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Les agriculteurs campent autour de Paris

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A Jossigny, à une trentaine de kilomètres de Paris, les manifestants se sont donné les moyens de tenir leur installation pendant au moins trois jours. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

Des milliers d'agriculteurs mobilisés en France, dont un millier qui bloque des autoroutes autour de Paris: le monde agricole ne relâche pas lundi soir la pression sur le gouvernement qui promet de "nouvelles mesures" dès mardi après un premier volet jugé insuffisant.

Tout autour de Paris, la circulation est perturbée avec des portions d'autoroutes fermées à quelques dizaines de kilomètres de la capitale, selon le site Sytadin. Paris elle-même n'est pas bloquée, ni le marché vital de Rungis (Val-de-Marne) et les aéroports parisiens.

De "nouvelles mesures seront prises dès demain" en faveur des agriculteurs, a annoncé la porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot à l'issue du Conseil des ministres.

Le chef du gouvernement, Gabriel Attal, a reçu dans la soirée le président du premier syndicat agricole français FNSEA, Arnaud Rousseau, et son homologue du syndicat allié Jeunes agriculteurs (JA) Arnaud Gaillot. Ils n'ont pas pris la parole à l'issue et n'étaient pas joignables par l'AFP.

Non convié, le syndicat minoritaire Confédération paysanne, de gauche, appelle les autres organisations à porter principalement "deux mesures": "l'arrêt des accords de libre-échange et la suspension immédiate de toutes les négociations" et "l'interdiction formelle de l'achat des produits agricoles en dessous de leur prix de revient".

Les organisations écologistes s'inquiètent d'un éventuel retour en arrière sur les normes environnementales, les syndicats majoritaires tentant de pousser leur avantage. Ils demandent notamment de revenir sur des restrictions d'usage des pesticides.

"Pas envie d'embêter"

Selon une source policière, "un peu moins de 10'000 agriculteurs étaient mobilisés sur le terrain dans toute la France" lundi en fin d'après-midi, "avec près de 5000 engins". "Les blocages autour de Paris comptent un millier d'agriculteurs et un peu plus de 500 engins", selon cette même source qui relève que "l'objectif de tenir jusqu'à vendredi est manifeste".

A une trentaine de kilomètres à l'est de la capitale, à Jossigny (Seine-et-Marne), l'A4 est bloquée. Camions frigorifiques, groupes électrogènes, citernes d'eau et toilette de chantier: le groupe de manifestants s'est donné les moyens de tenir son installation pendant au moins trois jours. Une vingtaine d'entre eux a prévu de passer la nuit dans un semi-remorque au plancher recouvert de paille.

"On a tous envie de retourner auprès de nos cultures et de nos animaux," assure Samuel Vandaele, secrétaire général de la FDSEA 77 et ex-président des JA. "On n'a pas envie d'embêter nos concitoyens", ajoute-t-il, tout en organisant le campement.

A l'ouest, l'autoroute A13, qui relie la Normandie à Paris, est fermée dans les deux sens à environ 60 km vers la gare de péage de Buchelay, dans les Yvelines. Les agriculteurs se sont organisés pour tenir jusqu'à jeudi, avec tours de garde et renforts prévus mardi.

L'A6, au sud de Paris, et l'A1, au nord, sont aussi coupées, dans ce dernier cas à quelques encablures de l'aéroport Paris-CDG. Même mot d'ordre: les agriculteurs dormiront sur place "le temps qu'il faudra", dit le vice-président de la FNSEA, Luc Smessaert.

"Modération"

Le gouvernement laisse faire et encadre les manifestants, mais veut empêcher que les tracteurs n'entrent dans "Paris et les grandes villes", le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin demandant de la "modération" à ses troupes.

M. Attal, qui fera sa déclaration de politique générale mardi, a dévoilé vendredi de premières mesures, dont des indemnités gonflées pour les éleveurs dont les bovins ont été touchés par la maladie hémorragique épizootique et l'abandon de la hausse de la taxe sur le gazole non routier (GNR).

Mais il n'y a pas que les tracteurs qui roulent au GNR. Et les artisans du bâtiment ont dénoncé lundi une "iniquité de traitement" car leur niche fiscale est toujours vouée à disparaître.

