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La reine Elizabeth II est morte, Charles III accède au trône

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La reine Elizabeth II, ici à la chambre des Lords en 2012, est décédée jeudi à l'âge de 96 ans (archives). (© KEYSTONE/EPA/SUZANNE PLUNKETT)

Monarque la plus célèbre de la planète, la reine Elizabeth II est morte jeudi à 96 ans dans sa résidence écossaise de Balmoral. Son décès ouvre une ère incertaine pour la couronne britannique à laquelle elle avait dédié sa vie.

La disparition de la souveraine, dont l'état de santé s'était dégradé depuis un an, est assurée de susciter une immense émotion au Royaume-Uni et dans le monde. Son fils et héritier accède au trône à 73 ans avec le nom de Charles III.

"La reine est morte paisiblement à Balmoral cet après-midi. Le Roi et la Reine consort resteront à Balmoral ce soir et retourneront à Londres demain", a indiqué le palais de Buckingham dans un bref communiqué.

Symbole de stabilité ayant traversé imperturbable les époques et les crises, elle avait côtoyé, depuis la mort de son père George VI en 1952, quand elle n'avait que 25 ans, Nehru, Charles de Gaulle ou Mandela qui l'appelait "mon amie". Pendant son règne, elle a assisté à la construction puis la chute du mur de Berlin, et a rencontré 12 présidents américains. Elle venait de nommer mardi son 15e Premier ministre, Liz Truss, occasion d'une dernière photo, frêle et appuyée sur une canne.

Tout au long de son règne de 70 années, le plus long de l'histoire britannique, elle a rempli son rôle avec un sens du devoir inébranlable. Elle avait su garder au fil des crises traversées par son royaume et la royauté, un soutien massif des Britanniques, venus par dizaines de milliers pour l'apercevoir quelques minutes sur le balcon du palais de Buckingham en juin dernier pour son jubilé de platine, célébrations de ses 70 ans de règne aux airs d'adieu.

"Aimée dans le monde entier"

Les drapeaux ont été mis en berne au-dessus du palais de Buckingham à Londres, où certaines personnes présentes ont éclaté en sanglots. "God Save the Queen" a été joué sur la BBC.

"Le décès de ma mère bien-aimée, Sa Majesté la Reine, est un moment de très grande tristesse pour moi et tous les membres de ma famille", a déclaré Charles III dans son premier communiqué comme souverain. "Nous pleurons profondément la disparition d'une souveraine chérie et d'une mère bien aimée. Je sais que sa perte sera profondément ressentie dans tout le pays, les royaumes et le Commonwealth, ainsi que par d'innombrables personnes dans le monde entier".

Sur le perron du 10, Downing Street, la Première ministre a rendu hommage à une souveraine "aimée et admirée dans le monde entier". "La mort de Sa Majesté constitue un choc énorme pour la nation et le monde", a-t-elle souligné, appelant les Britanniques à "s'unir pour soutenir" le nouveau roi.

A l'étranger, les hommages ont afflué. Emmanuel Macron a salué "une amie de la France, une reine de coeur" ayant "marqué à jamais son pays et son siècle". Joe Biden, reçu par Elizabeth II l'an dernier, a rendu hommage à "une femme d'Etat d'une dignité et d'une constance incomparables", assurant vouloir "poursuivre une étroite relation d'amitié avec le roi et la reine consort". Le président de la Confédération Ignazio Cassis a salué "une femme d'une grande force et d'un leadership constant".

Drapeaux en berne

La mort de la souveraine, qui avait limité les apparitions depuis une nuit à l'hôpital en octobre 2021 et avait reconnu des difficultés à se déplacer, ouvre une période de deuil national, jusqu'à ses funérailles dans une dizaine de jours.

Les télévisions et radios ont interrompu leurs programmes pour annoncer le décès de la souveraine, veuve depuis le décès en avril 2021 de son époux Philip. Les drapeaux ont été mis en berne et les cloches des églises ont retenti pour marquer la disparition de celle qui, très croyante, était aussi la cheffe de l'Église anglicane.

