Économie
Gaza: le Hamas demande l'arrêt du largage d'aide après des morts
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2024/03/le-hamas-demande-de-cesser-les-largages-daide-apres-quune-dizaine-de-gazaouis-se-sont-noyes-en-cherchant-a-la-recuperer-1000x600.jpg&description=Gaza: le Hamas demande l'arrêt du largage d'aide après des morts', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Dix-huit Palestiniens ont péri, dont douze noyés en mer, en tentant de récupérer de la nourriture parachutée sur la bande de Gaza menacée par la famine, a annoncé mardi le Hamas. Ce dernier a appelé à cesser ces largages humanitaires et ouvrir les accès terrestres.
Les Etats-Unis ont affirmé qu'ils allaient continuer ces parachutages, organisés par plusieurs pays face aux difficultés d'acheminement de l'aide terrestre dans le territoire palestinien assiégé par Israël.
Au sixième mois du conflit déclenché par une attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre, le ministère de la Santé du Hamas a fait état de plus de 80 morts dans des attaques aériennes israéliennes sanglantes ces dernières 24 heures dans le territoire palestinien assiégé et dévasté.
Résolution de l'ONU ignorée
Malgré le vote lundi d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU appelant à un cessez-le-feu "immédiat" et "la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages", la guerre fait toujours rage dans l'étroite bande de terre contrôlée par le Hamas depuis 2007.
"Nous avons entendu une énorme explosion. Les décombres sont tombés sur nous (...) Il y a eu 22 ou 23 martyrs", a déclaré Houssam Qazaat, un déplacé, au milieu des destructions dans la ville de Rafah, dans le sud du territoire.
Morts noyés ou écrasés
Signe d'une situation humanitaire désespérée, le ministère de la Santé du Hamas a annoncé mardi la mort de 18 personnes, dont 12 noyées en mer en essayant de récupérer de la nourriture parachutée et six tuées dans des bousculades dans les mêmes circonstances.
Le Hamas a appelé à cesser les largages aériens et ouvrir les accès terrestres à l'aide humanitaire, strictement contrôlés par Israël. L'aide humanitaire, très insuffisante face aux besoins immenses des 2,4 millions d'habitants, arrive principalement depuis l'Egypte via Rafah, et ne parvient que très difficilement dans le nord du territoire.
Face à cette situation, plusieurs pays organisent des largages de colis alimentaires sur Gaza, où l'ONU redoute une famine généralisée, même si tous soulignent que ces opérations ne peuvent se substituer aux routes terrestres.
"Les parachutages d'aide sont l'un des nombreux moyens que nous utilisons pour fournir l'aide dont les Palestiniens de Gaza ont si désespérément besoin et nous allons continuer à le faire" tout en "travaillant sans relâche pour augmenter l'arrivée d'assistance humanitaire par voie terrestre", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche.
La cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock, en visite en Israël, a de son côté plaidé pour étendre massivement les livraisons de vivres à Gaza en facilitant le passage des camions.
Morts pour une boîte de thon
Le Hamas a dit avoir "prévenu" les pays impliqués du "danger" de ces opérations, notamment "car une partie de cette aide tombe dans la mer". Au sol, les habitants observent les parachutes et se précipitent quand ils atterrissent, se bousculant et se battant même.
"Des gens meurent pour une boîte de thon", a lancé l'un d'eux, Mohamad Al-Sabaawi, brandissant l'unique boîte de thon qu'il a pu récupérer.
De retour chez lui, dans la ville de Gaza, un autre Palestinien juge sa situation misérable. "Nous attendons les largages d'aide, nous sommes prêts à mourir pour obtenir une boîte de haricots, que nous partageons ensuite entre 18 personnes", confie-t-il.
Résolution votée à l'ONU
Des combattants du Hamas infiltrés depuis Gaza ont mené le 7 octobre une attaque dans le sud d'Israël dans le contexte du très long conflit israélo-palestinien, qui a entraîné la mort d'au moins 1160 personnes, surtout des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.
Toujours d'après Israël, environ 250 personnes ont été enlevées et 130 d'entre elles sont toujours otages à Gaza, dont 33 seraient mortes.
Israël a juré de "détruire" le Hamas et mène depuis une offensive sanglante dans la bande de Gaza qui a fait jusqu'à présent 32'414 morts majoritairement des civils selon un dernier bilan du ministère de la santé du Hamas.
Lundi, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution appelant à un cessez-le-feu, par 14 voix pour et une abstention, celle des Etats-Unis qui avaient jusqu'alors bloqué trois projets de résolutions mentionnant un "cessez-le-feu".
