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Le coronavirus a fait plus de 3000 morts dans le monde

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(© PIXABAY)
Le bilan de l'épidémie de nouveau coronavirus a dépassé lundi les 3000 morts dans le monde et continue d'avoir de sérieuses conséquences partout à travers la planète. Le nombre de cas a notamment explosé en Italie et en Corée du Sud.

En Chine, les autorités ont annoncé lundi 42 nouveaux décès, portant le bilan de la maladie dans le pays à 2912 morts et celui dans le monde à plus de 3000. Les 202 nouveaux cas signalés lundi en Chine continentale constituent toutefois le plus faible chiffre quotidien depuis fin janvier.

En dehors de la province du Hubei, à l'épicentre de l'épidémie, une reprise de l'activité, paralysée depuis fin janvier, est perceptible dans le pays, avec la réapparition de quelques embouteillages à Pékin aux heures de pointe. L'épidémie de Covid-19 semble faiblir en Chine, où des mesures de quarantaine draconiennes ont visé plus de 50 millions de personnes. Mais elle continue de s'aggraver dans plusieurs autres pays du monde.

Le Louvre fermé

En Italie, quelque 500 nouveaux cas ont été recensés dimanche, un bond spectaculaire qui porte le nombre de contagions à près de 1700 dans le pays. Cinq nouveaux décès ont par ailleurs été rapportés, portant le bilan à 34 morts dans la péninsule, toujours dans trois régions du nord du pays: Lombardie, Emilie-Romagne et Vénétie.

Quant à la Corée du Sud, le deuxième pays le plus touché après la Chine, elle a recensé lundi près de 500 cas supplémentaires et quatre nouveaux décès, pour un total de plus de 4000 contaminations, dont 22 mortels. La France, nouveau foyer aigu de la contamination en Europe, recense 130 cas et deux morts.

Le Musée du Louvre, lieu emblématique du tourisme dans la capitale française qui a accueilli 9,6 millions de visiteurs en 2019, est resté fermé dimanche. Le personnel a invoqué son droit à cesser le travail en cas de danger, a annoncé la direction, sans préciser si l'établissement rouvrirait lundi.

L'écrivain Luis Sepulveda infecté

Le salon Livre Paris, grand rendez-vous de l'édition francophone qui devait se tenir du 20 au 23 mars, a été annulé. Et le célèbre écrivain chilien Luis Sepulveda, qui réside dans le nord de l'Espagne, a contracté le coronavirus, selon les autorités sanitaires du Portugal où il s'est rendu récemment.

L'Allemagne enregistre pour sa part 129 cas. Plus de de la moitié des malades allemands viennent de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest), là où un couple infecté avait participé fin février au carnaval de Heinsberg.

L'Iran a fait état dimanche de 11 nouveaux décès, portant le bilan officiel à 54 morts. Le service en farsi de la BBC évoque cependant un bilan beaucoup plus lourd, au moins 210 morts, un chiffre démenti par les autorités.

Mortalité de 2 à 5%

Un deuxième décès, également dans l'Etat de Washington (nord-ouest), a été annoncé aux Etats-Unis, où 21 cas ont été recensés, auxquels s'ajoutent 47 malades rapatriés dans le pays. Plusieurs patients diagnostiqués ces derniers jours n'avaient aucun lien connu avec un foyer de l'épidémie, ce qui laisse penser que la maladie commence à se propager sur le sol américain, encore très épargné.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a porté en fin de semaine à "très élevé", son niveau de menace le plus élevé. Elle a averti que se croire à l'abri du Covid-19 serait une "erreur fatale".

L'agence des Nations unies a rappelé que les symptômes sont bénins pour la plupart des malades, sérieux (pneumonies) pour 14% d'entre eux, et que 5% des personnes atteintes se trouvent dans un état critique. Le taux de mortalité semble être de 2 à 5%, selon l'OMS, qui a pressé dimanche les pays à travers le monde à s'approvisionner en dispositifs médicaux d'assistance respiratoire, indispensables pour traiter les patients atteints de la forme sévère de la maladie.

L'épidémie est particulièrement inquiétante en ce qui concerne les pays pauvres, mal équipés pour la détecter et la combattre.

La République Dominicaine, qui partage l'île d'Hispaniola avec Haïti, le pays le plus pauvre des Amériques, est devenue le quatrième pays d'Amérique latine touché par le coronavirus, avec l'annonce d'un premier cas dimanche, un voyageur italien.

La Confédération renforce les mesures pour contrer la propagation du coronavirus.

