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International

Le président dissout le parlement - Elections anticipées

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Le président Mattarella a dissout le parlement après la démission du Premier ministre Mario Draghi (photo). (© KEYSTONE/AP/Gregorio Borgia)

A peine la page Draghi a-t-elle été tournée que l'Italie se retrouve en campagne électorale avec la décision jeudi du président Sergio Mattarella de dissoudre le parlement. Des élections anticipées devraient se tenir fin septembre ou début octobre.

"La situation politique a conduit à cette décision", a déclaré le président lors d'une brève allocution télévisée, en référence à la démission du Premier ministre Mario Draghi après la défection de trois partis importants de sa coalition lors d'un vote de confiance au Sénat.

"La discussion, le vote et les modalités dans lesquelles ce vote a été exprimé hier au Sénat ont rendu évidentes la fin du soutien parlementaire au gouvernement et l'absence de perspectives pour donner naissance à une nouvelle majorité", a-t-il expliqué. Il a rendu hommage aux "efforts déployés durant ces 18 mois" par M. Draghi.

Les médias italiens avancent plusieurs dates possibles pour ces élections: le 18 et le 25 septembre, ou encore le 2 octobre. L'archi-favori du scrutin à venir est la coalition dite "de centre-droit", qui réunit Forza Italia, le parti de droite de Silvio Berlusconi, et l'extrême droite représentée par la Ligue du tribun populiste antimigrants Matteo Salvini et Fratelli d'Italia.

Fratelli d'Italia, parti post-fasciste présidé par Giorgia Meloni, est donné en tête dans les intentions de vote, à près de 24%, devant le Parti démocrate (22%) et la Ligue (14%), selon un sondage de l'institut SWG réalisé le 18 juillet. Forza Italia recueillerait 7,4% des voix et le Mouvement 5 Etoiles (M5S) 11,2%.

Rejet du pacte de gouvernement

Jusqu'à nouvel ordre, le gouvernement démissionnaire dirigé par Mario Draghi reste en place pour expédier les affaires courantes.

La démission de l'ex-chef de la Banque centrale européenne était devenue inévitable après que Forza Italia, le parti de droite de Silvio Berlusconi, la Ligue, la formation d'extrême droite de Matteo Salvini, et la formation populiste Mouvement 5 Etoiles (M5S) eurent refusé de participer à un vote de confiance demandé mercredi par le chef du gouvernement au Sénat.

M. Draghi s'était dit prêt à rester à son poste seulement si les partis de sa coalition rentraient dans le rang autour d'un "pacte" de gouvernement, déjà mis en péril la semaine dernière par une première défection du M5S. Leur réponse a été cinglante.

En crise depuis le 14 juillet

Arrivé à la tête de l'exécutif en février 2021 pour sortir l'Italie de la crise sanitaire et économique, M. Draghi, 74 ans, avait présenté sa démission le 14 juillet au président Mattarella, qui l'avait aussitôt refusée.

M. Draghi estimait que son gouvernement d'unité nationale, allant de la gauche à l'extrême droite, était caduc après la crise provoquée par la défection le même jour lors d'un vote-clé, déjà au Sénat, du M5S, lui-même confronté à de fortes dissensions internes et à une hémorragie de parlementaires.

Mais son appel a été ignoré par les poids-lourds de sa coalition, déjà les yeux rivés sur la campagne électorale à venir. Finalement, seuls le centre et la gauche incarnée par le Parti démocrate (PD) sont restés jusqu'au bout à ses côtés, entre autres parce qu'ils redoutent plus que tout des élections anticipées où ils sont donnés battus par la droite dans toutes les enquêtes d'opinion.

L'extrême droite "prête"

"Nous sommes prêts. Cette nation a un besoin désespéré de recouvrer sa conscience, sa fierté et sa liberté", a tweeté jeudi Giorgia Meloni, une journaliste de formation de 45 ans qui pourrait devenir la prochaine cheffe du gouvernement italien.

Une perspective qui préoccupe les partenaires européens de l'Italie, car sans défendre une sortie de l'UE, Fratelli d'Italia prône une révision des traités et la substitution de l'Union par une "confédération d'Etats souverains". Il ne plaide pas pour une sortie de l'euro mais réclame une réforme radicale de la BCE.

L'UE et l'Otan perdent aussi avec Mario Draghi un "pilier", précieux allié dans leur soutien à l'Ukraine contre Moscou, et ils craignent l'arrivée au pouvoir du russophile Matteo Salvini.

