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Quatre millions d'Ukrainiens touchés par des coupures d'électricité

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Près de quatre millions de personnes sont affectées par des coupures d'électricité après de récentes frappes russes sur des infrastructures énergétiques en Ukraine. (© KEYSTONE/EPA/SERGEY KOZLOV)

L'Ukraine a annoncé vendredi des coupures d'électricité "sans précédent" qui touchent au total 4 millions de personnes, notamment dans la région de Kiev, les installations énergétiques ukrainiennes ayant été lourdement endommagées par de nombreuses frappes russes.

La Russie a, quant à elle, annoncé avoir achevé en plus d'un mois la mobilisation de 300'000 réservistes, dont 41'000 sont déjà déployés en Ukraine, signe de la volonté de Vladimir Poutine de rapidement inverser la tendance après une série de revers.

"Dans beaucoup de villes et de districts de notre pays, des coupures ont été instaurées pour stabiliser" la situation, a dit le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans son allocution quotidienne. Ces restrictions affectent "près de quatre millions d'Ukrainiens", a-t-il ajouté.

"Malheureusement, des coupures plus sévères et plus longues seront mises en place ces prochains jours", a dans le même temps averti l'opérateur ukrainien DTEK.

A la suite des récentes attaques russes sur les infrastructures électriques, les autorités ukrainiennes avaient déjà dû imposer des coupures de courant quotidiennes de quelques heures dans de nombreuses régions, notamment dans la capitale Kiev, pour éviter des black-outs.

L'AFP a pu visiter jeudi une centrale électrique ukrainienne touchée par les Russes, où deux employés notamment s'affairaient à fixer un câble sur un grand pylône.

"Pour la première fois, nous sommes confrontés à de tels dommages", a dit à à l'AFP Pavlo, un employé de cette centrale. "Les travaux de rénovation sont en cours depuis plus de deux semaines. On ne sait pas combien de temps cela va prendre", a-t-il souligné.

Selon lui, la centrale a été visée deux fois par des missiles et une troisième par un drone suicide de fabrication iranienne.

Vendredi, le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a demandé à son homologue iranien d'arrêter "immédiatement" de fournir des armes à Moscou, dans la première conversation téléphonique entre ces deux responsables depuis que Kiev a accusé la Russie de frapper des villes ukrainiennes à l'aide de ces drones Shahed 136.

Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères a réitéré ses dénégations.

"Concernant les allégations sur l'utilisation de drones iraniens dans la guerre en Ukraine, tout en rejetant fermement ces allégations, Amir-Abdollahian a répété que la République islamique d'Iran (...) était contre la guerre en Ukraine", a-t-il écrit.

Volodymyr Zelensky ne s'est pour sa part guère montré optimiste, vendredi soir, à ce sujet.

"Nous nous préparons au fait que les dirigeants russes actuels chercheront toutes les possibilités pour continuer la guerre. Notamment grâce à leurs complices en Iran", a-t-il dit.

300'000 réservistes russes

En Russie, "la tâche de recruter 300'000 personnes a été accomplie", a déclaré le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, à M. Poutine au cours d'un échange diffusé à la télévision.

Selon le ministre, 218'000 réservistes sont en train d'être formés dans des bases militaires russes, 41'000 sont déployés dans des unités militaires combattant en Ukraine et 41'000 autres sont encore en formation mais déjà dans la zone de conflit.

Pour Vladimir Poutine, qui a salué face à son ministre "le patriotisme" des soldats mobilisés depuis le 21 septembre, l'arrivée de ces hommes, qui étaient encore des civils il y a quelques semaines, doit permettre de consolider les lignes russes face à l'armée ukrainienne qui a obtenu d'importants gains territoriaux dans l'est et le sud de l'Ukraine ces deux derniers mois.

Les troupes de Kiev s'apprêtent d'ailleurs à livrer une féroce bataille pour reprendre la ville de Kherson et ses districts environnants (sud). Moscou a affirmé en avoir évacué tous les civils désireux de partir vers la Russie ou dans des zones sous contrôle russe.

Mercredi, le chef de l'administration mise en place par les Russes à Kherson, Vladimir Saldo, avait affirmé qu'au moins 70.000 personnes avaient quitté leur domicile en moins d'une semaine.

