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Le port stratégique de Marioupol "sous blocus" des forces russes

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Une immeuble d'habitation endommagé à Marioupol. La prise de cette ville stratégique par Moscou serait un important tournant (archives). (© KEYSTONE/AP/Evgeniy Maloletka)

Le port stratégique de Marioupol, dans l'est de l'Ukraine, est "sous blocus" et subit des "attaques impitoyables" par les forces russes, a affirmé samedi le maire de la ville, au dixième jour de l'invasion.

"Depuis cinq jours, notre ville natale, notre famille d'un demi-million d'habitants, subit des attaques impitoyables", a écrit sur Telegram le maire de Marioupol, Vadim Boïtchenko, en appelant à poursuivre la résistance.

"Nous cherchons des solutions aux problèmes humanitaires et tous les moyens possibles pour sortir Marioupol du blocus", a poursuivi le maire. "Notre priorité est la mise en place d'un cessez-le-feu pour que nous puissions rétablir les infrastructures vitales et mettre en place un couloir humanitaire pour faire venir des aliments et des médicaments dans la ville", a-t-il ajouté.

La prise par Moscou de cette ville de quelque 450'000 habitants, située sur la mer d'Azov, serait un tournant dans l'invasion de l'Ukraine. Elle permettrait la jonction entre les forces russes venues de la Crimée annexée, qui ont déjà pris les ports clés de Berdiansk et Kherson, et les troupes séparatistes et russes dans le Donbass.

L'armée russe occupe depuis vendredi la centrale nucléaire de Zaporojie, dans le sud-est de l'Ukraine, où des frappes de son artillerie, selon les Ukrainiens, ont provoqué un incendie - dont Moscou nie être à l'origine.

Cette attaque contre la plus grande centrale nucléaire d'Europe, qui compte six réacteurs, a choqué la communauté internationale. Elle constitue "une immense menace pour toute l'Europe et le monde", a réagi vendredi au Conseil de sécurité de l'ONU l'ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield.

"Six Tchernobyl"

"Nous avons survécu à une nuit qui aurait pu mettre un terme à l'Histoire. L'Histoire de l'Ukraine. L'Histoire de l'Europe": une explosion à la centrale de Zaporojie, dans le sud de l'Ukraine, aurait été l'équivalent de "six Tchernobyl", s'est alarmé le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui doit s'adresser samedi au Sénat américain par visioconférence.

Moscou a catégoriquement réfuté avoir attaqué le site. Il s'agit d'un "mensonge", a affirmé l'ambassadeur russe au Conseil de sécurité, Vassili Nebenzia. A Moscou, le ministère russe de la Défense a mis en cause des "groupes de saboteurs ukrainiens, avec la participation de mercenaires".

Les pays du G7 ont annoncé qu'ils allaient "imposer de nouvelles sanctions sévères en réponse à l'agression russe".

Pas de zone d'exclusion aérienne

S'il a insisté sur la nécessité de "mettre fin" à ce conflit, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a prévenu que l'Alliance atlantique ne pouvait répondre à la demande de création d'une zone d'exclusion aérienne, pour éviter de se laisser entraîner dans le conflit.

"La seule façon d'appliquer réellement quelque chose comme une zone d'exclusion aérienne est d'envoyer des avions de l'Otan dans l'espace aérien ukrainien et d'abattre des avions russes. Cela pourrait conduire à une guerre totale", a renchéri le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken.

En attendant, une responsable du Pentagone a annoncé vendredi que "du matériel pour un montant de 240 millions de dollars, y compris certains des équipements les plus indispensables comme les équipements anti-blindés", avait été remis aux forces ukrainiennes "à plusieurs endroits".

Troisième round de négociations

Selon Mykhaïlo Podoliak, conseiller de la présidence ukrainienne, un troisième round de négociations russo-ukrainiennes pourraient se tenir samedi ou dimanche. Mais les chances de parvenir à des progrès paraissent extrêmement minces, le président russe Vladimir Poutine ayant prévenu que le dialogue avec Kiev ne serait possible que si "toutes les exigences russes" étaient acceptées, notamment un statut "neutre et non-nucléaire" pour l'Ukraine et sa "démilitarisation obligatoire".

"Nous attendons un troisième round de négociations au Bélarus avec les autorités ukrainiennes. Et nous espérons que l'Ukraine prêtera oreille à la position et aux inquiétudes de la Russie ce qui, en particulier, est indispensable pour mettre fin aux opérations militaires", a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, dans une interview à la chaîne Sky News Arabia vendredi soir.

