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Économie

L'OCDE s'inquiète de la "longue route" pour une croissance durable

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"Il y a encore beaucoup de travail pour se libérer des chocs du passé", a affirmé l'économiste en chef de l'OCDE Clare Lombardelli. (© KEYSTONE/AP/Martin Meissner)

L'OCDE s'est montrée un peu plus optimiste sur la croissance mondiale dans ses dernières prévisions économiques publiées mercredi, tout en alertant sur la "longue route" avant de profiter d'une reprise durable.

"Nous voyons une reprise à l'horizon, mais il y a encore beaucoup de travail pour se libérer des chocs du passé", a affirmé mercredi Clare Lombardelli, fraîchement nommée cheffe économiste de l'Organisation de coopération et de développement économiques, au cours d'une conférence de presse présentant les perspectives mondiales de l'institution.

Après trois années ponctuées par des crises à répétition, l'économie montre des signes d'apaisement, symbolisés par la légère hausse de la prévision de croissance mondiale de l'OCDE, attendue pour 2023 à 2,7% contre 2,6% au mois de mars.

D'après ce rapport dévoilé à l'occasion d'une réunion ministérielle au siège parisien de l'institution, l'économie profite d'une accalmie de l'inflation après une explosion l'an dernier en raison des conséquences de la guerre en Ukraine sur les prix de l'énergie et des produits alimentaires.

L'OCDE prévoit cette année 6,6% d'inflation au sein de ses pays membres après 9,4% en 2022. Pour 2024 elle devrait redescendre à 4,3%.

Ce ralentissement signifie que les banques centrales pourraient limiter leurs hausses de taux d'intérêt ce qui serait de bon augure pour l'accès au crédit des ménages et des entreprises, pour la consommation, et donc pour la croissance.

Le redémarrage récent de l'activité économique chinoise après sa politique draconienne de zéro-Covid apporte aussi un peu d'oxygène à l'économie, souligne l'OCDE, la croissance en Chine étant attendue cette année à 5,4%, soit une hausse de 0,1 point par rapport aux prévisions de mars, et à 5,1% l'an prochain (+0,2 point).

L'OCDE prévoit 0,9% de croissance en zone euro cette année, (+0,1 point), grâce à une réévaluation de la croissance du PIB italien à 1,2% (+0,6 point). La croissance française atteindrait 0,8% (+0,1 point) et l'Allemagne est attendue avec une croissance nulle (-0,3 point).

Le Royaume-Uni pourrait quant à lui afficher +0,3% cette année, là où l'OCDE envisageait précédemment une récession.

"Equilibre délicat"

Hors d'Europe, le PIB des Etats-Unis devrait croître de 1,6% et celui de l'Inde de 6,0%, en hausse dans les deux cas de 0,1 point.

Malgré les quelques signes encourageants, l'économie mondiale "fait face à une longue route" avant d'atteindre "une croissance forte et durable", a tempéré la cheffe économiste britannique.

"La reprise sera plus faible en comparaison avec les standards du passé", souligne-t-elle aussi, notant qu'avec 2,9%, la prévision de croissance mondiale pour 2024 a été laissée inchangée par rapport à mars.

Parmi les défis cités par l'OCDE figure la persistance de l'inflation hors énergie et produits alimentaires qui "demeure obstinément élevée" et impose aux banques centrales de "maintenir des politiques monétaires restrictives jusqu'à ce qu'il y ait des signes clairs" d'apaisement, relève Mme Lombardelli.

Or des taux d'intérêt élevés empêchent l'économie mondiale de croître plus franchement, en réduisant la distribution de crédits et en encourageant l'épargne plutôt que la consommation.

"La période que nous traversons se caractérise par une croissance lente mais c'est ce que voulaient les décideurs qui ambitionnaient de dissiper les pressions inflationnistes", observe auprès de l'AFP James Pomeroy, économiste au sein d'HSBC.

