International
Le Soudan, une des "pires crises" humanitaires depuis des décennies, selon MSF
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La guerre a plongé le Soudan dans "une des pires crises" humanitaires au monde depuis des décennies, a déclaré jeudi Médecins sans Frontières. Des bombardements ont encore fait 18 morts dans l'Etat du Darfour-Nord, selon des groupes pro-démocratie.
La guerre qui oppose depuis avril 2023 l'armée, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) de son ex-adjoint, le général Mohamed Hamdane Daglo, a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de plus de neuf millions de personnes, selon l'ONU, dans ce pays du nord-est de l'Afrique.
"Le Soudan est marqué par l'une des pires crises que le monde ait connues depuis des décennies et la réponse humanitaire est profondément inadéquate", a dit sur X le président international de MSF, Christos Christou. "Il y a des niveaux extrêmes de souffrance à travers le pays et les besoins grandissent de jour en jour", a-t-il ajouté.
Accès des humanitaires insuffisant
L'accès des organisations humanitaires au Soudan est "insuffisant" et une partie de la population risque de "mourir de faim", a averti de son côté le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi.
Depuis début mai, les combats sont particulièrement violents à el-Facher, la capitale de l'Etat du Darfour-Nord, seule grande ville de cette région de l'ouest du Soudan à échapper au contrôle des paramilitaires. Afin de s'emparer de la ville, les FSR l'ont assiégée, piégeant des centaines de milliers de civils.
Tard mercredi, des bombardements d'artillerie lancés par les FSR "ont fait 14 morts et 25 blessés", a affirmé jeudi le Comité d'urgence du camp de déplacés d'Abou Shouk, près d'el-Facher, un des nombreux groupes de défense de la démocratie qui organisent l'entraide au Soudan.
Crimes de guerre
Le Comité de résistance de Kutum, à 70 kilomètres au nord d'el-Facher, a annoncé que quatre civils avaient été tués dans une frappe aérienne de l'armée mercredi. Selon MSF, les combats à el-Facher ont fait plus de 220 morts entre le 10 mai et le 8 juin.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté la semaine dernière une résolution exigeant la fin du "siège" d'el-Facher. MSF au Soudan a par ailleurs indiqué sur X qu'à Omdourman, une banlieue nord-ouest la capitale Khartoum, l'hôpital Al-Naw, soutenu par cette ONG, avait été visé par un bombardement mercredi, qui a fait au moins trois morts et 27 blessés.
Des bombardements intenses ont eu lieu autour de la ville, selon cette même source. Les deux belligérants ont été accusés de crimes de guerre pour avoir visé délibérément des civils, bombardé des zones habitées et bloqué l'aide humanitaire, malgré la menace de famine qui pèse sur des millions de Soudanais.
Nettoyage ethnique
Des groupes de défense des droits humains ainsi que les Etats-unis ont aussi accusé les paramilitaires de nettoyage ethnique et de crimes contre l'humanité.
Les Etats-Unis ont annoncé la semaine dernière une aide d'urgence de 315 millions de dollars pour le Soudan et appelé les deux camps à permettre l'accès à l'aide humanitaire.
"Des niveaux de faim jamais vus"
L'ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, a affirmé que la faim au Soudan pourrait atteindre des niveaux jamais vus depuis la famine en Ethiopie au début des années 1980, qui avait fait 1,2 million de morts.
"Nous avons vu des projections de mortalité selon lesquelles plus de 2,5 millions de personnes - environ 15% de la population - au Darfour et au Kordofan, les régions les plus durement touchées, pourraient mourir d'ici la fin du mois de septembre", a-t-elle prévenu.
"Il s'agit de la plus grande crise humanitaire de la planète, et elle menace encore de s'aggraver à l'approche de la saison des pluies", a ajouté la diplomate.
Aussi dans les pays voisins
L'ONU estime que cinq millions de personnes au Soudan souffrent d'une faim extrême, tandis que la nourriture manque aussi dans les pays voisins où se sont réfugiés deux millions de Soudanais.
