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L'ONU maintient une surveillance étroite sur le Bélarus

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Pendant plus d'un mois, le Conseil des droits de l'homme a été au centre de vifs débats sur l'Ukraine. (© KEYSTONE/POOL REUTERS/DENIS BALIBOUSE)

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU maintient la surveillance sur le Bélarus en prolongeant un mandat donné à la Haute commissaire Michelle Bachelet. Pendant plus d'un mois, il aura été à Genève au centre de vifs débats sur l'Ukraine.

Dans une résolution approuvée vendredi par plus de 20 voix contre 6 et près de 20 abstentions, l'instance onusienne condamne à nouveau le "déni systématique" des droits humains et des libertés fondamentales au Bélarus. Elle dénonce les arrestations et détentions arbitraires d'opposants, notamment après la réélection controversée d'Alexandre Loukachenko après la présidentielle d'août 2020.

Elle demande des investigations rapides et indépendantes sur toutes les accusations de violations des droits humains depuis ce scrutin. Au moins 37'000 personnes ont été détenues de mai 2020 à mai dernier en lien avec la présidentielle, selon l'ONU.

Millier de détenus politiques

Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme estime que la torture et les abus ont été "largement répandus" et "systématiques". Des centaines de cas ont été dénoncés par les ONG qui ont mentionné des crimes contre l'humanité. L'Organisation mondiale contre la torture (OMCT), établie à Genève, a déposé il y a quelques mois une plainte contre six hauts responsables bélarusses.

Fin 2021, 969 personnes étaient détenues pour des raisons qui peuvent être considérées comme politiques. La répression des récentes manifestations après le référendum permettant de revenir sur le statut non nucléaire du Bélarus a fait passer ce nombre à plus d'un millier.

Depuis la présidentielle, la législation a été durcie pour restreindre les libertés. Au total, des dizaines d'avocats ont perdu leur droit de travailler. Et près de 300 ONG ont été fermées.

Pendant un mois, le régime de Minsk aura aussi été régulièrement ciblé pour son soutien à la Russie dans son offensive. L'Ukraine aura été abordée dès les premières minutes et tout au long de la session. Durant la première semaine, Moscou aura subi d'importantes défaites devant l'instance.

D'abord, le discours de son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov aura été largement boycotté par plus de 100 délégations, mais pas la Suisse qui défend toujours l'importance pour un pays de pouvoir s'exprimer devant les autres Etats. Moscou aura ensuite été abandonnée par ses alliées, notamment la Chine, qui n'auront fait que s'abstenir dans le vote d'une Commission d'enquête internationale.

Nicaragua visé

Seule l'Erythrée se sera opposée avec elle. La Russie est devenue le premier pays membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU à être la cible d'une résolution au Conseil des droits de l'homme.

Parmi les autres décisions prises à Genève jeudi et vendredi, un groupe de trois experts indépendants sur les violations des droits humains au Nicaragua a été établi pour un an. Le Conseil s'est dit "gravement préoccupé" par la détérioration de la situation des droits humains dans ce pays depuis le début de la crise politique en 2018 et a dénoncé une impunité contre les responsables.

Selon l'ONU, 43 personnes sont toujours détenues en lien avec la présidentielle de novembre dernier. La haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet a demandé aux autorités de rétablir un climat favorable avant les municipales dans quelques mois, après un scrutin que des dizaines de pays, dont la Suisse, avaient considéré comme inéquitable.

Depuis le début de la crise, la répression des protestations avait fait près de 330 victimes. Près de 150'000 personnes ont fui le pays.

Syrie, Corée du Nord ou Birmanie

Le Conseil a également prolongé d'un an la Commission des droits de l'homme sur le Soudan du Sud, dont fait partie le Genevois Andrew Clapham. Celle-ci a dénoncé ces dernières années de possibles crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

Le conflit au Soudan du Sud a fait au total plus de deux millions de réfugiés. Il est responsable de près de 390'000 victimes. Près de 9 millions de personnes ont besoin d'aide, un record pour cet Etat qui fait face à une épidémie de choléra, a déploré vendredi à la presse la responsable des affaires humanitaires de l'ONU dans ce pays.

