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L'OMS craint une résurgence mortelle en cas de déconfinement hâtif

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L'OMS consulte actuellement les pays concernés pour élaborer des stratégie de déconfinement progressif et sûr. (©AP PHOTO/THIBAULT CAMUS)

Une levée prématurée des mesures de confinement prises pour endiguer la propagation du coronavirus pourrait entraîner une "résurgence mortelle" de la pandémie, a prévenu vendredi le directeur de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

"Je sais que certains pays préparent déjà la transition pour sortir des restrictions de confinement. Comme tout le monde, l'OMS aimerait voir les restrictions levées. Mais lever les restrictions trop rapidement pourrait entraîner une résurgence mortelle" de la pandémie, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Le reflux [de la pandémie] pourrait être aussi mortel que sa propagation s'il n'est pas géré convenablement", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse virtuelle à Genève. L'OMS consulte les pays concernés pour élaborer des stratégie de déconfinement progressif et sûr.

Six conditions doivent être remplies: contrôler la transmission du virus, assurer l'offre de santé publique et de soins, minimiser le risque dans des environnements exposés comme les établissement de santé de longue durée, mettre en place des mesures de prévention au travail, dans les écoles et d'autres lieux fréquentés, contrôler le risque de cas importés et enfin responsabiliser les populations.

"Chaque individu a un rôle à jouer pour vaincre la pandémie", a insisté M. Tedros.

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La France allège le confinement

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La circulation sera libre les soirées du 24 et du 31 décembre, a annoncé Emmanuel Macron. (Image d'archive - ©KEYSTONE/AP/Ludovic Marin)

Emmanuel Macron a desserré l'étau du confinement, qui sera remplacé par un couvre-feu à partir du 15 décembre. Mais il a appelé les Français à la responsabilité pour les fêtes de fin d'année, alors que le pays a franchi mardi la barre des 50'000 décès dû au Covid-19.

"Il nous faut poursuivre nos efforts", a demandé le chef de l'Etat en s'adressant aux Français au cours d'une allocution télévisée un mois après le début du second confinement. "Nous devons tout faire pour éviter une troisième vague, un troisième confinement", a-t-il insisté.

Saluant la mobilisation de la population, il s'est félicité que la circulation du virus ait été "freinée", mais le Covid-19 "demeure très présent" en France comme dans le reste de l'Europe.

Allègement en trois phases

De ce fait, Emmanuel Macron a annoncé que l'allègement des restrictions ne se ferait pas du jour au lendemain mais en trois phases jusqu'au 20 janvier. Sa mise en oeuvre dépendra de l'évolution de l'épidémie, a-t-il averti.

Cet assouplissement débutera samedi: le confinement est maintenu mais l'attestation permettra de se déplacer à 20 km du domicile, au lieu de 1, et pendant trois heures au lieu d'une.

Emmanuel Macron lève les contraintes aux achats de Noël en rouvrant tous les commerces dits "non essentiels" comme les librairies ou les boutiques de vêtements, jusqu'à 21h00. Avec, à la clé, "des protocoles sanitaires stricts".

"Je sais combien l'attente est grande et combien cela participe à notre quotidien dans la vie de nos centres-villes", a reconnu le chef de l'Etat, après une forte mobilisation des professionnels ces dernières semaines.

Réclamée notamment par certains catholiques, la réouverture des lieux de culte sera effective ce week-end mais avec une jauge de 30 personnes maximum. Les restaurants et les bars resteront en revanche fermés.

Confinement levé le 15 décembre

La deuxième étape est fixée au 15 décembre, jour où "le confinement pourra être levé" si les conditions sanitaires le permettent, a annoncé le chef de l'Etat. Il sera remplacé par un couvre-feu de 21h à 07h00 sur l'ensemble du territoire, avec une exception pour les soirées de Noël du 24 et du Nouvel An du 31 où la circulation sera libre.

La trêve de la fin de l'année a également été décidée par plusieurs pays voisins, comme le Royaume-Uni, qui a autorisé mardi les réunions de famille du 23 au 27 décembre, tandis que l'Allemagne envisage de limiter à dix personnes le nombre de participants aux fêtes familiales.