"Très douloureux"

Illustration de l'intensité des combats près de Kherson, le dirigeant de la république russe de Tchétchénie Ramzan Kadyrov, dont les forces combattent en Ukraine, a annoncé la mort de 23 de ses soldats dans un bombardement ukrainien qui a aussi fait 58 blessés.

Ailleurs sur le front, les autorités ukrainiennes ont signalé des bombardements russes qui ont endommagé deux immeubles d'habitation et une boulangerie à Mykolaïv, dans le sud, et ont fait un blessé.

A Kiev, quelques dizaines d'Iraniens se sont rassemblés vendredi pour manifester leur solidarité avec les Ukrainiens et contre l'utilisation par les Russes de drones de fabrication iranienne pour frapper l'Ukraine, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Le pays où nous sommes nés et le régime actuellement au pouvoir (en Iran) envoient des drones pour nous tuer, ainsi que nos amis (en Ukraine). C'est très douloureux", a déploré auprès de l'AFP Maziar Mian, un architecte iranien de 34 ans.

Pour faire face aux attaques aériennes russes, le maire de Kiev, Vitali Klitchko, a fait savoir vendredi que l'armée avait déployé de "nouveaux équipements de la défense antiaérienne" afin de mieux protéger les infrastructures essentielles de la capitale.

La Russie accuse de son côté depuis plusieurs jours l'Ukraine de préparer l'explosion d'une "bombe sale", c'est-à-dire contenant des éléments radioactifs, des allégations que Kiev et les Occidentaux ont qualifiées d'"absurdes" et pouvant servir à Moscou de prétexte à une escalade.

S'exprimant au cours d'un forum politique jeudi, Vladimir Poutine avait appelé à envoyer "au plus vite" une mission de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en Ukraine. Celle-ci compte procéder cette semaine à une "vérification indépendante" sur place.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Place Saint-Pierre: Léon XIV célèbre pour la première fois Pâques

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Le pape Léon XIV (à gauche) arrive pour la messe de Pâques sur la place Saint-Pierre. (© Keystone/AP/Alessandra Tarantino)

Sur la place Saint-Pierre, la première messe de Pâques du pape Léon XIV a commencé. Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour la célébration au Vatican.

Dans son homélie, le chef des 1,4 milliard de catholiques dans le monde a dénoncé "l’oppression des plus faibles, l’avidité qui pille les ressources de la Terre, et la violence de la guerre, qui tue et détruit".

Après l’homélie, Léon XIV donnera la bénédiction traditionnelle Urbi et Orbi ("à la ville et au monde"). Le pontife adressera également ses v½ux de joyeuses Pâques, en plusieurs langues lors de la cérémonie retransmise en direct dans de nombreux pays.

Pour l’Américain, il s’agit de sa première fête de Pâques en tant que chef de l’Église catholique. Le prédécesseur de Léon, le pape argentin François, était décédé le lundi de Pâques de l’année dernière à l’âge de 88 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa / ans

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A Jérusalem, une Pâques perturbée par la guerre

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Le pape Léon XIV a célébré la Passion du Christ à la basilique Saint-Pierre, au Vatican, le 3 avril dernier. (© Keystone/EPA ANSA/MASSIMO PERCOSSI)

Dans les ruelles habituellement animées de la Vieille ville de Jérusalem, le silence domine dimanche matin à l'occasion de Pâques, une fête majeure pour les chrétiens, assombrie cette année par la guerre et des restrictions d'accès strictes au Saint-Sépulcre.

Aux abords de la basilique, construite selon la tradition sur le site où les chrétiens situent l'épisode de la crucifixion de Jésus, sa mise au tombeau et sa résurrection, des barrages de la police israélienne filtrent les rares fidèles autorisés à s'approcher.

Les commerces sont tous fermés. A l'aube, seules quelques silhouettes traversaient les pavés encore humides.

"Joyeuses Pâques", a lancé en italien vers 07h30 (06h30 heure suisse) le patriarche de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, en entrant dans le Saint-Sépulcre, entouré d'un petit groupe de religieux, ont constaté des journalistes de l'AFP.

A l'extérieur, quelques fidèles tentaient d'accéder au sanctuaire, maintenus à distance.

La sécurité était renforcée dans les ruelles étroites de l'ancienne ville fortifiée, sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, et située à Jérusalem-Est, partie palestinienne occupée par Israël depuis 1967 puis annexée.

