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Économie

L'activité du Royaume-Uni se contracte, la récession se profile

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"L'économie britannique se retrouve une fois de plus en queue de peloton du G7, plombée par sa politique monétaire et budgétaire, et des dégâts à long terme importants provenant du Covid et du Brexit", a énuméré un économiste de Pantheon Macro. (archives) (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

L'activité britannique a marqué le pas au troisième trimestre, l'inflation et la crise du coût de la vie se ressentant dans toute l'économie, qui semble entrer en récession.

Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,2% entre juillet et septembre, contre une hausse de 0,2% au 2e trimestre, indique l'Office national des statistiques (ONS) vendredi dans son rapport mensuel sur l'activité.

Le repli a été particulièrement marqué en septembre (-0,6%) à cause du jour de congé national pour l'enterrement d'Elizabeth II, qui s'est traduit par la fermeture de très nombreuses entreprises.

L'ONS mentionne la hausse des coûts comme facteur pesant sur la production des entreprises, l'inflation tournant autour de 10% dans le pays. Les secteurs de la consommation et de la vente au détail ont pâti notamment de la frilosité de consommateurs confrontés à une envolée de leurs factures.

La fin du mois de septembre a également été marquée par les turbulences financières déclenchées par les mesures budgétaires massives et non financées du gouvernement précédent mené par l'ex-Première ministre Liz Truss.

L'ex-ministre des Finances Kwasi Kwarteng a semblé vouloir partiellement se défausser de ce fiasco, affirmant dans un entretien à Talk TV qu'il avait essayé de prévenir Liz Truss que ça allait "trop vite", que les marchés ont été "surpris" et qu'il en porte la responsabilité.

Ces annonces budgétaires avaient fait plonger la livre à son plus bas historique et s'envoler les taux d'emprunt de la dette britannique à long terme, ce qui s'est ressenti sur les crédits des entreprises et des ménages, d'autant plus que la Banque d'Angleterre est déjà en plein cycle de relèvement des taux d'intérêt pour calmer l'inflation.

Elle a procédé la semaine dernière à la plus forte hausse de son principal taux directeur depuis 1989: 0,75 point à 3%, tout en peignant un paysage économique lugubre, avertissant d'une récession qui pourrait être la plus longue connue au Royaume-Uni.

Tous ces facteurs minent la confiance des consommateurs, des investisseurs et dirigeants d'entreprises.

Chemin difficile

Samuel Tombs, de Pantheon Macro, observe que le repli de l'activité en septembre est plus marqué qu'attendu par les analystes.

"L'économie britannique se retrouve une fois de plus en queue de peloton du G7, plombée par sa politique monétaire et budgétaire, et des dégâts de long terme importants provenant du Covid et du Brexit", commente-t-il.

Cet été notamment, beaucoup de secteurs de l'économie ont été perturbés par le manque de travailleurs, dû en partie à une sortie du marché de l'emploi par les plus de 50 ans ou de personnes atteintes de maladies de longue durée, beaucoup liées aux conséquences du Covid.

Cette pénurie de bras était également attribuée au Brexit, qui complique la venue de travailleurs européens au Royaume-Uni.

Paul Dales, de Capital Economics, estime que même en enlevant l'effet du jour férié, "le PIB réel s'affiche en déclin au troisième trimestre et nous pensons que cela marque le début de la récession" - dont la définition généralement admise est d'au moins deux trimestres successifs de contraction.

"Nous n'échappons pas aux difficultés mondiales liées à une inflation élevée et à une croissance lente due largement à la guerre illégale" de la Russie en Ukraine et des limitations sur les approvisionnements russes en gaz qui ont fait flamber les prix de l'énergie et l'inflation, a justifié le Chancelier de l'Echiquier Jeremy Hunt.

Evoquant un "chemin difficile devant nous" qui va "requérir des décisions extrêmement dures pour restaurer la confiance et la stabilité économique", il insiste sur le fait "pour parvenir une croissance de long terme nous devons enrayer l'inflation, équilibrer les comptes et faire reculer la dette".

Le ministre doit présenter un projet budgétaire la semaine prochaine qui devrait comporter des réductions de dépenses publiques et des hausses d'impôts, ce qui fait craindre un retour de l'austérité dans le pays.

Dans ce contexte, Andrew Bailey, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, a fait valoir sur Business Live qu'il soutenait les entreprises qui "dirigent leurs hausses de salaires vers les plus faibles rémunérations, cela fait sens", remarquant que l'inflation "pénalise en général les moins fortunés".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Le patron de Nvidia nie toute friction avec OpenAI

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Le CEO de Nvidia Jensen Huang a nié toute friction avec OpenAI devant la presse. (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le patron du mastodonte américain des puces Nvidia, Jensen Huang, a confirmé samedi devant la presse qu'un investissement "colossal" dans OpenAI était à venir. Il a balayé des informations selon lesquelles il y aurait des doutes en interne au sujet du rapprochement.

A Taipei, il a réagi à des informations publiées par le Wall Street Journal selon lesquelles le projet de Nvidia annoncé en septembre d'injecter 100 milliards de dollars dans OpenAI aurait été gelé.

Ces fonds doivent permettre à OpenAI, le créateur du robot conversationnel ChatGPT, de construire des centres de données pour son IA de nouvelle génération.

Citant des sources anonymes, le Wall Street Journal avait affirmé qu'au sein de Nvidia, des personnes avaient exprimé des doutes quant à cet accord et que les deux parties étaient en train de reconsidérer leur partenariat.

