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Le gaz s'envole et frôle les 150 euros le MWh, le pétrole faiblit

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Le TTF néerlandais, référence du gaz naturel en Europe, a bondi de plus de 60% depuis lundi, frôlant les 150 euros le MWh jeudi, des prix inédits depuis le plus haut historique de mars. (archives) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les prix du gaz poursuivaient leur envolée jeudi, galvanisés par une réduction brutale de l'approvisionnement provenant de Russie, quand le pétrole déclinait toujours, inquiet d'une possible récession minant la demande.

Vers 14H20 GMT (16H20 HEC), le TTF néerlandais, référence du gaz naturel en Europe, évoluait à 134,300 euros le mégawattheure (MWh).

Le TTF a bondi de plus de 60% depuis lundi, frôlant les 150 euros le MWh jeudi (148,995). De tels prix n'avaient plus été enregistrés depuis mars, lorsque le gaz naturel avait été propulsé jusqu'à son plus haut historique.

Le gaz britannique évoluait quant à lui à 282,00 pence par thermie (une unité de quantité de chaleur), après un pic à 315,07 pence, prenant plus de 88% depuis lundi.

Cette hausse "brutale" et "rapide" est causée par "une double perturbation de l'approvisionnement en gaz naturel sur le marché européen", a expliqué Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB.

D'une part, "nous avons récemment assisté à une pénurie soudaine de l'offre de gaz naturel liquéfié (GNL) aux États-Unis", poursuit-il, un incendie ayant endommagé le terminal Freeport LNG près de Houston au Texas, qui devrait être hors service pendant 90 jours.

"Jusqu'à 3,4 millions de tonnes de GNL seront retirées du marché", précise Ole R. Hvalbye.

En parallèle, le groupe russe Gazprom a annoncé la diminution de l'offre provenant du gazoduc Nord Stream, qui alimente l'Allemagne.

Le groupe italien ENI a également signalé qu'après avoir réduit de 15% ses livraisons de gaz naturel à l'Italie mercredi, le géant russe ne livrera jeudi que 65% des quantités réclamées.

Le groupe autrichien OMV devrait également voir ses livraisons de gaz réduites.

"Notre produit, nos règles"

Le patron de Gazprom, Alexeï Miller, a défendu jeudi les choix de son groupe dans le contexte de l'offensive russe en Ukraine et des sanctions occidentales contre Moscou. "Notre produit, nos règles. Nous ne jouons pas selon des règles que nous n'avons pas faites", a-t-il déclaré lors du forum économique de Saint-Pétersbourg.

"Il s'agit clairement d'une stratégie visant à perturber et faire grimper les prix", avait dénoncé le ministre de l'Économie et du Climat allemand Robert Habeck, dans un communiqué mercredi.

"La peur est de retour sur le marché européen du gaz", souligne M. Hvalbye, rappelant que la construction d'une alternative au gaz russe pour l'Europe prend du temps.

Les prix du pétrole poursuivaient quant à eux leur recul jeudi au lendemain de l'annonce de la banque centrale américaine (Fed) de la plus forte hausse de taux depuis 1994, menaçant ainsi la demande aux Etats-unis.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août perdait 1,40% à 116,85 dollars, et celui de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en juillet baissait de 1,26% à 113,86 dollars.

Les cours fléchissent "car les investisseurs envisagent une plus grande probabilité de récession, ce qui réduirait la demande de pétrole et ferait baisser les prix", a expliqué Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote.

La Réserve fédérale (Fed) a relevé mercredi ses taux directeurs de trois quarts de point, la plus forte hausse depuis 1994, et son président a assuré que l'institution restait "déterminée" à lutter contre l'inflation galopante.

"La croissance sera inévitablement entravée par les hausses continues des coûts d'emprunt", a jugé Tamas Varga, analyste chez PVM Energy. Or une croissance minorée peut lester la demande d'or noir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Ormuz: Trump menace d'anéantir les centrales électriques de l'Iran

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Les Etats-Unis ont déployé deux porte-avions, dont l'USS Abraham Lincoln, et leur escorte dans le golfe Persique (archives). (© KEYSTONE/AP/Zachary Pearson)

Le président américain Donald Trump a lancé samedi soir un ultimatum à l'Iran, menaçant d'anéantir les centrales électriques de l'Iran si la république islamique ne rouvre pas le détroit d'Ormuz au trafic maritime. Il a donné un délai de 48 heures à Téhéran.

"Si l'Iran ne rouvre pas TOTALEMENT, SANS AUCUNE MENACE, le détroit d'Ormuz dans les 48 HEURES à compter de cet instant précis, les États-Unis d'Amérique frapperont et anéantiront ses différentes CENTRALES ÉLECTRIQUES, EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE", a écrit le président américain sur son réseau social Truth Social.

L'armée iranienne lui a répondu dimanche qu'elle viserait les infrastructures énergétiques et les usines de dessalement d'eau dans la région s'il mettait à exécution ses menaces.

"Si l'infrastructure pétrolière et énergétique de l'Iran est attaquée par l'ennemi, toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux Etats-Unis et au régime de la région seront visées", a déclaré le porte-parole du commandement opérationnel de l'armée, dans un communiqué publié par l'agence Fars. Il n'a pas précisé à quel "régime" il faisait référence.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Soudan: plus de 60 morts dans une attaque contre un centre de santé

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Près de trois ans de guerre au Soudan ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde" (archives). (© KEYSTONE/AP/MARWAN ALI)

Au moins 64 personnes ont été tuées au Soudan dans une attaque vendredi contre un établissement de santé au Darfour, a rapporté samedi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Treize enfants figurent parmi les victimes tuées.

