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International

Gaza: Le Conseil de sécurité de l'Onu "exige" une aide humanitaire

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La résolution adoptée par 13 voix pour, aucune contre et deux abstentions (États-Unis et Russie) "exige de toutes les parties qu'elles autorisent et facilitent l'acheminement immédiat, sûr et sans entrave d'une aide humanitaire à grande échelle" à Gaza. (© KEYSTONE/AP/Maya Alleruzzo)

A l'issue de négociations acharnées, le Conseil de sécurité a exigé vendredi l'acheminement "à grande échelle" de l'aide humanitaire à Gaza. Mais sans appeler à un cessez-le-feu immédiat dont ne voulait pas Washington, alors que la situation reste catastrophique.

La résolution adoptée par 13 voix pour, aucune contre et deux abstentions (États-Unis et Russie) "exige de toutes les parties qu'elles autorisent et facilitent l'acheminement immédiat, sûr et sans entrave d'une aide humanitaire à grande échelle" à Gaza. Et elle demande de "prendre de toute urgence" des mesures à cet égard et pour "créer les conditions d'une cessation durable des hostilités".

Le texte exige également l'utilisation de "l'ensemble des voies d'accès et de circulation disponibles dans toute la bande de Gaza" pour l'acheminement de carburant, de nourriture et de matériel médical dans tout le territoire.

"Vrai problème": l'offensive d'Israël

Le "vrai problème" pour l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza est "la façon dont Israël conduit son offensive", qui crée des obstacles massifs à la distribution de l'aide humanitaire à Gaza", a accusé le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

Il a insisté sur le fait qu'un "cessez-le-feu humanitaire est le seul moyen pour commencer à répondre aux besoins désespérés de la population de Gaza et mettre fin au cauchemar qu'elle vit".

"Nous savons que ce n'est pas un texte parfait, nous savons que seul un cessez-le-feu mettra un terme aux souffrances", a également commenté l'ambassadrice des Emirats Lana Zaki Nusseibeh, à l'origine du texte.

Mais "si nous ne prenons pas des mesures drastiques, il y aura une famine à Gaza", et ce texte "répond par l'action à la situation humanitaire désespérée du peuple palestinien", a-t-elle ajouté avant le vote au siège de l'ONU à New York, décrivant "l'enfer qui se déchaine" sur le territoire palestinien.

"Insuffisante" pour le Hamas

L'ambassadeur palestinien à l'ONU a qualifié la résolution de "pas dans la bonne direction", insistant toutefois sur la nécessité d'un "cessez-le-feu immédiat".

Le Hamas au pouvoir à Gaza l'a jugé "insuffisante et ne répondant pas à la situation catastrophique créée par la machine de guerre sioniste".

Plus de "suspension urgente des hostilités"

La résolution, résultat de longues discussions sous la menace d'un nouveau veto américain, a largement évolué depuis la version plus ambitieuse proposée dimanche par les Emirats.

La référence à une "cessation urgente et durable des hostilités" présente dans le texte de dimanche a disparu, tout comme la demande moins directe de la version suivante d'une "suspension urgente des hostilités".

Un amendement russe voulant revenir à cet appel à une "suspension urgente des hostilités" a été bloqué par les Etats-Unis, recueillant 10 voix en faveur et 4 abstentions.

Menace de famine

Les membres du Conseil voulaient éviter un nouveau veto, alors que les habitants de la bande de Gaza, pilonnée par Israël en représailles à l'attaque du Hamas le 7 octobre, sont désormais menacés par la famine.

Le Conseil de sécurité est largement critiqué pour son inaction depuis le début de la guerre. C'est la deuxième fois seulement qu'il parvient à se mettre d'accord sur un texte.

Sa résolution précédente du 15 novembre appelait à des "pauses humanitaires". Cinq autres textes ont été rejetés en deux mois, dont deux en raison de vetos américains, le dernier le 8 décembre.

Les Etats-Unis avaient alors bloqué, malgré la pression inédite du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, l'appel à un "cessez-le-feu humanitaire", également jugé inacceptable par Israël.

Surveillance de l'aide

Les négociations sur cette nouvelle résolution ont également été intenses autour des termes de la mise en place d'un mécanisme de suivi pour s'assurer de la nature "humanitaire" de l'aide.

Israël, qui veut maintenir son contrôle sur les convois humanitaires, s'opposait à ce que l'ONU soit exclusivement en charge de ce mécanisme. La version adoptée propose un système sous l'égide d'un "coordonnateur" de l'ONU chargé d'"accélérer" le processus d'acheminement en "concertation" avec les parties.