Les manifestants disent réclamer autre chose que des "mesurettes" dans une France qui a perdu les trois quarts de ses exploitants en 50 ans et recourt de plus en plus aux importations: un poulet consommé en France sur deux vient d'ailleurs, comme 60% des fruits.

"Doucement"

Le reste de la France aussi connaît des barrages et manifestations. A Lyon, un blocage a débuté "doucement", "le gros des troupes arrivera demain (mardi)", selon Michel Joux, patron de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes.

Dans le Lot, des agriculteurs ont pénétré dans un supermarché Leclerc à Capdenac pour y prélever des produits importés. Selon la préfecture, ils ont emporté l'équivalent de 25 chariots. Des denrées ont été remises aux Restos du coeur, a affirmé Julien Vielcazal, président des JA du Lot, à une correspondante de l'AFP.

Le marché de gros de Rungis, poumon alimentaire de la capitale, est protégé par des blindés de la gendarmerie, destination annoncée d'une trentaine de tracteurs qui ont pris la route lundi matin depuis Agen, à l'appel du syndicat Coordination rurale. Ceux-ci n'arriveront pas avant mardi soir ou mercredi.

Signe d'une certaine fébrilité, la préfecture de la Drôme a demandé aux habitants du département "de ne pas constituer de stocks alimentaires", assurant que "les principales grandes surfaces de la Drôme restent correctement approvisionnées en denrées alimentaires et en carburant".

L'enjeu est loin d'être circonscrit au territoire national, les agriculteurs recevant l'essentiel de leurs subsides de l'Union européenne, via la PAC.

L'Elysée a annoncé que le chef de l'Etat Emmanuel Macron allait s'entretenir avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen jeudi à Bruxelles de la crise du monde agricole et des mesures de soutien que les agriculteurs demandent au niveau de l'UE.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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USA: l'ICE peut continuer à agir masquée en Californie

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Les agents de l'ICE pourront continuer d'agir masqués en Californie. (© KEYSTONE/EPA/CHRIS TORRES)

Les agents de la police de l'immigration américaine peuvent continuer à porter un masque en Californie pendant leurs opérations. Une juge fédérale en a décidé ainsi lundi, ajoutant toutefois que les membres de l'ICE devaient être identifiables.

La magistrate Christina Snyder a jugé qu'un texte californien nommé "No Secret Police Act", qui devait entrer en vigueur prochainement, "(discriminait) illégalement les agents fédéraux" puisqu'il s'appliquait à eux seuls, exemptant ceux de la police locale, selon le texte de sa décision.

La ministre de la Justice, Pam Bondi, a revendiqué une victoire, au terme de cette une procédure engagée par son ministère.

"Nous continuerons à combattre et à gagner devant la justice pour (défendre) le programme du président Trump en matière d'ordre public, et nous soutiendrons toujours nos formidables agents fédéraux chargés de faire appliquer la loi", a-t-elle écrit sur X.

La juge fédérale a toutefois avancé dans sa décision qu'une interdiction du port du masque pourrait être constitutionnelle si elle était élargie aux forces de l'ordre locales.

Le coauteur du texte, Scott Wiener, membre du Sénat de Californie, a en conséquence annoncé lundi amender "immédiatement" celui-ci pour qu'il s'applique aussi les agents locaux.

La juge Snyder a par ailleurs maintenu une mesure imposant aux membres de l'ICE de s'identifier et d'afficher leur matricule.

"La Californie continuera de défendre les droits civiques et notre démocratie", a réagi sur X le gouverneur démocrate de l'Etat, Gavin Newsom, un des opposants les plus médiatiques à Donald Trump.

L'usage de masques par des membres non identifiés et lourdement armés de l'ICE suscite la controverse dans les villes démocrates des Etats-Unis où cette police multiplie les rafles au nom de la lutte contre l'immigration illégale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nadine Fähndrich et Andri Ragettli en vedettes mardi

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Nadine Fähndrich semble tenir la forme de sa vie (© KEYSTONE/EPA/SALVATORE DI NOLFI)

Le ski de fond helvétique abattra son atout majeur mardi aux JO de Milan-Cortina.

