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Économie

La Fed entame une nouvelle phase de sa lutte contre l'inflation

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Le président de la Fed Jerome Powell prévient: le combat contre l'inflation n'est pas fini. (© KEYSTONE/AP/PATRICK SEMANSKY)

La deuxième phase de la lutte contre l'inflation est lancée aux Etats-Unis. La banque centrale, après avoir relevé ses taux très fort depuis le printemps, ralentit désormais le rythme et a réduit drastiquement sa prévision de croissance pour 2023.

La banque centrale américaine (Fed) a relevé mercredi son principal taux directeur d'un demi-point de pourcentage. Celui-ci se situe désormais dans une fourchette de 4,25 à 4,50%, a annoncé la Fed dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion, précisant que la décision a été prise à l'unanimité.

Il s'agit du niveau le plus élevé depuis 2007. Et la Fed a prévenu qu'il n'était pas encore temps de s'arrêter: de nouvelles hausses "seront appropriées", précise l'institution.

Ses responsables prévoient même de les faire grimper au-delà des 5,00%, alors qu' ils anticipaient 4,6% lors des précédentes prévisions, publiées en septembre.

"Plus de preuves nécessaires"

Car, si la hausse des prix a montré un "ralentissement bienvenu", a souligné le président de la Fed Jerome Powell, lors d'une conférence de presse à l'issue de cette réunion, il estime qu'"il faudra nettement plus de preuves pour être confiants dans le fait que l'inflation est bien sur une tendance à l'apaisement".

Ce relèvement moins fort que les précédents des taux marque le début d'une nouvelle étape dans la lutte contre l'inflation, priorité de la Fed.

Face à une hausse des prix, au plus haut depuis plus de 40 ans, la Fed a sorti depuis le début de l'année l'artillerie lourde, relevant, à quatre reprises, ses taux de trois quarts de point, un niveau de hausse auquel elle n'avait pas eu recours depuis 1994. Mais les effets de ses décisions mettent des mois à se faire sentir.

Lente décrue

La Fed, pour autant, se montre un peu moins optimiste qu'en septembre sur la trajectoire de l'inflation, et la voit désormais ralentir à 3,1% seulement en 2023, alors qu'elle tablait sur 2,8% auparavant, selon l'indice PCE qu'elle privilégie et veut ramener autour de 2%.

Pour 2022, elle table sur 5,6%, contre 5,4% il y a trois mois.

Elle a par ailleurs drastiquement réduit sa prévision de croissance pour 2023, tablant désormais sur 0,5% contre 1,2% auparavant. Elle l'a cependant un peu relevée pour cette année, à 0,5% également, contre 0,2% auparavant.

L'institution n'évoque pas de récession pour l'année prochaine, malgré les risques provoqués par sa lutte contre l'inflation, qui pourrait trop freiner l'activité économique.

"Je ne pense pas que quelqu'un sache s'il y aura ou non une récession" aux Etats-Unis, a souligné Jerome Powell.

Le taux directeur de la Fed était, jusqu'en mars, situé entre 0 et 0,25%, un niveau plancher destiné à soutenir l'économie pendant la crise du Covid en stimulant la consommation.

Celle-ci avait également été poussée par le niveau d'épargne particulièrement élevé des Américains, au moment même où de nombreux biens devenaient plus difficiles à obtenir à cause des difficultés mondiales d'approvisionnement et de la pénurie de main d'oeuvre. Résultat: les prix avaient flambé.

"Pénurie de main-d'oeuvre structurelle"

Si la décrue est entamée, elle reste lente.

L'inflation a fortement ralenti en novembre, à 7,1% contre 7,7% en octobre, selon l'indice CPI.

Quant au taux de chômage, actuellement de 3,7%, la Fed le voit monter à 4,6% en 2023 et 2024, un peu plus haut que les 4,4% qu'elle prévoyait auparavant, ce qui "reste très solide", a encore commenté le président de la Fed.

Les employeurs devraient peiner encore dans un proche avenir à embaucher, car le pays fait face selon lui à une "pénurie de main-d'oeuvre structurelle", avec "4 millions de personnes qui manquent", en raison, a-t-il expliqué, de départs en retraite anticipée, du million et demi de morts du Covid, et d'une immigration insuffisante.

Cela contraint les entreprises à augmenter les salaires pour attirer les candidats et retenir leur personnel.