Elle invite la population à éviter les poignées de mains, à jeter les mouchoirs usagés dans une poubelle fermée et à toujours téléphoner avant d’aller chez le médecin ou aux urgences.

Ces nouvelles recommandations publiées lundi sur le site de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) valent immédiatement. Elles s'ajoutent à celles déjà édictées la semaine passée et font suite à la multiplication des cas confirmés de coronavirus en Suisse.

Jusqu'ici, trois règles d’hygiène étaient déjà en vigueur: se laver soigneusement les mains, tousser et éternuer dans un mouchoir ou dans le creux du coude et en cas de fièvre et de toux, rester à la maison.

La campagne d’information baptisée "Voici comment nous protéger" passe du niveau jaune au niveau rouge, précise encore l'OFSP sur son site. Ce dernier appelle les habitants à prêter attention aux règles d’hygiène et à adopter les bons réflexes en cas de symptômes (par exemple, difficultés respiratoires, toux, fièvre). "Nous pouvons ainsi protéger les autres et nous-mêmes contre une infection au nouveau coronavirus", souligne l'OFSP.

Classes en quarantaine à Bienne

Dimanche en fin de journée, le nombre de cas confirmés annoncés par l'OFSP s'élevait à 24 dans 11 cantons (AG, BE, BL, BS, FR, GE, GR, TI, VD, VS, ZH).

Genève en compte le plus, avec 8 cas confirmés, suivi des Grisons (6). En Suisse romande, quatre cantons sur six sont touchés pour l'heure, à l'exception du Jura et de Neuchâtel. Au total, plus de 1300 cas suspects ont été testés jusqu'ici.

Des mises en quarantaine ont aussi été décidées par les autorités. Quarante-cinq élèves et neuf enseignants dans un lycée technique de Bienne sont mis en quarantaine pendant 15 jours: il s'agit de la première mesure de ce genre prise dans une école.

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Implenia se restructure et prévoit 2000 suppressions d'emplois

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Le groupe de construction Implenia supprimera dans l'immédiat 250 postes en Suisse. (Image d'archive - ©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Implenia se restructure et prévoit 2000 suppressions d'emplois d'ici 2023. Le groupe de construction prévoit dans l'immédiat que 750 emplois passeront à la trappe, dont 250 en Suisse, selon un communiqué paru mardi.

La société table aussi sur des économies annuelles de plus de 50 millions de francs d'ici 2023.

Le communiqué précise que le groupe envisage également de céder environ 1250 postes à plein temps à d'autres propriétaires. Implenia travaille à une réduction de près de 20% de ses actifs. Au total, les coûts de restructuration atteindront près de 60 millions de francs.

Pour l'exercice en cours, le groupe anticipe une perte opérationnelle (Ebitda) de l'ordre de 70 millions de francs et calcule un amortissement d'environ 200 millions.

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L'Europe donne un tour de vis pour "sauver Noël"

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La maladie continue à s'étendre à travers l'Europe. (©EPA/ANGELO CARCONI)

La colère montait lundi en Italie en raison des nouvelles mesures introduites face à la progression de l'épidémie de Covid-19 pour "sauver Noël". Plusieurs pays européens ont imposé des couvre-feux ou réfléchissent à des confinements face à la deuxième vague.

La décision du Premier ministre italien Giuseppe Conte de fermer les restaurants et les bars à partir de 18 heures et tous les théâtres, cinémas et salles de sport pendant un mois a été qualifiée d'"aveu d'échec" par ses détracteurs et a poussé les scientifiques à se demander si cela suffirait à endiguer la propagation du virus.

La maladie continue à s'étendre à travers l'Europe et l'Espagne a imposé un nouvel état d'urgence ainsi que des couvre-feux nocturnes. La Catalogne (nord-est) réfléchit même à un confinement de la population à domicile le week-end et la région voisine d'Aragon a décidé de boucler son territoire.

Marché de Noël annulé

La France a quant à elle établi un nouveau triste record quotidien avec plus de 52'000 cas supplémentaires de Covid-19. La perspective d'un nouveau confinement y prend corps face à une deuxième vague "brutale" qui pourrait même être "plus forte que la première", s'est alarmé Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique qui guide le gouvernement.

En Allemagne, le marché de Noël mondialement connu de Nuremberg, qui attire quelque deux millions de visiteurs, a été annulé cette année.

Le gouvernement slovène a pour sa part annoncé le durcissement à partir de mardi du confinement partiel en vigueur et renforcé les contrôles aux frontières. En Norvège, de nouvelles restrictions vont entrer en vigueur à Oslo où le port obligatoire du masque de protection est notamment étendu. Les bars de la capitale, déjà contraints d'arrêter de servir à minuit, ne pourront en outre plus accepter de nouveaux clients après 22h00.