Nadine Fähndrich a les moyens de conquérir une première médaille olympique en sprint. En ski freestyle, Andri Ragettli espère quant à lui enfin briller aux Jeux.

Ses derniers résultats attestent de l'excellence de sa forme. Nadine Fähndrich reste sur deux podiums dans un sprint en style classique, la technique en vigueur pour l'épreuve individuelle mardi à Tesero, avec notamment une 2e place le 3 janvier sur ce même parcours olympique dans le cadre du Tour de Ski.

La Lucernoise de 30 ans a bouclé sa préparation dans la Vallée de Conches, où elle a terminé 3e du sprint classique avant de cueillir un probant 9e rang sur 20 km fin janvier. Cinquième du sprint des JO 2022 - mais en skating -, elle est mûre pour un exploit olympique, un an après avoir conquis deux médailles de bronze dans la discipline aux Mondiaux (en individuel et par équipe).

Les principales adversaires de Nadine Fähndrich devraient être Suédoises. Victorieuse dans la Vallée de Conches, Linn Svahn fait figure de favorite, au même titre que ses compatriotes Maja Dahlqvist et surtout Jonna Sundling. Chez les hommes, Johannes Hösflot Klaebo semble intouchable, alors que les meilleurs Suisses sont plus à l'aise en skating qu'en classique.

A 27 ans, Andri Ragettli dispute comme Nadine Fähndrich ses troisièmes JO. Le Grison, champion du monde de slopestyle en 2021, n'est jusqu'ici pas parvenu à donner sa pleine mesure aux Jeux. Il reste sur une frustrante 4e place à Pékin 2022. A Livigno, il laisse volontiers la pression aux Norvégiens, emmenés par le double champion du monde en titre Birk Ruud, et aux Américains.

Britschgi entre en scène

Côté suisse, la journée sera aussi marquée par l'entrée en lice du patineur artistique Lukas Britschgi à l'occasion du programme court. Le Schaffhousois vise un Top 8 sur la glace de Milan. En ski alpin, difficile d'envisager un podium suisse dans le combiné par équipe dames tant les descendeuses ont manqué leur affaire dimanche. Les biathlètes masculins espèrent en revanche bien briller dans l'individuel, où le tir a une importance capitale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Législatives au Japon: razzia du parti de la Première ministre

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Le parti de la Premier ministre Sanae Takaichi a obtenu plus des deux tiers des sièges lors des législatives japonaises. (© KEYSTONE/EPA/FRANCK ROBICHON / POOL)

Le Parti libéral-démocrate (PLD) de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a remporté 315 sièges lors des élections législatives anticipées de dimanche. Il a obtenu une majorité des deux-tiers à la chambre basse du Parlement.

Selon les résultats officiels publiés mardi, ce score est le meilleur de l'histoire du PLD et permet à la dirigeante ultra-conservatrice de conforter son mandat pour mettre en oeuvre son programme dans l'archipel de 123 millions d'habitants au cours des quatre prochaines années.

Devenue en octobre la première femme à diriger le gouvernement japonais et surfant depuis sur un état de grâce, Mme Takaichi avait dissous fin janvier la chambre basse du Parlement où sa coalition gouvernementale avait tout juste la majorité.

Pari largement gagné: la coalition formée du PLD et de son partenaire Ishin (Parti pour l'innovation, centre droit) obtient au total 351 sièges sur les 465 que compte la chambre basse, selon les données du ministère de l'Intérieur.

Lors de la précédente législature, le PLD ne comptait que 198 sièges, tandis que Ishin en détenait 34.

Les élections ont également vu le parti anti-immigration Sanseito augmenter son nombre de sièges, passant de deux à quinze, selon les résultats.

La nouvelle Alliance centriste pour la réforme, formée par le principal parti d'opposition, le Parti démocrate constitutionnel (centre gauche), et l'ancien partenaire du PLD, le petit parti bouddhiste Komeito, a subi une débâcle cuisante, son nombre de sièges s'effondrant de 167 à 49.