Aussitôt la résolution votée, le ministre israélien des Affaires étrangères a affirmé que son pays continuerait à inspecter toute aide humanitaire à destination de Gaza.

Autre point sensible, l'absence une nouvelle fois dans le texte d'une condamnation - et même du nom - du Hamas, fustigée par Israël et les Etats-Unis. Le texte déplore "tous les actes de terrorisme" ainsi que "toutes les attaques contre les civils", et exige la libération "inconditionnelle" de tous les otages.

Plus de 20'000 morts et 50'000 blessés

Après l'attaque du 7 octobre, qui a fait, selon les autorités israéliennes, environ 1140 morts, Israël a juré d'"anéantir" le Hamas, pilonnant le territoire palestinien, l'assiégeant et menant une vaste opération terrestre depuis le 27 octobre.

Tel Aviv a poursuivi sans répit ses bombardements vendredi. Selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 410 Palestiniens ont été tués ces dernières 48 heures, dont 16 vendredi dans un bombardement qui a touché une maison à Jabaliya (nord) et cinq, dont quatre membres d'une même famille y compris une fillette, dans une frappe contre une voiture à Rafah (sud).

"Nous sommes en train de mourir"

"Mon message au monde est qu'ils nous regardent, qu'ils nous voient, qu'ils constatent que nous sommes en train de mourir. Pourquoi n'y prêtent-ils pas attention?", a lancé Walaa Al-Medini, une déplacée palestino-égyptienne, expliquant avoir perdu sa fille dans un bombardement à Choujaiya.

Le ministère de la Santé du Hamas a fait état vendredi de 20'057 morts depuis le début des bombardements israéliens, majoritairement des femmes, des enfants et des adolescents, et plus de 50'000 blessés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

L'actrice canadienne Catherine O'Hara est décédée

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Le grand public se souvient notamment du rôle de Catherine O'Hara dans "Maman, j'ai raté l'avion". On la voit ici l'an dernier, jeune septuagénaire. (© KEYSTONE/EPA/ALLISON DINNER)

L'actrice canadienne Catherine O'Hara est décédée à l'âge de 71 ans, a indiqué son manager à Variety, confirmant une information donnée par plusieurs médias américains. Elle était notamment connue pour ses rôles dans "Beetlejuice" et "Maman, j'ai raté l'avion!".

Catherine O'Hara était également apparue ces dernières années dans les séries "Bienvenue à Schitt's Creek" et "The Studio". Aucun détail n'a été communiqué dans l'immédiat sur la cause de sa mort.

La native de Toronto avait interprété le rôle de Delia Deetz dans "Beetlejuice" de Tim Burton en 1988, rôle qu'elle a retrouvé dans la suite "Beetlejuice Beetlejuice" en 2024.

Dans "Maman, j'ai raté l'avion!" et sa suite "Maman, j'ai encore raté l'avion!", réalisés par Chris Columbus en 1990 et 1992, elle a donné ses traits à Kate McCallister, la maman du personnage principal, Kevin, interprété par Macaulauy Culkin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Affaires Epstein: plus de 3 millions de pages en plus vendredi

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Le Ministère de la justice annonce la publication de plus de 3 millions de nouvelles pages du dossier Epstein (Photo d'archives). (© KEYSTONE/AP/Jon Elswick)

Le ministère américain de la Justice a annoncé publier vendredi trois millions de documents concernant Jeffrey Epstein, après que les premières pièces publiées ont confirmé une proximité passée entre le criminel sexuel et Donald Trump.

Le numéro deux du ministère de la Justice, Todd Blanche, a précisé qu'il s'agissait notamment de plus de 2000 vidéos et 180'000 images, en grande partie de la "pornographie".

Les images et vidéos de toutes les femmes ont été masquées à l'exception de celles de la complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, a-t-il souligné lors d'une conférence de presse.

Le gouvernement américain, qui publie ce gigantesque dossier sous la contrainte d'une loi votée par le Congrès, avait déjà diffusé des dizaines de milliers de documents fin décembre.

Il faudra "plusieurs semaines" pour tout écluser, avait alors fait savoir le ministère de la Justice, en annonçant qu'il lui fallait traiter "plus d'un million" de nouveaux documents potentiellement liés à l'affaire, découverts par un procureur de New York et la police fédérale.

Les publications précédentes ont surtout éclairé le réseau spectaculaire du richissime financier new-yorkais, mort en prison en 2019 à New York avant d'être jugé pour avoir monté un système d'exploitation sexuelle de jeunes filles mineures.

