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La RDC déplore que l'ONU ne parle pas de "génocide" par le M23

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Les autorités congolaises estiment que le rapport de l'ONU ne va pas aller assez loin dans les crimes reprochés au M23 dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) (archives). (© KEYSTONE/AP/BRIAN INGANGA)

La RDC estime que l'ONU "aurait pu" qualifier les violations perpétrées par le M23 dans l'est de son territoire en "génocide". "Les crimes massifs et systématiques sont commis par le Rwanda et ses supplétifs", a affirmé mardi à Genève un de ses ministres.

Dans un rapport publié vendredi dernier, la mission d'établissement des faits du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme accusait le M23 de crimes contre l'humanité. L'armée congolaise et ses alliés se voyaient eux reprocher des actes équivalant à des crimes de guerre.

Près de 300 Congolais ont été encore "sauvagement massacrés" en juillet dans le territoire du Rutshuru, a affirmé devant le Conseil des droits de l'homme le ministre des droits humains Samuel Mbemba. "Ceci porte les germes d'un ciblage ethnique, point central du génocide au regard du droit international", a-t-il ajouté.

Il déplore "une gouvernance par crimes" du M23 depuis que le groupe a largement investi le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Comme ces forces ne se sont pas retirées, les autorités congolaises demandent le lancement de la commission d'enquête internationale prévue par le Conseil des droits de l'homme.

Mais la crise de liquidités à l'ONU met en danger l'application de la résolution votée il y a quelques mois. Le Haut-Commissariat a appelé les Etats membres à financer la commission d'enquête pour qu'elle puisse être opérationnelle rapidement.

Soutien aux milices en cause

Le rapport des enquêteurs onusiens affirme que le M23 a perpétré des exécutions sommaires, de la torture, des disparitions et des recrutements forcés contre toute personne considérée comme s'opposant à lui ou comme une menace. L'armée et ses alliés comme les milices Wazalendo se sont vu reprocher des violences sexuelles, surtout des viols contre des femmes, des pillages et des exécutions délibérées de civils.

Le rapport de l'ONU confirme que "le conflit dans l'Est de la RDC est un conflit armé international, avec la présence des troupes armées rwandaises", a affirmé de son côté le ministre congolais de la justice Guillaume Nguefa. Mais le Rwanda a nié "piloter" ou "contrôler" le M23 ou tout autre groupe armé.

Kinshasa, qui avait envoyé pas moins de quatre membres du gouvernement à la réunion devant le Conseil, promet de prendre "toutes les mesures nécessaires" contre tout membre de l'armée congolaise qui se compromettrait. Y compris par des poursuites judiciaires.

Face aux appels mardi du Haut commissaire Volker Türk à ne plus soutenir les Wazalendo, le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya a lui affirmé que ces milices sont un groupe d'autodéfense lancé pour protéger les citoyens face aux "massacres". Les violences en début d'année dans l'est de la RDC ont fait des milliers de victimes. Un million de personnes au total ont été déplacées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Elon Musk va recevoir près de 304 millions d'actions Tesla

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Elon Musk va recevoir près de 304 millions d'actions prévues dans son plan de rémunération record en tant que patron de Tesla. (archive) (© KEYSTONE/AP Pool Getty Images/LEON NEAL)

L'homme d'affaires Elon Musk, actuellement homme le plus riche au monde, va obtenir jouissance des près de 304 millions d'actions prévues dans son plan de rémunération record en tant que patron de Tesla, après une décision de justice favorable fin 2025.

Le constructeur automobile a déposé lundi un document auprès du gendarme américain de la Bourse pour enregistrer 303'960'630 actions de Tesla promises, sous conditions, à Elon Musk dans un plan de rémunération adopté par les actionnaires en 2018.

"Le 21 avril 2026, M. Musk a passé un accord avec l'entreprise pour la mise en oeuvre de son plan de rémunération 2018", indique le document.

A l'époque, il était estimé à 56 milliards de dollars (44 milliards de francs).

Au cours de l'action Tesla (-2,72% à 366,05 dollars) lundi matin, cela représente plus de 110 milliards de dollars.

Peu après l'approbation en Assemblée générale, un recours avait été déposé par Richard Tornetta, un actionnaire qui reprochait à Elon Musk, à Tesla et à certains membres du conseil d'administration d'avoir indûment autorisé "le plus gros plan de rémunération jamais attribué à un dirigeant".

Une juge du Delaware avait tranché en faveur du plaignant le 31 janvier 2024 en annulant le plan.

A la suite de cette décision, ne cachant pas son mécontentement, le multi-milliardaire avait soumis à l'Assemblée générale de juin 2024 une résolution pour transférer le siège de Tesla du Delaware au Texas - où étaient déjà basées plusieurs de ses sociétés - et une autre pour obtenir une nouvelle validation du plan. Les deux résolutions avaient été approuvées.

Mais, en décembre 2024, la même juge avait de nouveau annulé le plan. Elon Musk s'était alors tourné vers la Cour suprême du Delaware, qui lui a donné satisfaction en décembre 2025 et retoqué l'annulation de première instance.

Tesla lui a accordé en août 2025, sous la forme d'un avenant, une avance de 96 millions d'actions, pour une valeur d'environ 29 milliards de dollars.

Depuis, le conseil d'administration de Tesla a élaboré le plan de rémunération 2025 qui pourrait rapporter à Elon Musk quelque 1000 milliards de dollars. Il a été approuvé par les actionnaires le 6 novembre 2025.