Le nombre de femmes élues à la chambre basse diminue lui de 73 à 68, selon les résultats officiels.Le nombre de femmes élues à la chambre basse diminue lui de 73 à 68, selon les résultats officiels.

Mme Takaichi a été chaleureusement félicitée par le président américain Donald Trump, qu'elle doit rencontrer mi-mars à Washington.

Cette victoire l'inscrit dans le sillage de son mentor Shinzo Abe (Premier ministre en 2006-2007 puis 2012-2020) qui avait profondément marqué le pays par ses positions nationalistes et son programme économique comprenant notamment des relances budgétaires.

La région Asie-Pacifique est toutefois attentive, alors que les tensions sino-japonaises ont pris une nouvelle ampleur depuis que Sanae Takaichi a laissé entendre en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d'attaque contre Taïwan, dont Pékin revendique la souveraineté.

Les marchés financiers pourraient également s'inquiéter du dérapage des finances publiques et du colossal endettement si Mme Takaichi continue de muscler ses mesures de relance budgétaire pour doper la quatrième économie mondiale.

Renforcée par la perspective de dépenses budgétaires accrues et de cadeaux fiscaux, la Bourse de Tokyo a bondi de plus de 5% en séance lundi, et continuait de grimper à de nouveaux niveaux record mardi, l'indice vedette Nikkei gagnant 2,45% vers 2h50 en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Trump menace un projet de pont entre les Etats-Unis et le Canada

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Une nouvelle salve de Donald Trump met en péril un projet de pont - dont le chantier a déjà débuté - entre le Canada et les Etats-Unis. (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Donald Trump a menacé lundi de bloquer un projet de pont entre le Canada et les Etats-Unis, en jugeant que les Etats-Unis devraient être propriétaire de "la moitié, au moins", de cette infrastructure.

"Je ne permettrai pas que ce pont ouvre tant que les Etats-Unis ne reçoivent pas une compensation pour tout ce que nous leur avons donné, et aussi tant que le Canada ne traitera pas les Etats-Unis de manière aussi équitable et juste que nous le méritons", a écrit le président américain dans un message décousu sur son réseau Truth Social.

"Nous allons commencer des négociations, IMMEDIATEMENT", a-t-il ajouté.

"Avec tout ce que nous leur avons donné, nous devrions être propriétaires, peut-être, de la moitié au moins de cet actif", a encore avancé Donald Trump.

Ce pont encore en construction au-dessus de la rivière Detroit doit relier les villes américaine de Detroit (Michigan) et canadienne de Windsor (Ontario).

Le chantier a démarré en 2018 pour un coût total de 6,4 milliards de dollars canadien, soit environ 3,62 milliards de francs, pour une ouverture prévue courant 2026.

Selon un document publié par son maître d'ouvrage, la Windsor-Detroit Bridge Authority, le Canada assure intégralement le financement du pont, mais celui-ci appartiendra conjointement à ce pays et à l'Etat américain du Michigan. Il portera le nom de la légende canadienne du hockey sur glace Gordie Howe.

Dans le reste de son message, M. Trump a critiqué à nouveau la volonté d'Ottawa de se rapprocher de la Chine, estimant que Pékin "mangera le Canada tout cru".

Donald Trump s'en prend aussi à l'ancien président démocrate Barack Obama, qui avait autorisé ce projet de pont.

Ce pont encore en construction au-dessus de la rivière Detroit portera le nom de la légende canadienne du hockey sur glace Gordie Howe.

Le président républicain a multiplié depuis son retour au pouvoir les déclarations hostiles contre le Canada, ainsi que les attaques commerciales et économiques, allant jusqu'à déclarer à plusieurs reprises qu'il fallait en faire le 51e Etat américain.

Il a récemment menacé le pays de droits de douane de "100%" en cas d'accord commercial avec la Chine et déclaré que les Etats-Unis allaient retirer la certification d'avions fabriqués au Canada, en particulier des jets Bombardier.

Mi-janvier, le Premier ministre canadien Mark Carney avait annoncé des accords avec la Chine sur les droits de douane réciproques et sur l'importation de véhicules électriques, au cours d'une visite à Pékin saluée comme le début d'un nouveau partenariat après des années de brouille.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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