A l'étranger, l'Assemblée générale de l'ONU a observé une minute de silence en hommage à la monarque britannique. La mairie de Paris a indiqué que la Tour Eiffel ne scintillera pas ce jeudi soir comme habituellement pendant 5 minutes au début de chaque heure en hommage à la reine. S

Elizabeth II était à sa mort cheffe d'État de 15 royaumes, de la Nouvelle-Zélande aux Bahamas, qu'elle a parcourus au fil de son règne, toujours vêtue de tenues assorties, souvent de couleurs vives.

Elle est surtout pour l'immense majorité de ses sujets la seule souveraine qu'ils aient jamais connue, présente sur les billets de banque, les timbres (qui vont devoir changer de visage) et soumise à l'attention permanente des tabloïds.

Préserver l'institution

Elle a préservé l'institution malgré plusieurs crises, parmi lesquelles la mort en 1997 à Paris de l'ex-femme de Charles, Diana, pourchassée par des paparazzis. Elizabeth II avait été accusée de manquer de compassion face à l'immense émotion suscitée par la disparition de "la princesse du peuple".

Elle a aussi gardé le silence face aux accusations d'agressions sexuelles visant son fils Andrew, qui y a mis fin en déboursant des millions de dollars, et est restée stoïque face aux allégations de racisme visant la famille royale, de la part de son petit-fils Harry et de son épouse Meghan Markle, dont le départ en Californie a constitué un coup de tonnerre.

L'avenir de la monarchie s'annonce plus compliqué avec Charles, à la popularité bien plus faible. Les Britanniques lui préfèrent le prince William, désormais héritier de la couronne, et son épouse Kate.

Unité du royaume

Elizabeth Alexandra Mary Windsor n'était pas destinée à devenir reine à sa naissance, le 21 avril 1926. Mais fin 1936, son oncle Edouard VIII abdique, préférant épouser Wallis Simpson, une Américaine deux fois divorcée. Le père d'Elizabeth devient alors le roi George VI et elle devient héritière de la Couronne.

La jeune princesse épouse à 21 ans l'officier Philip Mountbatten, fils du prince André de Grèce, au cours d'une cérémonie somptueuse qui fera rêver le Royaume-Uni d'après-guerre encore marqué par les privations. Le 6 février 1952, alors qu'elle effectue un voyage au Kenya, elle apprend la mort de son père, âgé de 56 ans. Elle retourne immédiatement au Royaume-Uni, puis est couronnée le 2 juin 1953.

Distante avec ses quatre enfants - Charles, né en 1948, Anne (1950), Andrew (1960) et Edward (1964), Elizabeth II honorait encore à 90 ans passés des centaines d'engagements chaque année: inaugurations en tous genres, réceptions à Buckingham, remises de décorations ou de récompenses.

Charles aura fort à faire pour préserver l'attachement des Britanniques à la monarchie, institution que certains jugent dépassée mais dont Elizabeth II avait su maintenir le prestige.

Il accède au trône à un moment où l'unité du Royaume-Uni se fissure, sous l'effet du Brexit, qui a réveillé les velléités d'indépendance de l'Écosse et les tensions communautaires en Irlande du Nord. Dans les ex-colonies britanniques restées des royaumes, les critiques se font aussi vives sur le passé colonialiste et les velléités républicaines se renforcent.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Culture

Iris Apfel, "starlette gériatrique" de la mode, est morte à 102 ans

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La centenaire aux 2,9 millions d'abonnés sur Instagram était encore active sur le réseau social la veille de son décès (archive). (© KEYSTONE/AP/Andy Kropa)

Iris Apfel, icône excentrique de la mode à New York, sujet d'expositions et star d'Instagram, est morte vendredi à 102 ans, a annoncé son compte officiel sur le réseau social.

"Iris Barrel Apfel, 29 août 1921 - 1er mars 2024", peut-on lire sur la publication accompagnée d'une photo d'elle vêtue d'une longue robe à motifs dorés et de larges lunettes noires. Elle était encore active sur le réseau la veille.

