International
La victoire de Lula saluée dans le monde, mandat compliqué en vue
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2022/10/les-supporters-de-lula-celebrent-le-retour-du-candidat-de-gauche-a-la-presidence-1000x600.jpg&description=La victoire de Lula saluée dans le monde, mandat compliqué en vue', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Le Brésil était lundi dans l'attente anxieuse d'une reconnaissance de sa défaite par le président Jair Bolsonaro. Le président sortant s'est muré dans le silence depuis l'annonce de la victoire, saluée dans le monde entier, de Lula, dont le mandat s'annonce compliqué.
Après avoir perdu dimanche avec une marge étroite (50,9%-49,1%), le chef de l'Etat en exercice - jusqu'à la passation de pouvoir au 1er janvier - s'était isolé dans sa résidence officielle d'Alvorada à Brasilia.
Il s'est rendu lundi matin au Palais du Planalto, le siège de la présidence. Il y a passé la journée, sans faire la moindre déclaration publique, puis est retourné en fin de journée dans la résidence officielle d'Alvorada, a constaté un photographe de l'AFP.
Ce lourd silence, dont Lula avait dit être "inquiet" dimanche soir, rappelait à beaucoup de Brésiliens que Jair Bolsonaro avait maintes fois menacé de ne pas reconnaître le verdict des urnes s'il perdait.
Ce climat d'incertitude se reflétait dans la volatilité de la Bourse de Sao Paulo, la première place financière d'Amérique latine, qui, après avoir ouvert dans le rouge, a clôturé sur une hausse de 1,36%, après de nombreuses variations en cours de séance.
Le blocage d'axes routiers dans au moins 11 Etats et à Brasilia, selon la police routière, par des camionneurs bolsonaristes et autres manifestants portant souvent le t-shirt jaune et vert de la droite radicale inquiétait aussi. Selon la Police fédérale, on comptait pas moins de "47 points d'obstruction" à mi-journée.
Journalistes menacés
La sécurité était renforcée en fin de journée à Brasilia, en prévision de la possible arrivée de manifestants. Bolsonaro "a été enlevé de son trône par la force, et on va le remettre au pouvoir avec la force qui est la nôtre, nous, le groupe des camionneurs", renchérit un chauffeur routier de 40 ans.
"La mesure a été prise après l'identification d'une possible manifestation convoquée à cet endroit sur les réseaux sociaux", ajoute la police.
Sur le point de blocage, la presse a été menacée par les manifestants. Les journalistes se sont regroupés et ont choisi de quitter les lieux.
Des barrages de pneus enflammés ou de véhicules étaient érigés sur des axes routiers du Mato Grosso (centre-ouest), a annoncé Concessionaria Rota Oeste, le gestionnaire d'une autoroute de cet Etat agricole qui vote Bolsonaro, mais aussi des routes du Parana et de Santa Catarina (sud), des fiefs bolsonaristes.
Une autoroute reliant les métropoles de Rio et de Sao Paulo dans le sud-est était aussi bloquée, sans qu'il soit possible de savoir si le mouvement était spontané ou coordonné par un groupe politique.
"Relations solides"
"Si le risque de manifestations à court terme est élevé, celui d'une sérieuse crise institutionnelle est très faible", estimaient toutefois les consultants d'Eurasia Group.
La victoire de Lula a été saluée dans le monde entier par une avalanche de messages de dirigeants étrangers, de Washington, Londres, Paris, Pékin, Moscou, New Delhi, Buenos Aires à la Commission européenne, dont beaucoup ont exprimé leur impatience de renouer des relations solides et productives avec Brasilia, après quatre années d'isolement diplomatique sous Jair Bolsonaro.
La Suisse a réagi par l'entremise de son ambassadeur au Brésil Pietro Lazzeri, qui a tweeté: "Félicitations au président élu. La Suisse entretient depuis longtemps de bonnes relations avec le Brésil, qu'elle entend poursuivre et développer avec le nouveau gouvernement brésilien".
De nombreux dirigeants ont saisi l'occasion de rappeler à Lula à quel point le dossier de la protection de l'Amazonie, où la déforestation a battu des records depuis 2019, était prioritaire pour l'avenir de la planète.
Joe Biden a salué lundi "la relation solide" entre les Etats-Unis et le Brésil lors d'un appel avec Lula, a indiqué la Maison Blanche. Les deux dirigeants "se sont engagés à continuer à travailler ensemble pour relever des défis communs, notamment le changement climatique, la protection de la sécurité alimentaire, la promotion de la démocratie et de l'inclusion ainsi que la gestion des migrations régionales", a précisé un communiqué.
Principal bailleur de fonds pour la protection de la plus grande forêt tropicale au monde, la Norvège a annoncé le déblocage de ses financements suspendus depuis 2019.
"Le Brésil est prêt à reprendre son leadership dans la lutte contre la crise climatique (...) Le Brésil et la planète ont besoin d'une Amazonie en vie", avait lancé Lula dimanche soir, dans son discours de victoire.