Et en Belgique, où le nombre des contaminations a triplé en cinq semaines, passant à 321'031 cas, les vacances scolaires de la Toussaint ont été prolongées et les écoles contraintes de s'adapter à la forte progression du virus pour ne pas risquer d'aggraver une situation déjà "dramatique" dans les structures de soins.

La pandémie a fait au moins 1'155'301 million de morts dans le monde depuis fin décembre et plus de 43 millions de cas ont été diagnostiqués, selon un comptage de l'AFP.

"Le drapeau blanc de la défaite"

Certains voient toutefois le bout du tunnel : Melbourne, la deuxième plus grande ville d'Australie, devrait ainsi sortir de son confinement cette semaine après environ quatre mois de restrictions qui ont coûté très cher.

En revanche, les États-Unis ont connu un nombre record de nouveaux cas de Covid-19 ce week-end. Le candidat démocrate à la présidence, Joe Biden, a accusé le gouvernement du président Donald Trump d'agiter "le drapeau blanc de la défaite" après avoir admis qu'il "n'allait pas contrôler la pandémie".

Les restrictions pèsent aussi sur la vie politique: en Allemagne, le parti conservateur d'Angela Merkel a annoncé le report de son congrès de début décembre devant élire un nouveau président et potentiel candidat à la chancellerie en 2021, faute de pouvoir réunir ses délégués en raison d'une aggravation de la pandémie.

L'Union européenne a décidé pour sa part de réduire les réunions physiques de responsables et d'experts, au profit des visioconférences, en raison de l'augmentation du nombre des contaminations à Bruxelles.

"Sauver Noël !"

Les nouvelles mesures restrictives sont souvent impopulaires, comme en Italie où elles portent un coup sévère à des secteurs déjà durement touchés après un strict confinement national le printemps dernier. Mais ces mesures "nous permettront d'être plus sereins d'ici Noël", a expliqué le Premier ministre italien, tout en avertissant que les célébrations festives seront encore hors de question en fin d'année.

Selon le syndicat FIPE-Confcommercio, les nouvelles mesures italiennes coûteront environ 2,7 milliards d'euros supplémentaires au secteur de la restauration. Les nouvelles mesures décidées par le gouvernement italien ont été sévèrement critiquées.

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Débat Trump/Biden: un dernier round maîtrisé sans K.O. final

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Donald Trump et Joe Biden se sont retrouvés une dernière fois avant l'élection. (©AP PHOTO/PATRICK SEMANSKY)

Le président américain Donald Trump et Joe Biden se sont affrontés jeudi à Nashville lors d'un ultime débat à douze jours de la présidentielle américaine. La tonalité des échanges a été plutôt constructive et respectueuse, mais ne devrait pas changer la dynamique.

Visiblement désireux d'offrir un visage plus discipliné, après un premier tête-à-tête cacophonique, le président sortant, à la traîne dans les sondages, a accusé son adversaire démocrate vouloir "reconfiner" le pays en raison du Covid-19.

"Quelqu'un qui est responsable d'autant de morts ne devrait pas pouvoir rester président des Etats-Unis d'Amérique", a lancé le candidat démocrate, en prédisant "un hiver sombre" pour le pays le plus endeuillé au monde, avec plus de 222'000 décès dus au coronavirus.

Le vieux routier de la politique a reproché au président républicain de ne "toujours pas avoir de plan" pour endiguer la maladie. "Il n'y a pas un seul scientifique sérieux au monde qui pense que cela va disparaître bientôt", a-t-il martelé.

"Nous le combattons très fermement", a répondu le locataire de la Maison-Blanche, arrivé sans masque sur la scène, trois semaines après avoir été diagnostiqué positif au coronavirus.

Leçons retenues

Les échanges, bien que vifs, étaient nettement plus audibles que la fois précédente, lorsque le démocrate de 77 ans avait traité le 45e président des Etats-Unis, 74 ans, de "menteur", de "raciste" puis de "clown". "Il n'y a rien d'intelligent en vous", avait rétorqué l'ex-homme d'affaires.

"Les deux candidats ont clairement retenu les leçons de leur premier débat", a déclaré Aaron Kall, enseignant à l'université du Michigan et spécialiste des duels présidentiels. "Un statu quo à l'issue du débat de ce soir sera probablement perçu comme une bonne nouvelle pour la campagne de M. Biden, qui bénéficie d'une avance stable dans les sondages au niveau national et dans les Etats-clés", a-t-il ajouté.