L'autoproclamée "starlette gériatrique" du Queens avait récemment signé une collection pour H&M, après de multiples collaborations, avec notamment Citroën, Magnum, Happy Socks, MAC. Forme de consécration, elle avait aussi inspiré une poupée Barbie à son image.

Comptant 2,9 millions d'abonnés sur Instagram, la centenaire assistait encore aux présentations des grands couturiers, et défilait avec son immense sourire carmin dans sa chaise roulante.

"Tu n'es pas jolie"

Née en 1921 dans une famille juive du Queens à New York, Iris Apfel a étudié l'histoire de l'art. Décoratrice d'intérieur, elle a participé à des travaux de rénovation de la Maison Blanche pour neuf présidents, de Harry Truman à Bill Clinton.

Pendant des décennies, elle a amassé une collection de vêtements des plus grands couturiers du 20e siècle, qui remplissent deux étages de son appartement de Park Avenue. En 2005, le musée Met de New York avait consacré une rétrospective à cette garde-robe. Pour ses fameux bijoux, elle racontait se fournir aussi bien chez Tiffany's que dans les bazars de Harlem.

"Un jour, on m'a dit: 'Tu n'es pas jolie et tu ne le seras jamais. Mais ce n'est pas grave. Tu as quelque chose de bien plus important: tu as du style'", avait-elle coutume de raconter. En 2016, elle avait été simultanément l'objet d'une exposition au Bon Marché, à Paris, visage d'une nouvelle campagne de publicité de Citroën et d'une marque australienne de prêt-à-porter, Blue Illusion.

"Oser être différent"

Cette fashionista avait fait l'objet en 2014 d'un documentaire réalisé par Albert Maysles, "Iris". En 2015, après 67 ans de vie commune, elle avait perdu son mari, Carl, un industriel du textile, mort à 100 ans. Adepte des silhouettes colorées, Iris Apfel appelait les femmes à se départir de l'"uniforme des collants ou jeans noirs avec un pull, des bottines et une veste en cuir".

Son mantra: "oser être différent". Son secret: ne jamais avoir cessé de travailler. "Essayez de nouvelles choses. Ne vous laissez pas impressionner par l'âge et les nombres". Iris Apfel était parvenue à acquérir la "maîtrise de l'art de vivre", a résumé le musicien Lenny Kravitz sur Instagram.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Milei résolu à réformer "avec ou sans" soutiens politiques

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Le président argentin Javier Milei a donné son discours au début de la session des parlementaires. (© KEYSTONE/EPA/Matias Martin Campaya)

Le président ultraliberal argentin Javier Milei s'est dit vendredi, dans son premier discours sur l'Etat de la nation, déterminé à pousser plus avant ses réformes "avec ou sans soutiens" politiques. Il a averti le Parlement, jusqu'ici rétif, être prêt "au conflit".

"Nous allons changer le pays pour de bon (...) avec ou sans le soutien des dirigeants politiques, avec toutes les ressources légales de l'exécutif", a déclaré M. Milei dans un discours offensif face aux parlementaires, qui début février avaient retoqué son ambitieux train de réformes.

"Si vous cherchez le conflit, vous aurez du conflit", leur a-t-il lancé, précisant que "si la voie de la confrontation n'est pas celle que nous choisissons, nous ne la fuyons pas (...) vous vous trouverez face à un animal différent de ceux auxquels vous êtes habitués".

Pour autant, le chef de l'Etat depuis près de trois mois a tendu une main à l'ensemble de la classe politique, aux influents gouverneurs des provinces, dirigeants de partis, ex-présidents, pour forger un "nouveau contrat social" pour le pays, sur la base de dix principes eminémment libéraux: équilibre budgétaire "non négociable", propriété privée "inviolable", dépense publique réduite au niveau "historique" de 25% du PIB, notamment.

"Patience et confiance"

Un "Pacte de Mai", comme il l'a baptisé, qui serait signé à Cordoba (nord) symboliquement le 25 mai prochain, date anniversaire de la revolution de 1810 qui mena à l'indépendance de l'Argentine en 1816.

