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Le Parlement russe durcit la loi sur la "propagande LGBT"

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La "promotion des orientations sexuelles non traditionnelles" auprès des adultes sera également punie selon la nouvelle loi (archives). (© KEYSTONE/AP/DMITRY LOVETSKY)

Les députés russes ont voté en première lecture jeudi un durcissement de la loi controversée réprimant la "propagande LGBT". Il s'agit d'un nouveau signe du renforcement de la ligne conservatrice dans le pays en pleine offensive en Ukraine.

"Lors de la session plénière, les députés de la Douma d'État ont adopté à l'unanimité la première lecture des amendements à la législation interdisant la promotion des relations sexuelles non traditionnelles", a indiqué le Parlement sur son site internet.

Deux lectures sont encore prévues, avant que la chambre haute du Parlement, le Conseil de la Fédération, l'étudie et qu'elle puisse être soumise pour signature au président Vladimir Poutine, ce qui constitue en règle générale une simple formalité.

Interdiction du "déni des valeurs familiales"

La loi de 2013 punissant la "propagande LGBT" auprès des mineurs se voit ainsi renforcée par une interdiction du "déni des valeurs familiales" et de la "promotion des orientations sexuelles non traditionnelles" auprès des adultes également.

Ces interdictions concernent "les médias, l'internet, la littérature et le cinéma" ou encore la publicité. "Les films faisant la promotion de relations sexuelles non traditionnelles ne recevront pas de certificat de distribution", a averti la Douma.

Le texte interdit aussi les "informations susceptibles d'induire le désir de changer de sexe" pour les enfants. "Nous devons protéger nos citoyens et la Russie de la dégradation et de l'extinction, des ténèbres répandues par les Etats-Unis et les Etats européens", a déclaré le président de la Douma Viatcheslav Volodine, cité dans le communiqué.

Ces infractions seront punies de fortes amendes et les étrangers enfreignant cette loi pourront être expulsés, selon la Douma.

"Conflit de civilisations"

La Russie n'a cessé de renforcer son tournant conservateur ces dernières années face à ce que Vladimir Poutine présente comme la "décadence" de la société occidentale. Ce virage s'est encore accentué depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, présentée par le Kremlin aussi comme un combat contre le monde occidental, déterminé, selon Moscou, à éradiquer la Russie.

"L'opération militaire spéciale (en Ukraine) ne se déroule pas seulement sur les champs de bataille, mais aussi dans la conscience des gens, dans leurs esprits, dans leurs âmes", a relevé sur Telegram le député Alexandre Khinchtein. Il a ainsi estimé que sur la question LGBT, la Russie est dans un "conflit de civilisations avec l'Occident.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Gaza: Israël présente un plan pour l'"évacuation" des civils

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Des centaines de milliers de Palestiniens sont réfugiés dans la ville de Rafah, que l'armée israélienne bombarde tous les jours. (© KEYSTONE/AP/Hatem Ali)

L'armée israélienne a présenté un plan pour l'"évacuation" des populations civiles des "zones de combats" dans la bande de Gaza, ont annoncé lundi les services du premier ministre israélien. Cette annonce survient avant une offensive israélienne attendue à Rafah.

Cette ville surpeuplée du sud du territoire palestinien est présentée par le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou comme le "dernier bastion" du mouvement islamiste Hamas.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Des milliers de partisans de Bolsonaro dans la rue à São Paulo

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Dans son discours, Jair Bolsonaro s'est à nouveau dit "persécuté". (© KEYSTONE/AP/Andre Penner)

Des milliers de Brésiliens sont descendus dans les rues de São Paulo dimanche en soutien à l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro. Ce dernier a dénoncé son inéligibilité lors de cette démonstration de force.

"Nous ne pouvons pas accepter qu'un pouvoir quelconque puisse écarter quelqu'un de la scène politique, à moins que ce ne soit pour une raison valable. Nous ne pouvons pas envisager des élections en disqualifiant les opposants", a-t-il lancé devant la foule de ses partisans.