"C'est complètement absurde. Nous allons réaliser un investissement colossal dans OpenAI", a assuré M. Huang aux journalistes qui l'ont interrogé à ce sujet.

Jensen Huang a certifié que Nvidia allait poursuivre son investissement dans OpenAI, "l'une des entreprises les plus importantes de notre époque" selon lui.

Le patron d'OpenAI, "Sam (Altman) est en train de conclure le tour de table, et nous y participerons sans aucun doute", a-t-il martelé. "Nous allons investir beaucoup d'argent, probablement le plus gros investissement que nous ayons jamais réalisé."

Nvidia, première capitalisation mondiale, fait figure de leader dans le domaine des puces nécessaires à l'entraînement et au fonctionnement des grands modèles de langage (LLM) produisant d'énormes volumes de texte qui alimentent les robots conversationnels tels que ChatGPT ou Google Gemini.

Sa valorisation boursière a ainsi atteint le niveau inédit de 5000 milliards de dollars en octobre 2025. Elle a depuis fondu de 600 milliards de dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Corriger la pénalisation du mariage sans changement radical

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Pour le président de la CdC, Markus Dieth, les conséquences de la réforme sont incertaines (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La pénalisation du mariage peut être corrigée sans réformer complètement le système, estiment vendredi les cantons. Ils rejettent l'imposition individuelle en votation le 8 mars, jugée trop radicale.

Dix cantons ont saisi référendum cantonal, le deuxième de l’histoire, contre cette réforme. Pour Markus Dieth, président de la Confédérence des gouvernements cantons (CdC), c'est "une preuve de la gravité de la situation. Il ne s'agit pas de questions de détail, mais de réserves fondamentales".

Ce projet est disproportionné, crée de nouvelles inégalités et engendre des coûts importants, estime la CdC. Le changement de système est problématique sur le plan du fédéralisme. Pourtant, une solution pragmatique aurait suffi.

Et de rappeler que les cantons ont déjà trouvé des solutions pour éliminer la pénalisation du mariage.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La BNS réfute les soupçons US de manipulation des devises

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La Suisse figure depuis juin dernier sur la liste de surveillance de Washington aux côtés de la Chine, du Japon, de la Corée, de Taïwan, de la Thaïlande, de Singapour, du Vietnam, de l'Allemagne et de l'Irlande, méritant "une attention particulière" (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Dans son dernier rapport semestriel, le département américain du Trésor a maintenu la Suisse sur la liste de surveillance des pays susceptibles de manipuler leur monnaie. La Banque nationale suisse (BNS) objecte une quelconque manoeuvre de ce type.

"La BNS ne se livre à aucune manipulation du franc", déclare l'institut d'émission vendredi à AWP dans une prise de position, ajoutant être toujours en contact avec les autorités américaines et helvétiques, afin d'expliquer sa politique monétaire. "Elle ne cherche ni à empêcher des ajustements de la balance des paiements ni à accroître de manière indue la compétitivité de son économie", peut-on encore lire.

Et de renvoyer à la déclaration commune sur des questions relatives à l'économie et aux cours de change adoptée l'automne dernier par la BNS, le Département fédéral des finances (DFF) et le département du Trésor des États-Unis. Dans ce texte, les trois parties avaient souligné que la Suisse n'utilisait pas sa politique monétaire à des fins concurrentielles et que les interventions sur le marché des changes servent à "garantir des conditions monétaires appropriées et assurer ainsi la stabilité des prix".

La Suisse figure depuis juin dernier sur la liste de surveillance de Washington aux côtés de la Chine, du Japon, de la Corée, de Taïwan, de la Thaïlande, de Singapour, du Vietnam, de l'Allemagne et de l'Irlande, méritant "une attention particulière". Dans son rapport, Washington déclare toutefois qu'aucun partenaire commercial majeur ne nécessite de faire l'objet d'une analyse approfondie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les prix de l'immobilier résidentiel ont bondi en 2025

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L'indice suisse des prix de l'immobilier résidentiel (Impi) a progressé en moyenne de 4,6% l'année dernière (archives). (© KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT)

Le renchérissement des prix de l'immobilier s'est poursuivi au 4e trimestre 2025, affectant aussi bien les maisons individuelles que les appartements en propriété. Sur l'ensemble de l'année, la hausse pour ces derniers a largement dépassé l'inflation.

L'indice suisse des prix de l'immobilier résidentiel (Impi) a progressé en moyenne de 4,6% l'année dernière, selon les indications fournies vendredi par l'Office fédéral de la statistique. A titre de comparaison, l'inflation a atteint +0,2%.

Sur le seul quatrième trimestre, l'Impi a pris 0,5% par rapport au partiel précédent et 3,9% sur un an, à 125 points.

Du côté des maisons individuelles, l'augmentation s'est élevée à 0,4% en comparaison trimestrielle et à +5,0% en rythme annuel. Le sous-indice s'est fixé à 125,6 points. Les prix ont connu les plus forte poussées dans les communes urbaines d'une grande agglomération (+1,9%), alors qu'ils ont baissé avant tout dans les communes urbaines d'une agglomération de taille moyenne (-1,6%), précise le communiqué.

Les prix des appartements en propriété ont gonflé dans les communes intermédiaires (+2,4%) et n'ont baissé que dans les communes urbaines d'une grande agglomération (-1,4%). Le sous-indice a gonflé de 0,6% ou de 3,0% sur un an à 124,4 points.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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