A partir du 15 décembre, les cinémas, théâtres et musées pourront rouvrir mais les rassemblements et les événements festifs resteront prohibés. Les activités sportives pour les mineurs seront en outre de nouveau autorisées à l'extérieur à partir de samedi puis en salles à partir du 15 décembre.

Mais, a averti Emmanuel Macron, "il me semble impossible d'envisager une ouverture pour les fêtes" des stations de ski. La troisième phase débutera le 20 janvier avec la réouverture potentielle des restaurants et des salles de sports. Aucune date n'est en revanche fixée pour les bars et les discothèques.

Les lycées pourront alors être "pleinement ouverts, avec la totalité des élèves" si le nombre de contaminations quotidiennes reste sous la barre des 5000, a précisé le président. Suivront, deux semaines plus tard, les universités.

Vaccins fin décembre

La vaccination, qui ne sera pas obligatoire, pourra démarrer "fin décembre-début janvier" pour "les personnes les plus fragiles", a indiqué Emmanuel Macron. La France a, avec l'Union européenne "sécurisé le nombre de doses" nécessaires, a-t-il assuré.

Après les ratés sur les masques et les tests, l'exécutif sait qu'il ne peut échouer sur le sujet des vaccins, d'autant que les sondages montrent une population sceptique sur l'intérêt de se faire vacciner. Après les premiers vaccins disponibles fin décembre, une seconde génération de vaccin est attendue au printemps.

Pour les tests, le chef de l'Etat promet en janvier un délai maximum de 24 heures pour les résultats, dont la lenteur a fait échouer jusqu'ici la stratégie de dépistage et d'isolement des malades.

Il promet aussi le déploiement des tests antigéniques rapides sur tout le territoire.

Le chef de l'Etat a par ailleurs souhaité que le gouvernement et le Parlement prévoient "les conditions pour s'assurer de l'isolement des personnes contaminées, y compris de manière plus contraignante". "Un vrai débat démocratique doit se tenir", selon lui.

Sur le plan économique, Emmanuel Macron a annoncé que les bars, restaurants et salles de sport pourront bénéficier d'aides complémentaires, allant jusqu'à 20% de leur chiffre d'affaires si ce montant dépasse les 10'000 euros que peut au maximum verser les fonds de solidarités pour les entreprises.

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Coronavirus: léger allègement des restrictions attendu en France

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Le président Emmanuel Macron s'adressera une nouvelle fois aux Français mardi soir. (Image d'archive - ©KEYSTONE/AP/Thibault Camus)

Le président Emmanuel Macron doit annoncer mardi, à la faveur d'une baisse des contaminations en France, un allègement gradué des restrictions imposées pour lutter contre le Covid-19. Cette stratégie des petits pas est adoptée par d'autres pays d'Europe occidentale.

En Amérique du nord, au contraire, la pandémie reste en expansion: les contaminations progressent de manière exponentielle aux Etats-Unis, et la situation est jugée "extrêmement sérieuse" par les autorités de la province canadienne de l'Ontario.

Pendant ce temps, les annonces sur la mise au point de nouveaux vaccins se multiplient, et les premières vaccinations sont attendues dans quelques semaines, d'abord aux Etats-Unis puis en Europe.

En France, le président Macron doit une nouvelle fois s'adresser à la nation pour desserrer un peu l'étau du confinement et fixer le cap dans la crise sanitaire, alors que les Français espèrent une bouffée d'air à l'approche des fêtes de Noël et du Nouvel an.

M. Macron réunit dans la matinée un "conseil de défense" pour finaliser les décisions qu'il annoncera le soir à la télévision.

"Léger assouplissement"

On sait déjà que l'allègement des contraintes se fera en trois phases: autour du 1er décembre, puis avant les congés de Noël et enfin début 2021. Le Premier ministre Jean Castex a prévenu que ces annonces ne permettraient qu'un "léger assouplissement du confinement".