Sur le plan social, Javier Milei a demandé aux Argentins "patience et confiance", malgré l'impact des premières mesures d'austérité budgétaire (dévaluation de plus de 50%, libération des prix, fin de nombreuses subventions) qui, à court terme, donnent un coup de fouet à l'inflation et entraînent une baisse de l'activité économique.

"ll manque encore du temps avant que nous puissions récolter les fruits de l'assainissement économique et des réformes que nous mettons en oeuvre (...) mais pour la première fois de l'histoire, nous attaquons le problème par sa cause. Pour cela je vous demande patience et confiance", a-t-il lancé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Serie A: l'AC Milan gagne grâce à un but d'Okafor

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Noah Okafor marque son cinquième but de la saison en Serie A (© KEYSTONE/AP/Gregorio Borgia)

Noah Okafor a inscrit le but de la victoire de l'AC Milan sur la pelouse de la Lazio à Rome lors de la 27e journée de Serie A. L'international suisse, entré à la 71e, a marqué à la 88e.

Okafor (23 ans) a ainsi signé sa cinquième réussite de la saison en championnat. Il avait déjà trouvé le chemin des filets contre les Romains lors du match aller. La Lazio a fini la rencontre de vendredi à huit après les expulsions de Pellegrini (57e), Marusic (94e) et Guendouzi (97e)!

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Doublé suisse à Aspen en géant, Odermatt gagne le globe

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Marco Odermatt a encore gagné en géant à Aspen (© KEYSTONE/AP/Robert F. Bukaty)

Marco Odermatt est allé chercher son 8e géant en Coupe du monde cette saison à Aspen. Un doublé suisse comme aux Mondiaux avec Loïc Meillard 2e à 0''14 et encore Thomas Tumler 4e.

Imbattable Marco Odermatt. Le Nidwaldien a encore transpiré pour signer son 22e succès dans la discipline, la 36e victoire de sa carrière et s'assurer le globe du géant. Comme à Palisades Tahoe le week-end dernier, le skieur de Buochs a été poussé dans ses derniers retranchements par ses adversaires, mais c'est encore lui qui a vu du vert à l'arrivée.

Cette fois, son plus sérieux rival était aussi l'un de ses potes d'entraînement. Loïc Meillard avait réussi une superbe deuxième manche pour s'offrir un premier podium dans la discipline cet hiver. Le Valaisan d'origine neuchâteloise pensait que la victoire serait au bout, mais "Super Marco" a encore réussi une fin de manche de folie pour arracher la première place pour 0''14.

"Je pense que c'est la plus dure victoire de la saison, a confessé le meilleur géantiste du monde au micro de la FIS. Je ne me sentais pas super bien au départ. Je ne sais pas si c'est l'altitude ou la chaleur. Cela me prend tellement d'énergie pour être concentré à chaque course. On croit que c'est facile, mais ça ne l'est pas."

A la question de savoir si le Nidwaldien pensait à remporter tous les géants de la saison, Odermatt a avoué qu'il était fatigué: "Bien sûr que j'y pense, ce serait super. Mais même pour demain je ne sais pas quel sera le niveau de mes batteries."

Comme aux Mondiaux et comme au slalom de Chamonix, Loïc Meillard doit se contenter de la deuxième place. Mais le skieur d'Hérémence va dans la bonne direction. Un constat qui s'applique également à Thomas Tumler. Huitième à Bansko, puis 4e à Palisades Tahoe, le skieur de 34 ans continue sa jolie saison avec une nouvelle 4e place. C'est le Norvégien Atle Lie McGrath qui a empêché le triomphe total des Suisses dans le Colorado.

Et le bilan est vraiment excellent avec encore quatre autres Helvètes dans les points. Fadri Janutin a lui réussi son meilleur résultat en Coupe du monde. Le Grison a fini 14e. Un premier top 15 en attendant sans doute mieux pour le médaillé d'argent des Mondiaux juniors de Bansko en 2021.

Gino Caviezel peut lui nourrir quelques regrets. Il a terminé 19e. Justin Murisier a encore marqué des points. Le Bagnard a pris un bon 23e rang. Qualifié pour une deuxième manche en géant, Luca Aerni a quant à lui plutôt bien fait avec une 24e place finale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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