Les deux sessions précédentes de pourparlers, à la frontière ukraino-bélarusse puis à la frontière polono-bélarusse, n'ont pas abouti à un arrêt des combats, mais les parties se sont entendues pour mettre en place des "couloirs humanitaires" pour l'évacuation des civils.

Au nord de Kiev, les combats se sont poursuivis vendredi à Tcherniguiv, où l'Ukraine a accusé Moscou d'avoir bombardé jeudi une zone résidentielle et des écoles, faisant 47 morts selon un nouveau bilan. Les attaques sont de plus en plus violentes et apparemment sans discrimination contre des zones résidentielles, telles que celles de la ville d'Irpin, ont constaté des journalistes de l'AFP. Le bilan est impossible à vérifier de manière indépendante.

L'ambassadeur russe à l'ONU à Genève, Guennadi Guatilov, a affirmé qu'il y avait eu "2870 victimes côté ukrainien, 498 côté russe". L'Ukraine et des observateurs occidentaux affirment que le bilan des pertes russes est largement sous-évalué, Kiev évoquant plus de 9000 soldats russes tués.

"Grossière fabrication"

Vladimir Poutine a assuré que les forces russes ne bombardaient pas Kiev et les grandes villes ukrainiennes, qualifiant de "grossière fabrication de propagande" les informations sur les destructions menées par Moscou.

En Russie, le Kremlin a durci sa répression de toutes les voix dissidentes face au conflit. Vladimir Poutine a signé vendredi une loi prévoyant jusqu'à 15 ans de prison pour toute personne publiant des "informations mensongères".

L'agence Bloomberg News et la BBC (radiotélévision publique britannique) ont annoncé suspendre temporairement l'activité de leurs journalistes, et la chaîne américaine d'informations CNN la diffusion de ses programmes en Russie.

La liste des entreprises se désengageant de Russie s'est encore allongée samedi. Le sud-coréen Samsung Electronics a suspendu ses exportations vers la Russie, où il contrôle un tiers du marché des smartphones. La veille, le géant américain de l'informatique Microsoft avait annoncé suspendre les "nouvelles ventes" de ses produits et services dans ce pays, et le numéro un mondial du luxe LVMH la fermeture temporaire de 124 boutiques.

Plus de 1,2 million de réfugiés ont déjà fui l'Ukraine, selon le dernier décompte de l'ONU, suscitant une forte mobilisation notamment dans les pays frontaliers. Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira une nouvelle fois en urgence lundi sur la crise humanitaire, selon des diplomates, alors que le Programme alimentaire mondial (PAM) a averti que la nourriture manque dans les régions affectées par la guerre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Un général américain alerte sur le risque d'une guerre avec Pékin

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En août dernier, la Chine avait procédé à de très importants exercices militaires autour de Taïwan (archives). (© KEYSTONE/AP Xinhua/WU DENGFENG)

Un général américain a mis en garde contre le risque élevé d'une guerre avec la Chine en 2025, très probablement autour de Taïwan. Il a exhorté ses officiers à être prêts au combat dès cette année.

"J'espère me tromper. Mon instinct me dit que nous combattrons en 2025", écrit Michael Minihan, général de l'armée de l'air, dans une note interne, dont l'authenticité a été confirmée vendredi par le Pentagone à l'AFP.

Le président chinois Xi Jinping "dispose à la fois d'une équipe, d'un motif et d'une opportunité pour 2025", estime le militaire, assurant que les élections taïwanaises de 2024 donneront au dirigeant chinois une "raison" pour agir.

Démonstration de force chinoise

La course pour la Maison-Blanche, prévue la même année, offrira une "Amérique distraite" à la Chine, juge-t-il encore. Cette note appelle ses troupes à s'entraîner au combat en se rendant entre autres sur des stands pour tirer sur des cibles. Le général invite à "viser les têtes".

En août dernier, la Chine avait procédé à de très importants exercices militaires autour de Taïwan, une démonstration de force sans précédent, en représailles à une visite sur l'île Nancy Pelosi, alors présidente de la chambre américaine des représentants.

La Chine estime que l'île, peuplée de 24 millions d'habitants, est l'une de ses provinces qu'elle n'a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949.

