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Économie

Bruxelles favorable à un tribunal spécial pour "les crimes russes"

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"La Russie doit payer pour ses crimes horribles", a martelé Ursula von der Leyen. (© KEYSTONE/EPA/DUMITRU DORU)

La Commission européenne a proposé mercredi de travailler à la création d'un tribunal spécial pour juger les "crimes de la Russie" en Ukraine et à des solutions pour utiliser les avoirs russes gelés afin de reconstruire ce pays, entreprises qui s'annoncent difficiles.

Dans le même temps, sur le terrain des opérations militaires, les forces russes maintiennent la pression en vue de tenter de s'emparer de Bakhmout, une ville de l'est du territoire ukrainien dans les environs de laquelle des combats font rage depuis l'été.

"L'ennemi continue de concentrer ses principaux efforts sur la conduite d'actions offensives dans le secteur de Bakhmout", a ainsi signalé en fin d'après-midi l'état-major de l'armée ukrainienne.

Les Russes avaient peu auparavant revendiqué la prise de trois villages près de cette cité qui comptait 70'000 habitants avant la guerre et qui est aujourd'hui en grande partie détruite.

Cette bataille a pris une importance d'autant plus symbolique pour Moscou que la conquête de Bakhmout, avec l'appui du groupe paramilitaire Wagner, arriverait après une série d'humiliantes défaites, avec les retraites de Kharkiv (nord-est) en septembre et de Kherson (sud) en novembre.

Un employé de l'ambassade d'Ukraine à Madrid a par ailleurs été légèrement blessé mercredi par l'explosion d'une lettre piégée destinée à l'ambassadeur, amenant Kiev à ordonner un renforcement de la sécurité dans toutes ses représentations diplomatiques.

"Un tribunal spécial"

"Tout en continuant à soutenir la Cour pénale internationale (CPI, dont le siège est à La Haye), nous proposons de mettre en place un tribunal spécial soutenu par les Nations unies pour enquêter et poursuivre en justice les crimes d'agression de la Russie" contre l'Ukraine, a déclaré la présidente de l'exécutif européen Ursula von der Leyen, dans une vidéo diffusée mercredi sur Twitter.

Une proposition qui doit être présentée aux Etats membres pour être discutée.

La création d'un tel tribunal a été réclamée à plusieurs reprises par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ainsi que par les pays baltes.

"C'est exactement ce que nous proposions depuis longtemps", s'est félicité le chef de cabinet de la présidence ukrainienne, Andriï Iermak.

La CPI n'est compétente que pour les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité perpétrés en Ukraine et non pour les "crimes d'agression" de la Russie, car Moscou n'est pas signataire du traité de Rome instituant la Cour.

Celle-ci ne pourrait pas juger le président russe Vladimir Poutine, son Premier ministre et son ministre des Affaires étrangères, qui bénéficient d'une immunité de poursuites pendant leur mandat, note la Commission. "Un tribunal ad hoc compétent pour les crimes d'agression permettrait de poursuivre en justice les plus hauts dirigeants russes qui autrement jouiraient d'une immunité", poursuit-elle dans un document préliminaire.

Les Pays-Bas, qui hébergent déjà la CPI à la Haye, ont fait part de leur disponibilité en vue d'accueillir un tribunal spécial.

Mais pour mettre en place une telle juridiction, un large soutien international sera nécessaire, reconnait la Commission. Si la proposition n'a aucune chance de passer au Conseil de sécurité de l'ONU en raison de l'opposition de la Russie, elle pourrait avoir plus d'écho à l'Assemblée générale.

Des responsables de la Commission dit indiqué avoir eu de premiers contacts avec les Etats-Unis -qui ne sont pas parties à la CPI- à ce propos mais aucune indication n'a été donnée sur un éventuel soutien de Washington.

Faire payer la Russie

Les Européens veulent aussi parler avec leurs partenaires, notamment au sein du G7, de leur volonté de faire payer Moscou pour les destructions matérielles en Ukraine.

"Avec nos partenaires, nous veillerons à ce que la Russie paie pour les ravages qu'elle a causés, en utilisant les fonds gelés des oligarques et les actifs de sa banque centrale", a affirmé Ursula von der Leyen.

Les Etats membres de l'UE ont déjà gelé 19 milliards d'euros d'avoirs appartenant à des oligarques russes et quelque 300 milliards d'euros de réserves de la Banque centrale de Russie sont bloqués dans l'UE et les autres pays du G7.

En ce qui concerne les avoirs publics, la Commission propose de créer "une structure pour gérer ces fonds et les investir". Les revenus ainsi générés pourraient directement servir à la reconstruction de l'Ukraine.

Une fois les sanctions levées, ces actifs de la banque centrale devraient être restitués mais ils pourraient "être liés à un accord de paix prévoyant d'indemniser l'Ukraine pour les dommages subis".