"Comment pouvez-vous me dire que je ne peux pas aller à l'église? C'est inacceptable", s'est indigné un catholique venu de Tel-Aviv, habitué à ce rendez-vous annuel.

Impératifs de sécurité

Les autorités israéliennes arguent d'impératifs de sécurité dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par une offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Pour de nombreux fidèles, ces mesures vident la célébration de sa substance.

"C'est très difficile pour nous tous, car c'est notre fête (...) C'est vraiment très dur de vouloir prier, de venir ici et de ne rien trouver. Tout est fermé", déplore les larmes aux yeux Christina Toderas, 44 ans, venue de Roumanie.

Comme beaucoup d'autres croyants, elle se résignera à suivre la messe à la télévision.

"Nous comprenons (les mesures de sécurité, NDLR)", reconnaît le père Bernard Poggi, qui s'apprête à accueillir une messe dans une église proche du lieu saint. "Mais on constate de plus en plus qu'elles ne sont pas appliquées de manière uniforme", estime-t-il.

Le cardinal Pierbattista Pizzaballa avait été empêché par la police israélienne d'accéder au Saint-Sépulcre pour la messe des Rameaux dimanche dernier, suscitant des réactions indignées à l'étranger, avant que le Premier ministre Benjamin Netanyahu n'ordonne de lui autoriser l'entrée.

Depuis le début de la guerre le 28 février, des débris de missiles iraniens ou d'intercepteurs sont tombés dans la Vieille Ville, notamment à proximité du Saint-Sépulcre, de la mosquée Al-Aqsa et dans le quartier juif.

Pour les orthodoxes, majoritaires chez les Palestiniens chrétiens, Pâques sera célébrée le 12 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Un 8e titre mondial pour Niklas Edin

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Niklas Edin a décroché samedi son 8e titre mondial (© KEYSTONE/AP/MISPER APAWU)

La Suède s'est parée d'or dans le championnat du monde messieurs en battant le Canada 9-6 en finale samedi à Ogden. Son légendaire skip Niklas Edin a ainsi décroché son huitième titre mondial.

Auteure de JO 2026 décevants, avec un 9e rang final et deux victoires en neuf matches, la Suède a donc parfaitement su réagir lors du Mondial disputé en Utah. Les Scandinaves - dont l'une des deux seules défaites enregistrées à Ogden a été subie face au CC Glaris - ont maîtrisé leur sujet en finale.

Niklas Edin et ses coéquipiers ont mis tout de suite le Canada du skip Matt Dunstone sous pression, inscrivant deux points dans le premier et dans le troisième end tout en forçant les joueurs à la feuille d'érable à n'en marquer qu'un seul dans la deuxième manche. Les Suédois ont géré jusqu'au bout cet avantage, même si le Canada est revenu deux fois à une longueur.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Iran: Trump annonce le sauvetage de l'aviateur américain recherché

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Des ouvriers se tiennent dans une zone du complexe du Grand Hosseiniyeh, avec la mosquée visible en arrière‐plan, qui, selon des responsables, a été touchée par des frappes aériennes américano‐israéliennes mardi à Zanjan, en Iran. (© KEYSTONE/AP/Francisco Seco)

L'aviateur américain recherché depuis vendredi après que son avion a été abattu en Iran a été secouru lors d'une opération militaire. Il est "sain et sauf", a annoncé dimanche le président Donald Trump.

L'avion, un chasseur-bombardier F-15E, avait été abattu dans le sud-ouest de l'Iran et ses deux occupants s'étaient éjectés en vol, selon des médias américains et iraniens. Téhéran avait promis une récompense pour la capture du second occupant, le premier ayant été rapidement exfiltré lors d'une opération des forces spéciales américaines. Washington n'a pas confirmé officiellement que l'appareil a été abattu.

"Au cours des dernières heures, l'armée américaine a mené à bien l'une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l'histoire des Etats-Unis, pour venir en aide à l'un de nos incroyables officiers d'équipage, qui se trouve également être un colonel très respecté, et dont je suis ravi de vous annoncer qu'il est désormais sain et sauf !" a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Il a précisé que le militaire avait été blessé et que l'opération de sauvetage avait mobilisé "des dizaines d'appareils".

De son côté, l'agence de presse iranienne Tasnim, citant un responsable provincial, a rapporté que cinq personnes avaient été tuées lors de l'opération américaine.