Ce message prudent et balancé est aussi celui de plusieurs dirigeants d'Europe occidentale, comme le Premier Britannique Boris Johnson. Le chef du gouvernement conservateur a annoncé lundi aux députés le retour début décembre, après quatre semaines de reconfinement en Angleterre, à une stratégie modulée localement, accompagnée d'un programme de dépistage massif.

"Cela ne peut pas être un Noël normal et le chemin est long jusqu'au printemps", a averti M. Johnson, qui est en isolement après avoir été en contact avec une personne infectée et parlait en vidéoconférence. "Mais nous avons franchi une étape et l'issue est en vue".

Parmi les allègements annoncés figurent le retour des spectateurs dans les stades début décembre dans certaines zones, la réouverture des magasins dits non essentiels et des salles de sport et la reprise des services religieux et des mariages.

L'Espagne, qui avait instauré le mois dernier un état d'urgence sanitaire, n'enregistre plus que 400 cas de Covid-19 pour 100'000 habitants en moyenne depuis 14 jours, contre 530 cas début novembre.

"Résultats"

C'est la preuve que la stratégie du gouvernement "donne des résultats", a déclaré le Premier ministre Pedro Sanchez en présentant le plan de vaccination espagnol pour 2021. En Catalogne, les bars, restaurants et cinémas ont rouvert lundi, avec des capacités d'accueil limitées.

Le roi d'Espagne Felipe VI s'est placé en quarantaine après avoir été en contact avec une personne testée positive au Covid-19, a annoncé lundi le Palais royal.

De nouvelles restrictions sont attendues à partir de mardi au Portugal et en Suède.

Aux Etats-Unis, où les contaminations continuent de progresser rapidement, les autorités espèrent commencer les vaccinations mi-décembre, sitôt les premiers vaccins approuvés par l'Agence américaine des médicaments (FDA), a déclaré Moncef Slaoui, un haut responsable de l'opération de vaccins lancée par le président Donald Trump.

Le gouvernement fédéral prévoit de vacciner 20 millions de personnes à risque en décembre, puis 25 à 30 millions par mois.

Inquiétude pour Thanksgiving

L'approche de la fête de Thanksgiving, jeudi, inquiète les autorités sanitaires. Malgré les appels à rester chez soi, de nombreux Américains se préparent à des retrouvailles familiales. Les aéroports sont remplis comme jamais depuis le début de la pandémie et les files d'attente pour se faire tester sont interminables.

Au nord, la plus grande ville du Canada, Toronto, est soumise depuis lundi à un confinement d'au moins 28 jours en raison d'une flambée des contaminations. "La situation est extrêmement sérieuse", a déclaré Doug Ford, Premier ministre de la province de l'Ontario, dont Toronto est la capitale.

En Argentine, où les autorités constatent une baisse relative des contaminations, la ville de Buenos Aires a annoncé lundi qu'elle se rouvrirait en décembre au tourisme national et international, avec une stratégie de tests notamment à l'aéroport international d'Ezeiza.

La compagnie aérienne australienne Qantas, elle, va rendre la vaccination contre le Covid-19 obligatoire pour tous les passagers de ses vols internationaux, a annoncé son PDG Alan Joyce, selon lequel cette exigence va probablement devenir "courante" dans le secteur du transport aérien.

3 milliards de doses

Dans ce domaine des vaccins, les annonces se succèdent rapidement. Après le laboratoire américain Moderna et l'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech, le laboratoire britannique AstraZeneca associé à l'université d'Oxford a annoncé lundi avoir développé un vaccin efficace à 70% en moyenne, voire à 90% dans certains cas.

AstraZeneca dit avancer rapidement dans la fabrication prévue de 3 milliards de doses, qui seront disponibles en 2021.

La pandémie a fait près de 1,4 million de morts dans le monde depuis que le bureau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de l'apparition de la maladie dans ce pays fin décembre 2019.

Les Etats-Unis sont le pays le plus lourdement touché par la pandémie avec 257'616 décès, suivis par le Brésil (169'485) l'Inde (133'738) et le Mexique (101'676).

