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Merkel et Scholz tentent de mobiliser les indécis

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A 24h00 de législatives totalement indécises en Allemagne, Angela Merkel a livré samedi un vibrant plaidoyer, lors de son dernier meeting en tant que chancelière, pour le candidat conservateur Armn Laschet, donné perdant face au social-démocrate Olaf Scholz. (© KEYSTONE/AP/Martin Meissner)

A la veille de législatives incertaines en Allemagne, Angela Merkel et le social-démocrate Olaf Scholz ont jeté toutes leurs forces dans la bataille samedi lors de derniers meetings pour mobiliser les électeurs indécis.

Longtemps à l'écart des joutes électorales, la chancelière, qui a échoué à préparer sa succession, ne ménage plus ses efforts pour tenter de permettre à l'union conservatrice CDU-CSU d'arracher une victoire inattendue.

Une défaite de son camp ternirait en effet le bilan de celle qui va égaler, avec 16 ans à la chancellerie, le record de longévité d'Helmut Kohl.

"Ce n'est que tous les quatre ans que vous avez l'occasion de décider au niveau fédéral qui doit façonner cet avenir pour vous à Berlin", a lancé Mme Merkel à Aix-la-Chapelle, aux côtés du candidat chrétien-démocrate, l'impopulaire et maladroit Armin Laschet.

L'ancien journaliste de 60 ans "a appris la politique en partant de zéro et il dirige cet État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie comme un État fédéral prospère", a vanté la cheffe du gouvernement allemand, qui risque de devoir expédier les affaires courantes dans les mois à venir, durant les négociations pour former une nouvelle coalition au pouvoir.

"Il faut prendre les bonnes décisions (...) car il s'agit de votre pays et vous décidez de votre futur gouvernement" qui devra assurer "la prospérité, la sécurité et la paix", a souligné la dirigeante, 67 ans dont plus de trente en politique.

Depuis le retournement des sondages, au coeur de l'été, le candidat conservateur tout en rondeur, est lui-même passé à l'attaque, agitant le spectre d'un virage à gauche avec Olaf Scholz, le pourtant très modéré chef de file du SPD, ministre des Finances d'Angela Merkel depuis 2018.

Joker inattendu

Alors que le centre-droit a toujours récolté plus de 30% des suffrages aux scrutins nationaux et fourni au pays cinq des huit chanceliers de l'après-guerre, les conservateurs sont menacés de leur pire score électoral.

Dans les récents sondages, les sociaux-démocrates sont en tête avec quelque 25% des intentions de vote, contre 21 à 23% des suffrages pour la CDU/CSU.

Mais l'écart s'est resserré dans la dernière ligne droite.

La glissade dans les sondages d'Armin Laschet a propulsé le vice-chancelier Olaf Scholz, âgé de 63 ans, en joker inattendu. Lui aussi a tenté samedi, lors d'un ultime meeting dans sa circonscription de Potsdam, de mobiliser les hésitants en promettant le "changement".

Avec son flegme habituel, qui confine à l'ennui selon ses détracteurs, il a promis une hausse du salaire minimum et a adressé un clin d'oeil appuyé aux nombreux jeunes qui ont manifesté la veille pour le climat et qui ont selon lui le mérite de "mettre le doigt sur la plaie".

Son expérience de grand argentier rassurent aussi les électeurs allemands, qui semblent en quête du meilleur héritier d'une chancelière qui bénéficie toujours d'une popularité au zénith.

Cette préoccupation pousse chacun des candidats à revendiquer sa proximité avec Angela Merkel et laisse augurer de la poursuite d'un cap centriste et pro-européen après le départ de la chancelière.

L'offensive menée ces derniers jours par les conservateurs contre l'épouvantail d'une coalition "rouge" englobant sociaux-démocrates, écologistes et gauche radicale pourrait cependant avoir porté ses fruits auprès d'une partie de l'électorat.

Traumatisme

Malgré l'importance des questions climatiques dans la campagne, et le traumatisme du pays touché par des crues meurtrières en juillet, la cause écologiste n'a pas progressé autant que l'espéraient les "Grünen", un temps donnés en lice pour décrocher la chancellerie.

