International
L'Ukraine se prépare à la chute de Marioupol et à un assaut russe
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La fin de la résistance à Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, semblait imminente lundi soir. Les forces ukrainiennes ont annoncé se préparer à la chute de ce port stratégique.
Kiev a également annoncé s'attendre sous peu à une offensive majeure dans la région du Donbass, dans l'est de l'Ukraine. "Selon nos informations, l'ennemi a presque terminé sa préparation pour un assaut sur l'est. L'attaque aura lieu très prochainement", a averti le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense, Oleksandre Motouzianik.
A Washington, un haut responsable du Pentagone a confirmé que les forces russes se renforcent autour du Donbass, et notamment près de la ville stratégique d'Izioum. "Nous avons constaté des efforts des Russes pour se réapprovisionner et se renforcer dans le Donbass", a déclaré ce responsable, mentionnant notamment une colonne de chars au nord d'Izioum.
Le Pentagone a précisé à la presse que cette colonne de chars comprend également un bataillon de soutien de maintenance d'hélicoptères et des unités de logistique pour l'infanterie.
"Ultime bataille"
"Aujourd'hui sera probablement l'ultime bataille" à Marioupol "car nos munitions s'épuisent", a écrit lundi sur Facebook la 36e brigade de la marine nationale des forces armées ukrainiennes. Elle combat dans cette ville assiégée depuis plus de 40 jours par l'armée russe et largement détruite.
"Ce sera la mort pour certains d'entre nous et la captivité pour les autres. Nous ne savons pas ce qu'il va se passer, mais nous vous demandons vraiment de vous souvenir (de nous) avec un mot gentil", a demandé la 36e brigade aux Ukrainiens.
"Pendant plus d'un mois, nous avons combattu sans réapprovisionnement en munitions, sans nourriture, sans eau", faisant "le possible et l'impossible", a ajouté cette unité, précisant que "la moitié" de ses membres sont blessés.
Zone portuaire
Les Russes font depuis des semaines le siège de Marioupol, dont la prise leur permettrait de consolider leurs gains territoriaux sur la bande côtière le long de la mer d'Azov en reliant les régions du Donbass à la péninsule de Crimée, annexée par Moscou en 2014.
Le chef des séparatistes prorusses de Donetsk a affirmé lundi que ses forces avaient conquis entièrement la zone portuaire de Marioupol. "Concernant le port de Marioupol, il est déjà sous notre contrôle", a déclaré Denis Pouchiline, en direct sur la chaîne russe Pervy Kanal.
"Je suis le premier à trouver la force de dire" que les forces ukrainiennes ne peuvent pas libérer Marioupol, "c'est désormais impossible militairement", avait déclaré dimanche soir sur Youtube Oleksiï Arestovitch, un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Volodymyr Zelensky a affirmé que la Russie avait "complètement détruit" Marioupol, et dit redouter que des "dizaines de milliers de personnes" y aient péri.
Les forces ukrainiennes ont par ailleurs continué ce weekend à fortifier leurs positions dans l'Est, autour du Donbass et dans cette région, dont une partie est contrôlée depuis 2014 par des séparatistes prorusses.
Après avoir revu ses plans à la baisse et retiré ses troupes de la région de Kiev et du nord de l'Ukraine, Moscou a fait de la conquête totale du Donbass son objectif prioritaire.
"Enfer humanitaire"
Des analystes estiment que Vladimir Poutine, embourbé face à la résistance acharnée des Ukrainiens, veut obtenir une victoire dans cette région avant le défilé militaire du 9 mai marquant sur la Place Rouge la victoire soviétique sur les nazis. "La semaine prochaine", "les troupes russes passeront à des opérations encore plus importantes dans l'est", a averti dimanche M. Zelensky.
"La bataille pour le Donbass durera plusieurs jours, et pendant ces jours nos villes pourraient être complètement détruites", a prédit pour sa part sur Facebook Serguiï Gaïdaï, le gouverneur ukrainien de la région de Lougansk, dans le Donbass. Il a appelé de nouveau les civils à quitter la région.
Selon lui, "le scénario de Marioupol peut se répéter dans la région de Lougansk". "Sur tout son territoire, la région est sous le feu", a-t-il ajouté lundi soir sur Telegram.
Recherche des corps
Le ministère de la Défense russe a accusé dimanche les Ukrainiens et les Occidentaux de provocations "monstrueuses et sans pitié" et de meurtres de civils à Lougansk.
Dans les environs de Kiev, occupés plusieurs semaines durant par l'armée russe, la recherche des corps se poursuit. "A ce jour, nous avons 1222 personnes tuées, pour la seule région de Kiev", a déclaré dimanche la procureure générale Iryna Venediktova.
