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International

Le Premier ministre échappe à une tentative d'assassinat au drone

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Moustafa al-Kazimi dit se porter "bien" après l'attaque sur sa maison (archives). (© KEYSTONE/AP/Khalid Mohammed)

Le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi est sorti indemne d'une tentative d'assassinat au moyen d'un drone piégé qui a visé dimanche avant l'aube sa résidence à Bagdad. Il s'agit d'une nouvelle escalade dans la crise que traverse l'Irak.

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis et l'Iran, les deux puissances agissantes en Irak, ont condamné l'attaque, la première du genre contre la résidence de M. Kazimi située dans la Zone verte, un périmètre ultra-protégé qui abrite également l'ambassade des Etats-Unis.

Le président américain Joe Biden a "condamné fermement" l'attaque "terroriste", se disant "soulagé" que le Premier ministre irakien "n'ait pas été blessé" et réclamant que les responsables de cet attentat qui n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, soient jugés.

Selon les services de M. Kazimi, une "tentative d'assassinat ratée" a été perpétrée au moyen d'"un drone piégé" contre sa résidence alors qu'il s'y trouvait. Au pouvoir depuis mai 2020, Moustafa al-Kazimi a aussitôt appelé sur Twitter au "calme et à la retenue de la part de tous pour le bien de l'Irak".

"Ma résidence a été la cible d'une agression lâche. Dieu soit loué, je vais bien", a-t-il déclaré dans une vidéo où on le voit assis à un bureau.

L'attaque survient près d'un mois après les législatives du 10 octobre qui ont vu l'Alliance de la conquête, vitrine politique du Hachd al-Chaabi, une influente coalition d'ex-paramilitaires pro-Iran, perdre nombre de sièges selon les résultats préliminaires. Cette formation dénonce une "fraude" électorale et des partisans du Hachd accusent M. Kazimi d'en être "complice".

"Trois drones"

Selon des sources sécuritaires, "trois drones" ont été lancés depuis un secteur situé à un peu plus d'un kilomètre à vol d'oiseau de la résidence. "Deux drones ont été abattus" par la garde rapprochée de M. Kazimi et le troisième a pu faire exploser sa charge.

Une autre source sécuritaire a indiqué à l'AFP que deux gardes du corps du Premier ministre avaient été blessés. Des photos distribuées par les services de M. Kazimi montrent des gravats sur le sol et des escaliers extérieurs endommagés.

Le président irakien Barham Saleh a dénoncé une "tentative de renversement de l'ordre constitutionnel". L'influent leader chiite Moqtada Sadr, dont le courant est arrivé en tête des élections, a, lui, évoqué une attaque "contre l'Irak et le peuple irakien".

Qaïs al-Khazali, le chef d'Assaïb Ahl al-Haq, l'un des principaux groupes du Hachd al-Chaabi, a appelé à "traduire en justice" les auteurs de l'attaque s'il s'avère bien que cette attaque est "bien réelle et non un accident".

La communauté internationale a condamné l'attaque, y compris le grand voisin iranien qui a appelé à la "vigilance pour déjouer les complots visant la sécurité" en Irak, dans une allusion claire aux Etats-Unis, aux relations plus que tendues avec Téhéran.

Le patron de l'ONU Antonio Guterres a condamné "la tentative d'assassinat" et exhorté les Irakiens à ne pas céder à la violence. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a dénoncé l'attaque lors d'une conversation téléphonique avec M. Kazimi. La France, l'Union européenne et l'Otan, ainsi que la Ligue arabe l'ont également condamnée.

"Avertissements"

Les attaques contre la Zone verte sont récurrentes et ont souvent visé par le passé l'ambassade américaine. Celles menées au drone piégé se sont multipliées ces derniers mois, notamment contre les intérêts américains en Irak.

L'Irak est secoué par de fortes tensions politiques liées aux élections du 10 octobre, dont les résultats définitifs devraient être publiés d'ici quelques semaines. Pour Renad Mansour du centre de réflexion Chatham House, l'attaque contre M. Kazimi est "liée au processus de formation du gouvernement". "C'est désormais une stratégie courante pour envoyer des avertissements, à M. Kazimi et à Moqtada Sadr", dit-il à l'AFP.

Des partisans du Hachd al-Chaabi observent des sit-in à deux entrées de la Zone verte pour protester contre les résultats préliminaires du scrutin. Et des heurts ont opposé vendredi des centaines d'entre eux aux forces de sécurité. Selon une source sécuritaire, un manifestant a été tué, tandis qu'une source au sein du Hachd al-Chaabi a évoqué "deux morts".

