'il n'est pas certain de disposer d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale.

Pressenti comme futur chef de gouvernement en cas de victoire de son camp, le patron du Rassemblement national (RN) déclare qu'il aura "besoin d'une majorité absolue" à l'issue des élections des 30 juin et 7 juillet, convoquées à la surprise générale par le président Emmanuel Macron après sa débâcle aux européennes du 9 juin.

"Je veux être en situation d'agir", a affirmé sur le média Cnews/Europe 1 le président du RN, dont le parti est arrivé largement en tête des européennes et caracole en tête des sondages d'opinion, avec 33% d'intentions de vote.

"Pas un collaborateur du président"

En cas de cohabitation avec Emmanuel Macron, M. Bardella "n'envisage pas d'être un collaborateur du président" mais réclame "le pouvoir pour changer de politique dans notre pays". Or, "s'il y a une majorité relative, le Premier ministre ne peut pas agir".

Pour "créer les conditions de cette majorité", il a souligné avoir "tendu la main" au parti de droite Les Républicains (LR) et à son président Eric Ciotti, qui a fait imploser sa formation en acceptant une alliance sans précédent avec l'extrême droite.

S'il obtient la majorité, la "première mesure" de M. Bardella sera de faire voter un budget rectificatif incluant une baisse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur l'énergie et les carburants, alors que le pouvoir d'achat est un des sujets centraux de la campagne.

En revanche, la suppression de la TVA sur les "produits de première nécessité", promise par l'extrême droite, attendra le budget suivant, "à la rentrée".

Abroger la réforme des retraites

Lundi, M. Bardella avait aussi dit qu'il abrogerait "à partir de l'automne" la controversée réforme des retraites, adoptée sous l'impulsion de M. Macron au printemps 2023 après des mois de contestation, tentant de lever le flou sur ce sujet, point de friction avec Eric Ciotti qui est, lui, favorable à la réforme.

"Il y a les urgences et les réformes", a plaidé mardi celui qui dit s'apprêter à "hériter d'un pays en situation de quasi faillite" et souhaite d'abord effectuer "dès (son) arrivée" un "audit des comptes de l'Etat", alors que l'état des finances publiques fait débat.

La Commission européenne doit ouvrir mercredi la voie à des procédures disciplinaires pour déficits publics excessifs contre une dizaine de pays de l'Union européenne, dont la France.

"Tout est approximations ou reniements"

L'extrême droite préparerait-elle les esprits à de possibles renoncements ? "La réalité, c'est qu'au Rassemblement national, tout est approximations ou reniements", a dénoncé le Premier ministre Gabriel Attal sur le média franceinfo.

Selon lui, "s'agissant de Jordan Bardella, il y a de moins en moins de programme et de plus en plus de conditions, ça commence à ressembler à un refus d'obstacle".

Une "troisième voie"

M. Attal a défendu les propositions "crédibles" de la "troisième voie" qu'il affirme incarner, entre les "extrêmes" du RN à droite et du Nouveau Front populaire à gauche qui "promettent, dans leurs programmes, un matraquage fiscal à tous les étages pour financer leurs folies budgétaires".

Les sondages accordent jusqu'ici moins de 20% des intentions de vote à la majorité présidentielle.

Recherche d'une tête d'affiche à gauche

Pendant ce temps, la coalition de gauche du Nouveau Front populaire, créditée de 28% d'intentions de vote, se cherche toujours une tête d'affiche, au risque d'étaler ses divisions.

Mathilde Panot, une des dirigeantes de La France Insoumise (LFI, gauche radicale), a ainsi affirmé sur la chaîne France 2 qu'il reviendrait au parti disposant du "plus grand groupe à l'Assemblée nationale" à gauche de "proposer aux autres forces le nom d'un Premier ministre".

Cela pourrait avantager le parti du très clivant Jean-Luc Mélenchon, qui a investi 229 candidats, contre 175 pour les socialistes, 92 pour les écologistes et 50 pour les communistes.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, défend une autre voie et demande "un vote" des futurs députés du Nouveau Front populaire si la gauche est majoritaire au soir du 7 juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Fisker se déclare en faillite

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Le secteur des véhicules électriques fait face à une forte concurrence de constructeurs en Chine (archives). (© KEYSTONE/AP/DAMIAN DOVARGANES)

Le fabricant américain de SUV électriques Fisker s'est placé sous la protection de la loi sur les faillites américaines, a-t-il annoncé dans un communiqué. Le constructeur a notamment souffert de l'inflation notamment ainsi que de difficultés de production.

Fisker "a déposé une demande de protection au titre du chapitre 11" (la loi sur les faillites, NDLR), et est "en discussions avancées avec des investisseurs" concernant notamment la vente de ses actifs, a annoncé le fabricant dans un communiqué, dans la nuit de lundi à mardi. "Comme d'autres entreprises du secteur des véhicules électriques, nous avons été confrontés à divers vents contraires, à la fois sur ce marché mais aussi d'ordre macroéconomique, avec un impact sur notre capacité à fonctionner efficacement", poursuit la société.

"Après avoir évalué toutes les options pour notre entreprise, nous avons déterminé que procéder à la vente de nos actifs en vertu du chapitre 11 était la voie la plus viable pour l'entreprise", écrit-elle. Fisker, en difficulté depuis des mois, avait déjà décidé d'interrompre la fabrication de l'"Ocean", son 4x4 électrique, dont la production avait été lancée en 2022.