Elle n'a pas précisé si les corps découverts étaient exclusivement ceux de civils, mais elle a également fait état de 5600 enquêtes ouvertes pour crimes de guerre présumés depuis le début de l'invasion russe, dont ceux de Boutcha.
"Ne pas se faire d'illusions"
Sur le plan diplomatique, le chancelier autrichien Karl Nehammer, premier responsable européen à se rendre à Moscou depuis l'invasion de l'Ukraine, a rencontré lundi le président russe Vladimir Poutine et s'est dit "pessimiste" face à sa "logique de guerre".
"Il ne faut pas se faire d'illusions. Le président Poutine est entré massivement dans une logique de guerre et il agit en conséquence" dans l'espoir d'enregistrer "un succès militaire" rapide, a-t-il ajouté. "Il y a peu d'intérêt du côté russe pour une rencontre directe" avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
A Luxembourg, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne étudiaient lundi un sixième paquet de sanctions contre Moscou, qui ne touchera toutefois pas les achats de pétrole et de gaz. Le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell avait annoncé son intention de lancer lundi la discussion sur un embargo pétrolier, "mais une proposition formelle n'est pas sur la table", avait reconnu vendredi un haut fonctionnaire européen.
La "faim dans le monde"
A l'issue de cette réunion, Josep Borrell a accusé la Russie de "provoquer la faim dans le monde" avec la guerre en Ukraine, en détruisant les stocks de blé et en empêchant de l'exporter à l'étranger. "Ils provoquent la pénurie. Ils bombardent des villes ukrainiennes et provoquent la faim dans le monde", a-t-il déclaré.
Volodymyr Zelensky a appelé les Occidentaux à "suivre l'exemple du Royaume-Uni". Le Premier ministre Boris Johnson a effectué une visite surprise en Ukraine samedi, en imposant "un embargo total sur les hydrocarbures russes".
Lundi, la banque française Société Générale, très impliquée jusqu'ici en Russie, s'est ajoutée à la liste des entreprises occidentales qui ont annoncé cesser leurs activités dans le pays depuis l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes le 24 février. Quelques heures plus tard, le fabricant suédois d'équipements télécoms Ericsson a fait de même.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Elon Musk va recevoir près de 304 millions d'actions Tesla
L'homme d'affaires Elon Musk, actuellement homme le plus riche au monde, va obtenir jouissance des près de 304 millions d'actions prévues dans son plan de rémunération record en tant que patron de Tesla, après une décision de justice favorable fin 2025.
Le constructeur automobile a déposé lundi un document auprès du gendarme américain de la Bourse pour enregistrer 303'960'630 actions de Tesla promises, sous conditions, à Elon Musk dans un plan de rémunération adopté par les actionnaires en 2018.
"Le 21 avril 2026, M. Musk a passé un accord avec l'entreprise pour la mise en oeuvre de son plan de rémunération 2018", indique le document.
A l'époque, il était estimé à 56 milliards de dollars (44 milliards de francs).
Au cours de l'action Tesla (-2,72% à 366,05 dollars) lundi matin, cela représente plus de 110 milliards de dollars.
Peu après l'approbation en Assemblée générale, un recours avait été déposé par Richard Tornetta, un actionnaire qui reprochait à Elon Musk, à Tesla et à certains membres du conseil d'administration d'avoir indûment autorisé "le plus gros plan de rémunération jamais attribué à un dirigeant".
Une juge du Delaware avait tranché en faveur du plaignant le 31 janvier 2024 en annulant le plan.
A la suite de cette décision, ne cachant pas son mécontentement, le multi-milliardaire avait soumis à l'Assemblée générale de juin 2024 une résolution pour transférer le siège de Tesla du Delaware au Texas - où étaient déjà basées plusieurs de ses sociétés - et une autre pour obtenir une nouvelle validation du plan. Les deux résolutions avaient été approuvées.
Mais, en décembre 2024, la même juge avait de nouveau annulé le plan. Elon Musk s'était alors tourné vers la Cour suprême du Delaware, qui lui a donné satisfaction en décembre 2025 et retoqué l'annulation de première instance.
Tesla lui a accordé en août 2025, sous la forme d'un avenant, une avance de 96 millions d'actions, pour une valeur d'environ 29 milliards de dollars.
Depuis, le conseil d'administration de Tesla a élaboré le plan de rémunération 2025 qui pourrait rapporter à Elon Musk quelque 1000 milliards de dollars. Il a été approuvé par les actionnaires le 6 novembre 2025.