Une partie des Irakiens accusent le Hachd, qui a combattu le groupe jihadiste Etat islamique et est désormais intégré à l'Etat irakien, d'être le relais de l'Iran. Ils lui attribuent la responsabilité des assassinats et des enlèvements de militants antipouvoir qui se sont soulevés en octobre 2019.

Malgré sa déroute électorale, cette coalition devrait rester une force politique importante au Parlement, grâce au jeu des alliances et la cooptation des élus indépendants.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Ronaldo la joue comme Messi et Mbappé

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Cristiano Ronaldo (torse nu, avec Diogo Dalot) est devenu le premier joueur à marquer lors de six Coupes du monde. (© KEYSTONE/EPA/MIGUEL A. LOPES)

Cristiano Ronaldo a rectifié le tir après son entame de Mondial ratée, avec un doublé contre l'Ouzbékistan, balayé 5-0 mardi par le Portugal, désormais tout près des 16es de finale.

A l'instar de son rival générationnel Lionel Messi et de Kylian Mbappé, la veille, Ronaldo s'est offert un doublé, devenant à 41 ans et 138 jours le premier joueur de l'histoire à marquer lors de six Coupes du monde. Le plus âgé demeure le Camerounais Roger Milla (42 ans et 39 jours) contre la Russie (6-1) au Mondial-1994.

Le Portugal s'agitait sur le cas "CR7", objet d'un débat inflammable autour de son statut d'indéboulonnable en Seleçao. Mais à Houston, il a su l'éteindre temporairement, en inscrivant le premier et le troisième but de son équipe, ses 144e et 145e en 230 sélections.

Le quintuple Ballon d'Or a ainsi mis fin à une disette qui sentait fort l'inéluctable déclin, puisqu'il restait sur dix matches sans but en grands tournois, Mondial et Euro confondus. La suite dira s'il peut jouer un aussi grand rôle que Messi (5 buts), Mbappé ou encore Haaland (4), dans le blockbuster qui anime ce début de tournoi.

Le prochain rendez-vous sera un vrai test, avec pour enjeu la première place du groupe K, face à la Colombie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Pacifisme: la première ministre japonaise prise à partie

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Des écoliers déposent des fleurs lors d'une cérémonie au Parc du Mémorial de la Paix à Okinawa, au Japon. Chaque année, le 23 juin, Okinawa, qui abrite la majorité des bases américaines de l'archipel, organise une cérémonie à la mémoire des plus de 240'000 victimes de la 2e Guerre mondiale. (© KEYSTONE/EPA/JIJI PRESS)

La première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a été huée lors d'une cérémonie commémorative de la Seconde Guerre mondiale par des manifestants opposés à ce que Tokyo dévie de sa posture pacifiste historique, selon des images télévisées.

Proche allié des Etats-Unis, le Japon a assoupli en avril ses règles encadrant les exportations d'armes létales et Mme Takaichi, partisane d'une ligne dure sur les questions de sécurité et qui a irrité la Chine l'an dernier avec des propos sur Taïwan, a déclaré vouloir réviser la Constitution.

Un groupe restreint mais véhément de manifestants a scandé des slogans tout au long du discours de Mme Takaichi mardi, lors d'une cérémonie marquant le 81e anniversaire de la fin de la sanglante bataille d'Okinawa en 1945, au cours de laquelle quelque 200'000 Japonais ont péri.

"Non à la guerre!", "Protégez l'article 9!", ont-ils notamment lancé à la dirigeante, en référence à l'article de la Constitution japonaise actant le renoncement à la guerre, peut-on entendre sur la captation vidéo du discours.

Okinawa, dans le sud du Japon, abrite la majorité des bases militaires américaines de l'archipel, une source de malaise de longue date pour les habitants. L'endroit pourrait se retrouver en première ligne en cas de conflit avec la Chine autour de Taïwan, toute proche.

Ces derniers mois ont été marqués par des manifestations régulières contre ces évolutions de politique sous Mme Takaichi, qui ont également suscité une réaction virulente de la Chine, accusant le Japon de raviver son "militarisme" d'avant-guerre.

Le Japon a récemment entrepris d'acquérir des capacités de "contre-attaque", tout en augmentant ses dépenses militaires et en approfondissant sa coopération sécuritaire avec des alliés régionaux, notamment les Philippines.

Cette évolution s'est accélérée sous Mme Takaichi, qui a provoqué la colère de la Chine en novembre dernier en suggérant que le Japon pourrait intervenir militairement en cas d'attaque chinoise sur Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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International

Présidentielle au Pérou: Keiko Fujimori ne peut plus être rattrapée

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Keiko Fujimori est la fille de l'ancien président Alberto Fujimori (archives). (© KEYSTONE/AP/Martin Mejia)

La candidate de droite à la présidentielle au Pérou Keiko Fujimori apparaît mardi comme la gagnante du scrutin. Elle a creusé une avance sur le candidat de gauche Roberto Sanchez qui ne peut plus être comblée lors du dépouillement.

