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Donald Trump annonce la mort du Chef de l’EI

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De son vrai nom Ibrahim Awad al-Badri, le chef de l'EI serait né en 1971 dans une famille pauvre de la région de Bagdad (archives). (©KEYSTONE/AP Al-Furqan media)

Le chef du groupe Etat islamique Abou Bakr al-Baghdadi est mort, a confirmé le président américain Donald Trump. Il s’est fait exploser dans un tunnel lors d’une opération américaine dont il était la cible dans le nord-ouest de la Syrie.

« Abou Bakr al-Baghdadi est mort », a déclaré M. Trump lors d’une allocution depuis la Maison Blanche. L’homme le plus recherché du monde, considéré comme responsable de multiples exactions et atrocités en Irak et en Syrie et d’attentats sanglants dans plusieurs pays, avait été plusieurs fois annoncé mort ces dernières années.

Le chef de l’EI, « calife » autoproclamé en 2014 ayant un temps présidé aux destinées de 7 millions de personnes en Irak et en Syrie, est mort « comme un chien », a ajouté le président américain.

« Mort comme un lâche »

« Il n’est pas mort comme un héros, il est mort comme un lâche », a-t-il martelé, précisant qu’il s’était fait exploser avec sa « veste » chargée d’explosifs alors qu’il s’était réfugié dans un tunnel creusé pour sa protection. Trois de ses enfants sont morts avec lui, a ajouté le président américain.

« Capturer ou tuer Baghdadi était la priorité absolue de mon administration », a-t-il ajouté, lors d’une allocution suivie d’une longue séquence de questions-réponses avec les journalistes.

Le « califat » territorial de l’EI a été déclaré défait par les Américains en mars dans son dernier réduit en Syrie. « C’était comme regarder un film », a raconté M. Trump, relatant comment il avait visionné en temps réel le raid américain grâce à des caméras embarquées par les forces spéciales.

Commandos américains

En tout début de matinée, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui dispose d’un vaste réseau de sources sur le terrain, avait fait état également d’une opération de commandos américains héliportés et débarqués dans la nuit dans la région d’Idleb (nord-ouest).

Les tirs de huit hélicoptères ont visé après minuit une maison et une voiture aux abords du village de Baricha, à quelques kilomètres de la frontière turque, a déclaré à l’AFP le directeur de l’OSDH, qui fait état d’au moins neuf morts, dont deux femmes et un enfant, sans pouvoir dire si le chef de l’EI se trouvait dans le secteur.

Site bloqué

Un groupe djihadiste contrôlant la région a bloqué dimanche l’accès au site visé par l’opération américaine, a constaté un journaliste de l’AFP. Il a précisé que des combattants du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), djihadistes rivaux de l’EI qui dominent cette région de la Syrie, avaient pris position autour d’une maison en ruines au milieu des oliviers de Baricha.

Quelques journalistes ont pu brièvement s’approcher des ruines de cette maison totalement détruite. Des pelleteuses étaient à l’oeuvre pour déblayer les gravats.

Ce développement intervient dans une période d’intense activité militaire dans le nord de la Syrie, où les forces turques ont lancé le 9 octobre une vaste offensive contre les forces kurdes.

De leur côté, Damas et son allié russe ont accéléré le déploiement de leurs troupes à la frontière turque, tandis que les Américains ont annoncé l’envoi de renforts militaires dans l’est pétrolier de la Syrie.

Propagande

La dernière apparition de Baghdadi, la première en cinq ans, remontait à une vidéo de propagande du 29 avril où il appelait ses partisans à poursuivre le combat.

En septembre, il avait appelé dans un enregistrement audio ses partisans à « sauver » les djihadistes détenus dans les prisons et leurs familles vivant dans des camps de déplacés notamment en Syrie et en Irak.

C’est à Mossoul, en Irak, que le chef de l’EI a fait sa seule apparition publique connue, en juillet 2014, à la mosquée al-Nouri.

