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Économie

Les décisions des banques centrales vont dans toutes les directions

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Des hausses supplémentaires sont à prévoir des deux côtés de l'Atlantique. (Archives) (© KEYSTONE/DPA/BORIS ROESSLER)

Hausse des taux en Europe, abaissement en Chine, pause aux Etats-Unis: les politiques monétaires ont pris des directions différentes mercredi et jeudi dans les trois principales économies mondiales.

La semaine a été mouvementée pour les banques centrales.

La banque centrale de Chine a, à la surprise des analystes, réduit son taux d'intérêt directeur à court terme, après avoir déjà ajusté plusieurs autres taux. Deux jours plus tard, le taux d'intérêt pour ses prêts à un an aux établissements financiers (MLF) a à son tour été abaissé, à 2,65% contre 2,75% auparavant.

La mesure doit encourager les banques commerciales à accorder davantage de crédits à des conditions plus favorables, afin de soutenir l'économie, actuellement à la peine.

La banque centrale américaine, la Fed, a elle marqué une pause dans les hausses de taux, après dix relèvements d'affilée qui les ont fait grimper de cinq points pourcentage, jusqu'à la fourchette de 5,00-5,25%.

Le but: prendre le temps d'observer l'évolution de l'économie, avant de poursuivre le cycle de hausses si nécessaires, alors que l'inflation a ralenti. Les hausses de taux mettant des mois à agir, la Réserve fédérale veut éviter de faire plonger l'économie dans la récession.

Quant à la Banque centrale européenne (BCE), elle a poursuivi sa lutte contre l'inflation, avec une huitième hausse en moins d'un an, d'un quart de point de pourcentage.

De son côté, la Banque du Japon (BoJ) a maintenu vendredi telle quelle sa politique monétaire ultra-accommodante, continuant ainsi comme prévu d'estimer que les conditions de croissance et d'inflation ne sont pas réunies dans le pays pour commencer à resserrer la vis du crédit.

POURQUOI CES DIFFERENTES DIRECTIONS ?

"Chaque banque centrale se concentre principalement sur sa propre économie. Des circonstances différentes appellent une politique monétaire différente", a expliqué à l'AFP David Wessel, spécialiste de la Fed pour la Brookings Institution.

Ainsi, la banque centrale de Chine "craint que son économie ne ralentisse trop" tandis que la Fed "s'inquiète de la croissance trop rapide de son économie pour faire baisser l'inflation", a-t-il détaillé.

L'économie chinoise est en effet plombée par le surendettement du secteur immobilier (un traditionnel pilier de croissance), la confiance des consommateurs en berne et le ralentissement économique mondial qui pèse sur la demande en biens chinois. Mais contrairement à l'Europe ou aux Etats-Unis, l'inflation y est quasi-nulle.

La pause américaine et le relèvement européen, eux, "ne sont pas aussi différents qu'on pourrait le penser", a indiqué Joseph Gagnon, économiste au Peterson Institute for International Economics (PIIE), dans une interview à l'AFP.

Cet ancien économiste de la Fed souligne en effet qu'une pause a, certes, été annoncée, mais "ce qui est beaucoup plus important, est qu'ils ont signalé qu'ils avaient encore beaucoup à faire" pour ramener l'inflation dans les clous.

Pas de pause en revanche pour la BCE, qui "a commencé plus tard et plus lentement", a-t-il ajouté.

ET DANS LES PROCHAINS MOIS ?

Des hausses supplémentaires sont à prévoir des deux côtés de l'Atlantique.

A la Fed, "la quasi-totalité", des responsables "voit comme probable le fait que des nouvelles hausses de taux seront nécessaires cette année pour ramener l'inflation à 2%", a souligné mercredi Jerome Powell, mais à "un rythme modéré".

Quant à la présidente de la BCE, Christine Lagarde, elle a averti jeudi qu'une autre hausse de taux était "très probable" lors de la réunion de juillet.

Mais jusqu'où ? Claus Vistesen, chef économiste de Pantheon Macroeconomics pour la zone euro, anticipe deux autres hausses d'un quart de point, en juillet puis septembre, portant le taux "à 4,0%, ce qui, selon nous, sera le taux terminal".

La BCE "veut voir des signes plus convaincants indiquant que le marché du travail se refroidit et que les pressions sur les prix s'atténuent avant de lever le pied", souligne Jack Allen-Reynolds, économiste pour Capital Economics.