En ce qui concerne les avoirs des oligarques qui ont été gelés, leur confiscation ne serait possible qu'en lien avec une infraction pénale. L'UE est en train d'harmoniser les législations de ses Etats membres afin de punir de façon uniforme le contournement des sanctions, ce qui pourrait servir de base à une telle mesure.

Plus de 20'000 civils et plus de 100'000 militaires ukrainiens ont été tués ou blessés depuis le début de l'invasion de l'Ukraine en février, a déclaré la cheffe de l'exécutif européen.

Les dommages subis par l'Ukraine sont, selon elle, évalués à 600 milliards d'euros.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Le climat des affaires stagne en Allemagne

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Selon les analystes, l'Allemagne aurait passé le creux économique. (archive) (© KEYSTONE/AP/MICHAEL PROBST)

Le moral des entrepreneurs en Allemagne stagne en mai, après trois hausses consécutives, illustrant la laborieuse reprise de l'activité dans la première économie européenne.

Cet indicateur très suivi de la conjoncture économique, basé sur un questionnaire mensuel adressé à 9000 chefs d'entreprise, est resté inchangé à 89,3 points en mai, a annoncé lundi l'institut économique allemand IFO.

"L'économie allemande sort de la crise étape par étape", estime l'IFO dans son communiqué.

Bien qu'il ait stagné, le climat des affaires reste à un niveau nettement supérieur à celui du début d'année, quand les entreprises s'inquiétaient du recul des commandes.

"Dans l'ensemble, le creux économique est susceptible d'avoir été largement passé", commente Fritzi Köhler-Geib, économiste à la banque KFW.

Dans le détail, les entreprises sont moins satisfaites de leur situation commerciale actuelle, mais les attentes se sont améliorées. Celles-ci ont dépassé la barre des 90 points pour la première fois en un an.

Les secteurs de la fabrication, du commerce et de la construction se redressent, bien que le secteur des services ait été légèrement touché.

"La situation économique mondiale s'est stabilisée, les pressions inflationnistes s'atténuent progressivement et la Banque centrale européenne s'apprête à réduire les taux d'intérêt pour la première fois", souligne Elmar Völker, analyste chez LBBW.

Ces chiffres confortent l'optimisme de la banque fédérale allemande, qui a annoncé mercredi dernier ses prévisions de "légère" croissance du PIB allemand au deuxième trimestre, après le rebond plus fort qu'attendu de 0,2% enregistré lors du premier trimestre.

Toutefois, pas de "forte reprise" en vue après le creux de cet hiver, nuance Carsten Brzeski, économiste à la banque ING, pour qui les perspectives de croissance restent "modérées".

En cause, la hausse des prix du pétrole due aux conflits en cours au Moyen-Orient, qui pourrait peser sur l'industrie et les exportations, ainsi que le poids des faillites et des restructurations sur le marché du travail, selon lui.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Le secteur de l'assurance vie a le vent en poupe, selon une étude

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Le volume mondial des primes d'assurance vie devrait se monter à un total de 4000 milliards de dollars d'ici 2034, selon l'Institut Swiss Re. (archive) (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Les produits d'assurance vie et de prévoyance redeviennent attractifs pour constituer un capital vieillesse en raison des taux d'intérêt plus élevés. Cela entraînera une rentabilité accrue pour les assureurs-vie, selon une étude de l'Institut Swiss Re.

Dans sa nouvelle étude publiée lundi, l'Institut Swiss Re prédit que les assurances-vie avec capitalisation généreront à l'échelle mondiale 1500 milliards de dollars supplémentaires au cours des dix prochaines années. C'est deux fois plus que les dix années précédentes.

La hausse des taux d'intérêt change la donne dans le secteur de l'assurance-vie, selon l'Institut Swiss Re. "Les produits d'assurance-vie et de prévoyance redeviennent attractifs pour constituer un capital vieillesse", explique Jérôme Jean Haegeli, économiste en chef du groupe Swiss Re.

Les consommateurs souscrivent par conséquent de plus en plus de produits d'assurance-vie générateurs de capital et garantissant une pension de retraite plus élevée. Cela devrait porter le volume mondial des primes à un total de 4000 milliards de dollars d'ici 2034. En revanche, pendant toute la période de taux d'intérêt bas, à savoir entre 2010 et 2019, les primes mondiales d'assurance-vie n'ont augmenté que de 300 milliards de dollars.

L'Institut Swiss Re estime que parmi les primes supplémentaires générées au cours de la prochaine décennie, environ 61% (900 milliards de dollars ou 823 milliards de francs) proviendront des pays industrialisés et 39% (578 milliards de dollars) des pays émergents. La Chine représente à elle seule 17% de toutes les primes supplémentaires, où le volume augmentera de 256 milliards de dollars entre 2025 et 2034.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Evergrande: la filiale NEV électrisée par des rumeurs de rachats

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Le marché de la voiture électrique est particulièrement lucratif en Chine. (archive) (© KEYSTONE/AP/NG HAN GUAN)

La valorisation de l'action de NEV, la filiale de véhicules électriques du géant chinois de l'immobilier Evergrande, a doublé lundi à la Bourse de Hong Kong, à la suite d'informations sur son possible rachat.