Le Conseil a également étendu pour un an les mandats de la Commission d'enquête sur la Syrie ou des rapporteurs spéciaux sur la Corée du Nord et sur la Birmanie. Là encore, des crimes contre l'humanité ont été dénoncés ces dernières années par ces entités.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

International

La capitale du Groenland privée d'électricité en raison d'une panne

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L'électricité a été partiellement rétablie à Nuuk (archives). (© KEYSTONE/AP/Evgeniy Maloletka)

Nuuk, la capitale du Groenland, a été privée d'électricité dans la nuit de samedi à dimanche pendant plusieurs heures. Le fournisseur local a évoqué une panne de transmission due à des vents violents.

Essentiellement alimentée par une centrale hydroélectrique située à près de 50 km au sud-est, la ville de 20'000 habitants a été soudainement plongée dans le noir aux alentours de 22h30 (01h30 en Suisse), ont constaté des journalistes de l'AFP sur place. Trois heures plus tard, le courant n'était que partiellement rétabli dans certains endroits de la ville.

Sur le réseau social Facebook, la compagnie Nukissiorfiit a expliqué que des vents violents avaient provoqué une panne de transmission et qu'elle était en train de démarrer un générateur de secours.

Cet incident survient quelques jours après la publication par le gouvernement groenlandais d'une brochure fournissant des conseils à la population en cas de crise sur ce territoire autonome danois convoité par le président américain Donald Trump.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Argentine: le climat extrême complique la lutte contre les feux

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Le Chubut est l'une des provinces argentines touchées par les incendies de forêt. (© KEYSTONE/EPA/MATIAS GARAY)

Des incendies de forêt en Patagonie argentine ont déjà ravagé au moins 36'000 hectares de forêts. Des centaines de pompiers tentent de contenir les flammes dans un contexte climatique extrême prévu pour les prochains jours.

L'incendie mobilisant le plus de ressources samedi se situe dans le parc national Los Alerces, dans la province de Chubut (sud) où, selon le dernier communiqué officiel, 10'000 hectares ont déjà brûlé.

Le gouverneur de la province, Ignacio Torres, a déclaré samedi sur le réseau social X que, en raison de "conditions climatiques défavorables", il a fallu "intensifier les opérations". "Aujourd'hui, 400 brigadistes, pompiers volontaires, équipes de soutien, personnel de santé et forces de sécurité travaillent dans la zone", a-t-il précisé.

Quinze moyens aériens sont aussi mobilisés, dont des avions bombardiers d'eau et des hélicoptères, mais la fumée entrave leur travail et ils attendent "une amélioration des conditions de visibilité".

Sécheresse et vents

Les températures élevées, la sécheresse et les vents forts créent un contexte climatique "critique", a expliqué samedi à l'AFP Laura Mirantes, coordinatrice du centre provincial des opérations d'urgence.

"Nous parlons de températures autour de 30 degrés, d'un taux d'humidité de 20%, d'une absence totale de précipitations et de rafales de vent qui vont, bien sûr, perturber et compliquer les opérations", a-t-elle ajouté.

Le service national de gestion du feu a décrété une alerte rouge de danger d'incendie dans la région jusqu'à mardi. Provoqué par la foudre, l'incendie de Los Alerces a débuté le 9 décembre et a progressé lentement avant de devenir incontrôlable ces dernières semaines.

Cette semaine, il a dépassé les limites du parc national et s'est approché par le nord du village de Villa Lago Rivadavia, où une habitation a été détruite par le feu et six familles ont été évacuées.

