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International

Donald Trump annonce la mort du Chef de l'EI

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De son vrai nom Ibrahim Awad al-Badri, le chef de l'EI serait né en 1971 dans une famille pauvre de la région de Bagdad (archives). (©KEYSTONE/AP Al-Furqan media)

Le chef du groupe Etat islamique Abou Bakr al-Baghdadi est mort, a confirmé le président américain Donald Trump. Il s'est fait exploser dans un tunnel lors d'une opération américaine dont il était la cible dans le nord-ouest de la Syrie.

"Abou Bakr al-Baghdadi est mort", a déclaré M. Trump lors d'une allocution depuis la Maison Blanche. L'homme le plus recherché du monde, considéré comme responsable de multiples exactions et atrocités en Irak et en Syrie et d'attentats sanglants dans plusieurs pays, avait été plusieurs fois annoncé mort ces dernières années.

Le chef de l'EI, "calife" autoproclamé en 2014 ayant un temps présidé aux destinées de 7 millions de personnes en Irak et en Syrie, est mort "comme un chien", a ajouté le président américain.

"Mort comme un lâche"

"Il n'est pas mort comme un héros, il est mort comme un lâche", a-t-il martelé, précisant qu'il s'était fait exploser avec sa "veste" chargée d'explosifs alors qu'il s'était réfugié dans un tunnel creusé pour sa protection. Trois de ses enfants sont morts avec lui, a ajouté le président américain.

"Capturer ou tuer Baghdadi était la priorité absolue de mon administration", a-t-il ajouté, lors d'une allocution suivie d'une longue séquence de questions-réponses avec les journalistes.

Le "califat" territorial de l'EI a été déclaré défait par les Américains en mars dans son dernier réduit en Syrie. "C'était comme regarder un film", a raconté M. Trump, relatant comment il avait visionné en temps réel le raid américain grâce à des caméras embarquées par les forces spéciales.

Commandos américains

En tout début de matinée, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui dispose d'un vaste réseau de sources sur le terrain, avait fait état également d'une opération de commandos américains héliportés et débarqués dans la nuit dans la région d'Idleb (nord-ouest).

Les tirs de huit hélicoptères ont visé après minuit une maison et une voiture aux abords du village de Baricha, à quelques kilomètres de la frontière turque, a déclaré à l'AFP le directeur de l'OSDH, qui fait état d'au moins neuf morts, dont deux femmes et un enfant, sans pouvoir dire si le chef de l'EI se trouvait dans le secteur.

Site bloqué

Un groupe djihadiste contrôlant la région a bloqué dimanche l'accès au site visé par l'opération américaine, a constaté un journaliste de l'AFP. Il a précisé que des combattants du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), djihadistes rivaux de l'EI qui dominent cette région de la Syrie, avaient pris position autour d'une maison en ruines au milieu des oliviers de Baricha.

Quelques journalistes ont pu brièvement s'approcher des ruines de cette maison totalement détruite. Des pelleteuses étaient à l'oeuvre pour déblayer les gravats.

Ce développement intervient dans une période d'intense activité militaire dans le nord de la Syrie, où les forces turques ont lancé le 9 octobre une vaste offensive contre les forces kurdes.

De leur côté, Damas et son allié russe ont accéléré le déploiement de leurs troupes à la frontière turque, tandis que les Américains ont annoncé l'envoi de renforts militaires dans l'est pétrolier de la Syrie.

Propagande

La dernière apparition de Baghdadi, la première en cinq ans, remontait à une vidéo de propagande du 29 avril où il appelait ses partisans à poursuivre le combat.

En septembre, il avait appelé dans un enregistrement audio ses partisans à "sauver" les djihadistes détenus dans les prisons et leurs familles vivant dans des camps de déplacés notamment en Syrie et en Irak.

C'est à Mossoul, en Irak, que le chef de l'EI a fait sa seule apparition publique connue, en juillet 2014, à la mosquée al-Nouri.

De son vrai nom Ibrahim Awad al-Badri, le chef de l'EI serait né en 1971 dans une famille pauvre de la région de Bagdad. Passionné de football, il a échoué à devenir avocat puis militaire avant d'étudier la théologie.

Al-Qaïda supplanté

C'est lors de l'invasion américaine de l'Irak en 2003 qu'il crée un groupuscule djihadiste sans grand rayonnement avant d'être arrêté et emprisonné dans la gigantesque prison de Bucca.

Libéré faute de preuves, il rejoint un groupe de guérilla sunnite sous tutelle d'Al-Qaïda puis en prend la tête quelques années plus tard. Profitant du chaos de la guerre civile, ses combattants s'installent en Syrie en 2013 avant une offensive fulgurante en Irak.

Le groupe, rebaptisé Etat islamique, supplante Al-Qaïda, tandis que ses succès militaires initiaux et sa propagande soigneusement réalisée attirent des milliers de partisans du monde entier, avant la défaite.