Quant à la Fed, le cycle de hausses pourrait reprendre dès juillet, et les taux pourraient, d'ici la fin de l'année, être relevés au total d'un demi-point à un point supplémentaire, selon Joseph Gagnon.

La Chine, elle, devrait connaître un mouvement inverse, avec des baisses de taux supplémentaires pour continuer à soutenir l'économie.

"Ils procèdent par petits pas", précise Joseph Gagnon, qui estime "qu'ils ont encore beaucoup à faire", et anticipe "plusieurs mois" de "très faible croissance" dans l'Empire du Milieu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Croissance helvétique revue à la baisse au premier trimestre

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La consommation des ménages a stagné sur les trois premiers mois de l'année. (archive) (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le produit intérieur brut (PIB) suisse, apuré des événements sportifs, a progressé de 0,4% au premier trimestre par rapport au partiel précédent, a indiqué lundi le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) dans une seconde estimation.

La première évaluation des économistes fédéraux le 18 mai faisait état d'une croissance de 0,5%.

L'économie helvétique n'en a pas moins connu une nette accélération sur la période, après s'être enrobée de 0,2% entre septembre et fin décembre.

Impact des événements sportifs compris, la croissance a atteint 0,7%.

La progression a été mue principalement par le secteur secondaire, qui après plusieurs trimestres d'indolence a accéléré de 1,3%. L'industrie manufacturière notamment a accéléré de 1,5%, faisant fi d'une contraction de 3,4% dans l'important segment chimico-pharmaceutique, quand la construction a glané 0,3%.

Les services de leur côté se sont enrobés 0,2%, tiraillés entre un commerce en baisse de 0,8% et des transports en hausse de 1,9%. Les services financiers (+1,3%) ont pour leur part profité de produits d'intérêts et de commissions en augmentation.

La consommation intérieure a grappillé 0,2%, soutenue par une demande étatique en hausse de 0,9%, alors que la consommation des ménages a stagné. L'anémie de la demande intérieure se reflète sur les importations, en baisse de 2,4%. Les investissements en biens d'équipements comme dans la construction se sont étiolés de 0,2%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Augmentation du nombre d'accidents dans le secteur aérien en 2025

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Selon les statistiques des accidents de l'aviation civile suisse pour 2025, les aérodromes sont devenus plus complexes et l'espace y est plus restreint (Photo d'archive). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le nombre d'accidents signalés dans l'aviation civile suisse a augmenté d'environ 20% en 2025. Dans le domaine de l'aviation de plaisance, quatre accidents ont fait au total six victimes, a annoncé lundi l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC).

Une autre personne a perdu la vie dans un accident d'hélicoptère survenu dans lors d'activités agricoles. Dans l'aviation commerciale, selon les statistiques des incidents de 2025 de l'OFAC, aucun accident mortel n'a été enregistré l'année dernière.

Au total, la Confédération a traité 14'972 déclarations l'année dernière. L'OFAC a attribué cette forte augmentation à une meilleure culture du compte rendu, à une augmentation du trafic et à des perturbations généralisées des signaux GPS.

Parmi les incidents signalés figuraient notamment davantage de quasi-collisions en vol, des violations de l'espace aérien et des conflits avec des drones. Des accidents peuvent également se produire au sol, en raison par exemple de la configuration étroite et complexe des aérodromes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le moral des industriels suisses s'améliore encore en mai

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Les entrepreneurs helvétiques ont fait fi en mai du renchérissement des plastiques,entre autres dérivés du pétrole. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le moral des industriels suisses s'est encore amélioré en mai. Comme le mois précédent, ils ont fait abstraction de la situation toujours tendue au Moyen-Orient et sur le marché pétrolier.

L'indice des directeurs d'achat (PMI) établi par le cabinet procure.ch et publié lundi par UBS a poursuivi sa progression en mai, gagnant 2,8 points pour atteindre 57,3 points. Il s'agit de son niveau le plus élevé depuis plus de trois ans, qui dépasse les prévisions des économistes interrogés par l'agence AWP. Ces derniers prévoyaient un PMI, corrigé des variations saisonnières, entre 51,0 et 55,5 points.

Les composantes production et carnet de commandes ont continué d'augmenter en mai, pour s'établir respectivement à 57,3 et 59,4 points. Pour la composante production, il s'agit du niveau le plus élevé depuis juillet 2022 et pour le carnet de commandes, depuis avril 2022.