A Donald Trump qui l'accusait de vouloir mettre en place la politique de "la gauche radicale", Joe Biden a rappelé qu'il l'avait emporté lors des primaires démocrates, où d'autres candidats étaient plus ancrés à gauche que lui. "Il est un peu perdu, il croit qu'il affronte quelqu'un d'autre. il affronte Joe Biden!", a-t-il ironisé.

"Vous devez une explication"

Pour éviter la cacophonie, les organisateurs avaient décidé cette fois de couper le micro d'un candidat pendant les deux premières minutes de prise de parole de l'autre pour chacune des questions, sur la pandémie, les questions raciales, le changement climatique ou encore la politique étrangère.

Donald Trump a demandé à Joe Biden de "s'expliquer" sur des allégations de corruption au sujet des activités de son fils Hunter en Chine et en Ukraine, quand le candidat démocrate était vice-président de Barack Obama (2009-2017).

"Joe, je pense que vous devez une explication aux Américains", a insisté le président-candidat, qui a accentué ces derniers jours ses attaques personnelles sur l'intégrité de son adversaire, martelant, sans éléments concrets à l'appui, que la famille Biden est une "entreprise criminelle".

"Que cachez-vous?"

"Vous étiez vice-président quand c'est arrivé et cela n'aurait jamais dû arriver", a ajouté l'ex-magnat de l'immobilier, qui avait invité dans le public un ex-associé d'Hunter Biden, qui accuse le fils du candidat d'avoir utilisé son nom de famille pour gagner "des millions" à l'étranger, avec l'assentiment de son père.

"Jamais de ma vie je n'ai pris un centime d'une source étrangère", a protesté le démocrate, qui a jusqu'ici esquivé les questions sur ce sujet. "Ce n'est pas vrai, pas vrai", a-t-il dit à plusieurs reprises. Il a contre-attaqué en reprochant au président de n'avoir jamais accepté de publier ses déclarations d'impôts. "Que cachez-vous?", a-t-il demandé.

Les parois en plexiglas, qui avaient été installées sur la scène pour séparer les deux septuagénaires, ont finalement été retirées.

Plus de 47 millions d'Américains ont voté par courrier ou en personne, soit près de 35% de la participation totale d'il y a quatre ans, selon l'organisation indépendante Elections Project.

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L'Allemagne place toute la Suisse sur sa liste des pays à risque

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L'Institut Robert Koch place un pays ou une région sur cette liste rouge si le taux de nouvelles infections dépasse 50 pour 100'000 habitants sur sept jours. (©EPA/POOL/THOMAS BARTILLA)

Le gouvernement allemand a placé toute la Suisse, la Pologne, presque toute l'Autriche et une grande partie de l'Italie sur sa liste des pays à risque pour le coronavirus. Cette nouvelle liste entre en vigueur samedi, a annoncé jeudi l'Institut Robert-Koch.

Plusieurs cantons avaient jusqu'ici été placés sur la liste des zones à risque. Un premier avertissement avait été lancé le 9 septembre concernant Vaud et Genève. La liste a ensuite été complétée. La semaine passée, elle comptait au total dix cantons (GE, VD, FR, JU, NE NW, SZ, UR, ZG, ZH).

L'Institut Robert Koch place un pays ou une région sur cette liste rouge si le taux de nouvelles infections dépasse 50 pour 100'000 habitants sur sept jours. C'est actuellement le cas pour 130 pays (en totalité ou partiellement). Une cinquantaine de pays sont aussi déconseillés indépendamment de leur taux d'infection.

Cette classification comme zone à risque et les conseils aux voyageurs du ministère fédéral des Affaires étrangères n'impliquent pas une interdiction de voyager, mais ils sont destinés à avoir un effet dissuasif maximal sur les touristes.

Les vacanciers peuvent annuler un voyage déjà réservé si leur destination est déclarée zone à risque. Les personnes revenant de ces régions doivent se mettre en quarantaine pendant 14 jours, mais peuvent en être libérées par un test négatif.

La liste rouge inclut également toute la Grande-Bretagne, l'Irlande, le Liechstenstein, onze nouvelles régions italiennes (dont la Lombardie, la Toscane, la Vénétie, le Latium et la Sardaigne). Elle comprend aussi des régions de Bulgarie, d'Estonie, de Croatie, de Suède, de Slovénie et de Hongrie.

Les îles Canaries en ont elles été retirées, selon l'Institut Robert-Koch. Elles rejoignent le petit nombre de pays encore jugés sûrs pour les voyageurs allemands, dont la Grèce et Chypre.