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International

Deux trains impliqués dans une collision au nord de Londres

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Les services d'ambulances de l'est de l'Angleterre ont indiqué sur les réseaux sociaux avoir envoyé "beaucoup de moyens" et parlé d'un "incident majeur" (photo prétexte). (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

La police des transports britannique a indiqué vendredi qu'elle répondait à des signalements de "collision" entre deux trains au nord de Londres. Des services de secours ont déclaré intervenir sur les lieux de l'accident qui aurait fait des blessés, selon des médias.

"Nous répondons à des signalements d'une collision impliquant deux trains dans la région de Bedford", a déclaré la police des transports sur la plateforme X, faisant référence à cette ville commerçante située à environ 90 kilomètres au nord de la capitale britannique.

Des images non vérifiées postées sur les réseaux sociaux montrent ce qui semble être deux trains des East Midlands Railway (EMR) après leur collision, l'un encastré dans l'autre et des passagers se trouvant sur les rails. Selon ces images, les deux trains sont restés sur la voie.

Les services d'ambulances de l'est de l'Angleterre ont indiqué sur les réseaux sociaux avoir envoyé "beaucoup de moyens, y compris aériens" sur les lieux d'un "incident majeur" au sud de Bedford.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La Suisse seulement quatrième à l'épée par équipes

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Une journée difficile pour Lucas Malcotti et la Suisse à Antony. (© KEYSTONE/MARCEL BIERI)

Immense désillusion pour les épéistes suisses ! Ils ont dû se contenter de la 4e place aux Championnats d’Europe d’Antony alors que leur ambition première était de cueillir l’or.

Victorieuse de trois des cinq dernières épreuves Coupe du monde, la Suisse, avec Lucas Malcotti, Alexis Bayard et Ian Mauri, s’est inclinée 45-33 devant l’Italie en demi-finale avant d’être battue 41-33 par l’Ukraine dans le match pour la médaille de bronze. Face à l’Italie, seul Lucas Malcotti pouvait avancer un bilan positif (+ 1). Le Valaisan était moins heureux devant l’Ukraine avec trois assauts perdus.

Avant de perdre ses deux derniers matches, la Suisse avait entamé sa journée de belle manière dans les Hauts-de-Seine. Elle avait battu la Finlande 45-23 et la Russie 41-38 avec une réelle maitrise. La suite fut toutefois moins glorieuse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La BCE et Bruxelles veulent une intégration bancaire européenne

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Les responsables européens multiplient les appels à une intégration accrue du secteur bancaire. Ici Christine Lagarde, présidente de la BCE. (archive) (© KEYSTONE/DPA/FLORIAN WIEGAND)

Les responsables européens multiplient les appels à une intégration accrue du secteur bancaire. A leurs yeux, la fragmentation persistante de l'Union européenne (UE) freine la compétitivité du continent.

Un haut dirigeant de la Banque centrale européenne (BCE) a jugé souhaitable vendredi l'émergence de groupes bancaires transfrontaliers capables de mieux répartir les risques, de gagner en efficacité et de financer davantage l'économie européenne. "Avoir un système bancaire trop localisé et, par ricochet, trop imbriqué avec son marché national n'est pas une bonne recette", a déclaré Philip Lane, membre du directoire de la BCE, lors d'une conférence organisée par Natixis CIB à Paris.

"Je pense, d'un point de vue macroéconomique, qu'il est très important d'avoir le partage des risques que procure la banque transfrontalière. Cela peut passer par la détention de capitaux propres, par le financement, par une technologie commune", a-t-il ajouté. Le banquier central, qui officie comme chef économiste de la BCE, s'exprimait alors que la deuxième banque italienne, UniCredit, compte racheter l'allemande Commerzbank: son offre de reprise lancée en mai est jugée hostile par Berlin, actionnaire à 12% de Commerzbank, et par la direction et les salariés de la banque francfortoise qui défendent son indépendance.

A plus long terme, l'idée d'UniCredit est de fusionner Commerzbank et l'allemande HypoVereinsbank, déjà détenue par la banque milanaise.

Juridiction unique

Dans un autre plaidoyer en faveur d'une intégration accrue, Frank Elderson, membre du directoire de la BCE et vice-président du superviseur bancaire en son sein, a estimé vendredi à Madrid que "le renforcement de la compétitivité passe de manière cruciale par davantage d'intégration". "L'Europe manque encore de marchés bancaires véritablement intégrés", a-t-il souligné, rappelant que près de 80% des crédits bancaires sont encore accordés dans le pays d'origine des établissements, que moins de 2% des dépôts sont détenus au-delà des frontières nationales et que les opérations de fusion transfrontalière ont fortement reculé depuis la crise financière.

Le responsable de la BCE estime que la zone euro doit fonctionner davantage "comme une juridiction unique" pour la réglementation financière: ce qui signifie des capitaux et des liquidités pouvant circuler plus librement au sein des groupes bancaires présents dans plusieurs pays, gage d'un meilleur soutien de l'économie européenne. Cette analyse rejoint celle défendue mercredi à Bruxelles par la vice-présidente de la Commission chargée de la Concurrence, Teresa Ribera, pour qui la fragmentation du marché unique constitue l'un des principaux handicaps de l'économie européenne.