De son vrai nom Ibrahim Awad al-Badri, le chef de l’EI serait né en 1971 dans une famille pauvre de la région de Bagdad. Passionné de football, il a échoué à devenir avocat puis militaire avant d’étudier la théologie.

Al-Qaïda supplanté

C’est lors de l’invasion américaine de l’Irak en 2003 qu’il crée un groupuscule djihadiste sans grand rayonnement avant d’être arrêté et emprisonné dans la gigantesque prison de Bucca.

Libéré faute de preuves, il rejoint un groupe de guérilla sunnite sous tutelle d’Al-Qaïda puis en prend la tête quelques années plus tard. Profitant du chaos de la guerre civile, ses combattants s’installent en Syrie en 2013 avant une offensive fulgurante en Irak.

Le groupe, rebaptisé Etat islamique, supplante Al-Qaïda, tandis que ses succès militaires initiaux et sa propagande soigneusement réalisée attirent des milliers de partisans du monde entier, avant la défaite.

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Démission du dirigeant controversé de Thuringe

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EPA/FILIP SINGER
L’Allemagne se dirigeait jeudi vers des élections anticipées en Thuringe pour mettre un terme à une alliance locale inédite entre droite et extrême droite, qualifiée d' »impardonnable » par Angela Merkel et qui ranime le souvenir des années 1930 dans le pays.

A peine 24 heures après son élection comme dirigeant de cet Etat régional de l’ex-RDA grâce au soutien de l’extrême droite, Thomas Kemmerich, élu du petit parti libéral FDP, a annoncé sa démission et son intention de provoquer des élections anticipées.

« Nous voulons de nouvelles élections afin de retirer le stigmate du soutien de l’AfD », a-t-il annoncé.

Il avait été élu la veille avec les voix coalisées de son mouvement, du parti anti-migrants et anti-élite de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) et des élus régionaux de celui de la chancelière allemande, l’Union chrétienne-démocrate (CDU).

« Impardonnable »

En visite en Afrique du Sud, Angela Merkel a dénoncé un « acte impardonnable » et « un mauvais jour pour la démocratie ». C’est la première fois dans l’histoire d’après-guerre qu’un dirigeant régional est élu avec les voix de l’extrême droite et surtout la première fois que de facto la droite modérée fait alliance avec l’AfD, brisant ainsi un tabou politique.

Sur un ton d’une grande fermeté, la chancelière a catégoriquement rejeté toute entente avec l’extrême droite et demandé que le scrutin de Thuringe soit « annulé » par de nouvelles élections.

Autre conséquence de la bronca: le dirigeant national du FDP, Christian Lindner, a fait savoir qu’il allait poser la question de confiance aux militants de son parti.

Depuis la naissance il y a 7 ans de l’AfD, et contrairement à la situation chez le voisin autrichien par exemple, toutes les autres formations politiques allemandes, y compris la droite traditionnelle, excluent toute coopération avec ce parti anti-migrants et anti-élites, principale force d’opposition au Bundestag avec 89 députés.

Un mouvement dont la frange la plus radicale, pilotée justement depuis la Thuringe, remet en cause la culture allemande de repentance pour les crimes du IIIème Reich.

Des manifestations spontanées se sont déroulés dans plusieurs villes pour s’indigner du vote et dresser un parallèle avec les années 1930, lorsque le parti nazi d’Adolf Hitler réussit à conquérir le pouvoir notamment en concluant des alliances avec la droite traditionnelle.

En 1930, c’est justement dans la région de Thuringe que des responsables nazis étaient pour la première fois entrés dans un gouvernement régional. Trois ans plus tard, le 30 janvier 1933, Adolf Hitler devenait chancelier.

Sur les réseaux sociaux, la photo de la poignée de main entre le nouveau dirigeant de cet Etat régional et le chef de l’AfD dans cette région, le très radical Björn Höcke, côtoie celle d’une autre poignée de mains historique: entre Hitler et le vieux président du Reich Paul von Hindenburg lorsque ce dernier l’avait nommé chancelier.