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A reculons, Trump accepte la transition vers une présidence Biden

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Donald Trump a indiqué dans un tweet avoir donné son feu vert au processus de transition vers une administration Biden. (Image d'archives - ©KEYSTONE/AP/Susan Walsh)

Il n'a jamais été aussi près d'admettre sa défaite: Donald Trump a finalement donné lundi soir son feu vert au processus de transfert du pouvoir à Joe Biden, qui avait commencé, sans l'attendre, à dessiner son gouvernement.

Après plus de deux semaines d'un refus sans précédent dans l'histoire politique américaine, M. Trump s'est toutefois encore gardé de reconnaître directement la victoire du démocrate.

Il a promis sur Twitter de poursuivre un "juste combat" alors qu'il multiplie les recours en justice, sans succès, pour tenter de démontrer des fraudes lors du scrutin présidentiel du 3 novembre. Et "je crois que nous triompherons", a-t-il affirmé.

"Néanmoins", a nuancé le président américain sortant, "dans l'intérêt supérieur de notre pays, je recommande" que l'agence gouvernementale chargée du transfert du pouvoir fasse "ce qui est nécessaire concernant les protocoles, et j'ai demandé à mon équipe de faire de même".

L'équipe de Joe Biden a aussitôt pris note d'une étape permettant "un transfert du pouvoir pacifique et sans accroc". Le démocrate prépare son entrée à la Maison Blanche le 20 janvier avec plusieurs personnalités chevronnées ayant servi sous Barack Obama, comme Antony Blinken, futur chef de la diplomatie américaine, ou Janet Yellen, pressentie au Trésor.

L'ancien secrétaire d'Etat John Kerry, 76 ans, fera lui aussi son retour à Washington en tant qu'émissaire spécial du président sur le climat, signe de l'importance qu'accorde Joe Biden à ce dossier.

"République bananière"

Aucun doute ne pesait plus sur le fait que le démocrate deviendrait le 46e président des Etats-Unis. Mais le déni jusqu'ici de Donald Trump signifiait notamment que le président élu n'avait toujours pas accès aux informations classées secret défense sur les questions ultra-sensibles concernant la sécurité des Etats-Unis, comme c'est l'usage.

Il n'a pas non plus pu commencer à coordonner avec l'équipe Trump la gestion de la pandémie de Covid-19 qui a fait plus de 257'000 morts aux Etats-Unis.

Le président sortant était devenu de plus en plus isolé dans son appel aux républicains à "se battre" en justice, de grands noms de son parti voyant même dans le comportement des avocats de Donald Trump "une honte nationale", digne d'"une république bananière".

La Bourse de Tokyo a grimpé à l'ouverture mardi matin après le feu vert du milliardaire au processus de transition.

"Soulagés"

"J'ai besoin d'une équipe prête au premier jour", composée de personnes "expérimentées et éprouvées aux crises", a expliqué lundi Joe Biden en donnant les premiers grands noms de son futur gouvernement.

A 78 ans, le vieux routier de la politique essaie aussi de constituer une équipe "qui ressemble" aux Américains, avec une plus grande place aux femmes et aux minorités. Il prévoit ainsi, selon une source dans son entourage, de nommer l'ancienne présidente de la Banque centrale Janet Yellen, 74 ans, au Trésor, un poste occupé uniquement par des hommes jusqu'ici.

Alejandro Mayorkas devrait, pour sa part, devenir le premier Hispanique ministre à la Sécurité intérieure. Une diplomate expérimentée afro-américaine, Linda Thomas-Greenfield, 68 ans, deviendra elle ambassadrice à l'ONU.

Joe Biden a également pioché dans le vivier de ses proches. Antony Blinken, 58 ans, qui doit devenir son secrétaire d'Etat, était jusque-là un de ses principaux conseillers en diplomatie. Ancien numéro deux du département d'Etat sous le président Barack Obama, ce fervent partisan du multilatéralisme devrait, s'il est confirmé au Sénat, s'attaquer en priorité au dossier du nucléaire iranien.