"Pas le droit moral d'arrêter la guerre"
Furieux contre les Etats-Unis, Israël a annulé la visite d'une délégation attendue à Washington. "Nous n'avons pas le droit moral d'arrêter la guerre tant qu'il y a des otages à Gaza", a déclaré son ministre de la Défense Yoav Gallant, en visite aux Etats-Unis, insistant sur la nécessité de "vaincre" le Hamas.
Le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, a lui jugé mardi "trop élevées" les pertes civiles dans la bande de Gaza.
Le Hamas a salué l'appel à un cessez-le-feu et accusé Israël d'avoir provoqué "l'échec" des pourparlers menés à Doha par l'intermédiaire du Qatar, de l'Egypte et des Etats-Unis pour tenter de parvenir à une trêve accompagnée d'une libération des otages.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a pour sa part rejeté sur le Hamas la responsabilité du blocage, l'accusant d'avoir réitéré des "exigences extrêmes". Le Qatar a souligné mardi que les pourparlers se poursuivaient à Doha.
Trois hôpitaux visés
Malgré les craintes de la communauté internationale, Benjamin Netanyahu se dit déterminé à mener une offensive terrestre à Rafah, où sont massées près d'un million et demi de personnes, selon l'ONU, en majorité déplacées par la guerre.
Alors que moins d'un tiers des hôpitaux de la bande de Gaza sont opérationnels, et ce partiellement, d'après l'ONU, trois hôpitaux, accusés par Israël d'abriter des bases du Hamas, sont visés par des opérations de l'armée.
Une opération a débuté le 18 mars autour et dans l'hôpital al-Chifa de la ville de Gaza, dans le nord, le plus grand du territoire, où l'armée a dit avoir tué 170 combattants palestiniens. A Khan Younès, dans le sud, les soldats encerclent l'hôpital Nasser, selon le Hamas et des témoins qui ont fait état de tirs.
A environ un kilomètre de là, l'hôpital al-Amal a aussi été visé depuis dimanche. Il est aujourd'hui "hors service", a indiqué mardi le Croissant-Rouge palestinien, après que l'armée a évacué ses occupants.
Numéro 2 du Hamas "éliminé"
L'armée israélienne a affirmé dans ce contexte avoir "éliminé" il y a 2 semaines le numéro 2 de la branche armée du Hamas Marwan Issa, dans une attaque à Gaza. Elle confirmait une information déjà diffusée par la Maison Blanche le 18 mars. Selon Tel Aviv, il aurait participé à l'organisation des attaques du 7 octobre.
Il s'agit du responsable le plus haut placé dans le mouvement palestinien tué par l'armée israélienne à Gaza depuis le début de la guerre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Allemagne: le marché du travail atone en mars
Le taux de chômage en Allemagne est resté stable à 6,3% en mars, soulignant l'absence de reprise printanière sur le marché du travail, selon des chiffres officiels publiés mardi.
En données brutes, le nombre de chômeurs est resté au-dessus de la barre des 3 millions, franchie en janvier, à 3,021 millions de personnes, selon l'Agence fédérale pour l'emploi.
Sur un an, le nombre de personnes sans emploi a augmenté de 54.150.
"Comme chaque année, le marché du travail connaît en mars son redressement printanier, cette année toutefois, sans véritable élan", a commenté Andrea Nahles, directrice de l'agence pour l'emploi, dans un communiqué.
Après une hausse de l'activité économique au quatrième trimestre 2025, "les conséquences de la guerre en Iran constituent un vent contraire important pour le début de la reprise", note l'agence dans son rapport mensuel.
Cela s'inscrit dans la continuité d'une période marquée par une "faiblesse conjoncturelle persistante sur le marché du travail au cours des trois dernières années", où les perspectives de retrouver un emploi demeurent, dans ce contexte, "exceptionnellement limitées", indique le document.
La combinaison d'une croissance quasi nulle, tel qu'attendu par la Banque fédérale d'Allemagne pour le premier trimestre, et d'une inflation en hausse, tirée par les prix d'énergie, pourrait placer l'Allemagne dans une situation de stagflation, un scénario où ralentissement économique et hausse des prix coexistent.
La question de la main d'oeuvre immigrée a également été abordée par Mme Nahles, alors que Berlin et Damas travaillent au retour dans leur pays de centaines de milliers de syriens réfugiés en Allemagne, selon le chancelier allemand Friedrich Merz, qui recevait lundi le président syrien Ahmed al-Chareh à Berlin.