Björn Höcke a par le passé appelé de ses voeux un « virage à 180° » de la culture mémorielle allemande. Et il s’est félicité du vote de mercredi en émettant l’espoir qu’il serait « remarqué » et servirait d’exemple dans le reste du pays.

Colère

L’AfD est de surcroît l’un des plus virulents opposants d’Angela Merkel et de sa politique migratoire depuis l’accueil en 2015 et 2016 d’un million de réfugiés.

La chancelière se retrouve avec plusieurs gros défis sur les bras. Elle doit gérer d’abord les tiraillements croissants au sein de son parti face à l’attitude à adopter à l’égard de l’extrême droite, en plein essor électoral. Les élus régionaux CDU de Thuringe n’ont pas tenu compte des avertissements de leurs chefs à Berlin en amont du vote.

Elle fait aussi face à Berlin à un gouvernement de coalition un peu plus fragilisé.

Le partenaire social-démocrate a menacé de remettre en question l’alliance actuelle avec les conservateurs si la situation en Thuringe n’était pas définitivement clarifiée.

Une réunion au sommet des responsables des trois partis du gouvernement a été convoquée pour samedi.

Le co-président du SPD, Norbert Walter-Borjans, a prévenu que son mouvement n’accepterait pas « de continuer comme si de rien n’était ».

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Trump acquitté à son procès en destitution

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52 sénateurs ont rejeté l'accusation d'abus de pouvoir contre Donald Trump. (©KEYSTONE/AP)

Donald Trump a été acquitté mercredi par le Sénat des Etats-Unis à l’issue d’un procès en destitution historique. Ce dernier a jeté une lumière crue sur les fractures de l’Amérique, sans jamais faire vaciller sa base électorale.

Clamant « victoire » face à une « mascarade », le président républicain a annoncé qu’il réagirait formellement jeudi en milieu de journée. Sans attendre, la Maison Blanche s’est réjouie qu’il ait été « pleinement innocenté ». Mais pour les démocrates, son acquittement n’a « aucune valeur », à défaut selon eux d’un procès « équitable ».

La mise en accusation de Donald Trump restera comme une tache indélébile sur un mandat truffé de scandales. Avant lui, seuls deux de ses prédécesseurs, Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998, avaient connu une telle avanie.

Mais son procès a montré que l’ancien homme d’affaires de New York pouvait compter sur un parti républicain aux ordres, un atout de taille à neuf mois d’une élection où il briguera un second mandat de quatre ans.

Cette victoire politique a cependant été assombrie par la défection d’un élu républicain de premier plan: Mitt Romney, candidat malheureux à la Maison Blanche en 2012. Ce revers est douloureux pour un président qui s’enorgueillit d’avoir rassemblé le « Grand Old Party » derrière lui. Déception supplémentaire pour le magnat de l’immobilier: tous les élus démocrates ont, eux, fait bloc contre lui.

« Menace »

Lors d’un vote suivi en direct à la télévision par des dizaines de millions d’Américains, le Sénat a estimé, par 52 voix sur 100, que Donald Trump ne s’était pas rendu coupable d’abus de pouvoir, ni, avec 53 voix, d’entrave à la bonne marche du Congrès.

La majorité des deux tiers fixée par la Constitution n’ayant pas été atteinte, « Donald John Trump est de ce fait acquitté », a conclu le chef de la Cour suprême des Etats-Unis John Roberts, avant de donner le coup de marteau signifiant la fin de ce procès exceptionnel.

Son issue ne faisait guère de doute. Avant même le vote, la guerre des formules avait été engagée sur les leçons à en tirer. Donald Trump a été « acquitté pour toujours », clame la Maison Blanche. Donald Trump a été « mis en accusation pour toujours », rétorquent les démocrates.

Après le verdict, le ton est encore monté. Le président « reste une menace pour la démocratie américaine », a tonné la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi en le qualifiant de « voyou ».

« Je doute que mes collègues démocrates, qui sont mus par une haine illimitée du président, soient en mesure de passer à autre chose », a assené le sénateur Lindsey Graham, un proche du milliardaire.