L'ancien président, vêtu d'un maillot jaune de la sélection de football du Brésil, un symbole que se sont approprié ses partisans, a été déclaré l'an dernier inéligible jusqu'en 2030 pour désinformation. Visé par une enquête sur une supposée "tentative de coup d'Etat" pour conjurer sa défaite électorale en 2022 face à l'actuel président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, il a de nouveau nié toute implication.

"Qu'est-ce qu'un coup d'État? Des chars dans les rues, des armes, des complots. Rien de tout cela ne s'est produit au Brésil", a-t-il lancé, demandant en outre "une amnistie pour les pauvres bougres qui sont emprisonnés à Brasilia" après avoir saccagé les lieux du pouvoir le 8 janvier 2023, une semaine après l'investiture de Lula.

"Persécuté"

Dans son discours, il s'est en outre à nouveau dit "persécuté". "Je cherche la pacification, à effacer le passé et trouver le moyen de vivre en paix", a-t-il assuré.

Egalement vêtus de vert et de jaune, ses partisans se sont rassemblés en masse sur l'avenue Paulista, artère emblématique de la plus grande métropole d'Amérique Latine. Les organisateurs attendaient quelque 500'000 personnes.

Le 8 février, Jair Bolsonaro s'était vu interdire de quitter le territoire brésilien à l'issue d'une opération policière de grande ampleur qui a visé plusieurs anciens proches collaborateurs, dont des ex-ministres et des militaires haut gradés, avec des dizaines de perquisitions et des arrestations. L'ancien président a gardé le silence jeudi face aux enquêteurs de la police fédérale qui l'avaient convoqué dans le cadre de cette affaire.

L'ancien capitaine de l'armée est également visé par d'autres enquêtes, notamment pour des soupçons de falsification de certificats de vaccination contre le Covid-19 ou le détournement présumé de cadeaux reçus de pays étrangers, dont des bijoux offerts par l'Arabie saoudite.

Malgré ces scandales, il est toujours considéré comme le chef de l'opposition et reste adulé par ses partisans. Il compte jouer de son influence malgré son inéligibilité pour faire élire des alliés lors du scrutin municipal d'octobre, dans un pays encore très polarisé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Feller s'impose en slalom, Meillard 9e, Yule out

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Manuel Feller s'est imposé à Palisades Tahoe. (© KEYSTONE/AP/Robert F. Bukaty)

Les slalomeurs suisses n'ont pas signé d'exploit à Palisades Tahoe au lendemain du sacre de Marco Odermatt au général de la Coupe du monde.

Meilleur Helvète dimanche en Californie, Loïc Meillard a terminé 9e d'une course remportée par l'Autrichien Manuel Feller. Daniel Yule est quant à lui parti à la faute en seconde manche.

Auteurs d'un doublé à Chamonix, les Suisses sont donc rentrés dans le rang. Vainqueur sur la neige française où il avait signé une "remontada" historique, Daniel Yule est parti à la faute sur le second tracé dimanche. Il avait déjà souffert sur le premier parcours, réussissant néanmoins le 8e temps.

Cette élimination, sa deuxième de l'hiver après Madonna di Campiglio, coûte cher à Daniel Yule. Le Valaisan a perdu tout espoir de conquérir le Globe de la spécialité: désormais 5e du classement de la discipline, il accuse 305 points de retard sur le leader Manuel Feller à trois courses de la fin de la saison.

Un Manuel Feller qui a sorti le grand jeu en deuxième manche, décrochant ainsi son quatrième succès de la saison dans la discipline. L'Autrichien a d'ailleurs posé une première main sur le Globe: il possède 204 points d'avance sur Linus Strasser (3e dimanche) et 238 sur Clément Noël (2e dimanche).

Meillard du 17e au 9e rang

Seulement 17e de la première manche, Loïc Meillard a quant à lui parfaitement négocié le deuxième tracé. Le skieur d'Hérémence, 2e du slalom de Chamonix et 6e en géant samedi en Californie, a ainsi décroché son cinquième top 10 de l'hiver en slalom. Il aurait pu faire encore mieux sans un petit accroc sur la bas du parcours.

Trois autres Suisses ont pu "scorer". Luca Aerni, 12e sur le premier tracé, a reculé au 17e rang. Tanguy Nef n'a pu faire mieux que 20e alors que Ramon Zenhäusern, affaibli par un refroidissement, s'est classé 21e. Tous trois devront briller dans les deux prochains slaloms pour faire partie des 25 "finalistes" à Saalbach.