La société avait fait son entrée en Bourse courant 2020, via une fusion avec une filiale de la société d'investissement Apollo, la valorisant à l'époque à 2,9 milliards de dollars. Pour se différencier, Fisker mettait en avant le recours à des matériaux écologiques ou recyclés pour certaines parties de son véhicule.

L'an dernier, Fisker avait engrangé environ 273 millions de dollars de revenus, et produit 10.193 SUV Ocean, selon son site internet. Son directeur général, Henrik Fisker, avait évoqué à l'occasion de la présentation des résultats annuels, fin février, une année 2023 difficile, avec notamment des délais d'approvisionnement pour certaines pièces, mais aussi des problèmes de main d'oeuvre, et les conséquences de l'inflation sur la demande.

L'entreprise était alors en discussion avec une autre entreprise automobile susceptible de la renflouer, mais les négociations ont été rompues en mars. Le secteur des véhicules électriques fait face à une forte concurrence de constructeurs en Chine. Dans de contexte, Tesla, le principal fabricant aux États-Unis, a annoncé environ 14'000 licenciements, mi-avril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

Icône de la Nouvelle Vague, Anouk Aimée s'en est allée

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L'actrice française Anouk Aimée, ici avec le réalisateur Claude Lelouch lors du festival de Cannes 2019 (archives). (© Keystone/EPA/SEBASTIEN NOGIER)

La Nouvelle Vague ped l'une de ses icônes. L'actrice Anouk Aimée est décédée mardi, à son domicile parisien, à l'âge de 92 ans, a annoncé son agent à l'AFP.

L'actrice de "Un homme et une femme", "Lola" et "La Dolce Vita" est "partie ce matin", a annoncé à l'AFP l'agent Sébastien Perrolat, de l'agence TimeArt.

Manuela Papatakis, la fille d'Anouk Aimée et du réalisateur Nico Papatakis, a également fait part de son décès. "Avec ma fille, Galaad, et ma petite fille, Mila, nous avons l'immense tristesse de vous annoncer le départ de ma maman Anouk Aimée. J'étais tout auprès d'elle lorsqu'elle s'est éteinte ce matin, chez elle, à Paris", a-t-elle écrit sur son compte Instagram.

Née Françoise Dreyfus le 27 avril 1932 à Paris, Anouk Aimée a accédé à une notoriété internationale en partageant l'écran avec Jean-Louis Trintignant dans le mythique "Un homme et une femme" de Claude Lelouch, Palme d'or en 1966. Le rôle lui vaudra le Golden Globe de la meilleure actrice et une nomination à l'Oscar.

Anouk Aimée aura tourné avec les plus grands du cinéma franco-italien: Jacques Demy ("Lola"), Federico Fellini ("La Dolce vita" et "Huit et demi"), Marco Bellocchio, Jacques Becker ou André Cayatte, qui la lance en 1949 dans "Les amants de Vérone".

Elle s'était fait plus rare récemment. Mais elle avait fait un retour émouvant en 2019 à Cannes, pour reformer le couple mythique de "Un homme et une femme", dans une suite tournée par Claude Lelouch, "Les Plus belles années d'une vie".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'édition 2026 partira de Barcelone

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Tadej Pogacar (à gauche) et Jonas Vingegaard (au centre) pourraient se retrouver sur les routes espagnoles pour le Tour de France 2026, comme en 2023 lors du départ de Bilbao. (© KEYSTONE/EPA L'EQUIPE POOL/PAPON BERNARD)

Le Tour de France partira de Barcelone en 2026, a annoncé la société organisatrice Amaury Sport Organisation (ASO) mardi. Ce sera le troisième départ d'Espagne dans l'histoire de l'épreuve.

"Barcelone est une ville prestigieuse et c'est une ville de sport", a souligné Christian Prudhomme auprès de l'AFP. Le directeur du Tour de France a précisé qu'il y aurait "deux étapes complètes et le départ" de la troisième étape en Catalogne.

Ce sera la troisième fois depuis sa création en 1903 que la Grande Boucle s'élancera du territoire espagnol après Saint-Sébastien en 1992 et Bilbao en 2023. Ce sera aussi le quatrième "grand départ" de l'étranger en cinq ans (le 27e en 113 éditions) après Copenhague en 2022, Bilbao en 2023 et Florence en 2024, avant celui de Lille en 2025.

"Candidate depuis longtemps"

"Ces grands départs-là permettent au Tour de France de rayonner davantage encore, a défendu Prudhomme. Je le revendique à la condition expresse qu'il y ait des petits villages français dans les villes-étapes du Tour, comme Evaux-les-Bains cette année, Castelnau-Magnoac en 2022 ou Châtillon-sur-Chalaron en 2023."

Barcelone, ville-hôte des Jeux Olympiques de 1992, était "candidate depuis longtemps". L'actuel maire socialiste de la ville, Jaume Collboni, en poste depuis un an, "rêvait" d'accueillir la Grande Boucle, selon le directeur du Tour, ravi de ce grand départ.

Cette année, le Tour de France s'élancera le 29 juin pour la première fois d'Italie. Elle se terminera avec une arrivée inédite trois semaines plus tard à Nice et non pas à Paris, en raison des Jeux olympiques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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