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Climat

Les tempêtes de sable, un risque pour la santé humaine

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Les tempêtes de sable proviennent surtout des régions arides ou semi-arides d'Afrique du Nord, de la péninsule arabique, d'Asie centrale et de Chine (archives). (© KEYSTONE/AP/Ali Abdul Hassan)

Les tempêtes de sable, qui affectent le Moyen-Orient ces derniers jours et risquent de se multiplier avec le dérèglement climatique, ne sont pas sans danger pour l'homme, selon des spécialistes. Elles provoquent des troubles respiratoires qui peuvent tuer.

En Irak, affecté par huit tempêtes de sable depuis la mi-avril, au moins 4000 personnes ont dû se rendre lundi dans des hôpitaux pour des troubles respiratoires. L'épisode précédent avait entraîné le 5 mai un décès dû à des troubles similaires, qui avaient poussé plus de 5000 personnes à aller à l'hôpital.

Les tempêtes de sable et de poussière touchent au total plus de 150 pays et régions, avec des impacts notamment sur l'environnement, la santé, l'économie, selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Des vents violents soulèvent dans l'atmosphère de grandes quantités de sable et de poussière pouvant parcourir des centaines, voire des milliers de kilomètres.

Local et global

"C'est un phénomène à la fois local et global, avec une intensité plus forte dans les zones d'origine", note Carlos Pérez García-Pando, expert en tempêtes de sable et de poussière au Barcelona Supercomputing Center (BsC) et à l'ICREA (l'institution catalane de recherches et d'études avancées).

Ces tempêtes proviennent surtout des régions arides ou semi-arides d'Afrique du Nord, de la péninsule arabique, d'Asie centrale et de Chine. L'Australie, le continent américain et l'Afrique du Sud sont des sources moins actives. "Les poussières aéroportées représentent une sérieuse menace pour la santé", écrit l'OMM, institution spécialisée de l'ONU.

Les brumes de sables sont composées de particules pouvant pénétrer dans l'appareil respiratoire et nuire à la sphère respiratoire mais également cardiovasculaire. Leur taille détermine "en grande partie l'ampleur du danger", souligne l'OMM.

Les particules fines (plutôt autour de 10 micromètres) "se déposent souvent dans le nez, la bouche et les voies respiratoires supérieures et peuvent causer des affections respiratoires (asthme, trachéite, pneumonie, rhinite allergique, silicose)", poursuit l'institution.

"Irrespirable"

"La gravité est cependant moindre qu'avec les particules ultrafines, issues par exemple du trafic routier, lesquelles peuvent pénétrer dans le cerveau ou le système sanguin", déclare à l'AFP Thomas Bourdrel, médecin radiologue, chercheur à l'université de Strasbourg, membre du collectif Air Santé Climat.

Si les particules de sable, faites de beaucoup d'éléments minéraux, ont "une composition moins toxique que des particules liées par exemple au chauffage au bois, au charbon, au diesel ou à des incendies de forêt ou industriels", "leur densité extrême lors des tempêtes provoque une hausse de la mortalité cardio-respiratoire assez significative, surtout chez les plus fragiles", explique-t-il.

Avec "une concentration de milliers de micromètres cubes dans l'air, c'est quasi irrespirable", abonde Carlos Perez García-Pando. Les plus âgés, les jeunes enfants, les insuffisants respiratoires et cardiaques sont plus à risque.

Les habitants des pays régulièrement confrontés aux tempêtes de sable ont une exposition plus chronique que, par exemple, les Européens confrontés plus rarement aux poussières venant du Sahara comme avec l'épisode marquant en mars.

Sécheresse aggravante

En fonction des conditions météorologiques et climatiques, la poussière de sable peut rester en suspension dans l'air pendant des jours et voyager sur d'immenses distances, agrégeant parfois au passage des bactéries, des spores de pollen, des champignons et des virus.