Evergrande, dont l'endettement est astronomique, est un symbole de la crise immobilière qui sévit depuis des années en Chine.

Au début de l'année, un tribunal de Hong Kong a ordonné la liquidation du promoteur chinois qui a échoué à présenter un plan de restructuration convaincant.

La crise que traverse le groupe a eu des conséquences sur les filiales d'Evergrande qui ont vu le cours de leurs actions s'effondrer.

Lundi, le cours d'Evergrande NEV a brièvement bondi de 113% à la reprise des échanges qui avaient été suspendus le 17 mai.

Selon Bloomberg News, il s'agit de la plus forte hausse enregistrée en une seule journée depuis près de 10 ans.

Toutefois, les actions de cette branche d'Evergrande ne valent encore qu'une fraction de ce qu'elles valaient à leur apogée en 2021, avant la crise du groupe immobilier.

Cette hausse fait suite à l'annonce, dimanche, selon laquelle des liquidateurs sont en pourparlers avec des acheteurs potentiels qui pourraient acheter près de 60% des actions de la filiale.

Dans le cadre de cet accord, l'acheteur pourrait prendre une participation initiale de 29% et disposer d'une option pour acheter 29,5% supplémentaires ultérieurement.

La semaine dernière, les autorités chinoises ont ordonné à Evergrande NEV de rembourser 1,9 milliard de yuans (241 millions de dollars) de subventions et de mesures incitatives, ce qui, selon la filiale, "pourrait avoir un impact négatif important sur la situation financière".

En janvier, le patron d'Evergrande NEV Liu Yongzhuo a été placé en détention "pour suspicion de délits illégaux".

En Chine, le marché de la voiture électrique est particulièrement lucratif et de nombreux constructeurs locaux innovants y ont vu le jour ces dernières années.

Le groupe Evergrande avait à ce titre d'importantes ambitions pour sa filiale automobile.

Son fondateur, Xu Jiayin, souhaitait ainsi transformer son groupe d'ici 10 ans en champion de l'électrique et faire de ce secteur son nouveau coeur de métier, avaient rapporté les médias locaux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Musk veut créer un supercalculateur pour accompagner xAI (médias)

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Elon Musk accélère le développement de sa start-up dédiée à l'IA. (© KEYSTONE/AP/Susan Walsh)

Le milliardaire Elon Musk a annoncé lors d'une présentation à des investisseurs qu'il prévoit de créer d'ici à l'automne 2025 un supercalculateur pour développement de sa start-up xAI dédiée à l'intelligence artificielle, selon des informations de presse.

"Lors d'une présentation aux investisseurs en mai, Musk a déclaré qu'il souhaitait que le supercalculateur soit opérationnel d'ici l'automne 2025 et qu'il se tiendrait personnellement responsable de sa livraison à temps", indique samedi le site spécialisé The Information.

"Elon Musk a déclaré publiquement que sa start-up d'intelligence artificielle xAI aura besoin de 100'000 semi-conducteurs spécialisés pour former et exécuter la prochaine version de son IA conversationnelle Grok", souligne le site.

Il est ainsi précisé qu'Elon Musk a déclaré aux investisseurs qu'"une fois terminés, les groupes de puces connectés" du fabricant Nvidia "seraient au moins quatre fois plus grands" que ce qui existe actuellement, comme ceux "construits par Meta Platforms pour entraîner ses modèles d'IA". xAI pourrait s'associer au géant de la tech Oracle, croit également savoir The Information.

Ce supercalculateur "nécessiterait de dépenser des milliards de dollars et d'avoir accès à suffisamment d'énergie. Mais cela pourrait aider la start-up d'un an à rattraper ses rivaux plus âgés et mieux financés.

Début novembre, Elon Musk a présenté "Grok", un chatbot d'IA générative comme ChatGPT ayant un accès en temps réel "aux connaissances du monde via la plateforme X", un "avantage unique et fondamental" selon le site de xAI.

Le dirigeant de Tesla, SpaceX, X (anciennement Twitter) et Neuralink a créé xAI en juillet 2023, en réaction notamment à l'ascension d'OpenAI, qui a popularisé l'intelligence artificielle (IA) générative.

Il avait pourtant cofondé OpenAI en 2015 avec Sam Altman et d'autres personnes, avec des statuts d'organisation à but non lucratif et dans le but de faire de la recherche dite "open source", et de ne pas laisser Google dominer cette technologie majeure. Mais il avait ensuite claqué la porte, et fait désormais partie des plus virulents critiques de la société.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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