Et le commandement interarmées iranien a affirmé que deux hélicoptères Black Hawk et un avion de transport militaire C-130 américains participant aux opérations de recherche avaient été "touchés et sont en train de brûler".

Washington n'a pas réagi dans l'immédiat.

Depuis le début de la guerre, aucun soldat américain n'a été annoncé tué ou capturé sur le sol iranien, mais 13 ont péri au Koweït, en Arabie saoudite et en Irak.

Au 37e jour de la guerre déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine, l'Iran a de nouveau attaqué les pays du Golfe et Israël, à la veille de l'expiration d'un ultimatum de 48 heures donné par Donald Trump à Téhéran pour conclure un accord ou rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz, sous peine de "déchaîner les enfers".

Attaques dans le Golfe

L'armée iranienne, citée par l'agence Fars, a menacé de s'en prendre aux infrastructures d'eau et d'énergie d'Israël et des pays du Golfe après des frappes israélo-américaines contre un site pétrochimique de la zone économique spéciale de Mahshahr qui ont fait cinq morts et 170 blessés samedi.

Aux Emirats, les autorités d'Abou Dhabi ont indiqué lutter contre des incendies dans une installation pétrochimique, après l'interception de tirs iraniens. A Bahreïn, une attaque de drone iranien a provoqué l'incendie, ensuite maitrisé, d'un réservoir de la compagnie pétrolière publique.

Le Koweït a annoncé que des attaques iraniennes contre deux centrales électriques et de dessalement de l'eau, ainsi que contre le complexe ministériel de la capitale, avaient causé de gros dégâts, sans victime.

Citée par l'agence officielle Irna, l'armée iranienne a dit viser des cibles militaires au Koweït ainsi que l'industrie de l'aluminium aux Emirats, qu'elle accuse de servir à produire des pièces pour les avions, missiles et blindés américains.

L'alerte a également été déclenchée dimanche matin en Israël, où l'armée a dit faire face à un nouveau barrage de missiles iraniens. Des attaques ont également été rapportées par les autorités à Bahreïn.

Frappes au Liban

Sur le front libanais, le Hezbollah a annoncé avoir lancé un missile de croisière en direction d'un navire de guerre israélien croisant au large, pour la première fois depuis le début de la guerre avec Israël il y a plus d'un mois. L'armée israélienne a affirmé "ne pas avoir connaissance" d'un tel événement.

De son côté, Israël continue son offensive au Liban, où ses bombardements et les combats ont fait plus de 1400 morts depuis début mars.

L'armée israélienne a annoncé samedi soir son intention d'attaquer le principal poste-frontière entre le Liban et la Syrie, celui de Masnaa, accusant le Hezbollah de l'utiliser pour faire entrer des armes.

Une source de la sécurité libanaise à Masnaa a déclaré à l'AFP que "le poste-frontière était en cours d'évacuation à la suite de la menace israélienne". Côté syrien, les installations frontalières étaient pratiquement désertes dimanche à l'aube, avec seuls quelques gardes encore en poste, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Donald Trump a rappelé samedi que son ultimatum, lancé à l'Iran le 26 mars pour qu'il rouvre le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sous peine de frappes contre ses centrales électriques, était toujours en vigueur.

"Enervée et stupide"

"Vous vous souvenez quand j'ai donné 10 jours à l'Iran pour conclure un accord ou rouvrir le detroit d'Ormuz. Le temps presse - 48 heures avant de déchaîner les enfers sur eux", a-t-il écrit samedi sur sa plateforme Truth Social.

Fixé par Donald Trump au "lundi 6 avril à 20h00, heure de Washington", l'ultimatum a été rejeté par le commandement militaire central iranien.

Le président américain "après avoir subi des défaites successives, a entrepris, de façon impuissante, instable, énervée et stupide, de menacer les infrastructures et les biens" de l'Iran, a réagi le général Ali Abdollahi, chef du commandement central.

"Les portes de l'enfer vont s'ouvrir pour vous", a-t-il menacé.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi s'est de son côté entretenu samedi soir au téléphone avec ses homologues pakistanais et égyptien, dont les pays mènent des efforts diplomatiques pour une issue au conflit, a indiqué Tasnim.

En pleine guerre, l'Iran a pendu dimanche deux hommes reconnus coupables d'avoir agi pour le compte d'Israël et des Etats-Unis lors de la vague de manifestations antigouvernementales du début de l'année, a annoncé le pouvoir judiciaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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