La candidate des Verts Annalena Baerbock obtiendrait 15% des suffrages, s'adjugeant la troisième place, devant le parti libéral FDP autour de 11%.

Les Verts devraient néanmoins jouer un rôle pivot dans la future coalition, dont la formation s'annonce encore plus complexe que par le passé: elle devrait nécessiter trois partis pour succéder à l'actuelle "GroKo" (grande coalition) composée de l'Union CDU/CSU et du SPD.

Dans l'éventail des coalitions possibles, une majorité dominée par la gauche et les Verts, ou associant les libéraux et le centre droit, influerait sur les choix de politique budgétaire, fiscale, climatique du pays, et ses orientations diplomatiques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Vers un 5e sacre de Tadej Pogacar?

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Tadej Pogacar en route vers un 5e sacre? (© KEYSTONE/AP/Thibault Camus)

Le 113e Tour de France s'élancera ce samedi de Barcelone. Au-delà de la domination écrasante de Tadej Pogacar sur le peloton, décryptage d'un parcours exigeant et des principaux favoris.

Les 184 coureurs au départ de Barcelone s'apprêtent à avaler près de 3333 km de route et 54'000 m de dénivelé, répartis en 21 étapes. En guise d'amuse-bouche, ils auront droit au premier contre-la-montre par équipe organisé en ouverture du TdF depuis 1971. Au terme de cet exercice collectif de 20 km dans les rues du chef-lieu catalan, un temps individuel sera attribué à chaque coureur pour désigner le premier maillot jaune de cette édition 2026.

Avec pas moins de huit étapes de montagne et cinq arrivées au sommet, la difficulté est au rendez-vous, et culminera en dernière semaine. Le peloton ne franchira le sommet du Tour que lors de l'avant-dernière étape, avec le col du Galibier (2642 m) en guise de juge de paix avant l'arrivée traditionnelle sur les Champs-Elysées à Paris. A noter qu'un seul chrono individuel est au programme le 21 juillet, au lendemain de la 2e et dernière journée de repos entre Evian et Thonon-les-Bains (26,1 km). Deux jours auparavant, les Genevois auront l'occasion d'apercevoir la caravane du Tour pour la première fois depuis 1992 sur les pentes du Salève.

Pogacar en favori devant Vingegaard

A l'heure d'aborder son 7e Tour de France, Tadej Pogacar s'avance comme l'immense favori. Le quadruple vainqueur de l'épreuve a tout raflé ou presque sur son chemin vers le départ de la Grande Boucle. Le Slovène de 27 ans compte déjà 13 succès en 16 jours de course en 2026, et a dominé sans partage le Tour de Romandie et le Tour de Suisse, qu'il a remporté pour la première fois. Avec cette préparation sans fausse note, le leader de la formation UAE arrive avec une confiance qui pourrait le permettre d'égaler les légendes de l'épreuve, à savoir Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain, tous vainqueurs à cinq reprises sur le Tour.

Derrière lui, le Danois Jonas Vingegaard se présente une nouvelle fois comme son concurrent le plus sérieux. Le double vainqueur de l'épreuve (2022, 2023) a remporté le Giro fin mai, le dernier Grand Tour qui manquait à son palmarès, après s'être imposé sur Paris-Nice et le Tour de Catalogne. Mais il reste sur deux échecs cuisants sur la course mythique du mois de juillet, et devra se passer de son lieutenant Wout van Aert, forfait. Contrairement à 2024 et 2025, le leader de la formation "Visma-Lease a bike" aborde la Grande Boucle en pleine possession de ses moyens, et compte bien en profiter pour réaliser un doublé Giro - Tour inédit depuis...2024 et un certain Pogacar.

Seixas et Lipowitz en embuscade

Derrière les deux géants, la presse hexagonale s'est découvert une nouvelle idole en Paul Seixas. Le Lyonnais de 19 ans attire tous les regards à l'aune de sa première participation. En s'imposant sur le Tour du Pays basque cette année, le coureur de l'équipe Decathlon CMA CGM est devenu le premier Français depuis 2007 à s'imposer sur une course à étapes WorldTour. Il a également remporté la Flèche Wallonne dans la foulée, avant de s'avouer vaincu devant Pogacar sur Liège-Bastogne-Liège. Dans un pays qui attend depuis 1985 et Bernard Hinault une victoire tricolore sur le Tour, le diamant brut devra résister à une pression qui ne le quittera plus pendant trois semaines.