En effet, le taux d'emploi parmi les immigrants, notamment Syriens, arrivés lors de l'afflux de 2015-2016 est, selon l'institut IAB de Nuremberg, "de 60%, contre 71% pour la population allemande", a souligné lors d'une conférence de presse Mme Nahles.
Ces ressortissants occupent surtout des emplois dans la santé, les soins, le commerce et la logistique, des secteurs où "la demande de main-d'oeuvre est clairement présente", a-t-elle ajouté.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
L'inflation dans la zone euro bondit à 2,5% sur un an en mars
L'inflation dans la zone euro a grimpé à 2,5% sur un an en mars, contre 1,9% en février, atteignant son plus haut niveau depuis janvier 2025 en raison de l'envolée des prix de l'énergie liée au conflit au Moyen-Orient.
Cette première estimation d'Eurostat publiée mardi est légèrement inférieure aux attentes des économistes, qui tablaient sur un taux de 2,6% selon Bloomberg et 2,7% selon FactSet.
Cette accélération brutale de l'inflation est due sans surprise à l'envolée des prix du pétrole et du gaz depuis le déclenchement il y a un mois du conflit au Moyen-Orient.
Selon les données d'Eurostat, les prix de l'énergie sont en effort ressortis en hausse de 4,9% sur un an en mars dans les 21 pays partageant la monnaie unique, alors qu'ils avaient au contraire reculé de 3,1% en février.
L'inflation sous-jacente, qui exclut les prix des biens et services les plus volatils (énergie et alimentation), et constitue une référence pour les experts, a toutefois légèrement diminué à 2,3% sur un an, signe que la forte hausse des coûts de l'énergie ne s'est pas encore transmise aux autres secteurs de l'économie européenne.
La hausse des prix des services a ainsi ralenti (-0,2 point à 3,2%), de même que les biens industriels (-0,2 point à 0,5% ) et l'alimentation (-0,1 point à 2,4%).
Néanmoins, la situation est extrêmement préoccupante pour les gouvernements, qui cherchent à réduire l'impact pour les consommateurs et les entreprises.
La croissance européenne plombée
Vendredi, le commissaire européen à l'Economie Valdis Dombrovskis a chiffré entre 0,4 et 0,6 point l'impact potentiel sur la croissance au sein de l'Union européenne cette année, selon les principaux scénarios concernant la durée du conflit.
Il n'a pas cependant pas modifié à ce stade la prévision officielle de la Commission, qui table pour le moment sur une croissance de 1,4% cette année dans l'UE.
Le G7 Finances-Energie, réuni par la France lundi en visioconférence, s'est dit lui prêt "à prendre toutes les mesures nécessaires" pour assurer la stabilité du marché de l'énergie.
Et les ministres de l'Energie des 27 doivent se réunir mardi après-midi en visioconférence, pour faire le point sur les derniers développements au Moyen-Orient.
Dans ce contexte tendu, les économistes s'interrogent sur les possibilités d'une hausse prochaine des taux directeurs de la Banque centrale européenne, qui cherche à contenir l'inflation à 2%, son objectif officiel.
L'institution monétaire dispose d'un "éventail gradué d'options" pour réagir à ce choc énergétique, et fera tout pour ramener la hausse des prix à 2%, a assuré mercredi sa présidente Christine Lagarde.
Mais la BCE n'agira pas "avant d'avoir suffisamment d'informations sur l'ampleur et la persistance du choc ainsi que sur sa propagation" à l'ensemble de l'économie, a-t-elle temporisé.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Le défi de l'IA dans le domaine de la concurrence
L'intelligence artificielle (IA) peut avoir des effets autant positifs que négatifs sur la concurrence, selon la Comco. Elle rend le travail plus efficace et accélère l'innovation, mais entraîne aussi des risques en matière de concentration et de fixation des prix.
La protection efficace de la concurrence exige l'observation continue des développements dans le domaine de l'IA, a indiqué mardi la Commission de la concurrence (Comco) en présentant son rapport annuel 2025. Elle dit se montrer prudente et prévoyante, et échange avec ses homologues étrangers qui sont confrontés aux mêmes défis.
Une intervention trop rapide de la Comco pourrait porter atteinte aux potentiels d'innovation, utiles pour renforcer la concurrence. Mais une action trop tardive pourrait consolider des structures cartellaires.