"Trop souvent, une entreprise naît et innove en Europe mais change d'échelle ailleurs. Il s'agit avant tout d'un problème de marché unique inachevé et de fragmentation. Achever le marché unique est une priorité urgente", a-t-elle déclaré. Les fusions transfrontalières entre grandes banques européennes "pourraient y contribuer et les États membres devraient saluer ce type d'opérations dans l'intérêt général", a-t-elle estimé.

Quelques banques gigantesques

La BCE plaide depuis plusieurs années pour l'achèvement de l'union bancaire européenne, notamment à travers un système commun de garantie des dépôts, ainsi que pour une intégration plus poussée des marchés financiers afin de mieux orienter l'épargne européenne vers l'investissement. Selon Philip Lane, l'évolution du secteur pourrait conduire à terme à "un nombre relativement faible de banques gigantesques en Europe", sans que l'arrivée d'acteurs bancaires purement numériques sur le marché "change les fondamentaux".

Pour la BCE, les fusions entre banques ne constituent toutefois pas l'unique réponse. A défaut de parvenir à mener des opérations de concentration, les banques peuvent trouver d'autres moyens de réduire leurs coûts et de mutualiser certains risques, a expliqué Philip Lane.

Dans le secteur bancaire, "les coûts fixes ont augmenté", en particulier pour "mettre en place un système de cybersécurité sûr", a-t-il relevé. Mais certaines dépenses pouvaient être amorties grâce à des infrastructures communes ou à des prestataires spécialisés travaillant pour plusieurs établissements.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Italie: colère après des critiques attribuées à Trump contre Meloni

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Donald Trump a laissé entendre que Giorgia Meloni l'aurait supplié pour une photo (image d'archives). (© KEYSTONE/AP/ALEX BRANDON)

L'Italie a vivement réagi vendredi aux critiques du président américain Donald Trump contre la Première ministre Giorgia Meloni rapportées dans les médias. Son chef de la diplomatie a annulé sa visite aux Etats-Unis.

Dans une interview téléphonique accordée à la chaîne télévisée italienne La7, Donald Trump a affirmé que Mme Meloni l'avait "supplié" de prendre une photo avec lui en marge du sommet du G7 en France, selon une transcription écrite de l'entretien téléphonique fournie à l'AFP par la chaîne, qui n'a pas diffusé l'enregistrement audio original.

"Elle avait tellement envie de prendre une photo avec moi. Je ne l'aurais pas fait, mais j'ai eu pitié d'elle!" a déclaré Donald Trump selon cette retranscription de l'échange.

En réponse, Giorgia Meloni a diffusé vendredi sur X une vidéo où elle s'est dite "consternée" par les déclarations "totalement inventées" de Donald Trump.

"Je ne comprends pas pourquoi le président des États-Unis se comporte ainsi envers ses propres alliés - ce n'est d'ailleurs pas la première fois", a-t-elle déclaré.

"Je ne peux que déplorer qu'il ne fasse pas preuve de la même détermination envers les ennemis de l'Occident, envers les ennemis des États-Unis, envers des dirigeants avec lesquels il se montre au contraire bien plus conciliant", a ajouté la Première ministre italienne.

Visite aux Etats-Unis annulée

De son côté, le ministre des affaires étrangères Antonio Tajani a annoncé sur X annuler sa visite aux États-Unis, prévue les 21 et 22 juin, condamnant des "propos graves et offensants".

À l'issue du sommet du G7 à Évian, mercredi, Meloni avait évoqué un "climat très positif" et "aucune friction" entre Trump et les autres dirigeants mondiaux présents.

Elle avait toutefois ajouté qu'elle et Trump avaient tous deux "un caractère bien trempé". Elle a été vue à plusieurs reprises aux côtés du président américain lors du sommet, notamment lors d'une rencontre sur un canapé à l'issue de laquelle il a semblé lui tapoter l'épaule.

En avril, Donald Trump avait déjà critiqué Giorgia Meloni pour avoir refusé d'impliquer son pays dans la guerre en Iran, se disant "sous le choc" et déçu de son manque de "courage".

Mme Meloni, élue en octobre 2022 à la tête d'un gouvernement de coalition ultraconservateur, était jusqu'alors l'une des plus proches alliées de Donald Trump sur le Vieux Continent, s'efforçant souvent de jouer un rôle de médiatrice entre les positions divergentes des États-Unis et de l'Europe.

Le ministre italien de la défense Guido Crosetto a également apporté son soutien à la cheffe du gouvernement. "Je n'imagine pas Giorgia Meloni demander une photo à qui que ce soit, même sous la contrainte. En revanche, j'imagine combien cela lui a demandé de passer outre les propos de Trump tenus il y a quelques semaines afin de servir les intérêts de l'Italie, de l'Europe et de l'Occident", a-t-il écrit sur X.

Même tonalité chez le ministre de la justice Carlo Nordio, pour qui ces commentaires portent un "coup dur" aux relations italo-américaines.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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