Selon lui, "nous n'avons pas encore vu partout les effets des hausses de taux d'intérêt sur l'économie", qui pourraient se faire sentir dans les mois à venir dans la zone euro et aux Etats-Unis et peser encore sur la croissance.

Sur ce point, "les banques centrales ne devraient pas trop resserrer leur politique au point que cela aurait un impact sur la croissance plus important que nécessaire", a estimé Mme Lombardelli, reconnaissant qu'elles font face à "un équilibre délicat".

Les hausses de taux pèsent aussi fortement sur les finances publiques des Etats en renchérissant le coût de leurs emprunts, ce qui augmente leur dette déjà largement creusée par les crises à répétition.

"Presque tous les pays ont des déficits et un endettement plus élevés qu'avant la pandémie, et beaucoup sont confrontés à des pressions croissantes sur les dépenses publiques liées au vieillissement des populations, à la transition climatique et au fardeau du coût de la dette", relève le rapport qui encourage les Etats à cibler davantage leur soutien budgétaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

Panne informatique mondiale: retour progressif à la normale

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La situation revenait progressivement à la normale samedi après la panne informatique mondiale. (© KEYSTONE/EPA/JAMES ROSS)

La situation, notamment dans les aéroports, reprend son cours normal samedi après une panne informatique géante qui a semé la pagaille dans les transports, les médias, sur les marchés financiers et mis des travailleurs du monde entier au chômage technique.

En France, les aéroports de Roissy et Orly, les deux principaux points d'entrée pour les délégations étrangères des Jeux olympiques de Paris qui débutent vendredi, sont particulièrement scrutés.

"La situation est revenue à la normale dans tous les aéroports de France", a posté le ministre délégué aux Transports Patrice Vergriete samedi sur les réseaux sociaux.

Plus globalement, la situation s'éclaircit dans le ciel mondial. De nombreux aéroports asiatiques ont fait état à partir de vendredi soir heure locale d'une activité "normale" ou "quasi-normale", notamment en Corée du Sud, à Singapour, en Nouvelle-Zélande, à Hong Kong ou aux Philippines.

Quelques "problèmes résiduels" causant du retard persistent cependant à Sydney et "cinq vols" opérés par la compagnie low-cost Jetstar au Japon sont perturbés samedi.

L'aéroport international de Berlin, le plus touché en Allemagne, fonctionne à nouveau presque normalement. Certains voyageurs ne peuvent toutefois pas encore utiliser les machines d'auto-enregistrement, en raison des "séquelles des perturbations chez les compagnies aériennes", et doivent se rabattre sur les guichets, a précisé à l'AFP un porte-parole de l'aéroport.

Dans la nuit de vendredi à samedi, des autorisations exceptionnelles ont été accordées pour 19 vols, afin de permettre encore des départs.

"Sans précédent"

Aux Etats-Unis, les services d'urgence dans au moins trois Etats ont été touchés et 2400 vols ont été annulés vendredi. "Selon nos informations, les vols ont repris à travers le pays mais certaines congestions persistent", a souligné un responsable gouvernemental auprès de la presse. Quelque 1280 liaisons restaient annulées samedi aux Etats-Unis, où la journée ne fait que commencer, selon les derniers décomptes.

En cause: une mise à jour défectueuse, sur les systèmes d'exploitation Windows de Microsoft, d'une solution informatique du groupe américain de cybersécurité CrowdStrike, qui écarte une cyberattaque ou un problème de sécurité informatique.

"L'ampleur de cette panne est sans précédent et entrera sans aucun doute dans l'Histoire", a souligné Junade Ali, expert en cybersécurité contacté par l'AFP.

"Je tiens à m'excuser personnellement auprès de toutes les organisations, de tous les groupes et de toutes les personnes qui ont été touchés", a déclaré George Kurtz, le PDG de CrowdStrike, sur la chaîne américaine CNBC vendredi.