Ils ont pour le reste posé plus de questions qu'ils n'ont apporté de réponses, par exemple sur l'existence d'éventuels complices de Jeffrey Epstein.

Outre l'homme d'affaires, qui selon les autorités s'est suicidé dans sa cellule, la seule autre personne poursuivie a été son ancienne collaboratrice Ghislaine Maxwell, qui purge actuellement une peine de 20 ans de prison aux Etats-Unis.

Des parlementaires républicains et démocrates ont joint leurs forces pour pousser à la publication de cette énorme masse de photos, vidéos et documents écrits (courriers électroniques, auditions de témoins etc), contre la volonté du président américain.

Compte-gouttes

Cette réticence de Donald Trump a indigné certains de ses partisans, qui voient dans l'affaire Epstein, terreau fertile pour toutes sortes de théories du complot, la confirmation de leurs suspicions sur la dépravation des élites.

Le ministère a justifié la lente diffusion par la nécessité de protéger les victimes en biffant des noms voire des passages entiers, ou en recouvrant des visages sur les photos.

Cette publication au compte-gouttes et ces caviardages ont alimenté des accusations de dissimulation contre l'administration Trump.

Parmi les documents non encore publiés figurent des pièces susceptibles d'éclairer la toute première affaire Epstein, vieille de plus de quinze ans et distincte des poursuites engagées plus tard à New York.

Dans cette première affaire, instruite par des procureurs de Floride, Jeffrey Epstein était accusé d'avoir eu recours aux services de prostituées mineures.

Il a écopé d'une peine aménagée de prison de 13 mois et échappé à un procès grâce à un accord secret passé en 2008 avec un procureur, jugé extrêmement indulgent par les experts.

Les parlementaires à l'origine de la loi sur la divulgation du dossier voudraient voir l'acte d'accusation établi à l'époque contre Jeffrey Epstein, ainsi qu'un mémoire résumant l'enquête.

Avion privé

Parmi les documents publiés en décembre, des photos de l'ancien président démocrate Bill Clinton en compagnie de Jeffrey Epstein ou de femmes aux visages dissimulés avaient en particulier retenu l'attention.

D'autres pièces avaient elles confirmé la proximité qui a existé à une époque entre le riche homme d'affaires et Donald Trump, lequel n'a jamais été accusé d'agissements criminels en relation avec Jeffrey Epstein.

Le président américain reconnaît l'avoir fréquenté dans les années 1990, mais affirme avoir coupé les liens avant qu'il ne soit inquiété par la justice.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Arrestation d'un ex-présenteur de CNN à Minneapolis

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Don Lemon, ancien présentateur de CNN, a été arrêté à Minneapolis (Archives). (© KEYSTONE/AP/Jordan Strauss)

La ministre américaine de la Justice Pam Bondi a annoncé vendredi avoir ordonné l'arrestation de l'ancien présentateur de CNN Don Lemon, en lien avec les manifestations contre les opérations de la police de l'immigration dans le Minnesota.

"Sur mes instructions, tôt ce matin, des agents fédéraux ont arrêté Don Lemon" et trois autres personnes, dont une journaliste indépendante, a-t-elle écrit sur X.

Elle a précisé que ces arrestations avaient eu lieu en lien avec "l'attaque" contre une église à Saint Paul le 18 janvier, lorsque des manifestants avaient perturbé un office religieux dans la capitale du Minnesota.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Goretzka annonce son départ du Bayern à l'été

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Leon Goretzka quittera le Bayern cet été (© KEYSTONE/AP/Matthias Schrader)

L'international allemand Leon Goretzka quittera le Bayern Munich à l'été, a annoncé le milieu défensif vendredi, mettant fin aux rumeurs de départ dès cet hiver. Son contrat se termine au 30 juin.

"Aussi honoré que je sois par l'intérêt de grands clubs internationaux, j'ai clairement décidé, pour moi-même, que je souhaitais rester au Bayern jusqu'à la fin de la saison", a posté Leon Goretzka (30 ans) sur son compte Instagram vendredi en fin de matinée.

"Dans le même temps, le club et moi avons convenu, au terme de discussions bonnes et constructives, que notre période commune à succès s'achèvera cet été. Comme je l'ai déjà dit plus tôt, c'est aussi pour moi le bon moment d'ouvrir un nouveau chapitre: en tant que footballeur et en tant qu'homme", a ajouté Goretzka.

Formé dans la Ruhr à Bochum où il est passé professionnel à l'été 2012, puis transféré à Schalke un an plus tard, Leon Goretzka a rejoint le Bayern en juillet 2018, remportant notamment la Ligue des champions en 2020 ainsi que six titres de champion d'Allemagne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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