Fractures

Les démocrates reprochent à Donald Trump d’avoir utilisé les moyens de l’Etat pour tenter de forcer l’Ukraine à « salir » son possible adversaire à la présidentielle Joe Biden.

Depuis que le scandale a éclaté, l’hôte de la Maison Blanche se dit victime d’une chasse aux sorcières orchestrée par ses adversaires qui n’auraient pas digéré sa victoire surprise de 2016.

La stratégie semble avoir, au moins en partie, porté ses fruits: selon le dernier sondage de l’institut Gallup, il enregistre 49% d’opinions favorables, un record depuis son arrivée au pouvoir.

Moins de 24 heures avant le vote du Sénat, Donald Trump avait vanté mardi soir, devant le Congrès réuni au grand complet, ses résultats « incroyables » dans un discours qui avait révélé les profondes fractures entre les trumpistes et les démocrates.

Alors que les républicains applaudissaient à tout rompre, debout, les élus de l’opposition sont restés de marbre, certains ont boycotté l’événement, d’autres sont partis. Donald Trump a lui ostensiblement évité de serrer la main à Nancy Pelosi qui, en retour, a déchiré dans un geste spectaculaire sa copie du discours.

« Erreur politique colossale »

Au-delà de Washington, le procès divise autant les Américains que leurs élus: 85% des électeurs démocrates soutenaient ces derniers jours la destitution du président, moins de 10% des républicains étaient pour, et la moyenne s’établissait légèrement au-dessous de 50%.

Son impact sur les élections est donc difficile à prédire, mais Donald Trump se dit convaincu que les électeurs pénaliseront les « démocrates-qui-ne-font-rien ». Ils ont commis une « erreur politique colossale » en tentant de le destituer, a renchéri le chef de la majorité républicaine du Sénat Mitch McConnell.

Pete Buttigieg, en tête des résultats partiels du premier vote des primaires démocrates dans l’Iowa, n’en est pas si sûr. « Le peuple américain aura le dernier mot sur Donald Trump et le trumpisme », a-t-il tweeté, affichant sa confiance.

Et les démocrates ont averti: ils n’en resteront pas là. L’élu Jerry Nadler a fait savoir mercredi que la Chambre convoquerait « probablement » l’ex-conseiller de la Maison Blanche John Bolton une fois le procès fini. Il semble détenir des informations embarrassantes pour Donald Trump mais les sénateurs républicains ont refusé de l’entendre pendant le procès.

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Kirk Douglas est décédé

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Kirk Douglas avait 103 ans (archives). (©KEYSTONE/AP/REED SAXON)

Sa fossette au menton et son sourire en coin étaient aussi légendaires que ses films: l’acteur Kirk Douglas, fils d’immigrés juifs désargentés devenu une icône de l’âge d’or d’Hollywood, est mort mercredi à l’âge de 103 ans, a annoncé son fils Michael Douglas.

« C’est avec une immense tristesse que mes frères et moi vous annonçons que Kirk Douglas nous a quittés aujourd’hui à l’âge de 103 ans. Pour le monde, il était une légende, un acteur de l’âge d’or du cinéma (…) mais pour moi et mes frères, Joel et Peter, il était simplement papa », écrit Michael Douglas sur sa page Facebook.

« Kirk a eu une belle vie et il laisse derrière lui des films pour les générations à venir, et le souvenir d’un philanthrope reconnu qui a oeuvré pour le bien public et la paix dans le monde », poursuit l’acteur.

« Kirk Douglas. Le chenapan qui m’a inspiré. 103 ans sur cette Terre. Ca sonne bien! C’était chouette de traîner avec toi », a salué sur Twitter l’acteur Danny DeVito.

Quant à l’Académie des Oscars, qui devrait certainement lui réserver un hommage dimanche lors de sa grande cérémonie annuelle, elle s’est contentée de dire « au revoir à une légende d’Hollywood » avec une citation de Kirk Douglas lui-même: « J’ai voulu être un acteur depuis que j’étais enfant à l’école primaire. J’ai fait une pièce, et ma mère m’a fait un tablier noir pour jouer un cordonnier. Après la représentation, (mon père) m’a donné mon premier Oscar: une crème glacée ».