Les marchés scrutent de leur côté avec attention la situation dans la troisième économie de la zone euro. Le "spread", l'écart, très surveillé, entre les taux d'intérêt allemand et italien à dix ans, est monté jeudi à 240 points de base, atteignant un plus haut depuis la mi-juin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Zelensky rencontrera Trump à Davos à 13h00

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Les présidents Donald Trump et Volodymyr Zelensky doivent se rencontrer ce jeudi à 13h00 à Davos (Archives). (© KEYSTONE/EPA/PRESIDENTIAL PRESS SERVICE HANDOUT)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé au Forum économique de Davos où il rencontrera son homologue américain Donald Trump à 13h00, a indiqué jeudi la présidence ukrainienne.

"Le président de l'Ukraine est arrivé en Suisse pour prendre part au Forum économique mondial et rencontrer le président (Donald) Trump", a indiqué son porte-parole Serguiï Nykyforov, ajoutant qu'il rencontrerait Donald Trump à 13h00 et prononcerait une allocution à 14h30.

Mercredi au WEF, Donald Trump a affirmé que la Russie et l'Ukraine seraient "stupides" de ne pas arriver à un accord pour mettre fin au conflit, qu'il avait promis de régler en une journée en prenant ses fonctions il y a un an.

Et il a répété que les présidents russe et ukrainien étaient proches d'un accord, une affirmation qu'il a souvent répétée même s'il a alternativement blâmé l'un ou l'autre pour l'absence de cessez-le-feu.

"Il ne reste qu'un point à régler" dans les négociations, a affirmé jeudi à Davos l'envoyé spécial américain Steve Witkoff, qui doit se rendre dans la journée à Moscou, avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, pour des discussions avec Vladimir Poutine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Le Real Madrid toujours le club aux plus hauts revenus

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Le Real Madrid demeure le club générant le plus de revenus (© KEYSTONE/AP/Jose Breton)

Avec 1,161 milliard d'euros de revenus générés en 2024/25, nouveau record, le Real Madrid est toujours en tête du classement "Football Money League" publié jeudi par le cabinet Deloitte.

Vainqueur de la dernière Ligue des champions, le Paris St-Germain cède une place pour se retrouver 4e.

Le FC Barcelone, 6e l'année précédente, retrouve le podium (2e) pour la première fois depuis la saison 2019/20 avec près d'un milliard de revenus (974 millions d'euros), devant le Bayern Munich (plus de 860 millions). Le PSG, troisième dans la dernière édition du classement, recule lui d'une place, avec 837 millions d'euros, en légère hausse par rapport à l'année précédente (836 millions).

Liverpool est pour la première fois le club anglais avec les recettes les plus élevées (836 millions), et bondit de la 8e à la 5e place.

En 2026, les 20 clubs de la "Football Money League" ont déclaré des revenus cumulés de 12,4 milliards d'euros, un record et une hausse de 11% par rapport à la saison 2023/24. L'étude de Deloitte se base sur trois sources de revenus pour établir son classement: la billetterie, les droits TV et les revenus commerciaux.

Grâce au Mondial des clubs

Pour la troisième année consécutive, ce sont les revenus commerciaux qui représentent la part la plus importante des recettes des clubs (5,3 milliards d'euros, soit 43% du total). Les revenus des droits TV sont eux en forte hausse, de 10%, et représentent 38% du total des recettes.

Cette hausse, explique Deloitte, s'explique notamment par les droits TV du Mondial des clubs élargi à 32 équipes et dont la première édition s'est déroulée l'été dernier aux Etats-Unis. Les clubs qui ont participé à ce Mondial connaissent une augmentation de 17% de leurs revenus liés aux droits TV.

Du côté du football féminin, les 15 clubs avec le plus de revenus génèrent un total de recettes dépassant les 150 millions d'euros pour la première fois (158 millions). Le classement est dominé par Arsenal, titré en Ligue des champions (25,6 millions), avec une hausse des recettes de 43% par rapport à la saison précédente, devant Chelsea (25,4 millions) et Barcelone (22 millions).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Tuerie d'Uvalde: acquittement d'un policier accusé d'inaction

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Il a fallu attendre 77 minutes et l'arrivée d'une unité spécialisée pour que le tireur soit abattu dans l'école d'Uvalde, au Texas (archives). (© KEYSTONE/EPA UVALDE CONSOLIDATED SCHOOL DISTR/UVALDE CONSOLIDATED S)

Un tribunal américain a acquitté mercredi un ex-policier, jugé pour inaction lors de la tuerie en 2022 dans une école du Texas, à Uvalde. Deux enseignantes et 19 enfants avaient perdu la vie dans le massacre commis par un homme de 18 ans avec un fusil d'assaut.