Plusieurs pays étrangers ont apporté leur soutien de part et d'autre. Le Soudan a expulsé des diplomates des Emirats arabes unis soupçonnés d'avoir soutenu les FSR, tandis que l'Egypte, la Turquie et l'Iran ont dit appuyer l'armée.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Les astronautes d'Artémis n'en reviennent toujours pas
Après avoir pris des milliers de photos et livré d'innombrables descriptions de la Lune, les quatre astronautes d'Artémis ont confié sur le chemin du retour vers la Terre avoir bien du mal à réaliser ce qu'ils venaient de vivre.
"L'esprit humain n'est pas fait pour traverser ce que nous venons de vivre", a lancé le commandant Reid Wiseman, des étoiles dans les yeux, lors d'une conférence de presse mercredi soir à plus de 280'000 km du sol.
"Nous avons beaucoup de choses auxquelles réfléchir et à écrire dans nos journaux afin de prendre pleinement conscience de ce que nous venons de vivre", a-t-il expliqué.
Avec ses collègues américains Christina Koch et Victor Glover et le Canadien Jeremy Hansen, M. Wiseman a battu cette semaine un record en s'aventurant plus loin dans l'espace que quiconque avant eux.
Ensemble, ils ont également réalisé le premier tour de notre satellite naturel en plus d'un demi-siècle, et ont observé à cette occasion un coucher et un lever de Terre mais aussi une éclipse solaire.
"Nous avions vu de superbes simulations réalisées par notre équipe de science lunaire, mais quand cela s'est réellement produit, ça nous a tous complètement époustouflés", a raconté le pilote Victor Glover.
"C'était l'un des plus beaux cadeaux de cette mission", a-t-il ajouté.
Et de reconnaître dans un rire: "je n'ai même pas encore commencé à assimiler tout ce que nous avons vécu".
"Ce que je peux vous dire, c'est que c'était très intense et que ce sont des souvenirs que je vais garder toute ma vie. Je vais y penser et en parler pour le reste de ma vie, c'est certain", a abondé l'astronaute, qui entre dans les livres d'histoire comme le premier homme noir à être allé jusqu'à la Lune.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
McIlroy en quête d'un rare doublé, libéré de la pression
Un an après avoir remporté le dernier tournoi majeur qui lui résistait, Rory McIlroy entame jeudi le prestigieux Masters d'Augusta en quête d'un rare doublé. Il est libéré de toute pression.
Les genoux sur le green, les poings serrés, le Nord-Irlandais célébrait il y a un an son triomphe tant attendu sur le plus grand tournoi du monde, à l'issue d'un dimanche irrespirable achevé en play-off face à l'Anglais Justin Rose.
"C'était ma meilleure chance de compléter ma collection en Grand Chelem, je ne pense pas avoir connu une autre journée de golf comparable en termes d'émotions à ce dimanche", a déclaré Rory McIlroy, de retour dans le temple d'Augusta.
Après l'US Open (2011), le PGA Championship (2012 et 2014) et le British Open (2014), le no 2 mondial avait fini par enfiler la célèbre veste verte suivant une décennie de désillusions, qui avaient fini par former une malédiction.
"Un changement mental"
Libéré de toute pression, le sixième golfeur à avoir gagné tous les majeurs ambitionne à 36 ans de rejoindre Jack Nicklaus (1965 et 1966), Nick Faldo (1989 et 1990) et Tiger Woods (2001 et 2002), les seuls à avoir gagné deux éditions de suite à Augusta.
"Les premiers jours sur place je profite, mais à partir de mercredi (veille du tournoi, ndlr) les choses sérieuses commencent, il y a un changement mental, je me concentre sur le jeu pour, je l'espère, gagner un nouveau Masters", a-t-il expliqué avant sa 18e participation.