L'Allemand Florian Lipowitz, 3e de l'édition 2025, aura également sa carte à jouer. Bombardé co-leader de la formation Red Bull - Bora pour sa 2e participation à la Grande Boucle, il a fait le plein de confiance en remportant le Tour de Slovénie il y a une dizaine de jours. Ce pur grimpeur, adepte d'un rythme régulier, n'avait concédé "que" vingt secondes hors bonifications sur Pogacar lors du récent Tour de Romandie, terminant juste derrière l'ogre slovène. Le coureur de 25 ans a terminé sur le podium des quatre dernières courses à étapes où il s'est aligné, et peut passer un cap durant ce mois de juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Le Canada, souverain en terres américaines face au Maroc?

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Après avoir échoué à obtenir le poste de sélectionneur des Etats-Unis, Jesse Marsch a mené le Canada vers son premier match à élimination directe, qu'il a remporté. (© KEYSTONE/AP/Manu Fernandez)

Le Canada tentera de prolonger sa belle histoire en Coupe du monde contre le Maroc samedi (19h en Suisse) à Houston. Avec en vue un possible quart de finale face à la redoutable équipe de France.

Demi-finalistes au Mondial 2022 et récents champions d'Afrique sur tapis vert (une décision contestée par le Sénégal devant le Tribunal arbitral du sport), les Lions de l'Atlas ont l'expérience pour aborder ce rendez-vous texan en position de force.

Ils peuvent aussi compter sur des individualités talentueuses à tous les étages, du gardien Yassine Bounou à l'attaquant Ismael Saibari, révélation du tournoi et nouvelle recrue du Bayern Munich, en passant par le capitaine Achraf Hakimi et la perle lilloise Ayyoub Bouaddi.

Marsch sur ses terres

Mais cette Coupe du monde peuplée de surprises, de fortes chaleurs et de longs trajets peut transformer l'affiche contre le Canada, co-organisateur exilé aux États-Unis, en traquenard parfait.

Au tour précédent, les Marocains ont lutté à Monterrey pour se défaire des Pays-Bas (1-1, 3-2 tab), au bout d'une fatigante prolongation et d'une séance de tirs au but épuisante nerveusement.

Les "Canucks" tenteront de frapper un grand coup, précisément le jour où les États-Unis célèbrent l'Independence Day, leur fête nationale, à grands renforts de feux d'artifice.

Ce serait un sacré clin d'oeil pour le sélectionneur Jesse Marsch, ancien milieu de terrain américain à la deuxième carrière fragmentée, faite de courts passages à Leipzig et Leeds et d'expériences plus abouties à New York et Salzbourg, et d'une grande déception avec la "Team USA".

L'entraîneur de 52 ans pensait se voir confier les clés de la sélection en 2024, mais la fédération a fait volte-face et jeté son dévolu sur l'Argentin Mauricio Pochettino.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Mondial: L'Argentine met fin au rêve du Cap-Vert dans la douleur

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L'Argentine de Lionel Messi s'est extirpée du piège cap-verdien. (© KEYSTONE/AP/Rebecca Blackwell)

L'Argentine est venue à bout dans la douleur du Cap-Vert en 16es de finale du Mondial vendredi à Miami. L'Albiceleste a battu les Requins bleus 3-2 ap grâce à un autogoal de Diney Borges à la 111e.

L'Argentine a enchaîné un dixième match sans défaite en Coupe du monde, mais son plan de jeu orienté autour de Lionel Messi a montré ses limites. Dans une prolongation au scénario fou, Sidny Lopes Cabral a permis aux siens de revenir une 2e fois au score à la 103e, 11 minutes après que Lisandro Martinez a cru sauver la nation triple championne du monde en inscrivant le 2-1 sur un corner tiré par Lionel Messi.

C'est encore le capitaine de l'Albiceleste qui a forcé la décision sur corner. Le malheureux Diney Borges a dévié le cuir au fond de ses propres filets de la tête, mettant fin au rêve des Cap-Verdiens qui ont tutoyé l'exploit face au tenant du titre.