Avec 99,86% des procès-verbaux dépouillés, Keiko Fujimori recueillait 50,12% des voix contre 49,88% pour M. Sanchez, d'après les données publiées par l'office national des processus électoraux (ONPE).

La fille de l'ancien président Alberto Fujimori devance son rival de plus de 43'000 voix, sur plus de 19 millions de suffrages comptabilisés. Il reste 131 procès-verbaux à dépouiller, représentant environ 39'300 votes, un nombre insuffisant pour permettre à M. Sanchez de combler son retard.

M. Sanchez a déclaré qu'il ne reconnaîtrait pas un éventuel gouvernement de Keiko Fujimori et a assuré qu'il y avait eu une "grave atteinte au processus électoral", en particulier lors du vote à l'étranger. Des irrégularités administratives et dans la conservation du matériel électoral auraient, selon lui, affecté le vote à l'étranger, qui représente environ 300'000 suffrages et a largement bénéficié à sa rivale.

Vote "calme et ordonné"

Selon lui, en excluant les votes émis hors du pays, il aurait une avance d'environ 25'000 voix sur Keiko Fujimori.

Le parti de la candidate de droite, Fuerza Popular, a indiqué qu'il attendrait le dépouillement complet avant de se proclamer vainqueur.

Une mission de l'Union européenne a estimé que le second tour s'était déroulé de manière "calme et ordonnée", dans le contexte d'une campagne fortement polarisée.

Le second tour du 7 juin a donné lieu à l'un des scrutins les plus serrés de l'histoire récente de l'Amérique latine. Les deux candidats se succédant en tête du comptage avant que Keiko Fujimori ne prenne progressivement l'avantage.

Le scrutin était particulièrement attendu dans un pays marqué par une forte instabilité politique. Depuis 2016, huit présidents se sont succédé à la tête du Pérou, sur fond de crises institutionnelles à répétition.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Iran: Trump fustige une résolution pour le retrait des troupes

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Donald Trump affirme avoir mis l'Iran dans les cordes. (© KEYSTONE/AP/Matt Rourke)

Le président américain Donald Trump a dénoncé mardi soir la résolution symbolique adoptée par le Congrès américain pour ordonner le retrait des forces américaines dans le conflit contre l'Iran. Il affirme avoir poussé la République islamique "dans les cordes".

L'Iran est "prêt à s'effondrer [...] et le Sénat américain décide d'organiser un vote inopportun et insensé sur la loi sur les pouvoirs de guerre", s'est agacé le président américain sur son réseau social Truth Social.

Alors que Washington et Téhéran ont entamé des négociations sur une fin durable au conflit au Moyen-Orient, le Sénat américain a adopté mardi une résolution pour ordonner le retrait des forces américaines dans le conflit face à l'Iran, un revers avant tout symbolique pour Donald Trump puisque le texte n'aura pas force de loi.

La résolution, déjà validée par la chambre des représentants, a été approuvée avec 50 voix pour et 48 contre. En raison des règles du Congrès, Donald Trump n'aura même pas besoin d'y mettre son veto.

Lors du passage du texte à la chambre des représentants au début du mois, le président américain avait fustigé un vote "antipatriotique" de la part de l'opposition démocrate et des quatre élus républicains qui les avaient rejoints. Les démocrates "préfèreraient voir notre pays échouer plutôt que de m'accorder une nouvelle, parmi tant d'autres, victoire", avait-il alors déclaré.

60 jours

L'opposition tente depuis de nombreuses semaines de restreindre les pouvoirs militaires de Donald Trump dans le conflit face à l'Iran, dénonçant un contournement du pouvoir législatif par l'exécutif qu'il incarne. D'après la constitution américaine, seul le Congrès est en effet habilité à déclarer la guerre.

Si la loi permet au président de déclencher des hostilités pour répondre à une menace imminente, elle exige qu'il obtienne l'autorisation du Congrès sous 60 jours.

Or, au début mai, Donald Trump est passé outre cette date limite en arguant que le conflit, débuté le 28 février par des frappes américaines et israéliennes, était terminé en raison du cessez-le-feu en cours.

Les démocrates contestent cet argument et rétorquent que des forces américaines sont toujours engagées sur place et ce, même si le blocus des ports iraniens par des navires de guerre américains a été levé après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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