Pour Barack Obama, les alliés des Etats-Unis, malmenés ces quatre dernières années, "vont être très soulagés de voir arriver des gens comme Tony" Blinken.

Election certifiée dans le Michigan

John Kerry sera pour sa part immédiatement chargé de faire revenir les Etats-Unis dans l'accord de Paris qu'il avait négocié en 2015 et que Donald Trump avait ensuite déchiré. Il a promis de traiter "la crise climatique comme la menace urgente de sécurité nationale qu'elle est".

Le président élu a également l'intention de nommer Avril Haines, 51 ans, directrice du Renseignement national -elle serait la première femme à occuper ce poste- et Jake Sullivan, 43 ans, conseiller à la Sécurité nationale.

Joe Biden et sa future vice-présidente Kamala Harris feront un discours pour annoncer formellement ces nominations mardi à Wilmington, dans le Delaware.

Le démocrate a remporté près de 80 millions de voix lors du scrutin, contre un peu moins de 74 millions pour Donald Trump. Mais la présidence américaine se joue au travers d'un système de grands électeurs attribués dans chaque Etat.

Malgré de fortes pressions exercées sur les élus locaux du parti républicain ces derniers jours, une commission a validé comme prévu lundi la victoire de Joe Biden dans l'Etat-clé du Michigan.

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Premières vaccinations attendues aux USA à la mi-décembre

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Les Etats-Unis espèrent commencer leur campagne de vaccination contre le Covid-19 avant la mi-décembre, après l'aval des autorités sanitaires. (Image d'archive - ©KEYSTONE/AP)

Les Etats-Unis espèrent commencer leur campagne de vaccination contre le Covid-19 avant la mi-décembre, sitôt obtenu le feu vert des autorités sanitaires. Jusqu'à 20 millions de personnes pourraient être immunisées avant la fin de l'année si tout se passe comme prévu.

"Notre plan est de pouvoir transporter les vaccins vers les sites d'immunisation dans les 24 heures suivant l'approbation, donc je m'attends à ce que ce soit peut-être au deuxième jour après l'approbation, le 11 ou le 12 décembre", a déclaré dimanche sur CNN Moncef Slaoui, un haut responsable de l'opération gouvernementale pour les vaccins.

M. Slaoui était interrogé sur la date attendue des premières vaccinations aux Etats-Unis. L'immunologue Anthony Fauci, personnalité très respectée dans le pays, s'est lui aussi dit confiant sur l'avancée des efforts.

Si tout se passe comme prévu et que les vaccins obtiennent la précieuse autorisation des autorités sanitaires, "nous aurons peut-être 20 millions de personnes qui pourront être vaccinées d'ici la mi à la fin décembre", a dit le Dr Fauci sur CBS.

Immunité collective

Moncef Slaoui a par ailleurs dit espérer qu'une fois lancée une campagne de vaccination massive, le pays pouvait s'attendre à atteindre une "immunité collective" au mois de mai.

"Normalement, avec le niveau d'efficacité que nous avons (95%), le fait d'immuniser 70% ou presque de la population permettrait d'avoir une vraie immunité collective. Cela arrivera probablement en mai, ou quelque chose comme ça selon nos plans", a-t-il affirmé.

"J'espère vraiment voir le niveau de perception négative du vaccin baisser et l'acceptation par les gens augmenter. Cela va être essentiel pour nous aider", a-t-il insisté, en allusion à la méfiance de beaucoup vis-à-vis d'un vaccin. Le Dr Fauci a abondé dans son sens.

"Si on a un vaccin hautement efficace et que seule une proportion relativement petite de 40 à 50% de la population est vaccinée, on n'aura pas l'immunité collective dont on a besoin. Ce dont nous avons besoin, c'est de faire vacciner autant de gens que possible", a-t-il plaidé.

12 millions de cas

Le Dr Fauci a de nouveau mis en garde contre un relâchement, alors que les Etats-Unis sont le pays le plus touché par la maladie en valeur absolue. Ils viennent de franchir la barre des 12 millions de cas recensés, et déplorent presque 256.000 morts.