Fébriles, les Argentins ne sont pas parvenus à maîtriser la rencontre, laissant les Requins bleus tirer à 16 reprises, dont cinq frappes cadrées. Passée proche de la correction, la sélection de Lionel Scaloni devra montrer un autre visage face à l'Egypte en huitièmes de finale mardi à Atlanta (18h en Suisse).

Messi puissance 20

En première période, les Cap-Verdiens ont résisté pendant 29 minutes, avant que Messi ne fasse parler la poudre. Sur une passe en profondeur de Lisandro Martinez, le meilleur buteur de cette édition (sept réalisations) a transpercé le valeureux portier Vozinha pour débloquer la situation.

Le no 10 a écrit une nouvelle page de sa légende en inscrivant son 20e but en Coupe du monde, un record absolu. L'octuple Ballon d'Or s'est imposé une nouvelle fois comme l'atout offensif indispensable de son équipe, lui qui a marqué lors des huit derniers matches de l'Argentine dans cette compétition, performance également inédite.

Vozinha encore héroïque

Malgré cette réussite, les Sud-Américains ont peiné à faire le break face à l'invité surprise de ces 16es de finale. Invaincus en phase de poules pour leur première participation au Mondial, les protégés de "Bubista" ont démontré peu avant l'heure de jeu que leur présence à ce stade de la compétition ne devait rien au hasard.

Deroy Duarte a égalisé d'une frappe à bout portant à la 59e, tandis que Messi s'est heurté à Vozinha quatre minutes plus tard. Repliés dans leur surface, les Cap-Verdiens ont opposé une défense héroïque pour maintenir le score à un partout. Roberto "Pico" Lopes a éteint l'incendie en s'interposant sur un bon centre de Messi (80e), tandis que Vozinha s'est encore interposé sur un coup-franc tiré par "la Pulga" dans le temps additionnel.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'Egypte s'offre son billet pour les 8es aux tirs au but

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L'Egypte aurait pu décrocher sa qualification avant la redoutable séance de tirs au but, mais s'est montrée trop maladroite devant le but. (© KEYSTONE/AP/Tony Gutierrez)

L'Egypte a décroché son billet pour les 8es de finale de la Coupe du monde aux tirs au but, après une rencontre pauvre en occasions. Les Pharaons ont battu l'Australie (1-1, 4-2 tab) vendredi.

Les Egyptiens auraient toutefois pu s'éviter de vivre la pression inhérente à une séance de tirs au but. Après l'ouverture du score d'Emam Ashour (13e), Omar Marmoush a manqué un face-à-face qui aurait permis à son équipe d'aborder la seconde période bien plus sereinement. Les Pharaons ont encore eu une énorme occasion de tuer le match, lorsque Rami Rabia a vu le gardien Patrick Beach détourner sa tête d'un magnifique arrêt réflexe dans les arrêts de jeu (90e+4).

A la place, les Australiens ont pris confiance, se montrant bien plus entreprenants en seconde période. Les "Socceroos" ont profité d'un cadeau de Mohamed Hany, buteur contre son camp, pour égaliser (55e). Le malheureux - déjà auteur d'un csc lors du premier match contre la Belgique - est ainsi devenu le deuxième joueur de l'histoire de la Coupe du monde à marquer deux fois dans ses propres filets lors d'une même édition depuis 1966.

Coup de poker infructueux

Après deux périodes de prolongations stériles, le sélectionneur australien Tony Popovic a tenté un coup de poker pour la séance de tirs au but en faisant rentrer Mathew Ryan, habituel gardien remplaçant. Une stratégie qui n'a servi à rien, puisque le capitaine Harry Soutar a manqué la cible, tout comme Lucas Herrington, envoyé au charbon à 18 ans seulement. Les Egyptiens ont pour leur part inscrit leurs quatre tentatives.

Ce succès permet aux coéquipiers de Mo Salah de passer un tour dans une phase à élimination directe pour la première fois de leur histoire en Coupe du monde, eux qui n'avaient disputé qu'un 8e de finale en... 1934. En 8e, ils affronteront mardi (18h en Suisse) l'Argentine ou le Cap-Vert.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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