L'autre incendie de forêt qui frappe la province couvre environ 23'000 hectares à une cinquantaine de kilomètres au nord de Villa Lago Rivadavia. Il était "contenu à 85%" samedi, selon le service provincial de gestion du feu.

D'autres incendies au Chubut et dans la province voisine de Santa Cruz, déjà maîtrisés ou éteints, portent à plus de 36'000 hectares la superficie touchée par les flammes depuis le début de l'été austral.

Le Chili voisin fait également face à une série d'incendies dans le sud du pays, qui ont fait jusqu'à présent 21 victimes, détruit 42'000 hectares et laissé 20'000 sinistrés, selon les autorités.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La présidente vénézuélienne veut "des accords" avec l'opposition

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Delcy Rodriguez s'est retrouvée à la tête du Venezuela après la spectaculaire opération américaine qui a conduit à la capture du président Nicolás Maduro au début janvier (archives). (© KEYSTONE/AP/Ariana Cubillos)

La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a appelé samedi à la télévision nationale à trouver "des accords avec l'opposition" trois semaines après la spectaculaire opération américaine qui a conduit à la capture du président Nicolás Maduro.

"Nous devons nous rencontrer et parvenir à des accords. Pourquoi? Eh bien, pour le peuple du Venezuela", a déclaré Mme Rodriguez, dont l'intérim selon la constitution peut durer six mois avant de nouvelles élections. "Il ne peut y avoir ni divergences politiques ni partisanes lorsqu'il s'agit de la paix du Venezuela, a-t-elle ajouté.

Vendredi, la Mme Rodriguez avait demandé au président de l'Assemblée nationale du Parlement, son frère Jorge Rodríguez, une rencontre avec les différents secteurs politiques du pays disant vouloir un dialogue avec des "résultats concrets et immédiats".

"Qu'il s'agisse d'un dialogue politique vénézuélien où ne s'imposent plus des ordres externes, ni de Washington, ni de Bogotá, ni de Madrid. Un dialogue politique nationalisé [...] qui soit pour le bien commun du Venezuela", avait-elle déclaré vendredi.

Sous pression

Quelque 2400 personnes avaient été arrêtées et 28 tuées lors de la répression des troubles post-électoraux après l'annonce par le conseil national électoral (CNE) de la victoire de M. Maduro à la présidentielle. L'opposition, qui revendique toujours la victoire, a accusé le pouvoir de fraude, publiant des procès-verbaux de bureaux de vote donnant son candidat Edmundo Gonzalez Urrutia vainqueur.

Le CNE, accusé d'être aux ordres du pouvoir, n'a jamais publié de résultats détaillés disant avoir été victime d'une attaque informatique.

Depuis son investiture le 5 janvier, Mme Rodriguez, sous pression américaine, a notamment promis des libérations de prisonniers politiques, mais a aussi signé des accords pétroliers avec les Etats-Unis ou engagé une réforme législative comprenant notamment la loi sur les hydrocarbures.

Toutefois, ces libérations s'opèrent au compte-gouttes. Depuis l'annonce du 8 janvier, seules quelque 150 personnes sur plus de 800 prisonniers politiques ont été libérées, selon un bilan l'ONG Foro Penal.

Cette semaine, la Maison-Blanche, sans fixer de date, a annoncé vouloir inviter Mme Rodriguez aux Etats-Unis, après plusieurs déclarations élogieuses du président américain Donald Trump à son égard.

Dans des propos parfois contradictoires, le président américain, qui veut, selon des analystes, éviter un scénario irakien avec une implosion de l'administration, avait déjà affirmé que l'opposante Maria Corina Machado n'était pas qualifiée pour gérer le pays, tout en assurant aussi vouloir "l'impliquer".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Minneapolis: protestations après la mort d'un homme tué par l'ICE

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Le décès du manifestant s'est produit lors d'une manifestation contre la police de l'ICE. (© KEYSTONE/EPA/CRAIG LASSIG)

La mort par balle d'un Américain de 37 ans, le 2e tué par les agents fédéraux à Minneapolis en janvier, a déclenché de nouvelles protestations samedi. La ville américaine est secouée depuis plusieurs semaines par des manifestations contre les opérations de l'ICE.