La composante emploi s'est également améliorée en mai, indiquant, avec 49,9 points, une situation de l'emploi stable dans l'industrie. Les prix d'achat ainsi que les délais de livraison devraient avoir encore augmenter en mai. Les composantes correspondantes se sont maintenues autour de 83 et 65 points respectivement.

Les entreprises industrielles interrogées ont notamment signalé une hausse des prix pour les produits à base de pétrole comme les plastiques, conséquence de la situation géopolitique actuelle au Moyen-Orient. Mais selon l'enquête, les composants électroniques et les métaux industriels sont également plus chers à l'achat et parfois disponibles uniquement avec retard.

Emploi négatif dans les services

Le PMI du secteur des services a pour sa part rebondi en mai, après un léger recul en avril, progressant de 1,2 point pour atteindre 56,0 points. Cette hausse a été portée par l'amélioration de l'activité commerciale. La composante correspondante s'établit désormais à 63,5 points, soit son plus haut niveau depuis 52 mois.

Les composantes nouvelles commandes et carnet de commandes se sont également améliorées en mai, progressant légèrement à 55,4 et 55,6 points respectivement.

Les prix d'achat et de vente devraient avoir nettement augmenté en mai. La composante des prix d'achat s'est établie à près de 75 points, tandis que celle des prix de vente a atteint environ 66 points. Seule la composante emploi a subi un revers, reculant de 1,4 point à 48,2 points, mais restant toutefois juste en dessous du seuil de croissance de 50 points.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

L'ex-président de la Fed Powell défend l'indépendance de la banque

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Jerome Powel, au centre de l'image, a reçu le "prix du courage" pour avoir "défendu l'indépendance" de l'institution face aux assauts de Donald Trump. (© KEYSTONE/AP/Charles Krupa)

L'ex-président de la banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, a défendu dimanche l'indépendance et la crédibilité de l'institution, cible des pressions du président américain Donald Trump pour baisser les taux d'intérêt. Il a reçu le "prix du courage".

"Si un gouvernement trouve un moyen de révoquer des responsables de la Fed pour des désaccords de politique [monétaire], alors les futurs gouvernements le feront aussi", a-t-il averti, dans une allusion à peine voilée aux tensions avec l'exécutif de M. Trump.

"Le public perdrait foi dans le fait que la banque centrale prend ses décisions en fonction du seul intérêt de tous les Américains", a ajouté Jerome Powell, qui vient de céder les rênes de l'institution à Kevin Warsh, plus proche de la Maison-Blanche.

L'ancien président de la Fed s'exprimait dimanche pour la première fois en public depuis cette passation de pouvoirs, à l'occasion de la réception d'un "prix du courage" en politique, obtenu pour avoir "défendu l'indépendance" de l'institution face aux assauts de Donald Trump.

"Test de résistance"

Ce prix lui a été remis à Boston (nord-est des Etats-Unis) par la fondation qui gère la bibliothèque présidentielle John F. Kennedy, du nom de l'ex-chef de l'Etat démocrate assassiné en 1963, auteur d'un livre appelé "Le Courage dans la politique".

L'organisation crédite M. Powell d'avoir "défendu l'indépendance de la Réserve fédérale, qui est essentielle à la stabilité de l'économie mondiale, malgré des années d'attaques personnelles et de menaces émanant des plus hautes sphères du gouvernement".

Dans son allocution, Jerome Powell a défendu la neutralité et l'indépendance de l'institution: "Nous ne tenons pas compte du sort d'un quelconque parti politique ou d'un quelconque responsable politique dans la prise de ces décisions", a déclaré celui qui est redevenu simple gouverneur de la banque centrale. "Comme beaucoup d'autres institutions, la Fed traverse un test de résistance" dans la période actuelle, a-t-il ajouté.

Jerome Powell a été très vite pris en grippe par Donald Trump, qui l'avait pourtant nommé à la tête de la Fed en 2018. Le républicain, qui veut des taux d'intérêt plus bas pour stimuler l'économie, a multiplié les injures et les mises en cause depuis son retour au pouvoir en janvier 2025.

Il a tenté d'accélérer le départ de M. Powell et de révoquer une de ses collègues, Lisa Cook, seule femme noire à être devenue gouverneure de la Fed.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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