Le gouvernement de Lula devra redonner des moyens aux organismes de surveillance de la déforestation en Amazonie, très affaiblis par les coupes dans les crédits, les démembrements et l'impunité totale de toutes sortes de trafiquants.
"Pacifier le pays"
Le mandat de Lula s'annonce compliqué.
Anticipant déjà des difficultés, il avait souhaité dimanche que "le gouvernement (sortant) soit civilisé" et comprenne qu'"il est nécessaire de faire une bonne passation de pouvoir".
Lula va devoir rassembler un Brésil malmené par quatre années de gestion tumultueuse de son prédécesseur, un pays coupé en deux par la campagne la plus polarisée et brutale de son histoire récente.
"La moitié de la population est mécontente" du résultat, note pour l'AFP Leandro Consentino, un politologue de l'Université privée Insper de Sao Paulo, 58 millions d'électeurs ayant voté Bolsonaro. "Lula va devoir pacifier le pays".
Il "n'existe pas deux Brésil", a déclaré dimanche Lula. "Je vais gouverner pour 215 millions de Brésiliens".
Coalition hétéroclyte
L'icône de la gauche va aussi devoir composer avec un Parlement que les élections législatives du 2 octobre ont fait pencher davantage vers la droite radicale, le Parti libéral (PL) de Jair Bolsonaro étant devenu la première formation à la Chambre des députés comme au Sénat.
Lula a réuni une coalition hétéroclite d'une dizaine de formations autour de son Parti des Travailleurs (PT) et va devoir user tous ses talents de négociateur pour gouverner au centre.
Dans les deux mois de transition, le futur président doit faire des annonces sur la composition de son gouvernement.
Lula pourrait laisser place à davantage de diversité dans son équipe : des femmes -il n'en reste plus qu'une dans le dernier gouvernement Bolsonaro- des personnes de couleur et des indigènes, dont un représentant devrait prendre la tête d'un ministère nouvellement créé des Affaires autochtones.
Autre défi de taille pour Lula: il devra financer les politiques sociales promises, mais sans la croissance économique sous ses précédents mandats (2003-2010).
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Rafa Mir condamné à 8 ans et demi de prison pour viol
Le joueur du club d'Elche Rafa Mir a été condamné lundi à huit ans et demi de prison pour viol et coups et blessures, a annoncé le Tribunal supérieur de justice de la région de Valence.
Le tribunal a imposé à Rafa Mir, qui se disait innocent, le versement à la victime d'une indemnisation de 64'000 euros.
"L'Audience de Valence a condamné à huit ans et demi de prison le footballeur de l'Elche CF, auparavant du Valencia CF, qui a été jugé le 28 mai dernier pour un délit d'agression sexuelle (délit désignant aussi les viols en Espagne, ndlr) et un délit de blessures", a précisé la juridiction sur X.
Un second accusé, ami du footballeur, a quant à lui été condamné à deux ans et demi de prison pour agression sexuelle et "délit contre l'intégrité morale".
Les faits se sont produits le 1er septembre 2024 au domicile du joueur dans la commune valencienne de Bétera, après que Rafa Mir et son ami ont fait la connaissance de deux femmes dans une discothèque. Le joueur de 28 ans avait été arrêté le 2 septembre 2024 après la plainte des deux femmes et avait passé deux nuits en garde à vue avant d'être remis en liberté.
Cet ancien international junior avait admis avoir eu des relations sexuelles, mais avait affirmé qu'elles étaient consenties. Son club de l'époque, Valence, ne l'avait pas licencié mais l'avait sanctionné de deux matchs de suspension et lui avait imposé une amende.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Marc Cucurella signe au Real Madrid
Le Real Madrid a annoncé lundi le transfert de Marc Cucurella (27 ans). Formé à Barcelone, le défenseur international espagnol (24 sélections) évoluait à Chelsea depuis 2022.
"Le Real Madrid et Chelsea se sont mis d'accord pour le transfert de Marc Cucurella qui rejoint le club pour les six prochaines saisons, jusqu'au 30 juin 2032", annonce le Real dans un communiqué. L'indemnité de transfert est estimée à 55 millions d'euros par différents médias.
Avec Chelsea, qu'il a rejoint en 2022 en provenance de Brighton pour 65 millions d'euros, le latéral gauche a remporté la Conference League en 2025. Il a été formé à la "Masia", l'académie du FC Barcelone, grand rival du club madrilène, avant de se révéler sous le maillot de Getafe en Espagne.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
UniCredit contre-attaque, accuse Commerzbank de semer la confusion
UniCredit a annoncé lundi avoir saisi le superviseur financier allemand BaFin dans le cadre de son offre hostile sur Commerzbank.
La banque italienne accuse sa concurrente allemande de "semer la confusion" sur l'offre d'achat qui doit se clôturer mardi soir, sauf prolongation.