Il est constitué de douze tranches fixant des seuils financiers et opérationnels déclenchant, dans certaines conditions, l'octroi d'actions du groupe au patron.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Armes nucléaires: la crédibilité s'effrite, selon Antonio Guterres

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"Les moteurs de la prolifération montent en puissance", a déploré Antonio Guterres. (© KEYSTONE/AP/OMAR HAVANA)

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres s'est inquiété de la montée "en puissance" des "moteurs" de la prolifération nucléaire. Il s'exprimait en ouverture d'une réunion des pays signataires du traité de non-prolifération nucléaire à l'ONU à New York.

"Depuis trop longtemps, le Traité oscille entre la vie et la mort. Les engagements ne sont toujours pas tenus. La confiance et la crédibilité s'effritent. Les moteurs de la prolifération montent en puissance. Il nous faut donner une nouvelle vie au Traité", a déclaré lundi M. Guterres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La Croisette de Cannes bientôt chauffée ou climatisée par la mer

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La centrale permettra d'acheminer la chaleur ou la fraîcheur de la mer jusqu'au palais des festivals (à l'image), ainsi qu'à 17 hôtels, un collège et plusieurs dizaines d'immeubles (image d'archives). (© KEYSTONE/EPA/SEBASTIEN NOGIER)

L'agglomération de Cannes a lancé lundi les travaux de construction d'une centrale de thalassothermie. Elle doit permettre de fournir chaleur ou fraîcheur, selon la saison, à une cinquantaine de bâtiments, dont les palaces de la Croisette et le palais des festivals.

Pour un investissement de 55 millions d'euros - les deux tiers engagés par Engie Solutions et le dernier tiers provenant de subventions publiques -, la centrale doit entrer en fonction à l'automne 2027.

Installée jusqu'à 12 mètres de profondeur sous le jardin de la Roseraie, à l'extrémité de la Croisette, elle recueillera la chaleur ou la fraîcheur de la mer grâce à des canalisations allant jusqu'à six mètres de profondeur, éloignées des zones de baignade.

Le projet a été lancé en 2023 et s'accompagne de travaux sur les canalisations le long de la Croisette pour permettre d'acheminer la chaleur ou la fraîcheur de la mer jusqu'au palais des festivals, ainsi qu'à 17 hôtels, un collège et plusieurs dizaines d'immeubles.

"Nous avons la chance de disposer d'une ressource locale, abondante et précieuse: la Méditerranée", a déclaré David Lisnard, maire de Cannes et président de l'agglomération à l'origine du projet, assurant que l'utilisation de cette énergie renouvelable diminuerait les émissions de CO2 de 10'800 tonnes par an tandis que les abonnés verraient jusqu'à 15% de baisse sur leur facture énergétique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Shell se renforce dans le schiste en rachetant ARC Resources

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Le géant des hydrocarbures britannique Shell a annoncé un accord pour acquérir la société énergétique canadienne ARC Resources. (archive) (© KEYSTONE/APA/APA/HANS KLAUS TECHT)

Le géant des hydrocarbures britannique Shell acquiert la société énergétique canadienne ARC Resources pour une valeur d'entreprise d'environ 16,4 milliards de dollars américains, pour se renforcer notamment dans la production de gaz et de liquides de schiste.

Le montant correspond à une valeur de capitaux propres "d'environ 13,6 milliards de dollars" ainsi qu'à "environ 2,8 milliards de dollars de dette nette et de contrats de location-financement", qui seront repris dans cette transaction, a précisé lundi Shell dans un communiqué.

Le rachat d'ARC Resources, qui opère dans le bassin de schiste de Montney, dans les provinces canadiennes d'Alberta et de Colombie-Britannique, "complète notre présence actuelle au Canada et renforce notre base de ressources pour les décennies à venir", a assuré le directeur général de Shell, Wael Sawan.

Les conseils d'administration des deux entreprises ont approuvé l'opération, "dont la finalisation est prévue pour le second semestre 2026", est-il précisé dans le communiqué.

Shell est déjà présent dans ces provinces, notamment via les actifs de Groundbirch en Colombie-Britannique, qui fournissent du gaz à l'usine de liquéfaction LNG Canada ainsi qu'au marché du gaz domestique.

Shell doit présenter le 7 mai ses résultats du premier trimestre. Le groupe a déjà prévenu que ceux-ci vont bénéficier d'une nette amélioration de ses ventes de produits pétroliers, dans un contexte de prix dopés par la guerre au Moyen-Orient.

Dans la division marketing du groupe, qui compte notamment son réseau mondial de stations-service, les bénéfices ajustés du premier trimestre "devraient être nettement supérieurs" à ceux affichés lors de la même période en 2025, a indiqué l'entreprise début avril dans une note au marché.

En revanche, la production de gaz est attendue en baisse par rapport à fin 2025, ce qui "reflète l'impact du conflit au Moyen-Orient sur les volumes" en provenance du Qatar.

En février, Shell avait publié un bénéfice net annuel en hausse de 11% en 2025, à 17,838 milliards de dollars, en dépit de la baisse des prix du pétrole l'an dernier, qui avait été compensée par le volume des ventes et une baisse des coûts.

Après avoir initialement évolué en hausse à la Bourse de Londres lundi, l'action de Shell a basculé dans le rouge après l'annonce. Vers 12H45 GMT, elle évoluait proche de l'équilibre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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