La fréquence et l'intensité des tempêtes de sable pourraient augmenter sous l'effet du dérèglement climatique, estiment certains scientifiques. Mais le phénomène est "plein d'incertitudes" et "complexe", avec un cocktail de facteurs (chaleur, vent, pratiques d'agriculture), précise à l'AFP Carlos Pérez García-Pando.

"Dans certaines zones, le changement climatique pourrait réduire les vents à l'origine des tempêtes, mais les phénomènes extrêmes pourraient perdurer voire augmenter", selon lui. Avec la hausse des températures, il est ainsi probable que les terres dans de nombreuses régions deviennent plus arides.

"Cette année, une importante anomalie de température a été observée dans l'est de l'Afrique, au Moyen-Orient, en Asie de l'Est et cette sécheresse affecte la végétation, un facteur qui pourrait accroître les tempêtes de poussière", remarque le chercheur espagnol.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Frappée par la sécheresse, Milan ferme ses fontaines décoratives

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Les Milanais ne pourront bientôt plus se rafraîchir près d'une fontaine, en raison des restrictions d'eau (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/LUCA BRUNO)

Le syndic de Milan a annoncé samedi que les fontaines décoratives de la ville seraient sans eau jusqu'à fin septembre. Cette mesure s'inscrit dans le cadre des restrictions d'eau dues à la sécheresse.

Toute la région de Lombardie a été déclarée en état d'urgence en raison de la sécheresse qui sévit dans la région et dans une grande part de l'Italie.

Les fontaines "dans lesquelles de la flore ou de la faune sont présentes", ainsi que "les lacs et canaux d'irrigation des parcs de la ville" continueront toutefois à être approvisionnés en eau, a précisé Beppe Sala. Ce sera le cas aussi des fontaines à boire, alors que les températures dépassent les 30° depuis des semaines et qu'on s'attend à une nouvelle vague de chaleur.

Dans son communiqué, l'édile n'a pas précisé quand cette mesure entrerait en vigueur. Il a aussi appelé les habitants de la ville à minimiser l'usage d'eau potable pour le ménage et pour l'arrosage des plantes. Et indiqué que les pelouses et espaces verts de la ville cesseraient d'être arrosés, à l'exception des arbres récemment plantés.

L'usage de l'air conditionné n'est pas interdit, mais M. Sala a demandé à ses concitoyens de maintenir, aussi bien chez eux que dans les bureaux ou les magasins, la température à 26° ou plus, "pour réduire la consommation d'énergie et ainsi éviter le risque de blackout".

De nombreuses villes italiennes ont mis en place des mesures de rationnement d'eau, après un printemps particulièrement sec et chaud. Le Po, le plus long fleuve d'Italie et son plus important réservoir d'eau, est à son plus bas depuis 70 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Vaud lève son plan canicule dès mercredi matin

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Malgré la fin du plan canicule sur Vaud dès mercredi, le canton préconise la vigilance, le retour à des températures plus clémentes n'excluant pas des problèmes de santé consécutifs à l'exposition aux fortes chaleurs de ces derniers jours (photo symbolique). (© Keystone/FRANCESCA AGOSTA)

Le canton de Vaud lève son plan canicule dès mercredi matin, a-t-il indiqué mardi dans un communiqué. La vigilance reste de mise, le retour à des températures plus clémentes n'excluant pas des problèmes de santé consécutifs à l'exposition aux fortes chaleurs de ces derniers jours, tient-il toutefois à souligner.

La décision a été prise au vu de la baisse des températures annoncée par MétéoSuisse à partir de mercredi en raison d'une activité orageuse mettant fin à l'alerte canicule, explique le canton. En cas de besoin, la Centrale téléphonique des médecins de garde reste à disposition de la population au numéro 0848 133 133.