"Cette fois, l'hôpital universitaire [de] la capitale du Darfour-Est, El-Daein, a été frappé, faisant au moins 64 morts, dont treize enfants, deux infirmières, un médecin et plusieurs patients", a déploré le directeur de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus sur le réseau social X.

Selon l'organisation, l'attaque a impliqué "des armes lourdes" et frappé un établissement de soins de santé secondaire, touchant également des fournitures et des stocks.

La guerre sans merci qui oppose au Soudan depuis 2023 d'anciens alliés s'est intensifiée ces derniers mois avec une multiplication des attaques meurtrières de drones sur des zones résidentielles peuplées, des écoles ou des hôpitaux.

L'immense région occidentale du Darfour est aujourd'hui en grande partie aux mains des paramilitaires, tandis que l'armée contrôle l'est, le centre et le nord du Soudan.

Pire crise humanitaire

"Assez de sang a été versé. Assez de souffrances ont été infligées. Il est temps de désamorcer le conflit au Soudan et de garantir la protection des civils, des soignants et des humanitaires", a plaidé Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Le bureau humanitaire de l'ONU au Soudan avait samedi déclaré être "consterné par l'attaque contre un hôpital au Darfour-Est hier, qui aurait tué des dizaines de personnes, dont des enfants, et fait davantage encore de blessés".

L'ONG Emergency Lawyers, un groupe indépendant qui documente le conflit soudanais opposant l'armée aux paramilitaires des forces de soutien rapide (FSR), a indiqué que l'attaque avait touché l'hôpital universitaire d'El-Daein.

El-Daein, la capitale de l'Etat du Darfour-Est contrôlée par les FSR, est régulièrement la cible de l'armée, qui tente d'éloigner les paramilitaires du corridor central du Soudan. Une frappe précédente en mars, sur le marché de la ville, a enflammé des barils de pétrole qui ont brûlé pendant des heures.

En dépit des condamnations répétées de l'ONU, les hôpitaux sont une cible régulière.

Près de trois ans de guerre au Soudan ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et ont déplacé plus de 11 millions de personnes, provoquant ce que l'ONU qualifie de pire crise humanitaire au monde.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nouvelles "réunions constructives" entre Américains et Ukrainiens

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Tandis que des négociateurs américains et ukrainiens se rencontrent en Floride, des recrues se reposent après des exercices sur un terrain d’entraînement dans la région de Zaporijjia. (© KEYSTONE/AP/Andriy Andriyenko)

Des négociateurs américains et ukrainiens ont tenu samedi en Floride des "réunions constructives" pour tenter de progresser vers la fin de la guerre en Ukraine. L’information a été communiquée par l’émissaire américain Steve Witkoff dans un message publié sur X.

"Aujourd'hui, en Floride, les délégations américaine et ukrainienne ont tenu des réunions constructives dans le cadre des efforts de médiation en cours. Les discussions ont porté sur la réduction et le règlement des points en suspens afin de se rapprocher d'un accord de paix global", a indiqué M. Witkoff, précisant que l'autre émissaire américain Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, avait également participé aux réunions.

"Nous saluons la poursuite des efforts visant à résoudre les questions en suspens, conscients de leur importance pour la stabilité mondiale", a poursuivi Steve Witkoff.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a également évoqué de son côté ces réunions en cours: "Notre délégation est en Amérique au moment où je parle. Il y a déjà eu une rencontre aujourd'hui", a-t-il déclaré samedi dans son allocution quotidienne.

Poursuite des discussions dimanche

"Les délégations vont poursuivre leurs discussions demain. Le plus important est de comprendre dans quelle mesure la partie russe est prête à avancer avec une fin véritable de la guerre", a ajouté le président ukrainien.

Cette initiative diplomatique des États-Unis pour mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde guerre mondiale est au point mort depuis que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes conjointes contre l'Iran fin février, guerre qui a gagné tout le Moyen-Orient.

Négociateurs américains et ukrainiens s'étaient entretenus pour la dernière fois en février à Genève.

En face de la délégation américaine, où Steve Witkoff et Jared Kushner étaient accompagnés de conseillers à la Maison Blanche et au département d'Etat, la délégation ukrainienne comprenait le secrétaire du Conseil de sécurité Roustem Oumerov, et le bras droit de Volodymyr Zelensky, Kyrylo Boudanov, selon les médias ukrainiens.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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WTA 1000 de Miami: Belinda Bencic qualifiée pour les 8es de finale

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Un succès en deux sets pour Belinda Bencic (© KEYSTONE/EPA/JOHN G. MABANGLO)

Belinda Bencic (WTA 12) s'est hissée en 8e de finale du WTA 1000 de Miami. La St-Galloise s'est imposée 6-3 6-3 devant la Russe Diana Shnaider (WTA 20) samedi au 3e tour.

Huitième de finaliste à Indian Wells dix jours plus tôt, Belinda Bencic atteint ce stade de la compétition à Miami pour la troisième fois seulement. Elle avait poursuivi sa route jusqu'en demi-finales en 2022 pour son meilleur résultat dans un tournoi floridien qui ne lui a guère souri jusqu'ici.

La championne olympique 2021 affrontera au tour suivant l'Américaine Amanda Anisimova (WTA 6), double finaliste de Grand Chelem en 2025 (Wimbledon et US Open), contre qui son bilan est de 2-2.

Belinda Bencic, qui avait battu Diana Shnaider en deux sets lors de leur seul précédent duel (en 2025 à Indian Wells), a donc fait de même à Miami. Elle a bouclé l'affaire en 1h24.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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