Il est constitué de douze tranches fixant des seuils financiers et opérationnels déclenchant, dans certaines conditions, l'octroi d'actions du groupe au patron.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Armes nucléaires: la crédibilité s'effrite, selon Antonio Guterres
Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres s'est inquiété de la montée "en puissance" des "moteurs" de la prolifération nucléaire. Il s'exprimait en ouverture d'une réunion des pays signataires du traité de non-prolifération nucléaire à l'ONU à New York.
"Depuis trop longtemps, le Traité oscille entre la vie et la mort. Les engagements ne sont toujours pas tenus. La confiance et la crédibilité s'effritent. Les moteurs de la prolifération montent en puissance. Il nous faut donner une nouvelle vie au Traité", a déclaré lundi M. Guterres.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
La Croisette de Cannes bientôt chauffée ou climatisée par la mer
L'agglomération de Cannes a lancé lundi les travaux de construction d'une centrale de thalassothermie. Elle doit permettre de fournir chaleur ou fraîcheur, selon la saison, à une cinquantaine de bâtiments, dont les palaces de la Croisette et le palais des festivals.
Pour un investissement de 55 millions d'euros - les deux tiers engagés par Engie Solutions et le dernier tiers provenant de subventions publiques -, la centrale doit entrer en fonction à l'automne 2027.
Installée jusqu'à 12 mètres de profondeur sous le jardin de la Roseraie, à l'extrémité de la Croisette, elle recueillera la chaleur ou la fraîcheur de la mer grâce à des canalisations allant jusqu'à six mètres de profondeur, éloignées des zones de baignade.
Le projet a été lancé en 2023 et s'accompagne de travaux sur les canalisations le long de la Croisette pour permettre d'acheminer la chaleur ou la fraîcheur de la mer jusqu'au palais des festivals, ainsi qu'à 17 hôtels, un collège et plusieurs dizaines d'immeubles.
"Nous avons la chance de disposer d'une ressource locale, abondante et précieuse: la Méditerranée", a déclaré David Lisnard, maire de Cannes et président de l'agglomération à l'origine du projet, assurant que l'utilisation de cette énergie renouvelable diminuerait les émissions de CO2 de 10'800 tonnes par an tandis que les abonnés verraient jusqu'à 15% de baisse sur leur facture énergétique.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Shell se renforce dans le schiste en rachetant ARC Resources
Le géant des hydrocarbures britannique Shell acquiert la société énergétique canadienne ARC Resources pour une valeur d'entreprise d'environ 16,4 milliards de dollars américains, pour se renforcer notamment dans la production de gaz et de liquides de schiste.
Le montant correspond à une valeur de capitaux propres "d'environ 13,6 milliards de dollars" ainsi qu'à "environ 2,8 milliards de dollars de dette nette et de contrats de location-financement", qui seront repris dans cette transaction, a précisé lundi Shell dans un communiqué.
Le rachat d'ARC Resources, qui opère dans le bassin de schiste de Montney, dans les provinces canadiennes d'Alberta et de Colombie-Britannique, "complète notre présence actuelle au Canada et renforce notre base de ressources pour les décennies à venir", a assuré le directeur général de Shell, Wael Sawan.
Les conseils d'administration des deux entreprises ont approuvé l'opération, "dont la finalisation est prévue pour le second semestre 2026", est-il précisé dans le communiqué.
Shell est déjà présent dans ces provinces, notamment via les actifs de Groundbirch en Colombie-Britannique, qui fournissent du gaz à l'usine de liquéfaction LNG Canada ainsi qu'au marché du gaz domestique.
Shell doit présenter le 7 mai ses résultats du premier trimestre. Le groupe a déjà prévenu que ceux-ci vont bénéficier d'une nette amélioration de ses ventes de produits pétroliers, dans un contexte de prix dopés par la guerre au Moyen-Orient.
Dans la division marketing du groupe, qui compte notamment son réseau mondial de stations-service, les bénéfices ajustés du premier trimestre "devraient être nettement supérieurs" à ceux affichés lors de la même période en 2025, a indiqué l'entreprise début avril dans une note au marché.
En revanche, la production de gaz est attendue en baisse par rapport à fin 2025, ce qui "reflète l'impact du conflit au Moyen-Orient sur les volumes" en provenance du Qatar.
En février, Shell avait publié un bénéfice net annuel en hausse de 11% en 2025, à 17,838 milliards de dollars, en dépit de la baisse des prix du pétrole l'an dernier, qui avait été compensée par le volume des ventes et une baisse des coûts.
Après avoir initialement évolué en hausse à la Bourse de Londres lundi, l'action de Shell a basculé dans le rouge après l'annonce. Vers 12H45 GMT, elle évoluait proche de l'équilibre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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