Une centaine de films

De son vrai nom Issur Danielovitch Demsky, Kirk Douglas était né le 9 décembre 1916 à Amsterdam, petite ville de l’Etat de New York. Malgré son enfance misérable, ou peut-être à cause d’elle, ce fils de chiffonnier juif ayant fui la Russie n’avait d’yeux que pour le cinéma.

Après s’être enrôlé dans la Marine durant la Seconde Guerre mondiale, il décroche de petits rôles avant de rencontrer enfin le succès avec un rôle de boxeur acharné dans « Le Champion ».

Hollywood lui ouvre ses portes et il enchaîne les films, une centaine au total, dont les meilleurs sont devenus des classiques: « 20’000 lieues sous les mers » (1954), « Les Sentiers de la gloire » (1957) de Stanley Kubrick, qu’il retrouve pour « Spartacus » (1960), un péplum qui en fait une vedette mondiale. C’est d’ailleurs avec le mot-dièse #IamSpartacus que de nombreux anonymes lui rendaient hommage mercredi soir sur les réseaux sociaux.

Engagé et entêté

Acteur engagé, proche depuis toujours des démocrates, Kirk Douglas a l’audace, en pleine chasse aux sorcières maccarthyste dans les années 1950, d’embaucher un scénariste figurant sur la liste noire des personnes accusées de sympathies communistes.

Malgré la gloire, les succès et trois nominations dans les années 1950, Kirk Douglas n’a jamais obtenu d’Oscar au cours de sa carrière, son grand regret.

Il l’avait eu à portée de main avec « Vol au-dessus d’un nid de coucou », réalisé par Milos Forman en 1975, mais le rôle principal lui avait filé sous le nez. « C’est une tragédie pour moi. C’est Nicholson qui a eu le rôle et il a eu un Oscar. Et moi je n’en ai pas… », avait avoué Kirk Douglas.

La légende d’Hollywood aura dû attendre 1996 pour remporter un Oscar d’honneur récompensant l’ensemble de sa carrière. Il venait de subir une attaque cérébrale qui l’avait laissé paralysé d’un côté du visage, ce qui ne l’avait pas empêché de monter sur scène pour recevoir son prix et prononcer un discours.

Bien décidé à ne pas raccrocher les gants malgré ce handicap, Douglas l’entêté avait suivi une longue et pénible rééducation pour réapprendre à s’exprimer. Il avait ainsi prêté sa voix à un personnage des Simpsons avant de faire des apparitions dans quelques films, comme « Diamonds » en 1999, où il incarnait un boxeur victime d’un AVC… Kirk Douglas avait retrouvé pour l’occasion son amie de toujours, Lauren Bacall.

Séducteur

Après une attaque cardiaque en 2001, il avait retrouvé le chemin des plateaux pour « Une si belle famille », où il figurait en 2003 aux côtés de son fils Michael, de son petit-fils Cameron et de son ex-femme Diana Dill.

En 2009 encore, Kirk Douglas était remonté sur les planches d’un théâtre portant son nom près de Los Angeles pour quatre représentations d’un one-man show autobiographique.

Grand séducteur, il avait multiplié les conquêtes mais vivait depuis 1954 avec la même femme, Anne Buydens, rencontrée en France et devenue sa seconde épouse.

Un ami lui avait demandé « Kirk, pourquoi ton mariage dure si longtemps? ». Kirk Douglas disait lui avoir répondu: « C’est simple. J’ai dit à ma femme ‘si jamais tu me quittes, je pars avec toi' ».

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Un homme poignarde des passants dans le Sud de Londres

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Deux personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau ce dimanche dans le Sud de Londres. (AP/Victoria Jones)

La police a abattu dimanche un homme qui a poignardé plusieurs personnes dans une rue de Streatham, dans le sud de Londres. L’acte est qualifié de « terroriste » par les autorités. L’assaillant est décédé, a confirmé la police. Deux personnes ont été blessées.