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Des chercheurs britanniques comptent infecter des volontaires

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La première étape du projet consiste à explorer la faisabilité d'une exposition au SARS-CoV2 de volontaires de 18 à 30 ans en bonne santé et sans facteurs de risques. (©AP/OXFORD UNIVERSITY POOL)

Une première mondiale qui pose des questions éthiques: des chercheurs britanniques comptent infecter des volontaires avec le nouveau coronavirus et les scruter pour faire avancer la recherche, en vue notamment de la mise au point d'un vaccin très attendu.

Déjà employée pour d'autres maladies, cette méthode n'avait jamais été utilisée dans la riposte à la pandémie de Covid-19, dont la deuxième vague actuelle en Europe provoque le retour au confinement dans certains pays sans assurance qu'un vaccin soit disponible prochainement.

La première étape du projet, mené en partenariat par l'Imperial College de Londres, consiste à explorer la faisabilité d'une exposition au SARS-CoV2 de volontaires de 18 à 30 ans en bonne santé et sans facteurs de risques.

Cette phase initiale vise à déterminer la quantité de virus qui produit des symptômes chez une personne, explique l'Imperial College sur son site internet. Il s'agira ensuite d'étudier "comment les vaccins agissent dans le corps pour stopper ou empêcher le Covid-19, regarder les traitements potentiels et étudier la réponse immunitaire" de l'organisme.

"Notre priorité numéro un est la sécurité des volontaires", a souligné le Dr Chris Chiu, qui conduit ces recherches au département des maladies infectieuses à l'Imperial College, dont l'équipe réalise de telles études sur des virus respiratoires depuis 10 ans.

Les volontaires seront infectés "par le nez", une "voie naturelle" qu'emprunte le virus, a déclaré sur BBC Radio 4 Peter Openshaw, professeur de médecine expérimentale à la même université, qui codirige les travaux.

"Le grand avantage de ces études sur des volontaires est que nous pouvons regarder chaque volontaire avec beaucoup d'attention, non seulement pendant l'infection mais aussi avant l'infection, et que nous pouvons surveiller ce qui se passe à chaque étape, y compris avant que les symptômes ne se développent", a-t-il ajouté.

Les volontaires devront rester pendant deux semaines et demie, "à la fois pour effectuer les prélèvements et surveiller leur état avec beaucoup de soin et assurer la sécurité du public", a-t-il ajouté.

Risque "raisonnable"

Constituant une énorme source d'informations, ces recherches permettent de travailler sur un nombre de patients beaucoup plus faible que les essais cliniques pour des vaccins, qui impliquent jusqu'à des milliers de volontaires.

"De petites centaines ou quelques dizaines de volontaires" permettent d'avoir une "idée très nette sur le fait de savoir si un vaccin va fonctionner" et sur "la manière dont il agit", apportant de précieuses informations sur l'évolution de la recherche, a ajouté le professeur Openshaw.

Une fois déterminés les paramètres du modèle, une phase qui devrait durer jusqu'au mois de mai, des comparaisons entre vaccins pourront alors être effectuées. "Assez optimiste", le scientifique estime que des vaccins seront disponibles en quantité limitée pour les personnes les plus à risque en début d'année prochaine.

Questions éthiques

Ce type d'essais, déjà utilisé dans le passé dans la lutte contre des pathologies comme la typhoïde et le choléra, ne va pas sans poser des questions morales. Ils "doivent être soigneusement conçus pour s'assurer que ceux qui y participent sont pleinement informés des risques" et que ceux-ci "soient réduits au minimum", a réagi Dominic Wilkinson, professeur d'éthique médicale à l'université d'Oxford.

Selon lui, "des centaines de jeunes gens au Royaume-Uni et ailleurs se sont déjà inscrits pour y participer". Ces essais "sont éthiques si les risques sont présentés en totalité et s'ils sont raisonnables", renchérit son collègue Julian Savulescu, qui dirige le centre d'éthique pratique de l'université d'Oxford.

"Les chances pour quelqu'un âgé de 20 ou 30 ans de mourir du Covid-19 sont à peu près les mêmes que le risque annuel d'être tué dans un accident de voiture", a-t-il poursuivi. "C'est un risque raisonnable à prendre, particulièrement pour sauver des centaines de milliers de vies".

Mais plusieurs scientifiques notent aussi les limites des conclusions qui pourraient être tirées d'une telle étude, justement car elle porte sur une population jeune et bien portante et car certains facteurs limitent la comparaison avec une exposition naturelle au virus.

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