Dans un billet de blog samedi, CrowdStrike explique avoir publié dans la nuit de jeudi à vendredi une mise à jour pour Windows qui a entrainé "un crash du système et un écran bleu". Cette mise à jour a été corrigée après 78 minutes, indique l'entreprise, qui publie des conseils de remédiation sur son blog, que Microsoft recommande à ses clients de "suivre"

"Nous comprenons comment ce problème s'est produit et nous effectuons une analyse approfondie des causes", écrit aussi CrowdStrike. "Nous mettrons à jour nos conclusions (...) au fur et à mesure que l'enquête progresse."

Autre conséquence de cette panne, des hackers tentent de profiter du chaos en envoyant des messages frauduleux pour s'accaparer de données personnelles, selon les services allemands, britanniques ou australiens chargés de la sécurité électronique.

"Arrêt cardiaque"

"C'est une des rares fois où on trouve un logiciel de sécurité à l'origine d'une panne aussi énorme", a commenté Kayssar Daher, autre expert en cybersécurité interrogé par l'AFP. L'ampleur du phénomène s'explique, selon lui, par le fait que "Windows est extrêmement répandu, et CrowdStrike aussi".

Après avoir perturbé un temps les opérations informatiques des Jeux olympiques de Paris 2024, dont le système d'accréditation mais pas la billetterie, les activités "ont repris normalement" vendredi après-midi, selon les organisateurs.

"Le système informatique de Paris 2024 a priori ne s'est pas effondré, donc s'il y a quelques dysfonctionnements ici ou là, c'est un moindre mal", a estimé un cadre du mouvement sportif français auprès de l'AFP.

Selon le patron de Tesla, Elon Musk, la panne a "provoqué un arrêt cardiaque dans la chaîne d'approvisionnement de l'industrie automobile".

CrowdStrike chute en Bourse

Des chaînes de télévisions en France ou en Australie et plusieurs hôpitaux aux Pays-Bas ont également été touchés, entraînant la fermeture d'un service d'urgences et le report d'opérations.

Les Bourses mondiales ont reculé vendredi, inquiètes de cette panne qui a empêché les indices de Londres et Milan d'afficher leur taux de variation pendant une bonne partie de la journée. A New York, CrowdStrike a terminé en baisse de 11,10% et Microsoft de 0,74%.

CrowdStrike s'appuie beaucoup sur l'intelligence artificielle (IA) et l'apprentissage automatique (machine learning) et propose notamment une plateforme de protection numérique nommée Falcon.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

La Bourse suisse dans le rouge, un panne informatique sème le chaos

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A la Bourse suisse vers 10h55, l'indice vedette SMI baissait de 0,51% à 12'184,80 points, après avoir ouvert en petit repli de 0,09%. (KEYSTONE/Steffen Schmidt) (© KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT)

La Bourse suisse évoluait en baisse vendredi, alors qu'une panne informatique affectait de nombreuses entreprises, compagnies aériennes et aéroports dans le monde. En Suisse, l'exploitant de la place zurichoise SIX a assuré que ses services continuaient à tourner.

Une panne de certains services de Microsoft paralyse ce vendredi de nombreuses entreprises partout dans le monde. Le géant de la tech américain a affirmé prendre des "mesures d'atténuation" le temps de régler le problème.

De nombreux aéroports ont déclaré être affectés par la panne, notamment ceux de Berlin, d'Amsterdam-Schiphol et tous ceux d'Espagne, tandis que plusieurs compagnies aériennes ont fait état de problèmes: les américaines Delta, United et American Airlines, Air France, l'irlandaise Ryanair, ainsi que trois compagnies indiennes et Swiss.

Les Bourses mondiales reculaient face à un lot d'incertitudes économiques et politiques, mais aussi inquiètes à cause de cette panne qui a également empêché les indices des Bourses de Londres et Milan d'afficher leur taux de variation à leur heure habituelle d'ouverture à 07H00 GMT. Elles ont finalement commencé à coter avec une vingtaine de minutes de retard.