Cette attaque intervient un peu plus de deux mois après une attaque au couteau qui a fait deux morts à London Bridge, en plein centre de la capitale britannique, et qui a conduit le gouvernement conservateur de Boris Johnson à annoncer un durcissement de la législation antiterroriste.

Dimanche, les faits ont eu lieu vers 14h00 heures locale (15h00 en Suisse) dans le quartier d’habitation de Streatham. Après avoir déclaré que des agents armés avaient tiré sur un homme ayant « poignardé plusieurs personnes », la police a fait savoir que deux personnes avaient été blessées.

Attaque « contenue »

« Nous attendons des nouvelles quant à leur état », a précisé la Metropolitan police sur Twitter, assurant que l’attaque avait été « contenue ». « Nous pouvons confirmer que l’homme sur lequel la police a tiré a été déclaré mort », a-t-elle poursuivi.

« Les circonstances sont en train d’être étudiées, l’incident a été qualifié de terroriste », a ajouté la police. Sur Twitter, le Premier ministre Boris Johnson a remercié les services de secours, ajoutant que ses pensées allaient aux « blessés et à tous ceux qui ont été affectés ».

Le maire de Londres Sadiq Khan a réagi en disant : « Les terroristes cherchent à nous diviser et à détruire notre mode de vie. A Londres, nous ne les laisserons jamais y parvenir ».

« Machette » et coups de feu

Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des policiers armés entourant un homme étendu sur le sol sur Streatham High Road. Les forces de l’ordre reculent ensuite brusquement et demandent aux témoins de la scène de faire de même, au moment où d’autres véhicules d’urgence arrivent sur les lieux.

Un témoin a raconté à l’agence de presse PA avoir vu un homme portant une machette pourchassé par un homme en civil : « Il s’est fait tirer dessus. Je pense avoir entendu trois coups de feu », a dit Gulled Bulhan, un étudiant de 19 ans.

Pas une première

Londres a été le théâtre de plusieurs attentats terroristes ces dernières années. Fin novembre, une attaque au couteau avait fait deux morts à London Bridge, un pont du centre de la capitale britannique, avant que l’assaillant ne soit abattu par la police.

L’auteur de l’attaque revendiquée par l’organisation jihadiste Etat islamique (EI), Usman Khan, 28 ans, était un ancien détenu pour des faits de terrorisme libéré à mi-peine. Il participait sur les lieux des fait à un programme de réhabilitation pour anciens détenus.

Depuis, le gouvernement de Boris Johnson a annoncé des mesures aggravant les peines pour les auteurs d’actes terroristes et interdisant leur libération anticipée. Dans le projet, qui doit être étudié au Parlement, il est prévu que ceux qui sont condamnés pour des actes considérés comme terroristes soient emprisonnés pour au moins 14 ans.

Budget en hausse

En outre, le budget alloué à la lutte antiterroriste doit être nettement augmenté pour la période 2020/2021 et une aide immédiate de 500’000 livres supplémentaires doit être débloquée pour l’unité chargée d’aider les victimes d’attentats.

La famille d’une des deux personnes tuées en novembre, un jeune homme, avait déclaré que celui-ci, qui travaillait dans la réhabilitation des prisonniers, « ne voudrait pas que cet événement terrible et isolé soit utilisé comme prétexte par le gouvernement pour introduire des peines encore plus draconiennes ou pour maintenir en prison des gens plus longtemps que nécessaire ».

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Coronavirus proclamé « urgence mondiale »

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Un membre du personnel médical en combinaison de protection aide un couple à l'extérieur d'un hôpital de Wuhan. (©KEYSTONE/AP/MAS)

Le coronavirus est désormais une urgence sanitaire « de portée internationale ». L’OMS a décidé jeudi soir à Genève de lui attribuer ce statut mais ne recommande pas de restrictions de mouvements avec la Chine. Le bilan de l’épidémie a atteint 170 victimes dans ce pays.