"Je ne pense pas que nous soyons dans une spirale prix-salaires", avait cependant dit la semaine dernière à des journalistes la secrétaire au Trésor, Janet Yellen.

La Banque centrale européenne (BCE), qui se réunira jeudi, pourrait elle aussi passer à la deuxième phase de lutte contre l'inflation, et ralentir le rythme, après avoir opéré depuis juillet un tour de vis monétaire sans précédent dans son histoire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Poste: les délais d'acheminement seront assouplis

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La Poste ne distribuera plus le courrier A systématiquement dans les délais (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La Poste doit avoir plus de flexibilité dans la distribution. Le Conseil fédéral propose que seulement 90% des lettres et paquets soient livrés à temps. Le géant jaune ne sera plus tenu non plus d'aller vers toutes les maisons habitées à l'année.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Poste: les délais d'acheminement seront assouplis

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La Poste ne distribuera plus le courrier A systématiquement dans les délais (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La Poste doit avoir plus de flexibilité dans la distribution. Le Conseil fédéral propose que seulement 90% des lettres et paquets soient livrés à temps. Le géant jaune ne sera plus tenu non plus d'aller vers toutes les maisons habitées à l'année.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Salaire: les chefs de La Poste, des CFF, Postfinance encore en tête

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Le patron des CFF Vincent Ducrot a touché une rémunération globale légèrement supérieure à un million de francs (archives) (© KEYSTONE/MARCEL BIERI)

Les salaires des directeurs des entreprises de la Confédération ont augmenté en 2023. Le trio de tête reste inchangé: le patron de La Poste Roberto Cirillo, celui des CFF Vincent Ducrot et le directeur de Postfinance ont gagné en gros un million de francs.

L'an dernier, neuf directeurs d'entreprises ou établissements proches de la Confédération ont gagné plus de 500'000 francs, indique le rapport annuel dont a pris connaissance le Conseil fédéral vendredi.

Le patron de La Poste Roberto Cirillo a gagné un peu plus de 824'000 francs, quasiment la même chose qu'en 2022. Il est suivi de Vincent Ducrot qui a perçu 776'000 francs (+15'000). Si l'on y inclut la prévoyance professionnelle et les cotisations de l'employeur aux assurances sociales, leur rémunération globale dépasse le million de francs.

En troisième position arrive le directeur de Postfinance Hansruedi Köng: il a gagné près de 835'000 francs (+9000), la rémunération la plus élevée. Mais avec la prévoyance professionnelle, le total atteint 993'000 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Tesco profite au 1er trimestre du relâchement de l'inflation

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Les ventes dans les supermarchés Tesco ont progressé outre-Manche (archives). (© KEYSTONE/EPA/MARK MARLOW)

Tesco, la première chaîne britannique de supermarchés, a enregistré une hausse d'environ 3% de ses ventes au premier trimestre, aidée par le repli de l'inflation, et maintient ses prévisions pour le reste de l'année, d'après un communiqué vendredi.

Les ventes du groupe ont atteint 15,6 milliards de livres (17,8 milliards de francs) au premier trimestre, à périmètre comparable, dopées par la filiale de banque, même si les ventes en supermarchés, coeur d'activité du groupe, progressent plus modestement (+3% environ).

"Nous avons continué de bâtir une dynamique pour notre entreprise, avec une forte croissance des volumes à travers le Royaume-Uni, l'Irlande et l'Europe centrale, soutenu par le reflux de l'inflation", commente Ken Murphy, directeur général du groupe de distribution.

De 11% environ à son pic fin 2022, l'inflation est retombée à 2,3% au Royaume-Uni en avril, tempérant la crise du pouvoir d'achat.

"Après un autre trimestre robuste, nous sommes heureux de réitérer notre prévision pour l'année entière, avec une tendance des ventes en ligne avec nos attentes et une activité bien positionnée pour les mois à venir", ajoute M. Murphy.

Le groupe dit attendre pour l'exercice 2024/25 un bénéfice opérationnel d'au moins 2,8 milliards de livres (3,2 milliards de francs au cours du jour).

"La position apparemment indétrônable du plus gros détaillant d'épicerie au Royaume-Uni est réaffirmée" estime Richard Hunter, analyste de Interactive Investors.

La part de marché globale du groupe de 27,6% est équivalente à celle de ses deux plus proches rivaux (Sainsbury et Asda) réunis" malgré un environnement concurrentiel "impitoyable".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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