A l'analyse de son succès de 2025, McIlroy remarque qu'il a été "récompensé" lorsqu'il jouait de manière "agressive". "C'est une bonne leçon: il ne faut jamais lever le pied de l'accélérateur."
Le chouchou du public n'a pas encore gagné en 2026, mais s'est rassuré avec la deuxième place du Genesis Invitational à Los Angeles en février.
Scheffler en outsider
La concurrence sera en partie américaine, menée par l'inévitable no 1 mondial Scottie Scheffler, titré à Augusta en 2022 et 2024. Scheffler n'a plus joué depuis sa 22e place au Players Championship mi-mars, profitant de la naissance de son deuxième enfant fin mars. Il espère lui aussi compléter cette année sa collection de majeurs, mais devra attendre pour cela l'US Open mi-juin.
Son compatriote Bryson DeChambeau mène la délégation en provenance du circuit LIV, concurrent du PGA, soit une dizaine de joueurs dont l'ancien vainqueur espagnol Jon Rahm. Les Américains Collin Morikawa, Jacob Bridgeman et Akshay Bhatia ont gagné les principaux tournois du début de saison sur le circuit nord-américain de référence.
Sur les 91 participants, 46 - soit une courte majorité - sont internationaux, dont l'Anglais Justin Rose, déjà trois fois deuxième à Augusta (2015, 2017 et 2025), ou encore son compatriote en forme Matt Fitzpatrick. "J'espère que ça va simplement me donner confiance en mes capacités à gagner", a dit Rose à propos de ses places de dauphin. "Je n'ai pas l'impression d'avoir à trouver quelque chose de différent en moi", ajoute celui qui s'est rassuré avec un titre à Torrey Pines début février.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Trêve fragile, l'Iran et Israël menacent de reprendre les armes
La trêve fragile entre l'Iran et les Etats-Unis est entrée jeudi dans sa deuxième journée, la communauté internationale s'inquiétant que les frappes meurtrières d'Israël sur le Liban n'enrayent tout le processus.
Le vice-président JD Vance, qui doit conduire samedi la délégation américaine lors de discussions avec l'Iran au Pakistan, a jugé qu'il appartenait aux dirigeants iraniens de décider si la trêve échouait à cause du Liban.
"Si l'Iran veut que cette négociation capote à cause d'un conflit dans lequel ils se font étriller au Liban, qui n'a rien à voir avec eux, et dont les Etats-Unis n'ont jamais dit qu'il faisait partie du cessez-le-feu, c'est leur choix", a-t-il dit mercredi en quittant Budapest.
Des frappes israéliennes simultanées sur le Liban mercredi, en particulier des zones résidentielles de Beyrouth, ont fait 182 morts et 890 blessés, selon le ministère de la Santé.
L'armée israélienne a annoncé avoir mené sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le déclenchement de la guerre le 28 février, disant avoir visé "des centaines" de membres du mouvement pro-iranien, dont un commandant.
Les frappes ont visé, sans avertissement, plusieurs quartiers au coeur de la capitale, provoquant des scènes de panique.
"J'ai vu l'avion frapper, les gens commencer à courir dans tous les sens, et la fumée s'élever", a dit Ali Younès, qui attendait sa femme près de la corniche Mazraa, un des secteurs visés.
Or, un cessez-le-feu au Liban constitue l'une des "conditions essentielles" de l'Iran énoncées dans son plan en dix points, base de la trêve avec les Etats-Unis, a insisté mercredi le président iranien Massoud Pezeshkian, selon l'agence Isna.
Le président français, Emmanuel Macron, a insisté auprès de ses homologues américain, Donald Trump, et iranien, Massoud Pezeshkian, sur la nécessité d'étendre au Liban le cessez-le-feu conclu avec l'Iran, "condition nécessaire" selon lui pour qu'il soit "crédible et durable".
Malgré l'arrêt des bombardements israélo-américains sur l'Iran, après 39 jours d'un conflit qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, le calme est encore loin d'être revenu dans la région et le flou subsiste sur les termes de l'accord.