MétéoSuisse prévoit une nouvelle augmentation à partir du milieu de la semaine prochaine, ce qui pourrait entraîner de nouvelles mesures spécifiques, dont la réactivation des plans, ajoute le canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Plus de 27 degrés pendant la nuit dans certaines régions de Suisse

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La journée de lundi s'annonce encore caniculaire, avec un mercure qui pourrait afficher jusqu'à 34 degrés. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La nuit de dimanche à lundi a à nouveau été tropicale dans plusieurs régions de Suisse, c'est-à-dire avec des températures supérieures à 20 degrés Celsius. Vers 03h30, le thermomètre affichait encore 27 degrés dans les vallées alpines en raison du foehn.

La nuit la plus chaude a été enregistrée à Gersau (SZ) avec 28,6 degrés, a indiqué MeteoNews dans un communiqué diffusé lundi. Dans de nombreux endroits, les températures ne sont pas descendues au-dessous de 20 degrés jusqu'à 06h30, comme à Vevey (VD) avec 23,9 degrés à Vevey (VD) ou Lugano (22,5).

La Suisse a connu une vague de chaleur exceptionnelle samedi et dimanche. Le record de chaleur pour un mois de juin - 36,9 degrés en 1947 à Bâle - a été égalé dimanche à Beznau (AG).

La journée de lundi s'annonce encore caniculaire, avec un mercure qui pourrait afficher jusqu'à 34 degrés. Selon les météorologues, il fera un peu moins chaud dès mercredi. Des orages, parfois violents, sont également possibles dès mardi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Irak: les gazelles de la réserve de Sawa décimées par manque d'eau

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Il n'a pratiquement pas plu l'hiver dernier dans la région de Sawa quasi désertique (archives). (© KEYSTONE/AP/Hadi Mizban)

Il y a un peu plus d'un mois, elles étaient 148 à gambader dans la réserve irakienne de Sawa. Mais le manque de fourrage dû aux faibles pluies et au peu d'investissements publics a décimé les gazelles. Elles ne sont plus que 87.

Lacs asséchés, précipitations peu abondantes en hiver, températures qui frôlent les 50 degrés Celsius en été: l'Irak accuse le coup du changement climatique. Dans le sud du pays, les gazelles de Rhim de la réserve de Sawa sont les malheureuses victimes de ce dérèglement climatique. 40% d'entre elles ont disparu entre la fin avril et la fin mai, a expliqué le directeur de la réserve.

Reconnaissables à leur robe pâle, couleur sable et leurs cornes, les gazelles de Rhim, sont surtout présentes dans les déserts de Libye, en Egypte et en Algérie. L'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), les classe comme espèce "en danger".

Dans la réserve de Sawa, "il n'y a plus d'approvisionnement en nourriture, car on ne nous verse plus les fonds nécessaires", qui étaient jusque-là fournis par le gouvernement, dit-il. "Et le climat a aussi fortement affecté les gazelles".

Manque de pluies

L'hiver dernier, il n'a pratiquement pas plu dans cette région quasi désertique, et les plantes, dont se nourrissent les gazelles, n'ont pas pu croître. Le sol est irrémédiablement sec, les maigres arbustes qui offraient un peu de nourriture sont rabougris. Sous un toit de tôle, quelques gazelles se protègent du soleil en buvant l'eau des abreuvoirs et en se partageant un tas de foin.

L'été n'a pas encore commencé, mais les températures ont déjà frôlé les 50 degrés dans une bonne partie de l'Irak. La désertification affecte "39% des terres irakiennes. La raréfaction de l'eau est un problème pour toutes nos régions. Elle va entraîner une baisse de la fertilité des terres agricoles à cause la salinisation", a prévenu le président irakien Barham Saleh.

D'autres réserves abritent des gazelles Rhim en Irak, notamment à Al-Madaïn, à Diyala et à Kirkouk. Mais leur nombre dans ces trois réserves a baissé d'environ 25% au cours des trois dernières années pour passer à 224 individus, selon un responsable du ministère de l'agriculture.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Au moins 59 morts lors la mousson au Bangladesh et en Inde

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La majeure partie du nord-est du Bangladesh est sous l'eau. Plusieurs personnes sont mortes et des millions d'autres sont bloquées. (© KEYSTONE/AP/Abdul Goni)

Les fortes pluies de mousson qui se sont abattues sur le Bangladesh et l'Inde ont fait au moins 59 morts. Elles ont entraîné des inondations qui ont laissé des millions de personnes dans une situation de détresse, ont indiqué samedi les autorités.