Commerzbank "choisit de se concentrer sur des allégations infondées avec l'intention, apparemment, de perturber l'intégrité de l'offre, semant la confusion parmi les parties prenantes", a accusé la direction d'UniCredit dans un communiqué.
"Cela détourne l'attention de l'opportunité stratégique de bâtir un champion bancaire européen plus solide et plus compétitif, créateur de valeur pour tous", selon UniCredit.
La banque italienne a demandé à la BaFin "d'examiner les circonstances entourant ces déclarations, leur exactitude et leur intention apparente de perturber l'intégrité de l'offre".
Commerzbank, qui avait déjà saisi la BaFin, accuse UniCredit de gonfler artificiellement l'impression de succès de son offre.
UniCredit communique régulièrement sur le taux d'acceptation de son offre sur Commerzbank: il était de 11,86% vendredi, s'ajoutant à une participation de 26,7% acquise au moment de lancer début mai son offre de reprise sur sa rivale allemande, valorisée 35 milliards d'euros.
La banque italienne y ajoute 13,19% du capital détenu via des dérivés en espèces et 3,22% via des dérivés en actions.
Selon la direction de Commerzbank, les actions apportées à l'offre proviennent quasi exclusivement de banques et d'institutions financières dans l'écosystème d'UniCredit, notamment comme contreparties sur des produits dérivés.
En d'autres termes, pas des actionnaires de Commerzbank convaincus par l'offre, qui ne serait du reste pas attractive car valorisant la banque allemande en dessous de son cours boursier actuel.
Le comité central d'entreprise de Commerzbank a d'ailleurs chargé vendredi son président de déposer une plainte contre X pour suspicion de manipulation de marché et d'information trompeuse.
UniCredit continue de "rejeter fermement les allégations et insinuations concernant ses déclarations et le processus d'offre".
"À aucun moment UniCredit n'a regroupé ni confondu les différentes catégories qui doivent être déclarées en vertu de la réglementation applicable; la confusion entre ces catégories provient à plusieurs reprises de la direction de Commerzbank, et non d'UniCredit, apparemment dans le but de monter un récit trompeur", a accusé lundi la banque italienne.
UniCredit souligne par ailleurs que sa participation dépasse désormais "confortablement" le seuil de 30% qu'elle s'était fixé. La banque serait ainsi en mesure de "nommer l'ensemble des représentants des actionnaires au sein du conseil de surveillance" pour mettre en place sa stratégie.
"Toute suggestion selon laquelle un seuil plus élevé serait requis pour ces mesures de gouvernance est incorrecte", a martelé la banque. "Les seules décisions nécessitant une majorité de 75% en assemblée générale seraient une fusion ou d'autres opérations de réorganisation de la société", ce qui n'est envisagé que dans un deuxième temps par UniCredit avec sa filiale allemande HypoVereinsbank.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
L'ONU dénonce les dizaines d'exécutions en Iran depuis janvier
L'ONU condamne au moins 40 exécutions en Iran depuis janvier pour des raisons sécuritaires, y compris 18 manifestants. Dans la bande de Gaza, près de 1000 Palestiniens ont été tués depuis le cessez-le-feu d'octobre dernier, a-t-elle dit lundi à Genève.
"Toutes les parties doivent faire preuve d'une retenue maximale", a dit le haut commissaire aux droits de l'homme Volker Türk au début d'un mois de travaux du Conseil des droits de l'homme. En Iran, "les autorités ont intensifié leur répression brutale" avec des milliers d'arrestations, selon lui.
S'il salue l'accord entre les Etats-Unis et Téhéran qui doit être signé vendredi à Genève pour mettre un terme à trois mois d'affrontements, il renvoie dos à dos ces deux pays, ainsi qu'Israël pour les frappes des derniers mois. Il a estimé "entièrement inacceptable" le blocage d'Ormuz.
A Gaza, les autorités israéliennes poussent les Palestiniens dans "une portion toujours plus petite du territoire". Et 82 personnes ont été tuées par le Hamas depuis octobre, dit le haut commissaire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
ConcoursIl y a 10 heures
Partez à la découverte de Saas-Fee avec LFM !
-
FootballIl y a 2 jours
"Nous avons faim comme jamais", lance Xhaka avant Qatar - Suisse
-
InternationalIl y a 2 jours
G7: un gendarme décédé, deux blessés dans un accident de la route
-
LausanneIl y a 2 jours
Balades poussettes: elles marchent pour ne plus être seules
-
CultureIl y a 2 jours
L'Eté culturel revient pour la troisième fois au Château de Morges
-
InternationalIl y a 2 jours
Trump affirme qu'un accord sera signé dimanche avec l'Iran
-
GenèveIl y a 1 jour
Des heurts lors de la manifestation contre le G7 à Genève
-
SuisseIl y a 1 jour
Bâle-Ville introduit une part quasi généralisée d'impôt à la source