Le Pakistan, médiateur du cessez-le-feu, a appelé les parties à la "retenue".
"Des violations du cessez-le-feu ont été signalées en quelques endroits dans la zone de conflit, ce qui sape l'esprit du processus de paix", a affirmé le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif.
Des représentants des deux parties doivent se retrouver samedi à Islamabad pour négocier un règlement à la guerre, au-delà de la trêve de deux semaines décidée dans la nuit de mardi à mercredi, in extremis, avant l'expiration d'un ultimatum de Donald Trump.
"Epouvantable"
Les frappes israéliennes ont suscité de nombreuses condamnations, des Nations unies à l'Irak en passant par la Jordanie.
Le Haut-Commissaire des droits de l'homme de l'ONU, Volker Türk, a jugé l'ampleur des tueries "épouvantable" et appelé la communauté internationale à aider à mettre fin au "cauchemar".
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a décrété une journée de deuil national jeudi.
De son côté, le Hezbollah a dit être en "droit de riposter". Les Gardiens de la Révolution iraniens ont également menacé de répliquer après le "massacre brutal" à Beyrouth.
Le Premier ministre pakistanais avait pourtant déclaré que le cessez-le-feu s'appliquait "partout", y compris au Liban, ce que Washington a ensuite démenti.
Autre élément à même de fragiliser davantage le cessez-le-feu, un haut responsable de la Maison Blanche a assuré qu'un plan en dix points diffusé publiquement par l'Iran n'était pas le document servant de base aux négociations avec les Etats-Unis.
Une liste publiée par la République islamique évoque notamment "le maintien du contrôle iranien sur le détroit d'Ormuz, l'acceptation de l'enrichissement d'uranium, la levée de toutes les sanctions primaires et secondaires".
Donald Trump, qui avait menacé mardi d'anéantir "la civilisation iranienne", s'est dit prêt à "discuter" de "la levée (...) des sanctions" asphyxiant l'économie de l'Iran, mais a assuré qu'il n'y aurait "aucun enrichissement d'uranium".
Le ton reste martial du côté de son allié israélien: le cessez-le-feu "n'est pas la fin de la campagne" contre l'Iran, a lancé le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ajoutant qu'Israël était "prêt à reprendre le combat à tout moment".
La police israélienne a cependant annoncé que les Lieux saints des trois religions monothéistes à Jérusalem rouvriront jeudi.
Passage au compte-gouttes
Dans le Golfe, la prudence est de mise alors que l'Iran a poursuivi ses attaques de représailles au Koweït et aux Emirats arabes unis, qui entend exiger que l'Iran paye pour "les dommages et réparations". Téhéran a dit avoir ainsi riposté à des frappes aériennes menées après la trêve contre ses propres installations pétrolières.
Malgré ces incidents, l'annonce d'une réouverture au compte-gouttes du détroit d'Ormuz, couloir stratégique par lequel transitent normalement 20% de la consommation mondiale d'hydrocarbures, a provoqué une vague de soulagement sur les marchés mondiaux, se manifestant par une chute des cours du pétrole et un rebond des Bourses.
Trois navires, dont l'un grec et un autre battant pavillon du Libéria, ont pu franchir le détroit mercredi, mais certains acteurs du transport maritime ont décidé de ne pas encore s'y hasarder, alors que plus de 800 bâtiments sont immobilisés dans le Golfe.
La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a annoncé jeudi que les navires passant le détroit d'Ormuz devaient emprunter deux routes alternatives, proches des côtes iraniennes, invoquant la possibilité de "mines" sur l'itinéraire habituel plus au large.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Trump, très remonté contre l'Otan, a reçu Rutte
La Maison Blanche a reproché mercredi aux Etats membres de l'Otan d'avoir "tourné le dos" aux USA dans la guerre contre l'Iran, juste avant une rencontre entre MM. Trump et Rutte, celui-ci estimant au contraire que les pays européens avaient rempli leurs promesses.