"Nous sommes dans une situation très, très difficile à tous les niveaux", a-t-il souligné, en appelant la population à respecter les gestes-barrières.

Il s'est dit "vraiment inquiet" d'un pic pour Noël si les mesures préventives n'étaient pas respectées pour la fête de Thanksgiving, qui tombe jeudi et lors de laquelle les Américains voyagent traditionnellement beaucoup.

Dix mois seulement après le séquençage du nouveau coronavirus, le groupe pharmaceutique américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech ont demandé vendredi à l'Agence américaine des médicaments (FDA) d'autoriser leur vaccin contre la maladie causée par le virus, le Covid-19.

La demande était attendue depuis plusieurs jours, suite à la publication des résultats de l'essai clinique mené depuis juillet sur 44.000 volontaires dans de multiples pays, et selon lesquels le vaccin serait efficace à 95% pour prévenir le Covid-19, sans effets secondaires graves.

L'agence américaine a annoncé qu'une réunion publique de son comité consultatif sur les vaccins aurait lieu le 10 décembre pour étudier cette requête.

L'avis de ce comité est consultatif. La décision d'autoriser ou non le vaccin reviendra ensuite aux scientifiques de la FDA, et pourrait intervenir dès la première quinzaine de décembre.

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Dieter Vranckx nommé futur patron de Swiss

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Dieter Vranckx succèdera à Thomas Klühr à la tête de la companie nationale. (Image d'archive - ©KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET)

Swiss a nommé Dieter Vranckx au poste de directeur général de la compagnie aérienne à partir du 1er janvier 2021, succédant au patron sortant Thomas Klühr, a annoncé mercredi la filiale du groupe allemand Lufthansa.

M. Vranckx, qui dirige depuis le début de l'année la compagnie aérienne belge Brussel Airlines, a occupé depuis 1998 divers postes de direction dans le secteur du transport aérien, notamment auprès de Lufthansa, Swissair et Swiss, a précisé le transporteur national dans un communiqué.

Ces deux dernières années, il était responsable depuis Singapour des activités commerciales et marketing des compagnies aériennes du groupe Lufthansa (Lufthansa, Swiss, Austrian Airlines, Brussels Airlines et Eurowings) pour la zone Asie-Pacifique.

Le futur directeur général de Swiss, un double national Suisse et Belge de 47 ans, est marié et père de deux enfants.

"Tenu en haute estime par le secteur aéronautique mondial, c'est une personnalité convaincante qui possède une vaste expérience internationale", a souligné le président de Swiss, Reto Francioni. Selon ce dernier, M. Vranckx "connaît parfaitement Swiss et le groupe Lufthansa de par ses fonctions antérieures".

Outre le nouveau nommé, la direction générale de Swiss se compose toujours du directeur financier Markus Binkert, du directeur commercial Tamur Goudarzi-Pour et du directeur opérationnel Thomas Frick.

2020 dans le rouge

Swiss, à l'instar du secteur aérien mondial dans son ensemble, se trouve dans une situation difficile en raison de la pandémie de coronavirus. Le transporteur helvétique a creusé ses pertes sur les neuf premiers mois de l'année et s'attend à finir l'exercice dans le rouge.

Face à la crise économique et aux restrictions de voyages, le nombre de passagers transportés s'est effondré de 69,8% à 4,3 millions de voyageurs entre janvier et fin septembre. Le transporteur national a subi une chute du chiffre d'affaires de 61,8% à 1,54 milliard de francs.

La perte d'exploitation, qui atteignait déjà 266,4 millions de francs au premier semestre, s'est creusée à 414,7 millions sur les neuf premiers mois de l'année. A titre de comparaison, Swiss avait dégagé sur la même période l'année dernière un bénéfice opérationnel de 489,6 millions.

Début novembre, M. Klühr avait estimé qu'il était "peu probable que le secteur aérien se remette de la pandémie tant que celle-ci ne sera pas endiguée et tant que les interdictions d'entrée et les mesures de quarantaine sous leur forme actuelle ne seront pas levées".

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