A Paris, le CAC 40 reculait de 0,51%, à Londres le FTSE 100 perdait 0,57% et à Francfort le DAX abandonnait 0,83%.

A la Bourse suisse vers 10h55, l'indice vedette SMI baissait de 0,51% à 12'184,80 points, après avoir ouvert en petit repli de 0,09%.

La majorité des valeurs vedettes restait dans le rouge. Les plus fortes baisses étant toujours enregistrées par Lonza (-2,4%), VAT Group (-1,7%) et Julius Bär (-1,7%). Les analystes de Berenberg ont abaissé l'objectif de cours de VAT, tout en maintenant la recommandation du titre à "hold".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Vol d'hélicoptères par mauvais temps: première mondiale en Suisse

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Le nouveau système d'approche aux instruments des hélicoptères de la Rega en cas de mauvaise visibilité est utilisé à l'hôpital d'Interlaken (BE). (© Schweizerische Rettungsflugwacht)

La Rega est désormais autorisée à utiliser un nouveau système de vol aux instruments pour l'approche d'un hôpital. Elle est la première entreprise au monde à en disposer, selon elle qui l'a développé en étroite collaboration avec l'Office fédéral de l'aviation civile.

Outre la Garde aérienne suisse de sauvetage (Rega) et l'OFAC, le contrôleur aérien Skyguide et le constructeur d'hélicoptères Leonardo ont participé à la conception du système qui a duré cinq ans. Celui-ci a été introduit jeudi à l'hôpital d'Interlaken (BE), ont indiqué dans des communiqués séparés l'OFAC et la Rega.

Avec cette nouvelle procédure de vol à Interlaken, l'objectif est d'accumuler de l'expérience, selon l'OFAC. L'office fédéral collabore à cet effet avec l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) qui fixe les normes des nouvelles procédures pour hélicoptères qui doit permettre à ces appareils de décoller et d’atterrir de nuit et par temps de brouillard en toute sécurité sur des terrains difficiles.

En obtenant pour la première fois au monde l'autorisation d'utiliser le nouveau système, la Suisse peut contribuer de manière déterminante à l'élaboration de ces normes, a écrit l'OFAC.

La Rega, qui poursuit depuis des années sa vision de "sauver par tous les temps", travaille avec l'OFAC et les Forces aériennes sur un réseau suisse de routes de vol aux instruments à basse altitude. Dans ce réseau, ses hélicoptères suivent un itinéraire enregistré dans l'ordinateur de bord.

Le réseau relie les aéroports, les aérodromes, les bases de la Rega et surtout les hôpitaux, dont une dizaine y sont déjà intégrés. En Suisse romande, seul l'hôpital de La Chaux-de-Fonds en fait déjà partie. Pour les hôpitaux universitaires de Lausanne (CHUV) et Genève (HUG), ainsi que pour les établissements hospitaliers de Rennaz (VD), Porrentruy et Delémont, les procédures de vol aux instruments sont prêtes pour l'homologation depuis plusieurs mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Prudente au sujet de l'inflation, la BCE s'offre une pause estivale

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En juin, la BCE avait baissé de 0,25 point de pourcentage ses taux, voulant envoyer le signal de la fin du cycle de resserrement monétaire entamé en juillet 2022 pour lutter contre une inflation qui a culminé à 10,6% en octobre 2022. (EPA/ARNE DEDERT) (© KEYSTONE/EPA/ARNE DEDERT)

La Banque centrale européenne (BCE) a sans surprise laissé ses taux directeurs inchangés jeudi, en attendant des chiffres rassurants sur l'inflation qui ouvriraient la porte à une nouvelle baisse en septembre.

Le taux de dépôt, qui fait référence, a été maintenu à 3,75%, après la baisse décidée lors de la précédente réunion de juin, une première en cinq ans.