Les inondations menacent régulièrement des millions d'habitants du Bangladesh, un pays de basse altitude. Mais, selon les experts, le changement climatique accroît leur fréquence, leur gravité et leur soudaineté.

La majeure partie du nord-est du pays est sous l'eau et des troupes ont été déployées pour évacuer les habitants qui se retrouvent isolés. Des écoles ont été transformées en abris d'urgence pour accueillir les habitants des villages qui ont été inondés en l'espace de quelques heures à la suite de fortes crues.

"Tout le village s'est retrouvé sous l'eau vendredi matin et nous sommes tous restés bloqués", a affirmé Lokman, dont la famille vit dans le village de Companyganj.

"Après avoir attendu toute la journée sur le toit de notre maison, un voisin nous a secourus avec une embarcation de fortune. Ma mère a dit qu'elle n'avait jamais vu de telles inondations de toute sa vie", a ajouté le jeune homme de 23 ans.

Deux jours sans manger

Asma Akter, une autre femme sauvée de la montée des eaux, a expliqué que sa famille n'a pas pu manger pendant deux jours. "L'eau est montée si vite que nous n'avons pu emporter aucune de nos affaires", a-t-elle témoigné.

La foudre qui accompagne les orages a tué au moins 21 personnes au Bangladesh depuis vendredi après-midi, ont indiqué des responsables de la police à l'AFP.

Parmi elles, trois enfants âgés de 12 à 14 ans ont été frappés par la foudre vendredi dans la ville de Nandail, a déclaré le chef de la police locale, Mizanur Rahman.

Quatre autres personnes ont été tuées dans des glissements de terrain dans la ville portuaire de Chittagong, a déclaré à l'AFP l'inspecteur de police Nurul Islam.

Au moins 16 personnes sont mortes depuis jeudi dans l'Etat de Meghalaya, au nord-est de l'Inde, à la suite de glissements de terrains et de fortes crues qui ont submergé les routes, a annoncé sur Twitter Conrad Sangma, le Premier ministre de cet Etat.

Aggravation à craindre

Dans l'Etat voisin d'Assam, plus de 2,6 millions de personnes ont été touchées par les inondations après cinq jours de pluie incessante.

Dix-huit personnes ont péri dans des inondations et des glissements de terrain dans l'Assam depuis jeudi, selon l'organisme de cet Etat chargé des situations de catastrophe, et près de 7500 personnes ont été secourues samedi.

Le Premier ministre de cet Etat, Himanta Biswa Sarma, a déclaré à la presse avoir demandé aux responsables de district de fournir "toute l'aide et les secours nécessaires" aux personnes affectées par les inondations.

Sur le front des inondations, la situation s'est aggravée samedi matin au Bangladesh après un répit temporaire des précipitations vendredi après-midi, a déclaré à l'AFP Mosharraf Hossain, administrateur en chef du gouvernement de la région de Sylhet.

"La situation est mauvaise. Plus de quatre millions de personnes ont été bloquées par les inondations", a déclaré M. Hossain, ajoutant que la quasi-totalité de la région est sans électricité.

Les inondations ont contraint le troisième aéroport international du Bangladesh, situé à Sylhet, à fermer ses portes vendredi. Selon les prévisions météorologiques, les inondations vont s'aggraver au cours des deux prochains jours en raison de fortes précipitations attendues au Bangladesh et dans le nord-est de l'Inde.

Avant les pluies de cette semaine, la région de Sylhet se relevait à peine des pires inondations qu'elle ait connues en près de vingt ans, à la fin mai. Elles ont fait au moins dix morts et touché quatre millions de personnes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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