Une "première" pour Rochat

A noter par ailleurs l'élimination de Marc Rochat sur le premier tracé. Impressionnant de régularité jusque-là, il avait inscrit des points dans les sept premiers slaloms de la saison avec quatre top 10 à la clé. Le Vaudois, déjà peu à son avantage à Chamonix (18e), recule du 9e au 11e rang du classement de la discipline.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La Berlinale accusée de propager l'antisémitisme

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Parmi les cinéastes qui ont accusé Israël de génocide lors de la cérémonie de remise des prix de la Berlinale samedi soir figure l'Américain Ben Russell. Il s'exprime ici sur scène, portant un foulard palestinien. (© KEYSTONE/EPA/CLEMENS BILAN)

Le festival de cinéma de Berlin s'est retrouvé dimanche au centre d'une polémique, accusé d'avoir servi de plateforme pour des déclarations antisémites de metteurs en scène lors de la remise des prix la veille, en lien à la guerre d'Israël contre le Hamas.

"L'antisémitisme n'a pas de place à Berlin, et cela vaut aussi pour les artistes", a dénoncé le maire de la capitale allemande, Kai Wegner, sur son compte X. "Ce qui s'est déroulé hier à la Berlinale a constitué une relativisation insupportable", a-t-il ajouté, en demandant des comptes à la direction du festival.

La controverse a été alimentée notamment par des déclarations de cinéastes samedi soir, lors de la cérémonie du palmarès, accusant Israël de génocide en raison des bombardements qui ont fait près de 30'000 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Prises de parole applaudies

Dans le même temps, ces metteurs en scène n'ont pas mentionné que l'offensive israélienne avait été déclenchée par une attaque sans précédent menée en Israël le 7 octobre dernier par le Hamas, qui a entraîné la mort d'au moins 1160 personnes, en majorité des civils.

C'est le cas notamment du cinéaste américain Ben Russell, qui est monté à la tribune en portant un foulard palestinien et en accusant Israël de génocide.

L'auteur de documentaires palestinien Basel Adra, qui s'est vu décerner un prix pour un film sur les expulsions de Palestiniens en Cisjordanie occupée, a aussi accusé Israël de "massacrer" la population palestinienne et a critiqué les ventes d'armes allemandes à Israël. Leurs prises de position ont été applaudies par l'assistance dans la salle.

Un responsable du parti social-démocrate du chancelier allemand Olaf Scholz, Helge Lindh, a qualifié de "choquant" les applaudissements du public samedi. "J'ai honte de voir que dans mon pays des gens aujourd'hui applaudissent des accusations de génocide contre Israël", a-t-elle déclaré au quotidien Die Welt.

Un responsable des Verts, qui sont membres du gouvernement de coalition allemand, Konstantin von Notz, a lui aussi dénoncé "une honte" et "un renversement perfide" pour les Juifs "du statut de victimes en bourreaux".

Libre d'exprimer son opinion

Le festival de cinéma de Berlin est principalement financé par l'Etat allemand, qui a placé la défense de l'Etat d'Israël et de la lutte contre l'antisémitisme parmi ses grandes priorités.

Selon le quotidien Die Welt, un compte Instagram du festival de cinéma, "Berlinale.panorama" a en outre diffusé des photos et images controversées portant le slogan "Free Palestine from the River to the Sea" (Libérez la Palestine du fleuve Jourdain jusqu'à la Mer Méditerranée, ndlr) ou "Stop au génocide à Gaza". Les clichés ont été retirés peu après leur publication du compte officiel.

La direction de la Berlinale n'avait pas officiellement réagi aux différentes polémiques dimanche soir mais elle a indiqué au quotidien Die Welt que les déclarations des cinéastes lors de la cérémonie du palmarès étaient "des prises de position individuelles et indépendantes" du festival.

La Berlinale est "explicitement contre la discrimination et toutes formes de haine" mais dans le même temps juge important que "l'expression libre d'opinions" puisse exister "dans les limites de la loi", a-t-elle ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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