Parmi les points positifs, la Comco relève que l'IA générative permet de produire de nouveaux contenus, comme des textes ou des images, plutôt que de ne reproduire que ce qui existe. Elle peut se substituer aux travaux de routine et créer des offres inédites. Elle permet ainsi des réductions de coûts, des gains d'efficacité et une productivité accrue. Des entreprises de moindre taille peuvent donc accéder au marché.
Les consommateurs aussi peuvent bénéficier de l'IA, car elle accroît le choix de prestataires et d'offres. La Comco elle-même souhaite recourir à l'IA, notamment pour mieux comprendre les éventuels problèmes relevant du droit des cartels.
Risques de l'IA
Du côté des aspects négatifs, l'IA amène un danger de concentration. La concurrence en matière de création de modèles de base, tels que GPT, Gemini ou Claude, est aujourd'hui encore ouverte et dynamique, note la Comco. Toutefois, ce processus demande des connaissances spécialisées et une forte puissance de calcul, ce qui favorise les grandes entreprises du numérique déjà établies par rapport aux nouveaux acteurs du marché.
Par ailleurs, si les algorithmes peuvent permettre de fixer les prix plus efficacement et de mettre en oeuvre des modèles tarifaires novateurs, la Comco souligne également un risque en la matière. La fixation algorithmique des prix pourrait aligner ces derniers, ce qui affaiblirait la concurrence.
Les algorithmes apprennent de façon autonome donc ils pourraient adapter eux-mêmes leurs prix, de sorte à ce que ceux-ci finissent supérieurs à ceux attendus en situation de concurrence. La Comco ne saurait encore dire si ce risque existe en réalité, mais elle entend intervenir si des indices en ce sens apparaissent.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
SIX veut lancer un SMI alternatif
L'opérateur de la bourse suisse SIX prévoit de lancer un nouveau SMI, a-t-il annoncé mardi. Il s'agit d'un SMI à pondération égale, dans lequel chaque valeur vedette devrait représenter 5% et qui viendra s'ajouter à l'indice phare.
Au sein de l'actuel SMI, créé à la fin des années '80, les poids lourds tels que Nestlé, Novartis et Roche faussent le tableau. En effet, bien qu'ils ne représentent que 15% du nombre d'entreprises de l'indice, ils constituent actuellement plus de 50% de la pondération et donc de la performance.
Mais tout cela devrait changer avec un SMI à pondération égale qui, à l'instar de l'original, va regrouper les 20 plus grandes entreprises suisses cotées en bourse. Toutefois, grâce à un rééquilibrage trimestriel, la pondération des titres pourrait être ramenée à la valeur initiale de 5%. Selon le journal alémanique "Finanz und Wirtschaft" SIX aurait sondé l'intérêt de divers acteurs du marché et la demande pour un tel produit serait bien réelle.
"Le SMI Equal Weighted conserve en permanence la même composition que le célèbre SMI, mais offre les avantages de diversification d'un système de pondération égale sur une base trimestrielle", a expliqué SIX dans un communiqué.
L'opérateur boursier ne s'attend toutefois pas à ce que le nouveau SMI remplace l'indice existant en tant que référence. En effet, les produits d'investissement qui répliquent l'indice deviendraient probablement plus chers en raison du rééquilibrage trimestriel et des coûts de transaction qui en découlent.
En 2017, une modification réglementaire importante avait déjà été apportée à l'indice SMI actuel en ce qui concerne la pondération des titres. À l'époque, il avait été décidé de plafonner à 18% la pondération de chaque titre dans l'indice de référence.
Outre un SMI alternatif, SIX va également lancer un indice SPI ESG 25, regroupant les 25 entreprises ESG les plus importantes et les plus liquides de Suisse, fait-il savoir.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
-
LausanneIl y a 3 jours
Lausanne: entre 4000 et 5000 personnes au carnaval antifasciste
-
GenèveIl y a 1 jour
Double délit de fuite après un choc entre une voiture et un scooter
-
CultureIl y a 3 jours
Fribourg: une satire iranienne décroche le Grand Prix 2026 du FIFF
-
ÉconomieIl y a 1 jour
La carte de débit reste en pole position des paiements en Suisse
-
SuisseIl y a 2 jours
L'interdiction du voile à l'école fait son retour au Parlement
-
InternationalIl y a 1 jour
Air Canada: le patron va partir, sa maîtrise du français en cause
-
SuisseIl y a 1 jour
Une équipe suisse découvre un rare crâne de jeune dinosaure
-
InternationalIl y a 3 jours
Angleterre: un automobiliste percute des piétons, 7 blessés graves