Elle voit avec mécontentement le rapprochement à l'oeuvre ces dernières années entre les autorités taïwanaises et les Etats-Unis, qui fournissent à l'île un soutien militaire face à Pékin depuis plusieurs décennies.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Recherches en Australie pour retrouver une capsule radioactive

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La capsule en argent contient une substance radioactive, le césium 137 (cliché symbolique/Keystone archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRISTIAN BRUNA)

Des recherches étaient en cours samedi en Australie-Occidentale pour retrouver une capsule radioactive disparue lors de son transport depuis une mine. La capsule d'argent de 8 mm sur 6 mm, utilisée lors d'opérations minières, est introuvable depuis la mi-janvier.

Elle contient une substance radioactive, le césium 137, a indiqué le ministère de la santé d'Australie-Occidentale. La capsule serait tombée d'un camion alors qu'elle était transportée vers un lieu de stockage.

Les autorités sanitaires ont mis en garde contre toute manipulation de cet objet susceptible d'entraîner des brûlures ou des maladies. Les services de secours ont précisé qu'elle a été perdue entre la ville reculée de Newman et les banlieues du nord de Perth, soit une distance d'environ 1400 kilomètres.

Inquiétude

"L'inquiétude est que quelqu'un la ramasse sans savoir à quoi il a affaire", a déclaré le Dr Andrew Robertson, responsable des services médicaux du plus vaste Etat d'Australie.

Un porte-parole des pompiers a déclaré que la capsule est recherchée en priorité dans les zones habitées, mais que cela pourrait prendre des semaines.

Les autorités ont été alertées mercredi de cette disparition, après que l'entreprise responsable de la capsule a réalisé sa disparition, a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Un membre de l'armée britannique accusé d'activités terroristes

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Le soldat de 21 ans est accusé d'avoir tenté d'obtenir des informations susceptibles d'être utiles à une personne commettant ou préparant un acte de terrorisme (cliché symbolique/Keystone archives). (© KEYSTONE/EPA/DANIEL DEME)

Un membre de l'armée britannique a été poursuivi vendredi pour activités liées au terrorisme, a annoncé la police. Il a été placé en détention et doit comparaître samedi devant un tribunal.

L'homme de 21 ans est accusé d'avoir tenté "d'obtenir des informations susceptibles d'être utiles à une personne commettant ou préparant un acte de terrorisme" en août 2021, précise la police métropolitaine dans un communiqué.

Il est également poursuivi pour avoir "placé un objet avec l'intention de faire croire à une autre personne que ledit objet était susceptible d'exploser", le 2 janvier dernier.

Les deux infractions pour lesquelles il est poursuivi ont été commises à Beaconside, Stafford, dans le centre de l'Angleterre.

Ce "membre en exercice de l'armée britannique" a été placé en détention et doit comparaître devant un tribunal de Westminster samedi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les Etats-Unis sous le choc après l'arrestation de Tyre Nichols

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Tyre Nichols est décédé trois jours après son interpellation à Memphis. (© KEYSTONE/AP)

Un long passage à tabac nocturne, à coups de poing, de pied, de matraque: les Américains ont découvert vendredi avec effroi la vidéo choquante de l'arrestation de Tyre Nichols, un Noir de 29 ans mort trois jours plus tard. Le président Biden s'est dit "scandalisé".

Les images montrent les violences infligées durant de longs instants par les cinq policiers noirs, dans le sillage d'un banal contrôle routier à Memphis, dans l'Etat du Tennessee, le 7 janvier. Tyre Nichols, aspergé de gaz lacrymogène et visé par un pistolet Taser à décharges électrique, tente de s'enfuir mais est rattrapé ensuite par les agents, qui se déchaînent, apparemment insensibles aux supplications de l'automobiliste.

Réagissant quelque trente minutes après que la vidéo explosive a été rendue publique, le président américain Joe Biden s'est dit "scandalisé" et "profondément meurtri". "Maman! Maman! Maman!", crie Tyre Nichols dans un des extraits. Dans un autre, on le voit au sol, battu durant de longues secondes.

Appel au calme

Des premières manifestations ont débuté vendredi dans diverses villes du pays, notamment Washington, New York et Memphis. igne que l'affaire est potentiellement explosive, M. Biden a exhorté à ce que les rassemblements soient "pacifiques". Il s'est entretenu au téléphone dans l'après-midi avec la mère et le beau-père de Tyre Nichols.

Sa mort rappelle celle de l'Afro-Américain George Floyd, tué par un policier en mai 2020. Des manifestations contre le racisme et les violences policières avaient alors embrasé le pays, fédérées autour du slogan "Black Lives Matter" (Les vies noires comptent).