Mark Rutte, secrétaire général de l'alliance de défense, est arrivé à la Maison Blanche discrètement en milieu d'après-midi et en est reparti tout aussi discrètement deux heures et demie plus tard.
"Ils ont été mis à l'épreuve, et ils ont échoué", avait déclaré avant son arrivée la porte-parole Karoline Leavitt, disant citer directement Donald Trump.
"L'Otan n'était pas là quand nous avions besoin d'eux, et ils ne seront pas là si nous avons de nouveau besoin d'eux. Rappelez-vous du Groenland, ce gros morceau de glace mal géré", a écrit dans la soirée Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, après sa rencontre avec M. Rutte.
Le président américain menace depuis des mois de quitter l'Alliance atlantique.
Après une entrevue "très franche" avec Donald Trump, Mark Rutte a donné une interview à CNN. La chaîne lui a demandé notamment si des pays de l'Otan avaient effectivement failli: "Quelques-uns, oui, mais une large majorité de pays européens, et c'est ce dont nous avons discuté aujourd'hui, ont fait ce qu'ils avaient promis", a-t-il souligné.
Questionné pour savoir si le monde était plus sûr aujourd'hui qu'avant le début de la guerre, le Néerlandais a répondu: "Absolument, parce que - et cela est grâce au leadership du président Trump - il est très très important de dégrader ces capacités" militaires de l'Iran.
Relation personnelle
Selon le Wall Street Journal, l'administration Trump réfléchirait à retirer des troupes américaines stationnées dans des pays qui n'ont pas soutenu l'offensive militaire contre l'Iran, pour les déplacer vers des pays jugés plus coopératifs.
Mark Rutte s'est aussi entretenu avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio.
Leurs discussions ont porté sur les opérations militaires contre l'Iran, la guerre en Ukraine et le renforcement de la coordination et du "transfert de charges" avec les alliés de l'Otan, selon un communiqué du département d'Etat.
Les Etats-Unis occupent un rôle militaire central au sein de l'Otan depuis sa création en 1949 mais ont obtenu l'an dernier une forte augmentation des dépenses de défense des autres membres d'ici 2035.
Mark Rutte a probablement essayé de jouer de sa relation personnelle avec le président américain pour tenter d'apaiser ses critiques acerbes envers son organisation.
Le locataire de la Maison Blanche ne tarit pas d'éloges sur le patron de l'Otan - "un type formidable, génial", selon lui - mais fustige les Européens pour leur refus d'aider les Etats-Unis et Israël dans leur offensive en Iran, qui observent un cessez-le-feu depuis 24 heures.
"Lâches"
D'après un responsable de l'Alliance atlantique, la rencontre avec le président américain, prévue "de longue date", visait à "tirer parti du succès du sommet de l'Otan à La Haye" l'an dernier, lorsque les pays membres se sont engagés - sous la pression de Donald Trump - à augmenter fortement leurs dépenses militaires.
Outre le renforcement de la coopération transatlantique en matière d'industrie de défense, les deux responsables devaient "discuter de la dynamique sécuritaire actuelle, dans le contexte de l'Iran ainsi que de la guerre de la Russie contre l'Ukraine", a-t-il précisé.
Mark Rutte se livre depuis des mois à un exercice d'équilibriste entre les invectives du président américain à l'encontre des Alliés européens, qu'il a, entre autres, qualifiés de "lâches", et le souci de les défendre sans fâcher Donald Trump.
Cet exercice est devenu particulièrement difficile avec le lancement des frappes américano-israéliennes contre l'Iran fin février, en raison de la frustration du président américain face à ce qu'il considère comme une dérobade des Européens en Iran.
Il a notamment réclamé leur aide pour sécuriser le stratégique détroit d'Ormuz.
Le cessez-le-feu obtenu mardi via le Pakistan prévoit que l'Iran rouvre ce passage maritime dans le Golfe, qu'elle bloquait de facto depuis le début de la guerre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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