Alex Pretti, infirmier d'un service de réanimation, est mort après une altercation samedi avec des agents fédéraux sur une route. Son décès vient aggraver une situation déjà tendue depuis celui de Renee Good, une Américaine tuée par balle le 7 janvier dans sa voiture par un agent de l'ICE dans cette même ville.

Le gouvernement américain a aussitôt affirmé que l'homme s'apprêtait à mettre en danger les agents de la police de l'immigration (ICE), comme elle l'a fait après la mort de Renee Good.

Malgré ces allégations et un appel au calme de la police locale, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés pour dénoncer ces violences dans un parc de Minneapolis samedi soir malgré le froid glacial. Des rassemblements de protestation ou d'hommages à Alex Pretti ont également eu lieu dans plusieurs villes de New York à Los Angeles.

Un "assassin"

Le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, a réclamé que les autorités locales, et non fédérales, prennent la tête des investigations. "On ne peut pas se fier à l'Etat fédéral", a-t-il affirmé, avant de fustiger l'ICE qui sème selon lui "le chaos et la violence".

Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux et à l'authenticité confirmée par les autorités montre plusieurs agents avec des gilets affublés du sigle "Police" lutter pour amener une personne au sol, puis la frapper plusieurs fois. Un tir résonne alors, les agents s'écartent de l'homme allongé dans la rue, avant de tirer à plusieurs reprises sur lui.

"Il était là pour se livrer à la violence", a déclaré la secrétaire à la sécurité intérieure Kristi Noem. Le conseiller de la Maison-Blanche, Stephen Miller, a, quant à lui, qualifié Alex Pretti d'"assassin", dans un message relayé sur le réseau social X par le vice-président JD Vance.

Selon le ministère américain de la sécurité intérieure (DHS), l'homme était armé d'un pistolet semi-automatique et avait "violemment résisté" avant que l'agent, "craignant pour sa vie", ne lui tire dessus. Sur X, le DHS a publié une photographie de l'arme présumée.

"Au moins dix coups" de feu

Mais selon une analyse des images réalisée par le média d'investigation Bellingcat, "quelques instants avant que le premier coup ne soit tiré", on peut voir l'un des agents s'éloigner avec un pistolet semblable à l'arme postée par le DHS.

Ensuite, "deux agents différents tirent manifestement avec leurs armes et au moins dix coups sont tirés au total", poursuit Bellingcat, précisant que "la plupart" l'ont été alors que "l'homme était déjà allongé au sol immobile".

Le chef de la police de Minneapolis, Brian O'Hara, a indiqué que l'homme habitait la ville, possédait un permis légal de port d'arme et n'était pas connu des services de police. Il a décrit une "situation extrêmement imprévisible" après les tirs lorsque des manifestants sont arrivés, expliquant que les autorités locales n'avaient pas pu sécuriser les lieux pour l'enquête.

Trump accuse

"Le maire et le gouverneur poussent à l'insurrection avec leur rhétorique pompeuse, dangereuse et arrogante", a accusé sur son réseau social Truth Social Donald Trump, pour qui il faut laisser la police de l'immigration "faire son boulot".

Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a appelé le président à mettre fin aux opérations de l'ICE dans sa ville et à "rétablir la paix". La ville est sous tension depuis la mort de Renee Good, devenue un symbole des excès dont est régulièrement accusée l'ICE à la suite du retour au pouvoir de M. Trump, qui revendique la fermeté de ses opérations contre les migrants.

Vendredi, des milliers de personnes avaient déjà défilé dans le centre de Minneapolis pour protester contre les opérations de l'ICE, au moment où les autorités américaines tentaient de calmer l'indignation provoquée par la détention d'un garçon de 5 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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