"Quand mon mari et moi sommes arrivés à l'hôpital et que j'ai vu mon fils, il était déjà mort. Ils l'avaient réduit en bouillie. Il avait des bleus partout, sa tête était enflée comme une pastèque", a raconté en larmes la mère de Tyre Nichols, dans une interview diffusée par la chaîne CNN.

La cheffe de la police de Memphis, Cerelyn Davis, avait prévenu que la vidéo montrant l'interpellation de cet homme pour une simple infraction au code de la route était "comparable, voire pire" à celle montrant l'arrestation policière violente de Rodney King en 1991. L'acquittement, un an plus tard, des quatre policiers impliqués, déclencha des émeutes sans précédent à Los Angeles.

"Dites son nom"

La famille de Tyre Nichols a demandé des rassemblements pacifiques. "S'il vous plaît, manifestez, mais manifestez en toute sécurité", a dit son beau-père de la victime.

A Memphis, les manifestants se sont mis en marche au moment de la publication de la vidéo, scandant: "Dites son nom. Tyre Nichols". "Vous n'avez pas voulu nous écouter", clamait le cortège dans cette ville où Martin Luther King a été assassiné en 1968.

A Washington, des manifestants avaient commencé à se rassembler avant même la publication de la vidéo. "Pas de justice, pas de paix", entonnaient-ils, tandis qu'une vidéo de Tyre Nichols était projetée sur la façade d'un bâtiment voisin.

Ailleurs dans le pays, les forces de l'ordre se préparaient à d'éventuels débordements. Deux conseillères de Joe Biden se sont entretenues avec les maires de seize villes américaines à propos des manifestations

Policiers inculpés

Tyre Nichols, hospitalisé, est décédé trois jours après son interpellation. Les cinq policiers afro-américains, depuis lors licenciés, ont été inculpés pour meurtre et écroués. Quatre d'entre eux ont ensuite été libérés sous caution.

Le directeur du FBI, Christopher Wray, s'est dit "horrifié" et le ministre de la justice Merrick Garland a indiqué qu'une enquête fédérale avait été ouverte.

Tout en disant leur horreur, les avocats de la famille ainsi que les parents du jeune homme ont tenu à saluer la "rapidité" des mesures prises à l'encontre des policiers.

Le révérend Al Sharpton, célèbre figure de la lutte pour les droits civiques qui prononcera l'oraison funèbre de Tyre Nichols, a affirmé que le fait que les policiers soient noirs rendait "l'événement encore plus choquant".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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3,7 millions de dollars pour un maillot de LeBron James

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LeBron James avait porté le maillot lors d'une finale de NBA en 2013 (archives). (© KEYSTONE/AP/Bebeto Matthews)

Un maillot de LeBron James porté lors d'une finale de NBA, durant laquelle il enchaîna les prouesses avec les Miami Heat en 2013, a été vendu pour 3,7 millions de dollars aux enchères vendredi chez Sotheby's à New York. Il s'agit d'un record pour un maillot du joueur.

Avec 37 points et 12 rebonds, LeBron James avait été décisif au soir du 20 juin 2013, lors du septième et dernier match de finale de NBA, permettant aux Miami Heat de s'imposer sur les San Antonio Spurs, pour un deuxième titre d'affilée.

La vente intervient alors que LeBron James, qui évolue maintenant chez les Lakers, est en passe de devenir le meilleur marqueur de l'histoire de la NBA, devant Kareem Abduj-Jabbar (38'387 points). L'acheteur est "un collectionneur privé", a indiqué Sotheby's, sans autre détail.

Robe de Diana

Le marché des objets de collection de sport a le vent en poupe depuis quelques années. Cette nouvelle vente montre que la demande "n'a jamais été aussi forte", s'est félicité Brahm Wachter, qui dirige le département streetwear et objets de collections modernes chez Sotheby's.

Lors de la même séance vendredi à New York, une robe de bal aubergine qui fut portée par la princesse Diana, et créée par le designer Victor Edelstein, a été vendue 604'800 dollars, "après des tours d'enchères féroces", a indiqué Sotheby's sur twitter.

Estimée entre 80'000 et 120'000 dollars par Sotheby's, la robe était "notamment connue pour avoir fait partie d'une vente aux enchères de 80 robes" de la collection personnelle de la princesse pour des oeuvres caritatives en 1997, a expliqué la société.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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