Le conseil des gouverneurs, présidé par Chistine Lagarde, "conservera les taux directeurs à un niveau suffisamment restrictif, aussi longtemps que nécessaire", pour atteindre l'objectif de 2% à moyen terme, selon un communiqué de décision de politique monétaire publié à l'issue de la réunion de l'institution.

Les gardiens de l'euro ne donnent à ce stade aucune indication sur les décisions ultérieures de politique monétaire, qui "s'appuieront sur les données" d'inflation et de croissance notamment.

En juin, la BCE avait baissé de 0,25 point de pourcentage ses taux, voulant envoyer le signal de la fin du cycle de resserrement monétaire entamé en juillet 2022 pour lutter contre une inflation qui a culminé à 10,6% en octobre 2022.

Mais Mme Lagarde avait prévenu dans la foulée que la vitesse et la durée des futures baisses restaient "très incertaines" en raison de la volatilité de l'inflation, évoquant le chemin "cahoteux" de la courbe des prix.

Les déclarations de la présidente de la BCE, Christine Lagarde, à partir de 12H45 GMT seront scrutées concernant l'évolution de l'économie et de l'inflation.

La Réserve fédérale américaine (Fed) n'a pas encore baissé ses taux, mais les investisseurs ont été rassurés par la récente intervention du président de l'institution, Jerome Powell, qui s'est montré encouragé par le ralentissement de l'inflation en juin, renforçant les attentes d'une baisse des taux américains dès septembre.

Prix des services

Depuis la réunion de juin, les indicateurs en zone euro pointent une croissance plus faible et une inflation de nouveau en recul, à 2,5% en juin sur un an, après le rebond à 2,6% en mai.

Les prix des services, où la composante salaires est forte, inquiètent par leur vigueur (+4,1% sur un an en juin), représentant désormais la plus grande contribution à l'inflation.

"Les tensions sur les prix d'origine interne demeurent fortes, les prix des services augmentent à un rythme élevé", constate la BCE dans son communiqué jeudi.

"L'inflation globale devrait rester supérieure à l'objectif pendant une grande partie de l'année prochaine", rappelle l'institution dont la dernière prévision d'inflation pour 2025 s'établit à 2,2%.

L'ensemble de ces données fait cependant pencher la balance "en faveur d'une réduction (des taux) en septembre, lorsque la BCE présentera de nouvelles estimations de croissance et d'inflation", selon Felix Schmidt, chez Berenberg.

Focus France

Mme Lagarde doit se préparer à un tir nourri de questions sur la France dont le climat politique reste très incertain après des législatives n'ayant pas dégagé de majorité absolue.

Les nouveaux députés se réunissent jeudi pour élire le président de l'Assemblée nationale, un poste hautement stratégique, dans un hémicycle fragmenté où pourrait se dessiner une ébauche de coalition gouvernementale.

La France doit rapidement agir sur sa "trajectoire budgétaire" si "elle veut "récréer des marges de manoeuvre", a prévenu mardi le chef économiste du FMI, Pierre-Olivier Gourinchas.

Le flou politique dans l'Hexagone pourrait créer des tensions sur les taux d'emprunt de la dette française, mettant la BCE sous pression pour intervenir.

Le calme règne encore sur le marché obligataire, à tel point que le taux d'intérêt de l'emprunt français à 10 ans, à 3,07%, évolue jeudi en-dessous du niveau précédant l'annonce début juin de la dissolution de l'Assemblée nationale.

Mme Lagarde, d'une extrême réserve sur ce sujet, devrait répéter que la BCE est "attentive à tout moment à ce qui se passe sur les marchés" et que "les États membres de la zone euro ont convenu d'un cadre budgétaire avec lequel ils sont censés se conformer", selon Deutsche Bank.

La banque centrale peut contrer une flambée des taux d'emprunt souverains via des rachats illimités de dette, mais ils sont conçus "pour les pays qui subissent une attaque injustifiée du marché, et non pour les pays qui prennent une mauvaise direction budgétaire", rappelle M. Schmidt.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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