Cette tuerie reste aujourd'hui la pire en milieu scolaire commise aux Etats-Unis depuis une quinzaine d'années. Elle a marqué la mémoire collective américaine au fer rouge, à cause du jeune âge des enfants décédés - neuf ans pour certains - mais aussi en raison des lenteurs de la police pour réagir.

En effet, malgré la mobilisation de 376 agents issus de multiples forces, il avait fallu attendre 77 minutes et l'arrivée d'une unité spécialisée pour que le tireur soit abattu.

Adrian Gonzales, policier du district scolaire d'Uvalde, comptait parmi les premiers agents sur les lieux. Il était accusé de mise en danger de la vie d'autrui, tout particulièrement d'enfants, n'ayant pas "engagé [le combat], distrait ou retardé le tireur".

Frustration

"Nous, le jury, déclarons l'accusé Adrian Gonzales non coupable", a lu le juge lors de l'audience qui se déroulait à Corpus Christi, à quelque 320 km d'Uvalde, après plusieurs heures de délibérations.

Des familles de victimes ont exprimé leur frustration à l'issue de l'acquittement, un rare dossier de mise en cause des forces de l'ordre en ce qui concerne leur réaction face à une tuerie de masse.

"Ils ont encore laissé tomber les enfants", a réagi Javier Cazares, père de Jackie Cazares, une écolière morte dans l'attaque.

L'ancien chef de la police du district scolaire d'Uvalde, Pete Arredondo, est poursuivi pour abandon et mise en danger d'enfants. Il sera jugé séparément.

En janvier 2024, le département américain de la justice avait reconnu une "cascade d'échecs" dans la réaction des forces de l'ordre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le procès de trois militants de Tiananmen s'ouvre à Hong Kong

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Quelque 70 personnes ont fait la queue jeudi matin pour entrer au tribunal de première instance de West Kowloon, où des dizaines de policiers étaient déployés. (© KEYSTONE/AP/Chan Long Hei)

Le procès pour atteinte à la sécurité nationale de trois militants qui organisaient chaque année des commémorations à Hong Kong de la répression de Tiananmen s'est ouvert jeudi. Ils encourent jusqu'à 10 ans de prison.

Hong Kong, "région administrative spéciale" de Chine, a longtemps été le seul endroit du territoire chinois où il était possible de commémorer publiquement la répression sanglante, le 4 juin 1989, des manifestations pro-démocratie de la place Tiananmen, à Pékin.

Mais les autorités ont interdit les veillées depuis 2020, date à laquelle Pékin a imposé à l'ancienne colonie britannique une législation drastique sur la sécurité nationale, après les manifestations pro-démocratie massives, parfois violentes, de l'année précédente.

Les trois ex-dirigeants de l'alliance de Hong Kong, organisation désormais dissoute, sont poursuivis pour "incitation à la subversion". Quelque 70 personnes ont fait la queue jeudi matin pour entrer au tribunal de première instance de West Kowloon, où des dizaines de policiers étaient déployés.

"Subversion"

Le procès, qui devrait durer 75 jours, se déroulera sans jury. Les accusés Chow Hang-tung et Lee Cheuk-yan, détenus depuis leur arrestation en 2021, ont plaidé non coupable au début de l'audience. Le troisième, Albert Ho, a plaidé coupable.

L'alliance avait à plusieurs reprises appelé à "mettre fin au régime de parti unique" en Chine, ce que les procureurs considèrent comme de la subversion, selon un document judiciaire publié mercredi.

Amnesty International a souligné jeudi que le procès constituait une nouvelle mesure pour réduire au silence la dissidence à Hong Kong. "Cette affaire ne concerne pas la sécurité nationale. Il s'agit de réécrire l'histoire et de punir ceux qui refusent d'oublier les victimes de la répression de Tiananmen", a déclaré Sarah Brooks, directrice régionale adjointe de l'organisation de défense des droits de l'homme.

Le procès de Tiananmen suit la condamnation le mois dernier du magnat des médias pro-démocratie Jimmy Lai. Il a été reconnu coupable de complot en vue de collusion avec des forces étrangères, mais sa peine n'a pas encore été déterminée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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