Devant la presse, le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a expliqué valider la recommandation du Comité d’une quinzaine d’experts, réuni jeudi, non pas comme « un vote de défiance à l’égard de la Chine ». Mais parce qu’il est « très inquiet » par une extension potentielle à un pays qui aurait un moins bon système de santé.

De nombreux pays ne sont pas prêts à faire face à cette épidémie de pneumonie virale, avait mis en garde dans l’après-midi le Conseil de supervision de la préparation globale (GPMB), organe de contrôle international établi à Genève.

Selon les dernières données relayées jeudi soir, plus de 7700 cas ont été observés en Chine continentale, pour 170 décès, et une centaine d’autres environ dans près de 20 pays. Huit transmissions d’humain à humain ont été identifiées en Allemagne, au Japon, au Vietnam et aux Etats-Unis.

Pas de limitation de commerce

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne recommande pas « de limitation de commerce ni de mouvement », rejetant des interdictions de se rendre en Chine. De son côté, le président du comité d’urgence Didier Houssin a été un plus clair, mentionnant des « mesures discutables concernant les voyageurs » comme l’une des raisons pour le changement de statut avec l’augmentation des cas dans l’Empire du Milieu et d’autres Etats.

Selon lui, seuls « quelques pays » sont capables de garantir les conditions d’évacuation et de prise en charge de leurs ressortissants pour éviter une propagation de l’épidémie. Alors qu’un cordon sanitaire imposé le 23 février interdit à quelque 56 millions d’habitants de quitter la région, les Etats-Unis et le Japon ont commencé mercredi à évacuer leurs ressortissants.

Plusieurs vols suspendus

Un premier avion français est aussi parti dans la nuit de mercredi à jeudi à destination de Wuhan pour évacuer 250 personnes, selon des sources concordantes. D’autres pays planifient des opérations. Une douzaine de ressortissants suisses se trouvant dans la zone en quarantaine ont demandé à être rapatriés. Les autorités suisses sont en contact avec différents Etats en vue d’un « possible départ » pour ces personnes.

Outre la question des évacuations, les mesures de précaution internationales s’amplifient. Plusieurs compagnies aériennes, dont Air France, British Airways et Lufthansa, ont suspendu leurs vols vers la Chine continentale, où des pays comme le Royaume-Uni, l’Allemagne et les Etats-Unis déconseillent tout voyage.

Israël a annoncé jeudi soir interdire les vols en provenance de Chine. De son côté, Swiss avait prévu jeudi une dernière liaison pour permettre aux passagers d’arriver à destination et de rapatrier ses membres d’équipage.

La Russie a annoncé qu’elle fermerait vendredi ses 4250 km de frontière terrestre avec la Chine. En Italie, quelque 7000 personnes ont été bloquées jeudi sur un navire de croisière à Civitavecchia en raison de deux cas suspects du nouveau coronavirus qui se sont finalement avérés négatifs. Des dizaines de Suisses se trouvaient parmi eux. Toutes ces personnes ont été autorisées à débarquer dans la soirée.

Pékin salué par l’OMS

Face à ces craintes envers la Chine, M. Tedros a à nouveau salué l’attitude des autorités de ce pays. Sans elles, « nous aurions vu probablement de nombreux cas supplémentaires en dehors de Chine et probablement davantage de décès », a-t-il affirmé. Et de relever que Pékin a établi « un nouveau modèle de réponse à une épidémie ».

Autre effet de cette crise, Taïwan se plaint de ne pas être prise en compte par l’OMS, qui ne reconnaît que la Chine continentale comme membre. L’organisation avait toutefois affirmé mercredi s’appuyer sur des experts taïwanais, mais les autorités de l’île sont revenues jeudi à la charge. Elles disent être exclues des réunions.

En Chine, Pékin a ordonné aux agriculteurs et aux abattoirs d’augmenter leur production alors que l’épidémie perturbe les réseaux de distribution et que les prix des légumes s’envolent.

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